Le coup fumant de la pétrolière de Laval

Couche-Tard vient de frapper un grand coup. Elle vient de s’entendre avec Statoil, la grande compagnie pétrolière norvégienne, pour l’acquisition des 2 300 stations d’essence du groupe en Scandinavie, dans les pays baltes et en Pologne. Cette méga-transaction de 3,6 milliards de dollars américains fera du roi des dépanneurs québécois le roi de l’essence en Scandinavie !

La transaction n’est pas si étonnante qu’elle n’y paraît à première vue.

Les grandes pétrolières tendent à délaisser la distribution de carburant, moins rentable que l’exploration et la production d’hydrocarbures. C’est un métier totalement différent avec des marges plus étroites et des efforts de commercialisation incessants.

Par ailleurs, Alimentation Couche-Tard a mis au point une bonne recette en Amérique du Nord en jumelant les postes d’essence à un dépanneur. 70 % de ses points de vente corporatifs ou appartenant à des marchands affiliés vendent à la fois essence et marchandises générales. Une grande partie des ventes et des profits de Couche-Tard dépendent des ventes de carburant et de l’achalandage qu’elles suscitent dans les magasins où on achète un café, un sandwich, un beigne ou un sac de chips.

Les ventes de produits pétroliers chez Couche-Tard ont presque doublé entre 2005 et 2010, passant de 2,2 milliards de gallons à 4,2 milliards de gallons.

Couche-Tard est un joueur dominant au Québec, au Canada anglais (Mac’s) et aux États-Unis (Circle K) et elle a déjà ses points de vente en Asie, notamment au Japon, en Chine, au Vietnam et en Indonésie, 349 magasins affiliés seulement dans ce dernier pays. Cette transaction marque peut-être le début d’une conquête du marché européen. Juste avec cette transaction, Couche-Tard va augmenter ses revenus de 60 %, à presque 35 milliards de dollars.

L’ironie n’échappera à personne. Couche-Tard, la nouvelle bête noire des syndicats québécois, vient d’acheter les postes d’essence de la filiale de la société pétrolière appartenant majoritairement à l’État norvégien et modèle absolu de la gauche québécoise pour ce qui est des hydrocarbures.

 

 

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Tout ce qui brille n’est pas or. Donnons du temps. Je connais au moins un couche tard syndiqué où tout va très bien, d’une part et j’ai bien lu dans la presse que l’agence du revenu du canada n’a toujours pas reçu les 11 milliards que le ministre Flaherty a mis en revenu dans son budget.

Je reste prudent et me fie aux faits. Les études américaines sur la rentabilité de l’auto électrique n’ont quand même été publié qu’hier et disent qu’à 0.93$ le litre on économiserait 1200$ US soit environ 2 paiement de maison`(modèle de base) et que nous économiserions sur les médicaments traitant l’asthme et sur la polllution globale. Est-ce que la compagnie norvégienne est au courant de cette étude? Probablement. Ils ont une majorité de prix Nobel après tout. Est-ce qu’elle n’aurait tout simplement pas envie de se retirer d’un secteur en agonie? L’avenir nous le dira.

Bravo couche-tard! Merci de montrer à certains québécois de ne pas se contenter des frontières d’une simple province!

Pourquoi fumant?

Dans une transaction il y a deux parties et les deux s’engagent parce que (selon eux) ils en retirent quelque chose de positif.

Seul l’avenir pourra dire s’ils avaient raison ou pas…

@ Seb #2

Vous êtes prié de changer de cassette.

Si l’on suit votre raisonnement jusqu’au je m’«enboutisme», la planète ne serait constituée que d’un seul pays, ne parlant qu’une seule langue, ne croyant qu’en un seul Dieu, ne pratiquant qu’une seule religion et n’ayant qu’une seule couleur de peau…

C’est bien beau l’utopisme, mais ça demeure toujours irréaliste.

Si vous êtes du genre à n’avoir aucune colonne vertébrale et à vous comporter comme un mollusque, que vous avez honte de la société à laquelle vous appartenez, de la langue que vous parlez et de la spiritualité que vous pratiquez, il y a des spécialistes qui traitent ce genre de problème.

Me semblait aussi qu’on terminerait ce billet avec une allusion aux syndicats. Y a des gens qui en font vraiment une maladie : on se croirait revenu aux années 50 du temps du Maccarthysme et de la chasse aux communistes.

Est-ce pertiennt pour des travailleurs de se syndiquer? Je ne crois pas. Est-ce que les travailleurs ont le droit de se syndiquer?? Bien évidememnt. Faut en revenir des syndicats…

@SensCommunRugueux (#5)

En fait, mon commentaire s’adressait plutôt à tous ces fédéralistes qui se complaisent dans un statut de simple province alors que les québécois ont tout ce qu’il faut pour se défendre sur la scène internationale. Cette nouvelle en est le meilleur exemple!

@guy masson

Couche-Tard mène une croisade honteuse contre la syndicalisation de ses employés au Québec. C’est son choix. Or, la même entreprise met la main sur 2000 dépanneurs européens, tous syndiqués!

Y’a des limites à parler des deux côtés de la bouche. Si le syndicat n’est pas bon pour les Québecois de Couche-tard, pourquoi qu’il le serait pour les Scandinaves de Couche-tard?

@ Seb #7

C’était pas clair et limpide.

Alors, désolé pour le malentendu, mais je n’en pense pas moins pour ceux à qui le chapeau peut faire (for those who’s shoes fit).

@SensCommunRugueux :

Pas de problème. Je dois avouer moi-même que je n’étais pas très clair… 🙂