Le monde de 2050

La Chine et l’Inde sont les deux grandes puissances économiques. Les 7 pays dits émergents ont depuis longtemps dépassé les pays du G-7. L’économie mexicaine fait le double de celle du Canada, qui est maintenant distancée par celles du Nigéria, de l’Indonésie et du Vietnam. Voilà le monde en 2050, tel que prédit par deux économistes de pwc (PriceWaterhouse Coopers).

Le portrait est saisissant. Ce n’est pas une prophétie et il peut se produire bien des choses d’ici là. Le travail des économistes de pwc est néanmoins sérieux. Il se base sur quatre facteurs qui auront une incidence majeure sur la croissance économique au cours des prochaines décennies : la croissance de la population en âge de travailler, le niveau d’éducation, les investissements en capital et l’augmentation de la productivité. À partir du momentum des dernières années, ils ont évalué le potentiel des pays représentés au G-20 en ajoutant le Nigéria et le Vietnam.

Pour avoir le portrait le plus fidèle ils ont utilisé deux indicateurs différents, le PIB en fonction du taux de change du marché, qui rend compte de la taille brute d’une économie, et le PIB en fonction de la Parité du Pouvoir d’Achat (PPA) qui tient compte du coût de la vie dans chacun des pays. Cette seconde méthode avantage les pays les plus pauvres parce que les prix sont généralement plus bas chez eux.

Qu’importe la méthode utilisée, la tendance reste la même. Ce qui change, c’est la vitesse du rattrapage spectaculaire entrepris par les pays émergents. Pour le Canada, les deux indicateurs nous conduiront soit au 15e rang ou au 16e rang mondial.

Le changement de garde s’accélère alors que les pays émergents gagnent du terrain. Les 7 grands pays émergents auront rattrapé les pays du G-7 d’ici 10 ans (PPA). Dès cette année, l’Inde va supplanter le Japon au troisième rang mondial et le Brésil va enlever à la France sa 8e position. La Chine deviendra la première économie mondiale en 2018, la même année où l’économie indonésienne déclassera l’économie canadienne. Deux années plus tard, la Turquie nous devancera à son tour.

Pour les exportateurs canadiens, ce classement est précieux. Il leur indique les pays qui devraient connaître la croissance la plus solide au cours des prochaines années. En tête de lice, le Vietnam avec une croissance potentielle de 8,8 % par année, suivie de l’Inde à 8 % et du Nigéria à 7,9 %. La Chine et la Russie devraient ralentir la cadence à cause de leur faible croissance démographique. On prévoit une croissance annuelle moyenne de 2,2% pour le Canada.

L’autre donnée essentielle pour nos entreprises, c’est le potentiel économique de notre partenaire négligé (oublié ?) de l’ALÉNA, le Mexique. Je n’ai évidemment rien contre la signature d’un traité de libre-échange avec les Européens, mais nous en avons déjà un avec un pays qui sera, qu’importe la méthodologie, la septième puissance économique mondiale.

Le monde de 2050 ne sera plus le même. L’Europe et le Japon seront distancés. Les États-Unis seront la troisième économie mondiale. La Chine aura repris la position qu’elle a occupée pour l’essentiel de l’histoire humaine, la première.

On ne parle évidemment pas du Québec dans cette étude, mais les économistes québécois prévoient un potentiel de croissance à long terme plus faible que l’économie canadienne pour des raisons démographiques et nous traînons aussi de la patte au niveau de la productivité. Que sera donc le Québec de 2050 ?

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Et où se situera l’Islande, cet état qui a refusé de renflouer les banques et qui a préféré les laisser faire failitte? Actuellement l’Islande s’en sort mieux que prévu et leur économie se remet plutôt bien du crash de 2008.
À preuve que l’adage « Too big too fail » est faux.

Avez-vous vu la nouvelle sur la vente d’une minière à Schefferville? 5 milliards de dollars!
Avez-vous idée de ce que vont valoir nos mines de fer, d’or, de cuivre, de diamant dans les années à venir? L’Asie au complet, sans parler de l’Amérique latine et un jour l’Afrique, vont s’équiper en auto, bus, maisons,au cours des prochaines décennies. Ca prend à la base des matières premières. Le Québec en a!

Le Québec est assis sur une petite fortune. Lorsqu’on mélange l’économie du savoir de Montréal avec l’économie des ressources des régions, le Québec a LA combinaison gagnante pour devenir l’un des plus riches pays de la planète en 2020.

2050 est beaucoup trop loin et les variables bien trop nombreuses pour prédire dans les détails ce qui va se passer, d’ici là le Québec lui même a largement le temps de décliner puis de renaitre, idem pour l’Europe.

Par contre une chose est parfaitement claire, presque l’entièreté du monde – après des années d’égarement socialiste – a découvert la recette de la prospérité et de la croissance: le libéralisme économique, c’est à dire le marché capitaliste. N’en déplaise aux dinosaures gauchistes altermondialistes… Les régions qui s’en sortirons le mieux serons sans doute celles qui sauront le mieux garder le cap sur la liberté économique, ce qui sera probablement le cas des États-Unis.

Compte tenu de cela et de de la taille des populations en question le monde est peut-être à l’aube d’un boom économique sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Nous vivons dans une époque fascinante!

Pauvre Rod! Si les ressources naturelles étaient un signe de prospérité, l’Afrique serait le continent le plus riche au monde.

Ce qu’il faut c’est de la liberté économique et ça le Québec est pauvre dans ce domaine grâcieuseté de ta génération de boomers syndicaleux.

En 2050, le Kebekistan sera une grosse Ile-du-Prince-Édouard s’il reste dans le Canada ou un Cuba du nord s’il est séparé…

Dans les deux cas, le futur est loin d’être reluisant.

En passant, j’aimerais te donner ce livre en cadeau, à quelle adresse je te l’envoie ;-P

http://www.amazon.ca/BOOMERS-FINIRONT-BIEN-PAR-CREVER/dp/2894722893/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1294852932&sr=8-1

@ Rod
#2

Nous avons des ressources, mais jusqu’ici, je trouve qu’on excelle dans l’art de les laisser aux autres sans en bénéficier…

Les économistes sont les liseuses de bonne aventure du 21e siècle. Demandez à 3 économistes ce qui va se passer au cours de la prochaine année, décennie ou autre donnée futuriste et vous aurez 5 réponses. Vous avez autant de chance que l’une d’entre elles se réalise que de gagner à la loto.

L’économie est une science aussi exacte que l’astrologie.

Bien malin celui qui croit savoir ce qui lui pend au bout du nez!!!

@Francis
Tellement vrai. Jusqu’ici on a donné nos ressources. C’est un désastre. Une honte.
Ce qui se passe dans le gaz de schiste est la triste incarnation d’un gouvernement sans politique qui donne tout à ses ti-amis. L’Haiti du Nord.

Cette année on va enfin s’y intéresser. Le politicien qui va trouver la formule pour développer nos richesses, protéger l’environnement, et aller chercher le maximum de retombées pour le Québec, va être élu président de la République

Pour ceux qui s’inquiète de cette évolution il reste que malgré tout, le pib par habitant va rester en faveur des pays riches actuel tel que démontré à la page 23 du document. La chine par exemple passera de 14% du pib par capita à 45%. 100% étant les usa aujourd’hui et encore en 2050. c’est bien beau le pib global mais ca cache parfaitement les inégalités.

@ SensCommunRugueux:

Lisez l’intervention de Pierre Brasseur (# 3).

Elle est concise tout en étant limpide et intelligible.

Seul le capitalisme crée de la richesse (presque tous les pays gaucho-socialistes incluant la Chine, mis à part la Corée-du-Nord, le Vénézuela et Cuba quoique là-bas, on commence à se rendre compte des ravages du gauchisme, n’ont eu d’autre choix que de s’ouvrir à celui-ci) et heureusement que les éteignoirs « Verts-écolo » n’existaient pas à une autre époque au Québec parce qu’aucune des richesses naturelles que nous exploitons actuellement via le privé et qui nous rapporte des dividendes qui nous permettent de payer une partie des services étatiques actuels, ne serait mise en valeur. Nous discourerions encore abstraitement sur le bien-fondé de ces exploitations.

Bref, sans le capitalisme, nous serions « collectivement » encore plus pauvres qu’actuellement au Québec… Imaginez!!!

@ François 1

Je ne dénigre pas le capitalisme. Kossé que vous voulez, comme le disait si bien Winston Churchill: le capitalisme demeure à ce jour le moins pire des systèmes politico-économique. Quand y’en aura un meilleur, on y songera.

Tout ce que j’affirme, c’est que les économistes ne savent que dalle ce qui va se produire dans l’avenir. Ils auront beau faire toutes les analyses les plus sérieuses du monde, nul ne sait ce que l’avenir nous réserves.

Si tel était le cas, l’humanité aurait pu prévenir la crise financière de 2008.

Ils ne peuvent, tout comme les historiens que statuer pour le passé et le présent. Pis quand y’en a un qui réussis à prédire le futur, on lui décerne le prix Nobel d’économie, pis toutes ses autres prédictions ne se réalisent pas.

Tout comme les astrologues, quand leur prédictions se confirment, c’est un coup de chance.