Le choc des générations des voyageurs d’affaires

Photo : iStock
Photo : iStock

À la mi-octobre, les résultats d’une étude sur les habitudes de déplacements des gens d’affaires ont été dévoilés, au terme d’un sondage mené auprès de plus de 8 500 travailleurs établis dans 24 pays (dont le Canada).

L’étude, intitulée Future of Travel et commandée par Expedia et Egencia — la filiale des voyages corporatifs de la célèbre agence —, révèle notamment certaines disparités entre les voyageurs d’affaires de diverses générations.

De façon générale, il appert que les jeunes salariés (ceux qui font partie de la génération Y, soit «la génération du millénaire») voyagent plus volontiers pour des raisons professionnelles que leurs aînés, avec 4,7 déplacements annuels chez les 18-30 ans — contre 3,6 chez les 30-45 ans et 3,3 chez les plus de 46 ans.

Ces «enfants du millénaire» sont par ailleurs plus prompts à utiliser les fonds mis à leur disposition par leur employeur que leurs pairs de la génération précédente: ainsi, 42 % des 18-30 ans consacrent plus d’argent à leurs repas dans un contexte d’affaires que lorsqu’ils sont en vacances, contre 26 % chez les 46-65 ans.

En outre, les jeunes employés utilisent davantage le service aux chambres: 37 % des moins des 18-30 ans le font, contre 21 % des 46-65 ans. Dans un proche registre, les moins de 34 ans hésitent moins à dépenser leur per diem pour un surclassement en classe affaires — voire en première classe — que les 35 ans et plus.

Crédit: Egencia/Expedia
Crédit: Egencia/Expedia

Entre autres résultats de la même étude, on note aussi que 32 % des moins de 30 ans utilisent un téléphone multifonctions pour effectuer une réservation, et que 20 % d’entre eux préfèrent leur tablette électronique pour ce type de transaction, contre 12 % et 9 %, respectivement, chez les 45 ans et plus. Globalement, pas moins de 75 % des voyageurs d’affaires se déplacent avec un outil électronique (téléphone ou tablette).

Les voyageurs d’affaires de la génération Y sont par ailleurs plus enclins que leurs collègues plus âgés à adhérer à des programmes de fidélisation (comme des milles aériens): en effet, la moitié d’entre eux les considèrent essentiels en réservant un vol (48 %) ou un hôtel (51 %), contre 33 % et 31 %, respectivement, chez les 46-65 ans.

Aux États-Unis, 45 % des répondants de 34 ans et moins affirment travailler moins lorsqu’ils sont en déplacement professionnel que lorsqu’ils sont au bureau, contre 24 % des 35 ans et plus.

En outre, l’Étasunien et le Canadien voyagent plus fréquemment en général que tout autre travailleur de quelque nationalité que ce soit, avec 7,8 voyages d’agrément en moyenne par année, contre 2,7 voyages du même genre chez les Européens de 31 à 45 ans.

Enfin, les «enfants du millénaire» apprécient davantage profiter d’un déplacement d’affaires pour prolonger leur séjour en mode «loisirs»: 62 % des 18-30 ans l’ont déjà fait (70 % au Canada et aux États-Unis, plus précidément), contre 51 % des 31-45 ans (50 % au Canada et aux États-Unis) et 37 % des 46-65 ans (31 % au Canada et aux États-Unis).

(NDLR: Dans ce dernier cas, les données qui figurent sur le tableau entrent en contradiction avec les résultats de l’étude, auxquels nous avons préféré donner la priorité en l’espèce).

Pour plus de détails sur l’étude Future of Travel, et pour découvrir d’autres statistiques, consultez-en le résumé (en anglais) en cliquant ici.

Pour me suivre sur Twitter, c’est par là.

 

Laisser un commentaire

Rien de bien surprenant là ! d’un coté vous avez affaires à une génération d’enfants rois et il est tout à fait normal qu’ils utilisent d’avantage les nouveaux moyens technologiques mis à leur disposition. Il aurait été intéressant de comparer la productivité globale des 2-3 générations que vous comparez, c’est ce qui serait la plus important.