Le génie du solaire

D’ici 5 ou 10 ans, on bâtira des maisons à consommation énergétique zéro.

Photo : Roger Lemoyne
Photo : Roger Lemoyne

Son but est simple : construire des maisons capables de produire toute l’énergie dont elles ont besoin. Même au Canada. Même en hiver. Et à un coût abordable. « Ça devrait pouvoir se faire d’ici 5 ou 10 ans », dit l’ingénieur Andreas Athienitis, de l’Université Concordia.

Né à Chypre, où il a grandi, Andreas Athienitis est venu étudier le génie au Nouveau-Brunswick grâce à une bourse d’études du Commonwealth.

Le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires, qu’il a fondé en 2005 et dont il assume la direction scientifique, est, avec sa trentaine de chercheurs, un des leaders mondiaux dans ce domaine. Le groupe s’intéresse à l’intégration des diffé­rentes techniques pour atteindre cet objectif de consommation énergétique zéro. Entre autres : des toits constitués de tuiles qui produisent de l’électricité en plus de capter la chaleur solaire, des planchers en béton qui servent de réservoirs de chaleur, une utilisation maximale de l’ensoleillement par les façades et les fenêtres.

« Pris isolément, chacun de ces éléments est relativement simple à mettre en place, dit le chercheur de 51 ans. Le défi, c’est d’intégrer tous les systèmes et techniques de façon à en tirer le maximum de bénéfices et arriver à créer un bâtiment abordable, confortable, agréable à habiter. »

Parmi les constructions du Réseau qui ont vu ou verront le jour sous peu : une maison préusinée à Eastman, une maison classique à Hudson et le pavillon John-Molson, de l’Université Concordia, qui, avec ses 300 m2 de murs solaires, est une première mondiale…

Pourquoi cet intérêt ? « Le bâtiment solaire permet de coupler une préoccupation philosophique [l’écologie] et des défis techniques, dit Athienitis. Sans compter qu’un Chypriote qui passe sa vie au Canada, ça essaie de se rapprocher du soleil ! »

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