Le cauchemar californien

La huitième économie mondiale ne répond plus. Endetté jusqu’à l’os et paralysé par le jeu politique, le plus gros État américain doit congédier 20 000 employés, suspendre le paiement des retours d’impôts, arrêter de payer les enseignants et cesser immédiatement tous les travaux de restauration de routes ou de ponts. L’État est virtuellement en faillite.

Cela veut dire deux choses. Oui un pays, un État ou une province peut se retrouver dans une telle situation. Les débats sur la dette publique et les déficits ne sont pas des discussions académiques et les répercussions d’une gestion échevelée et imprudente peuvent être catastrophiques. Un autre État, le Kansas, est incapable aujourd’hui d’effectuer les remboursements d’impôts à ses contribuables. Deuxième remarque, et oui, la crise touche plus brutalement, plus crûment et plus rapidement les États-Unis.

Revenons d’abord sur la Californie. Le budget de l’État a crû de 40 % depuis l’élection d’Arnold Schwarznegger en 2004. Ajoutez à cette augmentation un effondrement de l’économie, un affaissement du patrimoine des ménages et une crise financière qui rend l’argent – et l’emprunt – cher et difficile. Pour empoisonner davantage l’atmosphère, placez un gouverneur républicain au pouvoir mais qui doit composer avec une Chambre démocrate elle-même incapable de légiférer à cause de l’obstruction des législateurs républicains qui préfèrent la situation actuelle à une hausse de taxes. La totale !

Les États-Unis sont dans un joli pétrin. Les dernières années ont été des années trompeuses et de tromperies. La machine économique marchait à fond de train, mais sur le sable mouvant de l’emprunt et de l’endettement.

Selon les chiffres de la Réserve fédérale, le patrimoine des ménages américains est moindre aujourd’hui qu’en 2001. Trois économistes, dont Simon Johnson ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, soutiennent même que la valeur médiane des ménages a baissé de 35 % depuis 2007. Les revenus n’ont pas bougé, mais les épargnes ont fondu et la valeur des résidences s’est effondrée depuis un peu plus d’un an.

Ajoutons à ce tableau de l’enfer, que les pertes sur prêts des banques américaines et la dévaluation de leurs actifs ont fondu de 3,6 billions de dollars et que ces institutions sont à un cheveu de l’insolvabilité, malgré le soutient de l’État.

Les États-Unis sont-ils en banqueroute ?

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« Les États-Unis sont-ils en banqueroute ? »

Croyez le si ça vous fait plaisir et c’est le cas pour beaucoup d’inconscients politisés qui oublient que cela signerait en même temps leur propre déconfiture.

Mais heureusement on en est très loin.

Une dette doit se comparer par rapport à son pendant en actif or même avec la déconfiture boursière et la baisse immobilière actuelle les actifs contrôlés par les américains sont immenses et constituent presque 50% du patrimoine mondial. Avant la crise la richesse NETTE des américains s’élevait à 60,000 milliards de $, dont 5,000 milliards en liquide (suffisant pour acheter la bourse Canadienne 4 fois). Certes la crise aura fait diminuer ces valeurs (parfois temporairement) mais c’est pareil ou même pire ailleurs dans le monde et le ratio valeur/dette demeure globalement tout à fait supportable.

Ceci dit il est probable que des gouvernements des états (ou des provinces) mal gérées se retrouve dans la dèche. Comme cela se produit en Europe avec des pays.

La différence est que contrairement à l’Europe qui risque de se diviser les américains vont réagir avec force et cohérence. Le Texas n’aura pas le choix d’aider la Californie, mais il est loin d’être certain que l’Allemagne fera la même chose pour l’Italie, l’Espagne ou la Roumanie…

Banqueroute vous dites?

Le déficit est rendu à 1,5 trillion, l’équivalent de 150 milliards à Ottawa!!!!! 40 des 50 États sont dans le rouge!!! Or, contrairement à nos provinces, ils n’ont pas à investir 3k per capita en santé! enlevez 25 milliards sur le budget de Monique et on serait en gros surplus merci.
Et ils n,ont pas de garderies à 7$. Et ils n’ont pas de congés de maternité. Et de paternité. Bref, on est ben en maudit au Québec en dépit de toutes les horreurs que la droite à dites sur le modèle québécois.

Je ne sais pas comment ils vont s’en sortir. Faut jamais les sous-estimés mais je maintiens ma prédiction: le 21e siècle sera chinois.

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/LAC.20090217.COSIMP17//TPStory/Comment

Nous sommes dans l’état américain dont l’illusion cinématographique a nourri l’univers et surtout les Américains eux-mêmes sur leur prétendue supériorité dans tous les domaines.

Ils se sont donné comme leader un personnage issu de ce même monde d’illusion : the terminator!

Le film est terminé : le terminator a échoué.

Bienvenue dans la réalité.

Fabula acta est!

Un point supplémentaire qu’on ne mentionne jamais. Les entreprises américaines se portent relativement bien et (à part les banques) sont bien capitalisés, elles ont même beaucoup de cash.

Les entreprises US sont endettées à hauteur de 50% du PIB par rapport à 95% pour les entreprises Européennes.

Les banques Européennes sont deux fois plus endettées (leveraged) et 5 fois plus exposés aux dettes des pays émergents, incluant l’Europe de l’est avec leur devises en chute libre.

« Le budget de l’État a crû de 40 % depuis l’élection d’Arnold Schwarznegger en 2004. »

Le budget du Canada a crû de 25% depuis l’élection de Stephen Harper en 2006!

Et avec les dépenses contenues dans le budget de janvier, on atteindra le 40%, peut-être cet année.

« Les entreprises américaines se portent relativement bien et (à part les banques) sont bien capitalisés, elles ont même beaucoup de cash. » (Pierre Brasseur)

Surtout GM le fleuron des Usa, un domaine ou il se dépense le plus d’argent chez eux.

Même pus capables de subvenir à leurs besoins sans aide.

Un autre champion.

La dette publique Canadienne, incluant tous les niveaux de gouvernement est (avant la crise) de 62% du PIB.

En Europe, avant la crise le ratio était d’environ 64%.

Au Japon il est de 180%!!!

La dette correspondante aux USA est de 44% du PIB, 50 avec le package Obama (mais au moins 74% si on inclue la dette intra gouvernementale que constituent les « liabilities » envers la « social security »)

Toutefois en Europe et au Canada on ne calcule pas le manque à gagner actuariel pour financer les besoins futurs de la sécurité sociales (santé, pension, etc…), mais on sait très bien qu’on va aussi frapper un mur.

Bref malgrés tout le brouhaha les américains sont pas mal moins endettés que nous et les Européens et peuvent se permettre les folies d’Obama, à condition que la croissance revienne dans pas trop longtemps.

@Yvon Fleurent

L’économie américaine ne se limite pas à GM, d’ailleurs (sur La Presse Affaire aujourd’hui):

« …contrairement à certaines apparences l’industrie manufacturière américaine se porte bien, financièrement parlant: face à la concurrence étrangère, elle mise sur les produits à forte valeur ajoutée.Les États-Unis restent, de loin, le premier pays producteur de biens manufacturés en termes de valeur, avec 1600 milliards de dollars US en 2007, soit près du double de 1987 (811 milliards). Pour chaque dollar de valeur ajoutée dégagé par les usines en Chine, celles d’Amérique dégagent 2,50 $ US… »

Et sachez que ce n’est guère mieux chez les particuliers, le ratio d’endettement par rapport au revenu des ménages des Canadadiens (130%) a surpassé celui des américains qui est de 125%.

Il me semble que Pierre Brasseur et ses interlocuteurs ne parlent pas de la meme chose: le premier parle de la richesse globale des americains (y compris, et surtout, celle de l’elite economique, qui d’ailleurs meriterait qu’on la qualifie d' »aristocratie »), tandis que les autres parlent du gouvernement americain comme du gros de la population americaine, d’ou ce gouvernement tire ses revenus. Il serait bon que l’on separe les deux dans nos esprits, surtout que l’elite et le gros de la population en viennent chacun de plus en plus a vivre dans des mondes paralleles: c’est ce qui explique pourquoi d’une part, les Etats-Unis dans l’ensemble sont bel et bien (en terme d’avoirs) la societe la plus riche du monde, et d’autre part, les Etats-Unis arrivent en quarantieme place pour ce qui est de l’esperance de vie a la naissance, non seulement loin derriere nous, l’Europe occidentale et le Japon, mais encore derriere nombre de pays du tiers-monde, notamment la Jordanie. Une fois qu’on accepte l’existence de la cassure entre l’aristocratie et la masse, les deux faits que je viens de donner ne sont aucunement incompatibles l’un avec l’autre.

« La dette publique Canadienne, incluant tous les niveaux de gouvernement est (avant la crise) de 62% du PIB. » (Brasseur)

Toujours des vieilles affaires qui font l’affaire des libertarien.

Combien aujourd’hui par rapport au PIB est la dette estimée des usa?

Rapporté par PBrasseur:

«Les États-Unis restent, de loin, le premier pays producteur de biens manufacturés en termes de valeur, avec 1600 milliards de dollars US en 2007, soit près du double de 1987 (811 milliards). »

2007!!!

Youhou……

Il ne s’est rien passé depuis…

En 2007, les néocon faisaient la leçon à ceux qui disaient que tout cela ne reposait que sur le vent illusoire du «Greed is good!».

@pbrasseur

Je ne sais où vous prenez vos statistiques :
– la richesse NETTE des US ne peut être de 60,000 G$ considérant que le PIB mondial est évalué à 70,000 G$
– la dette publique US par rapport à son PIB est de 61%, avant la crise (source : CIA – oui, oui cette CIA là!)

Et question au grand espert en économie (vous demanderez à gagnon de vous aider): Pourquoi la dette japonaise est moins préoccupante pour les économistes que la dette US?

Si l’état ne peut plus rembourser les retours d’impôts pour les citoyens, comment expliquer qu’ils ont renfloué les banques?

Faut arrêter de bourrer le monde…..tantôt c’est le fédéral qui imprime, tantôt on raconte qu’ils empruntent dans d’autres pays comme la Chine, les banques européennes ne peuvent pas prêter…..et le fonds monétaire international dans tout cela avec ses réserves d’or…..pourquoi les réserves si ce n’est que pour s’en servir quand c’est le temps…..
Non …pu d’argent, mais ils en trouvent toujours pour la guerre….
….banqueroute, faillite…..oui le système est en faillite.

Bonsoir M.Duhamel la banque fédéral Américaine va émettre des nouveaux titre mais pour le faire il faut qu’elle imprime de l’argent,l’argent faut que chaque billet soit signé,mais pour que l’argent est une valeur il faut avoir l’équivalent dans les coffres du trésor en or et ou en actifs vendu.M.Duhamel il faut éclaircir ce point il me semble important.
Merci et bonne fin soirée.

La situation en Californie est causée par les républicains qui refusent de voter pour un budget qui augmente les impôts de 14 milliards.

Je rêve de voir la même chose de produire au Québec un jour, le dégraissage massif de l’État.

@francis

Concernant la dette US

Le site de la CIA (et les médias…) ne différencie(nt) pas entre dette publique (emprunts qu’il faut rembourser) et dette totale qui inclut la dette actuarielle envers la social security.

Les vrai chiffres sont:

Current Debt Held by the Public:

6,453,497,486,531.27

Intragovernmental Holdings:

4,305,518,595,121.72

Total Public Debt Outstanding:

10,759,016,081,652.99

Les $4,305,518,595,121.72 sont des promesses envers la social security. Des promesses d’ivrognes comme toutes les promesses des états providence. Comme ailleurs ils n’auront éventuellement pas le choix de réformer

source: treasurydirect.gov

Les USA paient des intérêts sur les 6 trillions, environ 43% du PIB qui est de 14 trillions.

Le Canada pait des intérêt sur 62% de son PIB, l’Europe 64% (avant la crise)

Les promesses envers la social security ne seront évidemment pas tenues, pas plus que les promesses des autres états providences (où contrairement aux USA elles ne sont même pas comtabilisées, par exemple ici même au Québec on a strictement aucune idée comment on pourra financer le système de santé dans 20 ans, s’il fallait compter ce manque à gagner dans un fond comme le « social security fund » le calcul de notre dette exploserait).

Quand à la valeur nette des américains (U.S. net worth) c’est un chiffre relativement facile à trouver et qui se situe entre 55 et 60 trillions. Vous comparer avec la production mondiale, je ne vois pas le rapport.

Cette valeur a bien évidemment chuté en 2008, mais c’est la cas (et même pire) partout, allez voir en Russie par exemple.

Bref par rapport au reste du monde la situation des américains demeure relativement enviable et ce pays est bien bien loin de la faillite.

Mais évidemment vous allez continuer à ignorer les vrais chiffres parce qu’ils ne conviennent pas à vos petites chimères socialistes.

Je conseillerais à tous de lire la brique de Kennedy « The Rise and Fall of Great Empires »
et vous comprendrez que nous sommes au début du déclin des USA!
Les dépenses dépassent les revenus, c’est la faillite point à la ligne; les pays les moins endettés ou qui s’endetteront le moins auront la cote.
Peut-être suis-je vieux jeux, mais il me semble qu’en temps de « disette » ON COUPE au max, comme en temps d’abondance, on épargne! Enfin….heureusement que ma pension ne dépend pas du gouvernement.
Nos politiciens sont devenus des serpillières….mais le torchon brûle et la mêche est courte.
Bye

« La huitième économie mondiale ne répond plus. »

Cette phrase résume assez bien la mentalité des Québécois et des médias Québécois: Comme ils conçoivent que tout passe par le gouvernement ils croient que parce que le gouvernement ne fonctionne plus, plus rien ne fonctionne.

@ seulement pour Brasseur

« La dette américaine pourrait approcher les 80 % de PIB en 2009 »

http://www.lesechos.fr/info/finance/300297177.htm

« Les Etats-Unis vont probablement dépasser la France et l’Allemagne pour devenir l’an prochain l’Etat le plus endetté » des pays ayant la meilleure notation AAA, ajoute l’agence. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_crise_financiere/20081004.OBS4190/le_plan_paulson_creusera_la_dette_americaine_a_70_du_pi.html

Et ils en ont ajouté pas mal depuis ce temps.

Certains disent même qu’il atteindra plus de 100%.

Vous avez des informations privilégiées M. Brasseur.

Yvon Fleurent

« “La dette américaine pourrait approcher les 80 % de PIB en 2009? »

Avez vous ce que j’ai écrit plus haut?