Le débat sur l’austérité

L’austérité. Voilà la coupable, celle qui tue l’emploi et fait durer la crise économique. Voilà l’ennemi public numéro un, à la source des maux qui affligent les pays occidentaux.

Je résume en quelques mots le discours qu’on entend ces jours-ci dans plusieurs milieux. Les mesures d’austérité ne feraient qu’empirer une situation déjà dramatique. Ce serait un remède imposé par des chefs de partis ou de gouvernements peu soucieux du bien commun et à la solde des milieux financiers.

La question n’est pas simple. Vraie, une économie fragile encaisse le coup quand un gouvernement embauche moins, achète moins et redistribue moins d’argent. Cela a des conséquences en cascades sur la consommation et la production et donc sur l’emploi et les conditions de vie des gens. Le remède produit des effets secondaires qui empirent, au moins à court terme, la condition du patient.

J’ai quand même un problème avec ce vaillant discours anti-austérité. La patient n’est pas alité à cause du médicament prescrit. Il était déjà très malade. Sa maladie origine d’une surdose de dettes.

Quand la Grèce appelle le « 911-Europe »pour lui venir en aide, c’est qu’elle n’est plus capable d’honorer ses engagements financiers. Le pays n’est plus en mesure de payer les intérêts de sa dette. Les créanciers s’affolent et ne veulent pas lui prêter l’argent dont il a besoin pour rembourser ses titres de dettes venant à échéance. Si on consent à lui prêter d’autres argents, c’est avec taux usuraire qui compense le risque encouru.

Ses prêteurs, que l’on parle de banques privées, d’États ou d’organismes internationaux, veulent s’assurer que le pays redresse ses comptes et puisse les repayer, du moins en partie. Voilà pourquoi ces créanciers demandent des comptes, exigent plus de rigueur et demandent que le pays apprenne à vivre selon ses moyens. Pourquoi ces exigences ? Parce que ces banques, organismes ou pays ont des comptes à rendre. À qui ? Souvent à des gens comme vous et moi qui veulent s’assurer que leurs pays ne se mettent pas eux-mêmes dans le pétrin en prêtant inconsidérément et qui tiennent à ce que les banques dont ils sont actionnaires directement, ou indirectement par l’entremise d’une caisse de retraite ou d’un fonds d’obligations, ne se mettent pas en péril en plaçant leur argent dans un gouffre sans fond.

On ne parle pas ici d’une machination des dirigeants de la droite grecque pour faire souffrir son peuple. On parle plutôt d’un pays qui a mal géré ses finances, dépensé sans compter, et qui en paye aujourd’hui le prix.

Le cas de la Grèce, celui de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, à des degrés divers, ont fait peur à ceux qui ont prêté à ces États. La situation périlleuse des finances publiques de ces pays ont sensibilisé les marchés à quelque chose qui apparaissait une menace fortement improbable, c’est-à-dire le risque de défaut d’un État. C’est-à-dire le risque qu’un pays se retrouve dans une situation qui se rapproche de la faillite dans la sphère privée. Ce risque a diminué quand la banque centrale européenne a décidé d’intervenir sur les marchés, mais les créanciers restent alertes et craintifs.

Cette crise a aussi sensibilisé les États à une gestion plus rigoureuse de leurs comptes publics. D’où la fameuse austérité si décriée.

D’abord qu’est-ce que l’austérité ? À l’évidence, voilà un concept hautement politique. Certains diront plutôt « rigueur  » et se demandent au juste pourquoi il serait mal avisé tout à coup pour un gouvernement d’équilibrer ses comptes. À entendre les détracteurs de l’austérité, on serait aussi tenté de croire qu’on parle de coupures dramatiques dans les dépenses publiques. Cela est arrivé dans certains pays, mais dans la grande majorité des cas il s’agit plutôt d’une réduction du rythme de croissance des dépenses publiques et d’un retour graduel, sur plusieurs années, à l’équilibre des comptes, au fameux «déficit zéro» comme on dit chez nous. Les dépenses augmentent toujours, mais moins qu’auparavant. Pour faire image, ce n’est pas un sevrage net, sec et impitoyable, mais une réduction de la consommation de dope.

Austérité en Grande-Bretagne ? Le déficit budgétaire est encore équivalent à 7,4 % du poids de l’économie et le pays sera encore en déficit en 2017-2018. Austérité en France ? L’État dépense encore beaucoup plus d’argent qu’il n’en perçoit. Austérité aux États-Unis alors que le déficit du gouvernement fédéral devrait atteindre 973 milliards de dollars cette année ?

Pour en arriver à ces sommes, les États et les citoyens ont pourtant fait de gigantesques efforts. Il y a eu des choix budgétaires douloureux et des augmentations de taxes pour tenter d’endiguer une maladie hors de contrôle. Les sacrifices ont été nombreux, mais imaginez la situation si rien n’avait été fait et si l’endettement public s’était accru encore plus rapidement. Le choc aurait été encore plus brutal et les correctifs nécessaires plus impitoyables.

Oui, mais l’économie est plombée par toutes ces mesures «anti-croissance», me diront certains. Certes, mais qu’est-ce qui plombe vraiment l’économie d’un pays ? Son manque de compétitivité et la lourdeur de sa dette comptent bien plus à mes yeux que le rythme de progression des dépenses publiques.

Si la dépense publique était du reste le remède miracle, il faudrait m’expliquer pourquoi les économies des pays industrialisés éprouvent tant de problèmes malgré tous les milliards de milliards pompés par les États et un endettement devenu colossal ? Je crains que ce soit plutôt cet endettement massif qui oblige les gouvernements à restreindre les services à la population pour payer les intérêts sur la dette contractée. Et c’est cet endettement massif qui les oblige à hausser taxes, droits et impôts, ce qui nuit directement à la consommation et à la production.

La dette, voilà le véritable ennemi.

 

 

 

 

 

 

 

17 commentaires
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Ce n’est pas l’austérité ou ce que certains appelleront plus pudiquement la rigueur qu’il faut mettre en cause. Un État ou toute autre forme intermédiaire de gouvernements ont tout intérêt à être bien gérés.

Si on observe la chose d’un point de vu plus keynésien, ce qui est préoccupant, c’est que ces politiques ont pour effet de réduire la masse salariale, ce qui veut dire directement l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés. Aussi moins de gens au travail ou des gens qui travaillent à salaire moindre ; ce qui a pour effet de réduire les revenus de l’État. Tant pour les impôts que pour les taxes (consommation des ménages). Avec une baisse de la consommation, l’offre de produits et services baisse, les prix augmentent ou stagnent ou ce sont les entreprises qui réduisent leurs coûts d’opérations ou leurs marges de profits ou une ensemble de ces dispositions, elles tardent évidemment à réinvestir. Elles déclarent moins de bénéfices, payent moins d’impôts, etc….

Finalement les actionnaires ne sont pas payés en retour et les caisses de retraites qui sont de gros investisseurs produisent également du déficit. Ce qui implique des régimes de retraite moins généreux et des cotisations plus élevées. Ces ponctions supplémentaires de toutes sortes n’arrangent de toutes façon pas celles et ceux qui ont un emploi, ce qui veut dire encore des arbitrages et une baisse du pouvoir d’achat.

Si nous comprenons bien que les prêteurs doivent prendre certaines garanties pour que soient honorées les intérêts sur les dettes. Ces prêteurs qui sont des spécialistes savent pertinemment qu’un taux d’intérêt supérieur à 5% est parfaitement insoutenable pour des gouvernements. Appliquez un taux d’intérêt de 5% à la dette des États-Unis et c’est la faillite ! Il ne restera plus qu’à inventer un nouvel ordre économique.

S’il est donc de très bon aloi que les États procèdent à divers arbitrages dans le but d’équilibrer les finances publiques, aucune mesure d’austérité ne devrait être prise sans être contrebalancée par des mesures audacieuses pour préserver l’emploi et mieux encore pour mettre plus de gens en situation de subvenir non seulement à leurs besoins essentiels et plus encore de se trouver en position pour se pourvoir en un plus grand nombre de produits et services qu’ils puissent financer par eux-mêmes : santé, éducation, etc….

C’est précisément lorsque l’ensemble de la population se trouve en situation de prospérité et de responsabilité qu’on peut concevoir sans aucun problème une réduction de la taille de l’État puisque le rôle de celui-ci se limite exclusivement par solidarité à venir en aide aux citoyennes et citoyens en petits nombres qui se trouvent parmi les plus vulnérables et non parce qu’ils sont défavorisés.

Nous payons le prix fort pour avoir appliqué le système socialiste de Keynes.

Si le gouvernement gaspille vos impôts et s’endette pour «relancer» l’économie, c’est sa faute. Sa théorie? Le gouvernement doit agir comme assurance. Il accumule des surplus dans les bonnes années et dépense quand l’économie ralentit – afin de remplacer les dépenses des consommateurs. En théorie, ça tient. Mais dès qu’on quitte le merveilleux monde de Walt Disney, ça s’effondre. Dans la réalité, les politiciens sont keynésiens quand ça leur plaît. Ils dépensent quand ça va mal… mais dépensent aussi quand ça va bien! Des surplus? Vous voulez rire. On s’endette année après année.

Surtout, les prescriptions de Keynes sont à l’opposé de ce dont l’économie a besoin aujourd’hui. L’économie piétine parce que les citoyens ont accumulé trop de dettes. Ils doivent dépenser moins, et épargner. Que propose Keynes? De guérir notre problème d’endettement… en dépensant encore plus!

C’est insensé. Et c’est ce qu’on fait depuis les années 1970. Nous avons épousé le crédit comme mode de vie. À chaque récession, au lieu d’être responsables, de réduire leurs dépenses et de déchirer leur carte de crédit, les citoyens voient leurs gouvernements bienveillants leur en offrir une deuxième. Et leur dire: allez magasiner!

Exemple: depuis la crise, la Banque du Canada diminue les taux d’intérêt afin de vous inciter à acheter des maisons, des télés 50 pouces et des autos, à crédit. Conséquence: le Canadien moyen traîne aujourd’hui une dette de 42 000 $. Presque trois fois la dette qu’il avait en 1990.

Les gouvernements aussi creusent leurs tombe avec cette philosophie. Certains États – on le voit aujourd’hui en Europe – risquent la faillite. Puisque citoyens et banques augmentent constamment leur dette (au lieu de la réduire), chaque nouvelle récession exige des «plans de relance» plus gros pour repartir la machine. L’économie, comme accro à l’héroïne, a besoin de toujours plus de crédit pour atteindre le même high. Dans son livre The Great Reflation, Anthony Boeckh calcule qu’entre 2002 et 2008, il a fallu 10 billions $ de crédit (10 000 milliards) pour générer 4 billions $ de croissance économique. Nous repoussons chaque fois les limites de l’endettement. Jusqu’où pouvons-nous étirer l’élastique?

Pour rebâtir une économie solide, nous devons purger la dette du système – au lieu d’en empiler davantage et de prétendre que tout va bien. Cela exigera des sacrifices, de la douleur, et une récession. Une vraie. Le monde de Walt Disney est merveilleux. Mais plus longtemps nous y demeurons, plus violente sera la prochaine crise. Enterrons Keynes une fois pour toutes. Avant qu’il nous enterre tous.

Source: http://www.iedm.org/fr/3150-keynes-est-mort-enterrons-le-

L’usage veut que lorsqu’on cite un texte, copié et collé – ici dans son intégralité – on reproduise aussi le nom de l’auteur. Il s’agit de David Descôteaux, une opinion émise dans le journal Métro (édition de Montréal) le 3 juin 2010. Si on copie un texte sans ces précisions, on doit parler de plagiat.
On peut suivre son blogue à l’adresse suivante :
http://argent.canoe.ca/daviddescoteaux

– Pour donc commenter ce texte attribuable à David Descôteaux :
Je relève notamment que plusieurs économistes et certains politiciens aussi, confondent le keynésianisme avec le monétarisme (popularisé par Milton Friedman). En d’autres termes faciliter par tous les moyens l’accès au crédit par l’accroissement de la masse monétaire, rien qui n’ait justement de commun avec le socialisme. Il y a une différence à établir entre produire une relance économique basée sur le budget public et donc les rentrée réelles d’argent dans le Trésor Public (quitte à produire une déficit modéré) et une relance économique basée sur l’endettement public basé sur des taux d’intérêts ridicules et des marges de crédit toujours plus grandes. Aussi c’est la question des dépenses publiques qui relève du monétarisme et non celle des revenus qui relève du keynésianisme.

Certains économistes comme Friedrich Hayek auquel beaucoup de libertaires s’identifient, voient plutôt que ce qui est le principal inconvénient en économie, ce sont les prix. En d’autres termes que l’ « accroissement naturel de la valeur de toutes choses » (principe keynésien) relève plutôt de la convention que des faits. C’est pour cette raison que les libertaires sont pour l’entière liberté de fixer les prix. Mais fixer les prix signifie autant à la hausse qu’à la baisse. Ainsi pour réduire la récession, une baisse progressive de toute choses de 30 à 50% aurait pour effet de relancer l’économie, mais pas nécessairement les revenus de l’État, ni celui des entreprises à court terme.

D’autre part, Hayek identifie qu’une économie forte est une économie stable. Ce qui veut dire des prix stables à long terme, des salaires stables à long terme, des emplois stables à long terme, des épargnes stables et croissantes récompensées par des taux d’intérêts élevés et une masse monétaire stable régulée au besoin par les Banques Centrales.

Ce n’est donc pas le procès de Keynes qu’il faut faire, c’est plutôt l’avidité des hommes qu’il faut dénoncer.

« L’usage veut que lorsqu’on cite un texte, copié et collé – ici dans son intégralité – on reproduise aussi le nom de l’auteur. » (sic)

J’ai clairement cité mes sources monsieur!!!

Permettez-moi de vous faire remarquer « cher monsieur » que lorsque vous me citez, vous faites parfaitement usage des guillemets. Ce que vous ne faites pas dans la reproduction du long texte de monsieur Descôteaux dont vous n’avez nulle part mentionné le nom. Ce qui laisse supposer que ce texte aurait été de vous lorsque ce qui vous revient de plein droit ce résume à ceci : « Nous payons le prix fort pour avoir appliqué le système socialiste de Keynes. » (sic)

« Il est rare que des débats économiques se terminent par un K.O. technique, écrit le chroniqueur Paul Krugman dans le New York Times ce matin. Mais le grand débat des dernières années entre les Keynésiens, qui militent en faveur de dépenses gouvernementales durables et en croissance durant les temps de dépression, et les pro-austérité, qui exigent des réductions de dépenses immédiates, s’achève, du moins dans le monde des idées. En ce moment, poursuit Krugman, la position de ceux qui favorisent l’austérité a implosé; non seulement leurs prédictions touchant le monde réel ont complètement échoué, mais la recherche académique sur laquelle ils appuyaient leur position était finalement truffée d’erreurs, d’omissions et de statistiques discutables. »

http://tinyurl.com/bwm2kog

Monsieur Duhamel fait la même erreur que le FMI, la BCE et les dirigeants européens, il sous-estime l’effet récessif des coupures et ses conséquences malheureuses. Il sous-estime ainsi les effets du « multiplicateur budgétaire ».

« Le cœur de cette erreur est l’évaluation erronée de la valeur des multiplicateurs qui permet de mesurer l’impact des politiques d’assainissement des finances publiques sur l’activité. En sous-estimant les multiplicateurs budgétaires, les gouvernements européens ont cru pouvoir rétablir rapidement et sans dommage l’équilibre de leurs finances publiques par une restriction rapide et violente. « (Xavier Timbeau, OFCE)

« Explications : idéalement, pour réduire le ratio déficit/PIB, il faudrait que les deux variables soient indépendantes : je baisse le déficit, le PIB ne bouge pas, et donc le rapport entre les deux diminue. ça, c’est ce qu’il semble y avoir dans la tête de nos dirigeants.

Problème : ça ne se passe pas comme ça, mais alors pas du tout. Selon l’OFCE, quand les dépenses publiques baissent de 10 milliards, le PIB se contracte de 16 milliards. (C’est ce que signifie la phrase relative à l’effet “multiplicateur” de la réduction des dépenses publiques égal à 1,6). »

Autrement dit, non seulement le PIB ne reste pas inchangé quand les dépenses publiques baissent, mais il diminue même plus vite que les dépenses budgétaires : plus on réduit les dépenses, plus le ratio déficit/PIB augmente ! Plus l’effort de rigueur est fort, plus la cible s’éloigne. » (Gilles Raveaud, Alternatives-Économiques)

» A l’exception des travaux d’Alesina [un fondamentaliste du marché], un large consensus émerge des derniers travaux théoriques et empiriques existants dans la littérature économique : une politique de consolidation budgétaire est préférable en période de reprise de l’activité et est pernicieuse voire inefficace lorsque l’économie est à l’arrêt.

Si celle-ci doit être menée en période de basse conjoncture, une augmentation des impôts serait moins néfaste à l’activité qu’une réduction des dépenses publiques… « ( Eric Heyer, OFCE)

« Nous payons le prix fort pour avoir appliqué le système socialiste de Keynes. » (François 1) Prouve le dogme, fait la preuve de tes croyances.

« Le gouvernement doit agir comme assurance. Il accumule des surplus dans les bonnes années et dépense quand l’économie ralentit – afin de remplacer les dépenses des consommateurs.” La preuve de cette affirmation pour qu’on aprenne?

« L’économie piétine parce que les citoyens ont accumulé trop de dettes. » Fais la preuve de tes affirmations boiteuses.

« Ils doivent dépenser moins, et épargner. » Encore une fois fais la preuve de ton affirmation gratuite.

« Surtout, les prescriptions de Keynes sont à l’opposé de ce dont l’économie a besoin aujourd’hui. » Votre preuve manque M. François 1.

« L’économie piétine parce que les citoyens ont accumulé trop de dettes. Ils doivent dépenser moins, et épargner. » Décidément les preuve n’est pas ta spécialité. La preuve de ton affirmation SVP?

« Que propose Keynes? De guérir notre problème d’endettement… en dépensant encore plus! » Décidément démontrer que t’as raison est possiblement une rareté.

« …au lieu d’être responsables, de réduire leurs dépenses et de déchirer leur carte de crédit, les citoyens voient leurs gouvernements bienveillants leur en offrir une deuxième. »
« …la Banque du Canada diminue les taux d’intérêt afin de vous inciter à acheter des maisons, des télés 50 pouces et des autos,…” As tu la moindre preuve du ce que tu déclare?

« Certains États – on le voit aujourd’hui en Europe – risquent la faillite.” Un exemple d’un état qui à fait faillite depuis les dernières milles années.

« Puisque ((citoyens et banques)) augmentent constamment leur dette (au lieu de la réduire)… » Il me semblait que d’après les dretteux que les entreprises privé était le summum = ultra de la responsabilité financière!!

« Dans son livre The Great Reflation, Anthony Boeckh calcule qu’entre 2002 et 2008, il a fallu 10 billions $ de crédit (10 000 milliards) pour générer 4 billions $ de croissance économique.”
« Jusqu’où pouvons-nous étirer l’élastique?” C’est facile. Un élastique étiré au maximum quand il est à un micron de péter.

S’affrontant, d’un côté de l’arène d’un poids de un million de milliard, l’héroïne joelle blow , (applause) et de l’autre côté pesant un million de milliard le master viasa crédite des robinne bank.

Mes dames et messieurs, la tension est à son maximum entre les deux. Une sourde et lourde vibration de l’étirement « ressort » du silence de la foule. Les deux opposants ne semblent pas s’inquiéter de l’extrême étirement entre les deux adversaires. Ho, dans le désespoir, …… le robinne bank sort un carte de sa manche et la présente à l’héroïnne joelle ….. l’héroïnne joelle blow tend la main au maximum…. Soudain un SLACK du tonnerre se fait entendre. Ho, mes dames et messieurs, l’élastique à cédé. Il est tombé au milieu de l’areine entre les deux adversaires abasourdis, resté de glace chacun debout dans leur coin appuyé sur leurs poteaux respectifs.

L’arbitre est obligé de déclarer un match nul entre les deux adversaires, les libertariens et les dretteux de l’idée m criant choooooo à s’époumoner.

Bravo Youlle !

Vous démontrez clairement comment les dretteux et les libertariens de la trempe de ce petit monsieur utilisent à profusion les sophismes de tous genres. on se rend bien compte que le manque systématique de rigueur intellectuel cache très souvent une absence réelle d’argument logique.

«La poule qui chante le plus haut n’est pas celle qui pond le mieux.»
[Thomas Fuller]

Votre texte est illisible, vous n’apportez rien au débat. Vous demandez des preuves quand on dit « …la Banque du Canada diminue les taux d’intérêt afin de vous inciter à acheter des maisons, des télés 50 pouces et des autos,…”. Demandez vous aussi des preuves que Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492? Quand les banques centrales baissent leur taux d’intérêts, elles connaissent clairement les aboutissants et oui, le taux d’endettement augmente. C’est très élastique les taux d’intérêts, plus ils sont bas, plus les gens/entreprises empruntent et l’inverse est vrai. Les taux n’évoluent pas en vase clôt mais sont élastique en général.

Vous pensez discréditer une opinion entière en coupant chaque phrases et en demandant des sources. C’est d’une malhonnêté intellectuelle crasse. Ce n’est pas un texte universitaire ici et il est resté dans des généralités qui, même dans un texte universitaire, ne demandent pas de sources. Je parle ici du texte original de David Descoteaux que monsieur ci-haut a oublié de citer.

Bref, apportez nous un éclairage avec votre opinion au lieu de dire « Tadam, vous ne citez pas vous sources alors l’austérité, c’est nul ». Anyway, de ce que j’ai vu, rares sont ceux qui désirent apporter quelque chose au débat en traitant les gens de « dretteux ». [je m’auto-cite ici]

C’est mon opinion, elle provient des différentes lectures que je fais chaque jours et vous pouvez sans trop de difficultés, trouver une thèse qui dit la même chose et une autre qui dit son contraire. Alors cherchez si le cœur vous en dit.

Demander des preuves est en effet malhabille, questionner le raisonnement aurait été beaucoup mieux.

Cependant, vous affirmez : « Quand les banques centrales baissent leur taux d’intérêts, elles connaissent clairement les aboutissants et oui, le taux d’endettement augmente. ». C’est faux. Si vous possédez une hypothèque à un taux d’intérêt de 5% et que le taux directeur tombe à 1%, et que vous devez refinancer votre hypothèque ou possédé une hypothèque à taux variable, votre hypothèque se situera probablement autour du 2%, donc votre taux d’endettement diminuera automatiquement et non le contraire. Ceci n’est pas une thèse, cher monsieur, de simples mathématiques.

Le taux d’endettement ne se mesure pas sur le nombre de prêts mais se mesure par le ratio de la dette au revenu disponible des particuliers.

@ Cesare Mori

« Vous pensez discréditer une opinion entière en coupant chaque phrases et en demandant des sources. »

NON!

J’ai demandé des preuves pas des sources.

« …vous pouvez sans trop de difficultés, trouver une thèse qui dit la même chose et une autre qui dit son contraire.

Si c’est sans trop de difficultés, un exemple SVP?

@ Marc Sauvageau

« Demander des preuves est en effet malhabille, questionner le raisonnement aurait été beaucoup mieux. »

On peut faire une vingtaine d’affirmations gratuite ou sans fondement en trente minutes.

Les questionner peut prendre 4 à dix fois plus de temps.

Faire la preuve qu’elles sont fausse, si elle le sont, peut prendre une journée à quelques jours.

Ainsi les dretteux et libertariens et ceux qui leur ressemblent peuvent s’en donner à coeur joie parce que peu de gens perdront du temps à démolir leurs sophismes et affirmation farfelues.

Ils affirment, donc c’est à eux de faire la preuve. Pas aux autres et c’est ce que j’ai demandé.

Vous savez que François 1 a copié un texte de David Descôteaux. Demander à François 1 de prouver les affirmations de Descôteaux m’a paru incongru. Je comprends vos intentions, mais prouver autant d’affirmations aurait dépassé les limites de ce blogue. C’est pourquoi j’aurais préféré qu’il nous explique son choix et la logique qui sous-tend le texte qu’il a choisi.

Le texte de Monsieur Descôteaux a été choisi avec soin parce qu’il représente en partie mes pensées et qu’il est d’une logique incontestable. Pourquoi réinventer la roue lorsqu’elle existe?

Vous trouvez sérieusement que de vivre bien au-dessus de ses moyens est sensé?

Que de dépenser de l’argent que l’on a pas est judicieux?

Que de s’endetter au-delà du raisonnable est intelligent?

Que de transférer aux générations qui nous suivent (NOS enfants et petits-enfants dont la majorité est encore aux couches!) une dette éléphantesque est pénétrant, juste et équitable socialement?

Que de dépenser l’argent AVANT de l’avoir gagné quitte à payer des milliards en intérêt est ingénieux?

La logique du marché est en train de dégauchir certains pays qui pensent comme vous (Grèce, France, Espagne, Italie et tutti quanti!) et d’autres suivront bientôt. D’ailleurs, l’un de vos pays fétiches d’antan, la Suède, a dû apporter des correctifs majeurs à votre modèle débilitant pour ne pas tomber en décrépitude. Même votre Cuba se modernise en appliquant progressivement une économie de marché capitaliste.

Les gens qui pensent comme vous que l’argent pousse dans les arbres et qu’il suffit de la voler à ceux qui la produisent et qui ont sévi sur la planète depuis plus de 50 ans font face aux mêmes problèmes que les dinosaures il y a 65 millions d’années et ils finiront par disparaître. On ne peut éternellement braver la logique sans en subir les conséquences.

Beaucoup de confusions dans votre commentaire. Le libre marché que vous défendez encourage la consommation à l’excès. Qui délivre les cartes de crédit à qui en veut ?

Il n’y a pas de liens entre l’endettement des ménages et celui de l’état comme le fait votre mentor et vous-même. Vous avez une fixation sur la dette qui dépasse toute logique et qui n’est qu’une répétition de clichés d’une droite néolibérale sans vergogne.

Dans le système de LIBRE marché, chacun est LIBRE de s’endetter à la mesure qui lui convient. Il peut même, ô horreur, gagner son argent AVANT de la dépenser et éviter tout endettement.

Personne, ABSOLUMENT PERSONNE ne force quiconque à utiliser le crédit. C’est un choix personnel MAIS certains esprits faibles sont influencés par l’État irresponsable qui s’endette à outrance.

Lorsque l’on s’endette, on donne à un étranger une partie de sa propre LIBERTÉ! Voilà pourquoi l’endettement est un dangereux système.