Le coût de la démocratie

On peut avoir toutes les raisons au monde de s’objecter à la tenue d’élections au Québec le mois prochain. Mais l’argument des 83 millions de dollars dépensés pour rien relève carrément de la démagogie.

Que l’on tienne les élections au printemps ou à l’automne prochain, le coût sera le même. Ce n’est pas un coût supplémentaire, c’est celui que nous aurons à payer tôt ou tard. Cet argument est aussi vide que celui voulant que le Bloc Québécois ait coûté quelque 300 millions aux contribuables du Québec. Si des bloquistes n’avaient pas été élus, d’autres députés auraient coûté la même chose.

À ceux qui trouvent que nous avons trop d’élections, je réponds que c’est dans la nature des gouvernements minoritaires d’êtres plus fragiles et de durer moins longtemps. Il faut quand même se faire une idée : soit qu’on aime les gouvernements forts qui terminent leur terme, soit qu’on veut des gouvernements « plus à l’écoute » qui viennent à l’expiration plus rapidement. Les Italiens et les Israéliens, pour ne nommer que ceux-là, semblent raffoler des gouvernements qui tiennent sur un fil et ils en paient le prix en votant souvent.

Je trouve amusant tous ces commentateurs chevronnés qui se livrent à un éloge des gouvernements minoritaires et qui se plaignent en même temps qu’il y a trop d’élections. C’est comme si quelqu’un mettait systématiquement ses nouvelles maisons en vente pour faire un coup d’argent, mais qui n’arrêterait pas de se plaindre de trop nombreux déménagements ! On lui dirait : « fais toi une idée, pis reste là ».

C’est le conseil que je suis tenté de donner en ce début de campagne électorale.

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Les Libéraux veulent un gouvernement fort pour avoir plus de pouvoir. Ensuite, ils feront ce qu’ils croient être le mieux pour le Québec, du moins j’ose le croire. Puis la popularité de Charest ira en décroissant à nouveau… Il y aura toujours quelque chose à redire !

Les gouvernements majoritaires sont élus pour 4 ans, voire 5. Les minoritaires pour deux ans.

En début d’année Charest avait bien dit qu’il ne voulait pas d’élection en cette année du 400e. Tout comme Harper ne voulait pas d’élection avant la date fixe.

Dans les deux cas, on a les chefs de nos gouvernements qui nous mentent en pleine face. Mais il se trouve des commentateurs pour approuver leur mensonge…

Le peuple a puni Harper; j’espère qu’il en a fera autant avec Charest.

Faut-il rappeler qu’il n’y a pas de crise économique au Québec? Le chomage est à 7%, la piasse vient de baisser ce qui va favoriser nos PME handicapées par la piasse-albertaine (Ah le fédéralisme rentable!), personne ne perd sa maison et le gouvernement a même un surplus, foi de Monique. Alors il est où le problème?

Les élections à date fixe… mais respectée!

Pas avec des options de non-respect comme Harponneur s’en est malicieusement prévalu, par intérêt partisan.

Il est tout à fait souhaitable d’exercer son choix démocratique… quand cela entraîne des changements. On l’a vu cette semaine avec l’élection américaine dont le taux de participation était de plus de 60%. Cependant, je pense humblement que déclencher des élections en décembre va se traduire en un désintéressement de l’électorat, qui ne fera que reconduire un gouvernement minoritaire plutôt que donner à M. Charest la majorité qu’il souhaite. Nous avons l’exemple des dernières élections fédérales. Les gouvernements minoritaires gouvernent de plus en plus longtemps sans pression de l’opposition pour déclencher des élections. Attendre au printemps n’aurait pas fait de mal à la population qui ne souhaite pas retourner aux urnes. Ìl ne nous manque plus que des élections municipales!

Ce n’est pas les 83 millions qui dérangent. C’est plutôt les sondages! C’est le pourquoi de la comédie des « vierges offensées »! Pourtant au PQ, lors des reportages sur sa réunion, on voyait bien un parti prêt à faire tomber le gouvernement à tout moment. Eh bien! Charest à préféré choisir sa date, au lieu d’attendre le jour que les sondages auraient favorisés l’un des partis d’oppositions. Faudrait pas tomber dans l’angélisme! Charest à fait un calcul et il fait exactement ce que les 2 hypocrites auraient fait.
M. Campagna à raison, élection à date fixe.
Caroline Daniel, les élections municipales sont à date fixe, à l’automne. Ce qui laisse pas beaucoup de marge de manœuvre. Vous saurez me le dire, mais au printemps prochain, les sondages pour quelque parti au pouvoir que ce soit, vont être désastreux, because on sera en plein dans l’oeil de l’ouragan…

Je crois que le problème, et c’est le mien, c’est le manque de confiance en nos politiciens. C’est le sentiment que le premier-ministre le fait par ego personnel parce que les sondages semblent sur son bord. Notez bien que j’ai dit premier-ministre et que je ne nomme personne en particulier, convaincu que les autres agiraient de la même façon.

C’est à eux de nous convaincre que cette élection a une raison d’être. C’est à eux de nous le prouver en haussant le débat et ne pas faire une tragicomédie comme les dernières fédérales où aucun débat n’a eu lieu.

Je dosi avouer que ça commence bien. Madame Marois qui promet des crédit d’impôt sur les paiements hypothécaires et monsieur Dumont qui veut privatiser une partie d’Hydro-Québec, que l’on soit d’accord ou pas, il y a des bonnes idées de débat de lancées, voyons maintenant la suite des évènements. Espérons que ça ne se gâte pas.

Un de mes oncles disait, quand tu as envie de changer de char tu t’en trouves toujours des raisons pour le changer. Ma blonde a déjà fait un tchèque de 26 000$ parce que les « wippers » de son char étaient finis. Elle était tannée de mettre de l’argent sur son traîneau.

D’autres dépensent 12 à 15 milles dollars pour une pompe à chaleur afin d’économiser 180$ de chauffage par année alors que le même argent placé à 3% leur aurait rapporté 450$.

Une autre belle, la toilette silencieuse à Marois. Quel scandale, quelle horreur une toilette à 650$ oui 650$. Sa fait 10 ans qu’on en parle. Oui, un centième de cennes par Québécois pour que les locaux voisins n’entendent pas siffler constamment les bécosses.

Dans le même sens, on se scandalise pour le coût des élections. TRENTE cents PAR MOIS par Québécois pour des élections tous les 3 ans. Il faut dire que vu que le Québec n’est pas un pays souverain, là c’est le boute du boute, il faut doubler ce montant pour un total de 61 cennes par mois.
C’est là que l’on voit que le fédéralisme nous coûte une fortune.

Chacun sa vision.

Pensez vous que le frisé n’est pas conscient qu’en Décembre, les citoyens seront beaucoup plus préoccupés pas les achats des fêtes que par les élections?

Le taux de participation sera très bas, ce qui d’après moi l’avantagera.

C’est tout un turnoff des élections au Québec après ce qu’on vient de vivre aux USA. C’est là qu’on voit qu’on ne joue pas dans les mêmes ligues.

Franchement M. Duhamel! Votre raisonnement n’est pas très fort sur ce coup-là. Si vous avez deux élections en quatre ans au lieu d’une, vous ne calculez pas cela comme un coût supplémentaire de 83 millions de dollars.
C’est peut-être dans la nature des gouvernements minoritaires de durer moins longtemps. Mais ce n’est pas une obligation. La raison de cette durée plus courte réside dans la soif de pouvoir démesuré de nos politiciens. Il n’y en a aucune autre.
En titre vous nous parlez du coût de la démocratie. Je préférerais qu’avant de nous parler de son coût, vous nous parliez de sa qualité au Québec et au Canada. Et j’espère que vous ne sortirez pas l’argument que si vous aviez voyagé, vous sauriez que… Il est certain que la démocratie canadienne vaut mieux qu’une dictature et que les débats valent mieux que les guerres civiles. Bien que nos politiciens et leurs sbires essaient de faire passer la liberté d’expression dont nous jouissons au Canada pour de la démocratie. Cependant, qu’en est-il des partis et des lignes de partis? D’après nos politiciens, lorsque nous élisons un parti (même à 38% des votes) nous approuvons sans réserve leur plateforme ou programme dans son entier. C’est de cette façon qu’on nous passe toutes sortes de mesures et programmes dont la population ne veut pas en majorité. Ou encore des demi-mesures à foison comme les garderies à 7$. Demi par le fait que l’offre est inférieure à la demande ou ne s’applique qu’à une partie de la population et que de ce fait même devient une mesure injuste. Ce n’est pas ce que j’appelle de la démocratie. Nos représentants, les députés, sont bâillonnés et rivés à la ligne de parti. Leur devoir est de représenter ceux qui les ont élus. Leur devoir est de voter à l’Assemblée Nationale suivant l’opinion de la majorité de ses électeurs et non suivant la ligne de parti. Est-ce que c’est ce qui se passe? Non, donc ce n’est pas de la démocratie ou tout au plus de la démocratie déficiente. À cause de ça, plus le nombre de partis qui sera présent à l’Assemblée Nationale sera élevé, plus la possibilité d’être bien représenté sera élevée. Donc , proscrivez les lignes de partis et faites des élections au quatre ans à date fixe.
À part ça, vous savez très bien que nos élus gouvernent au sondage. Donc, ils savaient très bien que 75% de la population ne voulait pas de ces élections. Dans ce sens, l’argument des 83 millions de dollars dépensés pour rien est loin d’être démagogique et est très réel et valable.
En conclusion eu égard à sa qualité, le coût de notre démocratie est trop élevé et pourrait être géré plus serré comme le dirait notre bonne ministre à la sacoche.