Le modèle français : à exporter ici ?

Le Parti québécois a depuis longtemps une fixation avec la France, et surtout avec ses politiques. Un modèle pour notre propre «modèle» ? On peut en douter, croit Pierre Duhamel.

Photo : AFP / Getty Images
Photo : AFP / Getty Images

Le Parti québécois a depuis longtemps une fixation avec la France, et surtout avec ses politiques.

Le discours péquiste sur la laïcité est un emprunt direct à nos cousins, mais on oublie l’extraordinaire symétrie entre les politiques économiques de ce gouvernement et celui du Parti socialiste français. On dirait presque du copier-coller.

Le gouvernement français a créé une Banque publique d’investissement en décembre dernier. Le gouvernement québécois a déposé en avril un projet de loi pour créer la Banque de développement économique du Québec, un projet de loi qui n’a reçu l’appui ni du PLQ ni de la CAQ.

Paris et Québec défendent une politique économique volontariste et interventionniste. Ce serait à l’État de déterminer les grandes orientations stratégiques, de choisir les secteurs méritants, d’identifier les champions nationaux et de subventionner grassement le tout avec une panoplie de mesures fiscales dont on ne voit guère le suivi année après année. PS et PQ sont de grands manufacturiers de politiques «structurantes».

Les deux gouvernements misent aussi beaucoup sur l’industrie, même si elle ne compte que pour 16 % de l’économie du Québec et environ 20 % de l’économie de la France. Le gouvernement Hollande a divulgué en septembre 34 plans pour relancer l’industrie et l’emploi, alors que Québec a dévoilé sa politique économique «Priorité emploi» et sa politique industrielle en octobre. Paris mettra 3,7 milliards d’euros pour son programme industriel et Québec y investira 1 milliard sur quatre ans.

Pourtant, depuis les années 2000, 98 % de la croissance française a été réalisée par les services, et la proportion est probablement du même ordre au Québec.

La France est-elle un modèle pour notre propre «modèle» ? On peut en douter.

Le gouvernement n’arrive pas à réduire son déficit (4,1 % du PIB) et sa dette (93,4 % du PIB) malgré un fardeau fiscal qui la classe au 169e rang mondial sur 185 (PWC et Banque Mondiale). Le poids des dépenses publiques atteint 57,1 % du PIB (47 % au Québec en 2009).

Le coût du travail est aussi très élevé en France et sa compétitivité est à la traîne face à ses concurrents européens.

Pour résumer les difficultés de l’industrie française, on dit que les Français produisent en moins bonne qualité que les Allemands et à coût plus élevé que les Espagnols.

Le marasme de l’économie française et le fardeau fiscal étouffant (taux de prélèvement de 65,7 % en 2012) expliquent les sommets d’impopularité de François Hollande, les plus bas de l’histoire de la Ve République (1958), selon un récent sondage qui lui donne une popularité de 20 % d’opinions favorables.

Il serait étonnant que ce qui ne marche pas à Paris fonctionne à Québec.

 

 

 

Laisser un commentaire

« M. Duhamel, vous pouvez bien dire face à ses concurrents américains. Une entourloupette, un sapin. En 2011 pour le produit intérieur brut seulement six pays étaient plus productifs que la France meilleure que les Allemands. Le Canada était au quatorzième rang moins bon que le Danemark.

Le Québec fait pareil comme la France: c’est faux et du cherry picking et des affirmations non fondés.
Le coût du travail est aussi très élevé en France et sa compétitivité est à la traîne face à ses concurrents américains. »

« Le coût du travail est aussi très élevé en France et sa compétitivité est à la traîne face à ses concurrents américains. »

M. Duhamel, vous pouvez bien dire face à ses concurrents américains. Une entourloupette, un sapin. En 2011 pour le produit intérieur brut seulement six pays étaient plus productifs que la France meilleure que les Allemands. Le Canada était au quatorzième rang moins bon que le Danemark.

Le Québec fait pareil comme la France: c’est faux et du cherry picking et des affirmations non fondés votre billet.

Ce qui est surtout faux c’est votre citation. Voici ce qu’a écrit M. Duhamel:

Le coût du travail est aussi très élevé en France et sa compétitivité est à la traîne face à ses concurrents européens.

Etes-vous une personne assez honorable pour offrir des excuses?

La subtilité n’est pas votre fort!

Pourquoi m’excuser?

Au 19 novembre 2013 à 19 h 34 min, ma citation de M. Duhamel est absolument parfaite.

D’ailleurs, elle aussi parfaite à 19 h 30 min sauf que le texte a été déplacé des guillemets par une erreur de frappe. Admin l’a plublié quand même et ce n’est pas moi qui va lui reprocher.

Mais le plus PIRE, comme le dirait le petit gars de Shawinigan, c’est que Violetta Valery a répondu à mon 19 novembre 2013 à 19 h 34 min dont la citation M. Duhamel était parfaite et qu’elle même n’a pas su citer correctement.

Finalement si je dois m’excuser pour une faute de frappe dont vous n’avez su voir que j’ai corrigé, je m’excuse d’avoir frappé au mauvais endroit.

Vous cherchez toujours de façon professionnelle à démolir les Québécois (dont vous-même) et, dans ce dessein, vous prenez tous les moyens dont une majorité se retournent contre vous-même.

Ainsi va la petite droite du Québec, nos Tea Party rien qu’à NOUS.

Il y a une différence entre la France et le Québec, très petite bien sûr ; c’est que la France est une république une et indivisible quand le Québec est encore, reste et demeure une province du Canada. La France a une tradition républicaine, n’est pas une fédération (ni une confédération) ; est active sur la scène économique depuis Louis XIV avec le concours du Grand Colbert qui a compris bien avant tout le monde qu’une grande nation ne repose pas seulement sur le labourage et le pâturage et plus encore également sur l’industrie, le commerce et encore les forces armées. Car une armée, cela coûte et aussi cela a une méchante valeur. Pour plus de détails demandez aux américains.

Quoiqu’il en soit, c’est le général de Gaulle qui avait réintroduit en France le principe du « Plan quinquennal », ce qui oblige bien sûr le gouvernement à définir les grandes orientations. Disons qu’en son temps cela avait plutôt bien servi l’économie du pays.

Selon moi, le Parti socialiste français n’est en aucune façon un adepte de « la politique économique volontariste et interventionniste » ; lorsque tous les gouvernements de la France qui se sont succédés, se sont toujours mêlés de questions économiques. Le tandem « Valery Giscard d’Estaing — Raymond Barre (ce bel esprit et grand économiste) » ont été pas mal interventionnistes merci ! Pas très socialistes à c’que j’sache !

Je constate une fois de plus, on discourt au Québec de socialistes et de socialisme qui sont présentés ni plus ni moins comme le diable, lorsqu’on ignore copieusement la tradition radicale, sociale, sociale-démocrate et universaliste des membres de l’Internationale. Le Parti Québécois n’est en rien un parti socialiste et n’est pas membre de l’Internationale socialiste. C’est un parti nationaliste qui est dirigé par des conservateurs, les politiques de ce parti relèvent de la droite et du nationalisme. Toutes ne sont pas mauvaises pour autant.

Imaginer par exemple qu’à l’inverse, l’Allemagne serait un modèle d’ultralibéralisme tiendrait du fantasme et du leurre, cela n’empêche pas ce pays industriel et industrieux de bien performer.

Contrairement à ce que je lis, le coût du travail en France est plutôt moins élevé dans de multiples domaines qu’il n’est actuellement au Canada ou au Québec en particulier dans la fonction publique. Comparez ce que gagne un pompier ou un agent de la paix ou un médecin du service public français avec ce qui se gagne au Québec et vous comprendrez !

— Ce qui est problématique ce sont les cotisations patronales qui représentent 11,3% du PIB lorsqu’elles ne représentent que 3,8% au Royaume-Uni.

La productivité des travailleurs de France est une des meilleures du monde dans de multiples secteurs d’activité. L’éducation de la population est excellente, la main d’œuvre y est qualifiée. En termes d’équipement et d’infrastructures de toutes sortes ; si le Québec en avait tout autant que la France, nous serions très certainement le meilleur endroit en Amérique du nord pour y vivre et pour y demeurer. Sans compter que cela ferait grimper la valeur de notre PIB.

— Selon « Eurostat » lorsqu’on pondère les cotisations patronales avec ce que les économistes appellent les facteurs de production, la France occupe le 7ième rang européen pour la taxation du travail. Preuve s’il en est que les travailleurs de France en donnent pour l’argent qu’on leur verse.

Mes commentaires étant assez longs, je n’en ferais pas plus. Nonobstant, je vous conjurerais monsieur Duhamel de mettre un peu de côté vos préjugés. Je suis certain que cela fera progresser l’ensemble des débats et aiderait sans-doute la province du Québec à s’engager enfin définitivement et pour toujours sur la bonne direction.

@ Serge Drouginsky

Pour critiquer votre texte, je dirais que la différence entre la France et le Québec est une très petite de l’énorme différence.

Quant au PQ, il est né de beaucoup du parti libéral et de l’union nationale. C ‘était un parti de centre un peu comme le parti de Bourrassa.

Tous les partis ont fait un virage vers la droite pour plaire à une minorité.

Ainsi, les trois partis PLQ, PQ et la CACADQ sont tous pareils. Pas un n’est séparatiste tous sont à droite du centre et tous sont des putes. La preuve c’est qu’ils sont tous à 30% des votes et les gens votent moins. C’est la grande réussite des financiers.

Pour le reste je trouve votre texte très réaliste.

Toujours un bon billet de votre part, mais j’apporterais quelques nuances. Je suis moi-même très critique du gouvernement Marois, mais ce dernier ne fait que poursuivre les mêmes politiques que les gouvernements précédents des quarante dernières années. Le gouvernement Marois ne fait que pousser encore plus loin les mêmes politiques inneficaces. En France, les gouvernement de « droite » Chirac-Sarkozy n’ont pas fait les réformes nécessaires, le gouvernement Charest ne les a pas fait ici non plus. De toute mon existence d’électeur, je n’ai jamais connu au Québec des politiques de libéralisation. On n’a jamais eu quelque chose de proche d’un Mike Harris ou d’une Margaret Thatcher, si cela devait être le cas, des lecteurs de votre blogue se seraient déjà pendus. Ainsi, le Québec est condamné à élire des partis qui proposent beaucoup d’intervention gouvernementale ou énormément d’intervention gouvernementale. Pour les choix de sociétés, il faudra repasser.

On a envoyé combien de délégations en France depuis 50 ans? Combien de voyages de maires, de ministres, de premiers ministres?
Alors pourriez-vous m’expliquer pourquoi les Francais nous vendent toujours deux fois plus que ce qu’on leur vend? Et ce année après année.
Protectionnisme francais? Ou meilleure compétitivité?

J’ai vécu 7 années en Europe, et je ne comprendrai jamais pourquoi le Quebec s’entête a vouloir imiter la France. Il y a, mis a part la langue et certains aspects culturel, que des différences. En voici 2 qui à elles seule pourraient justifier ne pas pouvoir utiliser le modèle Français au Quebec:
A. Le Quebec en Amérique du Nord pas en Europe. Ce sont deux environnements politiques et économiques fort différents.
B. La différence en termes de revenu de l’État. La population de la France est d’environ 63 M contre 8 pour le Quebec.

Je souris souvent lorsque j’entends que l’on va implanter qu Quebec des solutions qui ne fonctionnent qu’en théories en France. N’importe quoi!

Il serait intéressant que le Quebec innove au lieu de recycler les idées d’ailleurs.

Les partisants de l’indépendance du Québec traitaient jadis les canadiens-français imbus du système de gestion anglo-saxon de « colonisés ». L’arroseur, arrosé?

La France a une droite morale contrairement au Québec mais, au point de vue économique, tous les politiciens français adhèrent au socialisme; ils ne peuvent même pas imaginer autre chose. Donc on empile des mesures socialistes pour régler les problèmes découlant du socialisme, avec les résultats que l’on sait.

Tout comme ici avec le PLQ qui gère exactement comme les péquistes. Cependant je dirais que la mentalité anti-libre marché est encore plus forte en France. La France me semble pour ainsi dire irréformable; je ne suis pas certain que nous sommes rendus à ce point ici.

La France a l’Allemagne, le Québec a le fédéral. Les deux aiment collecter de l’autre tout en crachant dessus, tout en se croyant supérieur.

« La France a l’Allemagne, le Québec a le fédéral. Les deux aiment collecter de l’autre tout en crachant dessus, tout en se croyant supérieur. »

Voulez-vous extrapoler ?

Le Québec a Ottawa empêcheur de tourner en rond pour ce denier, mais la France a l’Allemagne?

Voulez nous dire ce que l’Allemagne collecte à la France.

Quand on sait compter, on se rend compte que la France paye un peu moins 2,18 contre 2,37 et que la France supporte elle aussi la zone euro. Normal, la population de la France est moindre bien normal qu’ils payent moins. Autrement dit l’argent sort de la France comme en Allemagne. La France est plus productive que l’Allemagne.

Le reste est un « astinage » entre chefs d’états pour des vieux comptes.

Rien à voir avec la péréquation et encore moins avec la cigale.

Vous avec raté votre Québec bashing.

La France aime blâmer l’Allemagne pour ses problèmes, comme le Québec aime blâmer le fédéral ou l’Alberta. Chacun son bouc émissaire. Appelez ça du Québec bashing si ça vous amuse….

Est-ce, justement, à cause de cette rigueur, que cette fourmi allemande se fait enquêter par la Commission Européenne, pour avoir trop engrangé au détriment de ses voisines européennes ?

C’est que l’étatisme, hérité de Colbert, sévit en France: « Pour la pensée étatiste, rien de bien, rien d’important ne se fait sans l’État. L’étatisme comprend très difficilement que l’intérêt général puisse émaner de l’activité d’entrepreneurs, d’associations, d’individus, etc., toujours soupçonnés d’agir pour de vils motifs particuliers et privés … L’étatisme ne fait pas confiance aux citoyens. Il les prend pour des enfants qu’il faut protéger d’eux-mêmes» Dominique Reynié (Le Postillon, 14 novembre)

Il en est de même de la Charte des valeurs québécoises inspirée de la vieille mère-patrie, devenue depuis peu la «Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodements ». Il ne reste qu’à trouver l’acronyme (sic). Expliciter par des dessins enfantins les symboles ostensibles pour mieux les saisir dans une toile réglementaire, puis détailler les accommodements raisonnables dans une loi pour faire la chasse à d’évanescentes et fugaces confrontations des valeurs, sont des gestes qui relèvent également du délire législatif. C’est que, ici comme en France, on ne peut pas faire confiance aux milliers de personnes qui oeuvrent de manière responsable, depuis des années, dans les hôpitaux, dans les services de garde, dans les lieux de service au public, qui sont pourtant confrontées à une myriade de situations et qui mettent en application au quotidien des centaines d’accommodements de manière responsable. On me répondra bien sûr que les fonctionnaires éprouvent un terrible «malaise» identitaire qu’il nous faut dissiper. Ce malaise diffus mais non répertorié a été analysé par le ministre Bernard Drainville, qui prend bonne note tous les jours de ce qu’on lui susurre à l’oreille. Sur ses citoyens inquiets, l’État-nounou (Sébastien Le Fol Point.fr) se penche et écoute avec la plus grande empathie.

« …on ne peut pas faire confiance aux milliers de personnes qui oeuvrent de manière responsable, depuis des années, dans les hôpitaux… »
M. Jacques Saint-Cyr,

Peut-on faire confiance aux milliers de personnes qui oeuvrent pour le système de santé privé américain qui coûte deux fois et demi
plus cher qu’au Canada et beaucoup efficace qu’au Canada et au Québec.

Paul Krugman ne partage pas l’idée que se fait Pierre Duhamel de la France, loin de là. On peut lire dans son blogue : « Au vu de cette rhétorique [ce pourrait être celle de Pierre Duhamel], l’on s’attend à voir le pire lorsqu’il s’agit des chiffres français. Ce que l’on trouve, plutôt, c’est un pays en difficulté économique – qui ne l’est pas? – mais qui va plutôt aussi bien ou même mieux que la plupart de ses voisins, à l’exception notable de l’Allemagne. La récente croissance française est très lente, mais bien meilleure que celle, disons, des Pays-Bas, qui a toujours son triple A. Selon les estimations standard, les travailleurs français étaient en fait un peu plus productifs que leurs homologues allemands il y a une douzaine d’années, et devinez-quoi : c’est toujours le cas.

Pendant ce temps, les projets fiscaux de la France semblent vraiment peu alarmants. Le déficit budgétaire a fortement baissé depuis 2010 et le Fonds Monétaire International s’attend à ce que la dette par rapport au PIB reste plus ou moins stable dans les cinq ans à venir.

Qu’en est-il du fardeau à plus long terme que représente le vieillissement de la population ? C’est un problème en France, comme dans toutes les nations aisées. Mais la France a un taux de natalité plus élevé que la plupart des pays européens – en partie grâce à des programmes gouvernementaux qui encouragent les naissances et qui simplifient la vie des mères qui travaillent – de sorte que ses projections démographiques sont bien meilleures que celles de ses voisins, y compris l’Allemagne. Pendant ce temps, le système de santé remarquable de la France, qui propose de la grande qualité à faible coût, va être un gros avantage fiscal pour l’avenir.

A la lecture des chiffres, il est donc difficile de voir pourquoi la France mérite un tel opprobre.», en effet. (Le complot contre la France, Paul Krugman)

C’est bien clair que la culture d’étatisme de la France a tendance à être imité au Québec, par tous les partis d’ailleurs, pas juste le PQ. Les résultats se ressemblent aussi, malheureusement…

Mais au delà de ça il est bien évident que le parti socialiste français et le PQ ont des affinités idéologiques très fortes. Comme les socialistes français le PQ est le parti de la grande fonction publique et de ses syndicats. Remarquez que le PLQ et l’UMP sont respectivement aussi très gentils avec les syndicats, mais pour eux c’est surtout une question de marchandage et d’acheter la paix, pour les syndicats ils sont des alliés de circonstances beaucoup moins fiables.

A regarder aller les socialistes de Hollande j’en suis presque à regretter que le PQ ne soit pas majoritaire. Il n’aurait ainsi pas eu à reculer par exemple sur les hausses d’impôt sur les gains de capital et les dividendes, nul doute que les résultats aurait été aussi catastrophiques que ceux atteint par Hollande, ce qui nous aurait débarrassé du PQ pour un bon bout de temps…

Le parti libéral « très gentil[s] avec les syndicats » ! Vous voulez devenir humoriste ? Le projet de loi 78 devenu la loi 12 (art. 15) ça vous dit quelque chose ? On voulait responsabiliser les syndicats pour tous les gestes posés par les professeurs ou les étudiants carrés rouges. Comme le souligne la commission des droits et libertés de la personne : « Le fait d’appliquer un principe distinct de responsabilité dans le cadre de l’application de cette disposition, notamment en imposant une obligation de moyen à l’association eu égard à un contrôle qu’elle n’a pas sur ses membres, ne peut qu’avoir pour effet de porter atteinte à la liberté d’association. La distinction qu’on introduit ici vise directement la nature associative des activités visées, ce qui est contraire à la liberté d’association et donc, non conforme à l’article 3 de la Charte. Une telle distinction portera également atteinte aux libertés d’expression et de réunion pacifique dont les membres et les représentants des associations ciblées disposent en vertu de la Charte. (…) En effet, le fait de viser les associations eu égard à un objectif et des obligations qui concernent leurs membres alors qu’aucun lien de préposition ou de contrôle ne peut être établi, tant en fait qu’en droit, pourrait être considéré comme arbitraire et fondé sur des considérations irrationnelles selon les critères établis par la Cour suprême ». Quelle Gentillesse !

Considérant les hausses d’impôt, je citerai un autre passage de l’article de Paul Krugman (Le complot contre la France) – que certains auraient avantage à lire – : « L’on pourrait penser que Rehn et S&P’s basent leurs exigences sur des preuves solides selon lesquelles les coupes dans les dépenses sont en fait bien meilleures pour l’économie qu’une augmentation des impôts. Mais ce n’est pas le cas. En fait, des recherches au FMI démontrent que lorsque l’on tente de réduire les déficits en pleine récession, le contraire est vrai : les hausses d’impôts temporaires font bien moins de mal que les coupes dans les dépenses. Ah, et lorsque les gens se mettent à parler des merveilles d’une « réforme structurelle », il nous faut prendre tout cela avec de gigantesques pincettes. C’est surtout un nom de code pour parler déréglementation – et les preuves sur les vertus de la déréglementation sont décidément mitigées. Souvenons-nous de l’Irlande qui reçut des compliments pour ses réformes structurelles dans les années 1990 et les années 2000 ; en 2006 George Osborne, aujourd’hui ministre des Finances britanniques, la qualifiait « d’exemple brillant ». Comment cela a-t-il tourné ? ».

Le PLQ n’a pas touché à la formule Rand, la job à vie, l’évaluation des fonctionnaires et au reste des loi hystériquement pro-syndicales du Québec. En plus il a négocié des conventions collectives relativement généreuses (pendant qu’en Ontario on gele les salaire et que le fédéral fait des mises à pied). Moi j’appelle ça être plutôt gentil compte tenu des finances publiques en route vers un désastre.

Votre commentaire est davantage inspiré par des mythes que par la réalité, il décèle un grave manque de rigueur.

« … la formule Rand, la job à vie…”

La formule rand c’est la job à vie??????

Moi je pensais que c’était la sécurité d’emploi mais c’était faux.

Les jeunes vous dirais « t’a pas rapport ».

« … compte tenu des finances publiques en route vers un désastre. »

Ça ce n’est pas un préjugé, pas une légende urbaine, mais un énoncé dicté par un institut économique qui a étudié une science molle, qui se cherche désespérément une façon de dire qu’il ont une science exacte et qui est répété par la petite droite comme des perroquets.

Je vous suggère youlle de relire les propos de pbrasseur (surtout la première phrase!) mais en y appliquant les règles élémentaires de la langue française. Ceci vous éviterait d’étaler votre ignorance en public.

Un modèle qui ne fonctionne pas et qui coûte les yeux de la tête?

Vous pouvez être certains que les péquistes l’appliqueront à la lettre…

J`aimerais bien qu`il y ait une révolte anti-taxe au Québec comme en France présentement :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/09/nouveaux-rassemblements-en-france-contre-l-ecotaxe_3511220_3234.html

Et comme le Québec, la France est incapable de régler son problème de déficit :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/05/20002-20131105ARTFIG00327-le-deficit-de-la-france-va-deraper-a-37-en-2015-selon-bruxelles.php

Et SVP, arrêter de citer Paul Krugman. Ce type est une risée. D`ailleurs, c`est lui qui a dit sur CNN que les Américains avaient besoin d`une menace extra-terrestre pour fixer leur économie….

http://www.youtube.com/watch?v=nhMAV9VLvHA

Seriez-vous cet extra-terrestre ? C’est certain, lorsqu’on a un diplôme de secondaire 5 (1) (même pas de sciences molles), on peut se permettre de faire la leçon à Paul Krugman dont « il a d’abord suivi des études d’histoire à l’Université Yale où il a obtenu un BA en 1974, puis au Massachusetts Institute of Technology (MIT), où il a obtenu son doctorat d’économie (PhD) en 1977 sous la direction de Jagdish Bhagwati. Après avoir enseigné au MIT (1984-1994), à Stanford University (1994-1996), à Yale et à la London School of Economics». Avec les distictions suivantes : « médaille John Bates Clark 1991, Prince of Asturias Awards in Social Sciences 2004,« prix Nobel d’économie » 2008 ». (source wikipedia)

1- « Vos économistes sont-ils des charlatans ? J`en connais plus qu`eux et j`ai un secondaire 5. » (jackwood, Citation de la semaine : le prix de l’austérité, blogue de Josée Legault)