Le match Québec-Nouveau-Brunswick

Statistique Canada a publié les données sur les revenus des Canadiens en 2010. Mauvaise nouvelle : les revenus des Canadiens n’ont virtuellement pas bougé depuis trois ans. Bonne nouvelle : cela aurait pu être pire !

Aux États-Unis, l’enquête triennale de la banque centrale (la «Fed») faisait état d’une baisse du revenu médian entre 2007 et 2010. La même étude indiquait que l’actif net des ménages américains avait fondu de 38,8 % pendant ces trois années. La baisse moyenne a été de 14,7 % par ménage. Pas étonnant que l’économie américaine peine à retomber sur ses deux pattes.

Mais revenons au Canada. Le revenu médian des Québécois après impôt en 2010 était de 58 100 dollars, contre 69 300 dollars pour les Ontariens et 78 100 dollars pour les Albertains. Le revenu médian est un indicateur moins trompeur que la moyenne pour refléter la répartition de la richesse. Il sépare la population en deux, la moitié des ménages gagne moins que 58 100 dollars et l’autre moitié gagne plus.Le Québec est loin de la moyenne nationale et se trouve dans le même peleton que les provinces Atlantiques.

En fait, le revenu médian total, incluant les paiements de transferts des gouvernements aux particuliers) après impôt est plus élevé au Nouveau-Brunswick qu’au Québec, 58 900 dollars au Nouveau-Brunswick contre  58 100 au Québec. Je ne me mettrai pas pour autant à vanter la province voisine comme un « modèle » à imiter. Si le Nouveau-Brunswick fait mieux que le Québec, c’est que ses citoyens reçoivent proportionnellement plus d’argent des gouvernements et paient moins d’impôts que les Québécois.

Pourtant, pour la première fois en 2010, on trouve un pourcentage plus élevé de ménages gagnant plus de 60 000 dollars par année dans la province voisine qu’au Québec. 34 % des familles économiques ou personnes seules du Nouveau-Brunswick gagnent plus de 60 000 dollars, contre 31,4 % seulement au Québec.

Pour ceux que cela intéresse, 45 % des ménages ontariens et 40 % des ménages canadiens rapportent plus de 60 000 dollars par année à la maison. À l’opposé, il n’y a que 35,5 % des ménages ontariens et 39,2 % de ceux de l’ensemble du Canada qui gagnent moins de 40000 dollars par année. 45,5 % des ménages québécois font moins que 40000 dollars par année.

Certains répliqueront en disant que la société québécoise est plus juste que celle du Canada, car les inégalités y sont moins flagrantes. Cela joue peut-être un peu face à l’Ontario et l’ensemble du Canada où le coefficient de Gini, qui mesure le degré relatif d’inégalité dans la distribution des revenus, est plus élevé, 0,395 contre 0,375 au Québec. Mais, surprise, le Nouveau-Brunswick affiche un coefficient de 0,367 et s’avèrerait une société encore plus juste que celle du Québec.

Je pense que c’est Pierre Fortin qui disait que le Québec était pauvre en riches et riches en pauvres. Les données de 2010 lui donnent, hélas, encore raison.

 

23 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Et combien de personnes par ménage au Québec vs au NB?

Vous savez très bien qu’au Québec on est le peuple le moins marié au monde. Les couples se font et se défond, fait que beaucoup de moman se retrouve seule avec 2 enfants sous les bras.

C’est comme l’autre étude publie ce matin qui montre qu’on est moins universitaires à Montréal. On oublie de tenis compte du facteur CEGEP.

Pas sûr que Lisée va parler de ça dans sa prochaine attaque contre les vilains « dretteux »….

Le plus pathétique dans tout ça est que la situation que vous décrivez existe avant que les vrais troubles commencent…

Le vieillissement, la catastrophe que constitue l’état des infrastructures routières, la faible productivité et le manque d’investissement (pour l’instant masqués par l’endettement), etc…, tous ces facteurs de font que commencer à se faire réellement sentir.

Ottawa transfert 2,100$ à chaque Québécois contre 3,300$ au NB, soit 50% de plus

Or, lorsqu’on calcule en famille, l’écart est minime: 8900$ pour le NB contre 8,200$ pour le Québec

Ottawa transfert 2,100$ à chaque Québécois contre 2800$ à chaque Manitobain. Pour la famille manitobaine ne recoit que 4800$

Qu’est-ce que ça dit? Rod veut savoir parce que ca marche pas.

http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120618/t120618b002-fra.htm

Je dispose peut être d’un revenu médian après impôt moins élevé que les ontariens et les albertains, mais mon bungalow me coûte 3 fois moins cher (et ils ne peuvent l’amortir sur une période plus longue qu’ici).

Donc après le versement mensuel sur mon prêt hypothécaire, y m’en reste plussss dans mes poches.

Lorsque je vivais à Whitehorse, le barrage hydro-électrique se trouvait à 10 minutes du centre-ville et mon kilowatt/heure me coûtait le double que celui qui m’arrive présentement de la Baie James.

Comme quoi tout est relatif…

@SensCommunRugueux

Mais l’abertain ne paie pas de taxe de vente provinciale (entre autre).

Comme quoi tout est relatif…

Pourtant, le premier ministre québécois nous répète sans cesse que nous avons progresser beaucoup depuis quelques années comparativement aux autres provinces, qu’il nous en reste plus dans nos poches et que l’économie se porte à merveille au Québec…

Parle-t-il de son cercle d’amis proches ou s’il y a quelqu’un qui ment quelque part 🙁

Malgré tout ces chiffres, notre premier choix de milieux de vie a nous tous est le Québec. Personnellement mon deuxième choix serait le Nouveau Brunswick. L’Ontario je n’ai pas vraiment le gout et la grande championne des grandes championnes, la riche Alberta je la préférerais seulement aux États Unis d’Amérique et je crois que la plupart des personnes qui écrivent sur ces blogues me ressemble un peu sinon je crois qu’ils irait s’enrichir et filer le parfait bonheur ailleurs comme en Alberta ou aux USA. Je ne comprends pas ceux qui veulent faire du Québec un autre Alberta on un autre USA. On dit que l’herbe est plus vert chez le voisin.

@ P Brasseur #5

Entre payé 9,5% de taxe de vente provinciale sur le peu que je consomme (mon épicerie étant exonéré de taxes couplé avec le crédit d’impôt pour solidarité) et mon bungalow à 250000$ en banlieue de Québec ou de Montréal plutôt que le même bungalow à 750000$ en banlieue d’Edmonton ou de Calgary, dont l’amortissement de financement maximal est désormais sur 25 ans, le calcul est vite fait et mon choix est clair…

Quand on vieilli l’on choisi ses emmerdements. Alors je choisi les miens et vous enviez ceux des autres…

@ Eric #9

Même à 2 ou 2,5 fois moins cher le coût en vaut toujours la chandelle. Sans compter que dans votre référence statistique on ne parle que de moyenne (average) dans 8 villes et une région. Aussi succinct que mon affirmation qui ne se dément toujours pas.

Avant que ça fonde au point de ne plus avoir d’avantage, j’ai le temps de me retrouver dans ma bière…

@ Eric #9

Ne faite qu’ajouter 100000$ sur votre hypothèque sur le même amortissement et le même taux d’intérêt et vous verrez la différence sur vos remboursements mensuels.

Pis après, ne faite qu’ajouter 1% sur votre taux d’intérêt et vous devrez donner vos clefs à votre créancier.

@ PBrasseur (# 2):

Effectivement…notre idiot utile demeure étrangement silencieux sur ce genre de sujet ces jours-ci.

Pour SensCommunRugueux – je veux bien vous croire sur parole mais je viens de faire une recherche sur MLS.CA, avec les parametres suivants:

Edmonton, maison détachée, 250,000 à 275,000 : 34 listings

Montreal, maison détachée, 250,000 à 275,000 : 75 listings.

Évidemment que Montréal est une ville plus populeuse, mais le prix des maisons entre Edmonton et Montréal se ressemble plus que vous croyez.

Votre argument tiendrait plus si vous parliez par exemple de Vancouver où le prix des maisons est carrément hors de portée, de Toronto ou même d’un loyer à Fort Mac.

Un Albertain qui vit à Edmonton est définitivement en meilleure posture financière qu’un Québécois et pour avoir vécu pendant plusieurs années en Alberta je sais que les services hospitaliers et sociaux (j’avais une fille très malade, décédée depuis) sont d’excellente qualité, hautement supérieurs à ce que l’on offre au Québec.

@ Mme King #13

Quel joie de pouvoir échanger de nouveau avec vous.

Alors si vous êtes prête à jouer le jeu, voici un petit défi:

Je viens d’acheter un bungalow en banlieu de Québec. Voici ses caractéristiques:

Terrain de 10000 pieds carrés (100 pieds par 100 pieds) maison de 26 pieds de profondeur par 42 pied de front. Entrée de sous-sol indépendante. Abris d’auto de 16 pieds de large sur toute la profondeur de la résidence. Sous-sol entièrement fini. 4 chambres à coucher. 2 salles de bain. À 15 kilomètres du centre-ville. École primaire à moins de 10 minutes de marche. École secondaire à moins de 5 minutes de marche. Centre hospitalier à moins de 5 minutes de marche.

Coût d’achat 225000$ plus des mises à niveaux 20000$. Donc coût total 245000$. Plus tous les frais connexes environ 5000$ (notaire, frais de déménagement et tutti quanti). Donc la base de mon exemple 250000$.

Maintenant, retournez sur MLS.ca et trouvez moi quelque chose de comparable pour le même prix en banlieu d’Edmonton ou de Calgary.

Bonne chance dans vos recherches…

@ Mme Lorraine King #13

En tant que résidente de Mississauga en Ontario, je ne veux pas trop vous contredire mais les services hospitaliers et sociaux que nous recevons au Québec sont bien supérieur à votre perception.

J’ai accompagné mes deux vieux parents jusqu’à leur dernier souffle au court des quatre dernières années (raison première de mon retour au bercail – lire province de Québec).

Ma mère cancer des os et mon père diagnostic de cancer du poumon six mois après le trépas de ma mère. Tous deux ont bénéficié de soins hors du commun, d’un personnel soignant d’un dévouement extraordinaire, de médecins traitants hautement qualifiés, d’un traitement d’une humanité exemplaire.

Désormais, tous ceux qui râlent contre le système de soin de santé dont nous bénéficions au Québec me trouvent sur leur passage.

Pour ma part, que des louanges et des félicitations à leur faire.

Si ça avait été au privé, avec le peu de pécule dont ils disposaient, ils auraient atterris dans les caniveaux.

Je préfèrerais que l’on augmente mes impôts afin d’assurer le maintien du système public actuel que de me faire diminuer ces mêmes impôts du 2/3 et de me voir dans l’obligation d’être à la merci d’une compagnie d’assurance privée dont le seul but est de répondre à des ratios et de générer des dividendes à leur actionnaires.

Ma santé est trop importante pour la laisser gérer par des intérêts privés qui n’ont que le profit comme raison d’être et non mon bien-être.

@ SensCommunRugueux (# 14):

Paraît qu’à Kaboul, elles se vendent encore moins cher…

Vous savez pourquoi les maisons se vendent plus cher dans certains endroits plutôt qu’à d’autres endroits?

Simple: parce que c’est là que les gens veulent vivre!

@ François 1 #16

Que faites-vous toujours dans cette province honnie de tous?

Seriez-vous un masochiste incompris par hasard???

« Paraît qu’à Kaboul, elles se vendent encore moins cher… »

« …pourquoi les maisons se vendent plus cher dans certains endroits… »
Simple: parce que c’est là que les gens veulent vivre! »

Kaboul maisons moins cher? Kaboul deux fois plus de monde qui veulent y vivre qu’à Montréal.

Et Mexico? 19 239 910 qui veulent y vivre, trente deux fois plus d’habitants qu’à Vancouver.

Sa doit être cher en ti-péché. Doivent être riches les Mexicains!

@ François 1 (# 16)

Bien que l’affaire Shafia soit principalement judiciaire, elle a aussi des caractéristiques économiques. Ainsi dans un article écrit sur le site de Radio-Canada dont le lien est le suivant :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2012/01/31/001-shafia-dpj-richesse.shtml

On apprend qu’en 2007, Mohammad Shafia s’est porté acquéreur d’un petit Centre commercial à Laval, payé comptant pour plus de 1 millions de dollars. Que pour compléter sa transaction, il a vendu la même année une maison à Kaboul pour le même montant.

Personnellement pour un million de dollars, je préfèrerais plutôt l’Île d’Orléans à Kaboul. Mais bon, tout est affaire de goût après tout….

@ Youlle & Serge Drouginsky:

Donc, si l’on vous suit bien, les millions de personnes qui paient beaucoup plus cher qu’ici pour une maison comme à Tokyo, Oslo (tiens…une ville norvégienne, l’un de vos pays fétiches!), Nagoya, Stavanger (une autre ville norvégienne!), Genève, Zurich, Paris (ah…la Frônce, un autre fétiche!), Berne, etc. devraient immédiatement la vendre, abandonner tout là-bas pendant qu’il est encore temps et déménager ici, au Québec, paradis des maisons à petits coûts.

Débile non?

@ François 1 #21

« Débile non? »

Oui très débile, mais c’est vous qui l’avez écrit pas moi.

@senscommunrugeux

Dans le tableau que je t’ai fourni, il n’y a pas plus de 2 fois plus cher que de 3 fois plus cher… sauf à Vancouver. Tu ne sais pas compter?