Le cauchemar californien

Il y a une dizaine d’année, j’avais demandé à René Vézina d’aller faire un reportage sur l’extraordinaire créativité et prospérité de la Californie pour la Revue Commerce. L’État le plus populeux et le plus riche des États-Unis faisait encore rêver. Ce n’était plus le lieu de prédilection des hippies, mais celui du capital de risque et de la technologie. Dans sa dernière dernière édition, le magazine Maclean’s trace un portrait absolument désolant et dramatique de ce qu’est devenue la Californie.

Des régions sont carrément sinistrées et le taux de chômage dépasse les 20 % dans certains districts. Le taux de chômage de l’État est de 10,5 %. Si la Californie était une province canadienne, seule Terre-Neuve aurait un taux de chômage plus élevé (il faut ajouter environ 1 point de pourcentage au taux américain pour comparer avec le taux canadien).

Dans une ville comme Stockton, dans la grande région de San Francisco, le prix des maisons a baissé de 62 % et une maison sur 60 est abandonnée par ses anciens propriétaires, incapables d’en conserver la propriété. Une sur 60 ! À Merced, le prix médian des maisons est passé de 382 000 dollars en 2005 à 105 500 dollars aujourd’hui.

Des centres commerciaux sont abandonnés par les consommateurs et plusieurs experts, raconte le journaliste de Maclean’s, craignent que l’immobilier commercial ne s’écroule à son tour. La Caisse de dépôt et de placement du Québec pourrait perdre plusieurs millions de dollars dans un seul immeuble situé dans le parc industriel de Roseville dont le tiers de l’espace est vacant. Même des immeubles situés près du campus de Google sont en partie innocuppés.

Il y a même des villes qui font faillite, comme Vallejo, au nord de San Francisco. J’ai déjà écrit sur les problèmes budgétaires de l’État dans un billet précédent. Pour combler un trou de 42 milliards de dollars dans le budget de l’État, il a fallu hausser les taxes et impôts de 13 milliards et couper 15 milliards dans les dépenses. Et ils sont encore loin du compte.

Pour un retour immédiat aux années de bonheur, cliquez ici.

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Un aperçu de ce qui s`en vient au Québec?Peut-être,j`ai bien hâte de voir comment le gouvernement du Québec va régler son problème de déficit surtout si l`économie est lente à repartir et que la croissance est faible.Il ne faut pas oublier notre énorme dette et le problème de vieillissement de la population qui est à nos portes.

Ce que vous décrivez c’est l’écroulement du rêve immobilier qui fut particulièrement présent en Californie. Je me souvient être allé à San-Diégo en 2004 et je n’en revenais pas de voir le prix médian des maisons à 400K. Ce n’était pourtant encore rien car les prix ont continué de grimper pendant plusieurs années après ça avec un prix médian qui a dû surpasser les $700,000.

Avec de telles données la chute était inévitable, comme elle l’est aussi ailleurs, notamment dans l’ouest Canadien, à Vancouver par exemple où les prix ont connu les même excès qu’en Californie. Ailleurs au Canada la bulle n’a pas atteint de tels excès et la chute sera moins brutale par endroit, aussi à cause de la réglementation plus favorable aux banques. Mais TOUS les grands centres Canadiens ont vécu une bulle et TOUS vivront prochainement un déclin dont l’ampleur variera selon les variables régionales. Le chemin est différent mais la destination est la même qu’aux É-U: chute de l’activité liée à l’industrie immobilière, perte durable de richesse et beaucoup de « negative equity » (on doit plus que ce que l’on possède).

Au Canada la récession immobilière commence à peine alors qu’au USA elle dure déjà depuis 3 ans et demi. Déjà les prix ont baissé d’environ 15% au Canada, sur un an les mises en chantiers et les ventes ont baissé drastiquement, les inventaires s’accumulent, la récession fait rage, le crédit est resserré, le chômage grimpe et les taux d’intérêt ne peuvent plus allez que dans une direction.

Bref tout est en place pour une récession immobilière sévère qui pourrait durer plusieurs années, ce même si au début (c’était aussi le cas au USA) la tendance au déni est très forte, il faut dire que l’immobilier ça implique tant d’acteurs (agences, promoteurs, banquiers, vendeurs, médias (annonces, cahiers immobiliers), municipalités, constructeurs et même les politiciens qui profitent de cette belle croissance) que beaucoup ont intérêt à minimiser le problème. D’ailleurs les médias très peu critiques se contentent généralement de rapporter les propos rassurants des acteurs du milieu au lieu d’analyser froidement et honnêtement la situation, c’est ce qui explique sans doute que le marché donne l’impression de se maintenir malgré les données objectives. Par exemple à Montrèal où contre toute logique les prix continuent de monter.

Mais ne vous faites pas d’illusion, ça ne durera pas.

La Californie est trop forte pour ne pas se relever. Quantité de cerveaux, de grandes universités, la capacité d’attraction du talent, de l’esprit d’entrepreneurship à revendre, du capital de risque qui se remettra à rouler… question de temps.

Oui bien entendu il est normal que monsieur duhamel s’inquiète, l’économie va mal, celle de la Californie aussi.

Mais comme je ne suis pas économiste, et sur les bords nostalgique, je suis allé entendre les Mamas and the papas. Délicieux retour dans le temps.

Ce qui m’a refait penser à cet autre classique que j’invite tout le monde à aller ré-entendre itou. Je vous en donne ma parole vous ne perdrez pas votre temps. Et si votre échine n’est pas parcourue de bas en haut ou de haut en bas par des frissons, c’est que vous êtes mort.

Go! :http://www.youtube.com/watch?v=SxxPLW1LuQE&feature=related

Monday, Monday….

Peut-on y voir un lien entre la richesse culturelle – et la richesse tout court?

Même Hollywood, je trouve, ne sort que des platitudes ces temps-ci.

L’opulence californienne n’a jamais reposé que sur l’illusion du strass.

Pourtant, un vieux dicton français l’a déjà affirmé : «Tout ce qui brille n’est pas or».

La Californie est un des États les plus nocifs à l’environnement et bâti sur l’exploitation de resssources naturelles … limitées.

Il n’y a plus d’eau (littéralement!!!) pour créer les paradis artificiels présentés par Hollywood, comme le souligne différemment Mme King.

Le désert reprend lentement ses droits…

Il serait bon que l’on jette un coup d’oeil beaucoup plus critique sur les modeles etrangers qu’on propose qu’on suive au Quebec: la prosperite californienne s’appuyait sur une bulle immobiliere bien plus que sur un reel accroissement de la production de richesse (sans parler d’un surpeuplement et d’une surexploitation des ressources naturelles locales dont les habitants risquent toujours de faire les frais: quelques annees de secheresse, et un pourcentage appreciable de la population pourrait devenir de veritables refugies). On pourrait dire la meme chose de l’Irlande, ce « tigre » economique (que l’on aurait du imiter a tous points de vue, selon plusieurs) dont la deroute economique actuelle ne devrait surprendre que les naifs.

« …et les taux d’intérêt ne peuvent plus allez que dans une direction. » (Pierre Brasseur)

Voilà M. Brasseur la direction le taux s’en va. Une baisse de 0,25, pas sûr que ce soit la direction dont vous vouliez parler.

« La banque centrale précise qu’elle s’engage à maintenir le taux directeur à 0,25% jusqu’à la fin du deuxième trimestre de l’an prochain,… »

Les libertariens se sont trompés avec les USA et maintenant ils nous font des peurs pour camoufler.

Je suis d’accord avec M. Brasseur

Le Québec se dirige vers de multiples déficits structurels, ce qui veut dire en d’autres termes qu’on est plus capable de payer les dépenses courantes.

L’amalgame de tous les problèmes structurels sont en train de se réunir : taux d’endettement trop élevé, impôt avec les taxes indirectes trop régressives, investissement privé en décroissance, compétitivité des entreprises en décroissance…, la dernière variable et non le moindre, un des plus importants problèmes démographiques au monde, il n’y aura pas assez de contribuable pour supporter la dépense.

Le Québec risque de vivre un cauchemar économique.

Un Québec de droite
M.C.

La droite américaine des 30 dernières années a bien illustré l’échec de la pensée magique à laquelle certains voudraient nous faire adhérer.

Que la droite fasse ses preuves. En attendant, elle a une série impressionnante de ratés à son palmarès…

Pourtant l’Angleterre a foiré elle aussi. 😯

Le Québec risque de vivre un cauchemar économique : un Québec de droite – Michel Chaput #13

C’est fou ce que ça peut être important, la ponctuation. Un point en trop, et hop!

Yvon Fleurent

« Voilà M. Brasseur la direction le taux s’en va. Une baisse de 0,25, pas sûr que ce soit la direction dont vous vouliez parler. »

En tout cas ça vous donne une occasion de faire le finfino!

Il peuvent bien baisser encore de 0.25% si ça peut vous faire plaisir, mais en pratique ça reste symbolique, les taux étant tout près de zéro et il ne peuvent pas baisser plus que ça.

Mais si la BdC affiche ouvertement sa volonté de garder les taux à zéro pendant encore un an c’est qu’ils doivent s’apercevoir que ça va mal en maudit. Le problème c’est que les prix des maisons ont à peine baissé au Canada et avec cette mesure on encourage donc les gens à s’endetter à des prix de bulle. Ca risque de fesser fort dans quelques années quand les taux auront remonté et les prix probablement descendu.

Le gouvernement californien a tué l’économie en dépensant sans compter…

J’espère que la leçon sera comprise des autres.

Voyez-vous M. Brasseur avec votre dernier paragraphe #16 vous nous expliquez qu’avec les taux de presque zéro il risque de se créer une bulle d’ici quelques années qui provoquera une crise qui va fesser fort.

Donc M. Brasseur elle n’est pas commencée la bulle.

Et vous nous dites:

Que les maisons deviendront sur-évaluées (de 15%, mettons, des prix de bulle) par la demande?

Et vous nous dites que par les temps qui courent les gens vont s’endetter à outrance et que les banques vont suivre en leur prêtant?

Finalement que les institutions financières qui sont maintenant constipées vont prêter sur ces maisons sur-évaluées?

Que les banques dans les mois a venir, comme aux états dans les années précédentes, vont prêter pour une maison de 750K à un salarié de 15 000$ ou de 300K à un salarié de 20 000$ ou encore comme aux états faire un prêt hypothécaire à un mort?

Pourtant dans votre #3 vous nous expliquez que les banques ont resserré le crédit.

Vous vous contredisez dans vos peurs M. Brasseur.

Yvon Fleurent

« Voyez-vous M. Brasseur avec votre dernier paragraphe #16 vous nous expliquez qu’avec les taux de presque zéro il risque de se créer une bulle d’ici quelques années qui provoquera une crise qui va fesser fort. »

Non ce n’est pas ce que j’ai dit. J’explique que les taux actuels ont pour effet de prolonger la bulle actuelle, donc de faire de nouvelles victimes qui verront leur actif perdre de la valeur.

Mais à terme les prix reviendront à des niveaux qui correspondent à la capacité de payer des gens. Il en a toujours été ainsi.

D’ici quelques années le Québec va devenir un champion de la prise de retraites, dans ce contexte la récente hausse de plus de 100% des prix des maisons est une absurdité.

Bon maintenant Brasseur c’est à cause des retraités plutôt que de la bulle.

Je serai retraité dans quelques années. Que ma maison ait 15% de plus ou de moins je m’en fout complètement.

Fin des années 70 et début 80 c’est 300% et iL n’y a pas eu de catastrophe Québécoise.

Alors…Des peurs.