Le crime de l’Orient-Express, version Wall Street

Il est temps que la présidence de George W. Bush se termine. Le rejet de son plan de sauvetage par plus des deux tiers des représentants de son propre parti a montré qu’il n’exerce plus aucune autorité réelle ou même morale sur les États-Unis. Cette crise financière est pour beaucoup une crise de leadership, de son propre leadership.

Mais ne lui lançons pas toutes les pierres. Il y a plusieurs responsables. Dans leur chronique du BusinessWeek, Jack et Suzy Welch, comparent la situation actuelle à l’intrigue du célèbre roman d’Agatha Christie, Le crime de l’Orient-Express : il n’y a qu’une seule victime, mais tous les passagers sont suspects.

Voici donc leur liste des suspects :

Le Congrès, parce qu’il a trop encouragé l’accession à la propriété.

La Réserve fédérale parce qu’elle a maintenu les taux d’intérêts trop bas.

Certains prêteurs hypothécaires qui ont abusé de propriétaires de maison non solvables ou trop vulnérables.

Les acheteurs de maison parce qu’ils ont acheté des résidences au-delà de leurs moyens.

La Maison Blanche parce qu’elle a pas réglementé suffisamment les institutions financières.

Les financiers parce qu’ils ont vendu des véhicules qu’ils ne comprenaient pas, mais qui leur permettaient de faire des profits démesurés.

Les nouvelles règles comptables qui obligent les institutions à évaluer au jour le jour la valeur des actifs, ce qui a précipité la chute de plusieurs institutions.

Les agences de cotation qui ont mal évalué le risque de défaut de ces nouveaux véhicules financiers.

Les fonds spéculatifs qui ont misé sur l’effondrement des marchés, ce qui a précipité d’autant la crise.

La transformation des banques d’investissement en sociétés à capital ouvert, ce qui a rendu les courtiers plus audacieux, puisque ce n’était plus leur propre argent qui était en jeu. Au fur et à mesure que les investissements devenaient plus risqués, les bonis grossissaient. Et il fallait risquer encore davantage pour mériter d’autres primes au rendement somptueuses…

Comme dans le livre d’Agatha Christie, il y a plusieurs coupables.

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Chaque bulle finit par péter. La spéculation immobilière devait péter un jour comme la spéculation sur le Nasdaq en 1998-2000. Le problème c’est qu’elle s’appuyait sur des prêts hypothécaires loufoques où on allait jusqu’à prêter 110% du prix de la maison!
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Un fait demeure, le président Bush n’a plus le contrôle de ses troupes. McCain démontre que lui non plus n’a pas une grande influence sur ces « alliés ». Et même Obama ne réussit pas à convaincre 40% de ses troupes à voter un plan de sauvetage.
Ceux qui n’aiment pas le système canadien/britannique de « la ligne de partie » ont une belle démonstration de ce que ça peut donner…
Ceci dit, le système Américain est plus démocratique que le système Canadien. Les leaders politiques n’ont qu’à faire une meilleure job de convaincre leur troupe OU avoir une meilleure technique de tordage de bras.

Sans l’interventionnisme de l’état via Fannie et Freddie on en serait pas là.

Quel idée stupide pour un gouvernement d’utiliser des agences parapubliques pour garantir des prêts hypothécaires à haut-risque.

Vu que Bush ne parvient plus à contrôler ses propres troupes, qui nous dit que McCain saura faire mieux ?
Dehors les républicains, ça presse !

Dans le train de Jack et Suzy Welch les coupables ne sont pas tous au même niveau.

Il y a des coupables qui ont prémédité allant aux coupables qui finalement eux sont victime de ceux qui ont prémédité.

Dans un premier temps la maison blanche et le congrès, eux, qui sont supposés être au summum de l’information sur la planète sont coupables de préméditation pour avoir établi les bases de cette crise connaissant l’issue de ces décisions, liberté d’entreprise excusant.

La réserve fédérale, elle, c’est faite complice des deux premiers.

Les prêteurs hypothécaires, secondés par les financiers, eux, en ont profité pour faire des prêts très lucratifs et ont empoché.

Les agences de cotation, elles ont couvert les « empocheurs » de fric.

Les fonds spéculatifs, appuyés par les agences de cotation, ont agit comme des vautours pour gober les restes et sont devant le garde-manger pour mordre dans le plan de réforme.

Finalement le propriétaire lui a acheté croyant tous ces vautours, et à tout perdu pendant que tous les autres bénéficiaient des retombées politiques ou monétaires.

C’est le citoyen US qui va payer nul autre.

Donc obligé de payer, il devrait couvrir une partie de l’hypothèque en second rang, de celui qui est coupable de s’être fait fourrer par les vautours,le moins pire des mal.

De plus ce citoyen devra payer pour sauver les banques. Dans ce cas s’il paye la banque il est parfaitement normal qu’il en soit le propriétaire.

Mais les vautours ne sont pas d’accord avec ce plan. La raison est simple : Ils seront seulement d’accord avec un plan dans lequel ils pourront dévorer les fonds.

Le seul espoir, un gouvernement qui prend parti pour les citoyens et dans un deuxième temps des citoyens qui se renseigneront à savoir où va leur argent.

Très édulcorée votre interprétation tout comme celle des autres haut parleurs du système.Les grands et seuls coupables sont toute cette MAFIA financière à qui les gouvernements Républicains ont donné carte blanche pour faire la loi sur Wall /Street et s’en mettre plein les poches tout en fourrant au maximum les petits épargnants et emprunteurs.Il faudrait quelques prof LAUZON et des DESJARDINS (Richard) pour faire contrepoids à tous ces supposés chroniqueurs qui partagent le même point de vue.

@ Garamond:

Obama non plus n’a pas contrôle les 95 démocrates qui ont voté contre dont le co-président de sa campagne.

Gagnon a pratiqué la désinformation à propos de CRA.

Voici ce qu’il en est réellement:

« In fact, the CRA had about zero to do with today’s problems. Its accusers are « know-nothings, » Aaron Pressman writes on BusinessWeek.com. He says the law « was actually weakened by the Bush administration just as the worst lending wave began. »

http://www.rasmussenreports.com/public_content/political_commentary/commentary_by_froma_harrop/law_for_poor_didn_t_cause_meltdown

Votre regard sur ce fait en comparaison au film de Agatha Christie me fait sourire ! Hier au dîner, je jasais avec mon frère de cette crise et je disais :

J’ai bien peur qu’un jour, un film sortira sur cet événement et ce qui a mené là ! Car j’ai des sérieux doutes de manipulation bien orchestrée ! Bush est probablement un peu « niais » et peut-être pas malhonnête.. mais juste assez « niais » pour se laisser manipuler finement par des gens influents et véreux qui manipulent les informations et les sphères des hautes finances pour « créer » artificiellement un « monstre » dont ils ont maintenant perdu le contrôle et qu’ils tentent de sauver par l’injection de milliards de dollars des contribuables.

Je vous le dis, un jour un film sortira sur les dessous de cette crise crée de toute pièce par des hommes sans scrupules et désormais hors contrôle !