Le fer estampillé du fleurdelisé

Martin Coiteux, professeur au service de l’enseignement des affaires internationales à HEC Montréal, a publié dans La Presse de samedi un texte très intéressant sur les retombées du développement de l’industrie minière. L’économiste croit qu’ il n’y a probablement pas de pire moment pour le Québec pour investir des fonds publics dans le secteur minier.

À entendre certains de nos compatriotes, on croirait que ce n’est pas de minerai de fer générique dont est assoiffée la planète, mais plutôt de minerai de fer estampillé du fleurdelisé. La vérité, c’est que même si le Québec exporte de plus en plus de métaux, il continue d’évoluer dans l’ombre des véritables puissances minières de la planète.

En d’autres termes, dans ce domaine comme dans tant d’autres, nous n’avons d’autre choix que celui d’être compétitifs. Il ne peut donc y avoir de discussion rationnelle sur la taxation du secteur minier qui ne tienne compte de ses coûts. Cela devrait clore le débat entre ceux qui veulent taxer la valeur plutôt que les bénéfices. Ce sont les bénéfices qu’il faut taxer et il faut le faire à un taux compétitif.

Pour ceux qui aiment citer le cas de l’Australie, il faut savoir que c’est à un taux de 30% que le gouvernement s’apprête à y taxer les profits du secteur minier dépassant un certain seuil. Selon une étude récente de Price Waterhouse Cooper, les gouvernements provincial et fédéral prélèveraient déjà plus de 40% des profits miniers au Québec. Il n’est sans doute guère possible d’en faire beaucoup plus.

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« Selon une étude récente de Price Waterhouse Cooper, les gouvernements provincial et fédéral prélèveraient déjà plus de 40% des profits miniers au Québec. Il n’est sans doute guère possible d’en faire beaucoup plus. »

Il serait intéressant de connaître comment se réparti ce 40% entre le fédéral et le provincial.

Il faut aussi regarder le portrait d’ensemble. Trop facile de conclure n’importe quoi à partir d’un seul facteur. Par exemple, recevoir un milliard en redevances peut sembler fort intéressant, mais si on retourne aux minières $900 millions en subventions et contributions, autant laisser le minerai dans le sol, pour le bénéfice des prochaines générations.

On peut manipuler l’information comme le peintre son coup de pinceau sur la toile pour en donner l’image qu’il veut.

@ GastonDeGatineau (# 1):

Le « split » entre les 2 gouvernements est impertinent.

Si le Québec était un paradis pour les mines comme vous semblez l’insinuer, l’État n’aurait pas à subventionner les sociétés minières qui veulent venir s’y établir.