Le mythe de Québec inc.

En interview hier soir à Radio-Canada, Jacques Parizeau a à nouveau fustigé la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui , selon lui, doit davantage stimuler l’économie du Québec, quitte à sacrifier ses rendements. Rien de nouveau sous le soleil. Jacques Parizeau vibre à la couleur du drapeau, moins à celle de la retraite des Québécois. C’est une question d’opinion.

Mais j’ai été étonné de sa compréhension plutôt angélique de ce que serait « Québec inc. ». À l’entendre, les entreprises québécoises auraient une sorte de pacte de sang qui les obligerait à défendre l’intérêt de la race avant celle de leurs actionnaires.

Ce n’est pas dit comme ça, mais c’est ce que je comprends quand il reproche au Mouvement Desjardins d’avoir défendu le dossier de la Bourse de Toronto alors que la Banque Nationale avaient été embauchée par les dirigeants de la Bourse de Montréal.

« C’est la première fois, dit-il, que des entreprises qui travaillent habituellement ensemble dans une optique québécoise se déchiraient.»

Presque 30 ans de métier m’ont appris une chose une deux sur les entreprises. Il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura pas d’histoire d’amour entre les dirigeants de Desjardins et ceux de la Banque Nationale. Ils se disputent férocement votre clientèle et votre argent. Desjardins étouffe au Québec où sa part de marché est exceptionnelle. Le mouvement doit percer au Canada anglais et on ne refuse pas un client comme TSX quand il frappe à votre porte. Si Desjardins est plus gros et plus rentable, tous ses membres en bénéficieront.

Et qu’est ce que ce mythe de « l’optique québécoise. » Est-ce à dire que parce qu’on est Québécois il faut toujours s’aimer et s’entraider au nom d’intérêts supérieurs à la rentabilité des entreprises ? Croyez-vous qu’il y a une histoire d’amour entre Transcontinental et Quebecor ? Leurs dirigeants se réveillent la nuit pour s’haïr ! Pensez-vous que les patrons de Jean Coutu et ceux de Métro sont dans un processus d’adoration mutuelle ? Bien au contraire…

C’est la concurrence féroce qu’elles se livrent sur leur marché local qui a permis à certaines de nos entreprises de rayonner à l’extérieur. La rivalité les a rendues meilleures.

L’expression Québec inc. a été créé par le journaliste Matthew Fraser, en 1987. C’était une formule facile et punchée pour faire état de toutes ces nouvelles entreprises nées de l’entreprenariat québécois et qui jouaient un rôle de plus en plus important dans l’économie du Québec.

Cela n’a jamais été un cartel nationaliste où l’intérêt d’une cause primait sur les intérêts des actionnaires respectifs.

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Je croyais que Québec Inc avait été inventé par Monsieur lui-même au début des années 80 lorsqu’il avait lancé son plan d’achat actions de PME?

J’ai écouté l’entrevue hier soir et il n’a jamais dit qu’il fallait sacrifier les rendements de la Caisse par des achats chez nous. Il a plutot critiqué la sortie de Rousseau à la Commission parlementaire. Il a trouvé inoui de voir que le Caisse a des actions dans une soixantaine de banques à travers le monde mais pas dans la Banque Nationale! Incroyable non lorsqu’on sait que Rousseau vient de là!
Vs avez vus le rendement de la BN depuis le début du siècle?
http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/frames.asp?symb=ca%3Abbd.b&time=&freq

Elle est passée de 18$ à 50$, du 275% en 7 ans! En plus des dividendes! La Caisse n’a pas fait la moitié de ça! C’était quoi le risque d’investir dans la BN?

Parizeau veut que la Caisse investisse dans la BN de peur de voir des étranger l’acheter.

Parizeau aurait du faire ses devoir parce que le Canada impose, malheureusement, une tonne des restriction sur les investissement étranger dans les banques canadiennes.

Jacques Parizeau m’apparait comme le père idéologue inconscient de l’appauvrissement des Québécois, en commençant par la désindexation unilatérale des pensions de retraite des employés des secteurs public et parapublic en juillet 82, de l’incitation à « l’assasinat » (sic) des mêmes retraités dans un discours des dernières années devant les étudiants de l’Université Laval, coupables selon ses fausses prétentions d’avoir endetté le Québec… et instigateur d’une sorte de grand jeux advenant une victoire du oui en 1995, en se servant de l’argent des mêmes retraités pour stabiliser la situation financière du Québec. Et que dire de la gouverne de la CDP sous Jean-Claude Scaire, ami de Bernard Landry, ami de Jacques Parizeau, ami de … dont les rendements ont été les plus mauvais des 30 dernières années.

Si c’est là la genre de modèle de société bizarre que met de l’avant la culture des souverainistes à la Parizeau, très peu pour moi…

Robert De Blois, ing.
ingénieur – administrateur
retraité de la fonction publique du Québec.

Ce que Monsieur Parizeau souhaite, en somme, c’est que la Caisse aide à conserver chez nous ce qui doit demeurer chez nous.
Le Québec n’est pas le seul pays (pardon ! j’anticipe…) au monde où on a la fibre patriotique.
Aucun pays n’aime voir ses fleurons être vendus à d’autres.
Écoutez les hurlements des Américains quand des Japonais ou des Arabes achètent des compagnies américaines !
Ils n’aiment pas ça ! Ils crient au vol ! Ils ont peur !
Au Québec, c’est pareil : La Banque Nationale est sur le point d’être vendue à Dieu sait qui et personne ne protesterait ??

Je rejoins Vandalle et Parizeau. L’égoisme de nos petites élites qui ne pensent qu’à leur maudit nombril, qui se chr.. du peuple et qui n’ont aucune vision nationale.

http://argent.canoe.com/lca/chroniqueurs/michelvandewalle/archives/2008/02/20080201-064055.html

v v M. Parizeau n’a pas tort.

Depuis une bonne décennie, on ne sent plus dans le milieu financier québécois cette espèce de relative « entraide », à défaut d’un meilleur terme, qui amenait des institutions autrement concurrentes à collaborer pour maintenir au Québec une masse critique de centres de décision.

On ne voit plus comme autrefois la Caisse de dépôt, le Fonds de solidarité, la Société générale de financement, la Banque Nationale ou le Mouvement Desjardins être des alliés de circonstance pour préserver ce que Claude Béland appelait un « noyau dur » d’entreprises québécoises.

Il y a une décennie, les ventes d’Alcan, de Domtar, d’Abitibi-Consolidated, de BCE, de la Bourse de Montréal auraient provoqué des levées de boucliers et des débats publics passionnés.

Aujourd’hui, une ou deux voix posent des questions, puis tout le monde retourne à ses petites affaires. Quand c’est rendu que le Mouvement Desjardins conseille la Bourse de Toronto pour organiser la prise de contrôle de la Bourse de Montréal, on reste bouche bée !

Les résultats trimestriels, les profits à court terme ont amené ces entreprises et ces institutions financières à avoir une attitude à courte vue qui n’a plus grand-chose à voir avec l’intérêt public de la société qui leur a permis de se développer.v v v Quant à la Caisse de dépôt, il est vrai que le rendement est devenu une obsession qui lui a fait mettre de côté, au moins en partie, son rôle moteur dans l’économie québécoise.

Un virage devait être fait, après des années d’intervention dans des entreprises québécoises. La volonté de préserver à tout prix certaines d’entre elles – pensons à Steinberg – a conduit à des décisions discutables qui ont affecté les résultats certaines années.

En contrepartie, l’idée fixe du rendement peut aussi conduire à de mauvais gestes, comme on le voit actuellement avec l’affaire du papier commercial. Pour aller chercher quelques points centésimaux de rendement de plus, on a investi dans des produits financiers exotiques qui risquent de nous coûter cher. On connaîtra la facture dans quelques semaines, au moment de la publication des résultats de 2007.

Tout comme M. Parizeau, on peut s’étonner du fait que la Caisse de dépôt ne détenait au 31 décembre 2006 aucune action de la Banque Nationale. Elle n’en avait pas non plus d’Abitibi-Consol (qui a fusionné avec Bowater), aucune de BCE et pratiquement rien dans Alcan.

Entre l’interventionnisme aigu et l’absence de participations en actions dans certains grands joueurs du Québec, il y a un juste milieu que M. Parizeau a bien fait de rappeler.

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M. Deblois, le sort des retraités de l’État ne fera pas brailler grand monde…

Je suis retraité de l’état et je ne me plaint pas. De Blois est un fédéraliste et ça lui sort par tout les pores de ces écrits (hum).

« Jacques Parizeau m’apparait comme le père idéologue inconscient de l’appauvrissement des Québécois, en commençant par la désindexation unilatérale des pensions de retraite des employés des secteurs public et parapublic en juillet 82, » (Robert De Blois)

J’ai une sœur, son mari, la mère de mes enfants, ma compagne actuelle qui sont passées dans la moulinette du début des années 80. Donc je suis au courrant de cette affaire.

Alors M. De Blois si Parizeau est inconscient, pas moi.

L’indexation sert à se mettre à l’abri de l’inflation M. De Blois. L’inflation M. De Blois c’est pour tout le monde sans exception, surtout quand elle est près de 10%.

Les salaires indexés c’est s’enrichir sans effort aux dépens de ceux qui ne le sont pas.

Quand les personnes que j’ai mentionnées ci haut se plaignent, et vu que c’est moi qui paye, et qu’en tant qu’employeur le gouvernement ne m’as pas indexé et ne le fera jamais, sinon que pour me faire payer, ma pression monte et les choses reprennent vite leurs places.

L’indexation a été un facteur très important de transfert d’argent des pauvres vers les mieux nantis qu’eux comme vous l’êtes monsieur.

Alors M. De Blois je n’ai pas aucunement envie de brailler à quatre pattes par terre sur le sort d’un privilégié de la société comme vous.

« Écoutez les hurlements des Américains quand des Japonais ou des Arabes achètent des compagnies américaines ! » (Garamond)

M. Garamond les Américains sont protectionnistes et pas seulement l’administration mais aussi la population. Buy America! Avec le drapeau US.

Un autre exemple, les Juifs. Ils ne sont que 14 millions dans le monde, mais ne passent pas inaperçus. Ils se serrent les coudes eux.

Pourquoi cela serait-il proscrit pour nous et d’en faire autant avec la caisse.

Mon grand père faisait de la « juifrie » comme il le disait.

« Croyez-vous qu’il y a une histoire d’amour entre Transcontinental et Quebecor ? Leurs dirigeants se réveillent la nuit pour s’haïr ! Pensez-vous que les patrons de Jean Coutu et ceux de Métro sont dans un processus d’adoration mutuelle ? Bien au contraire… » (Pierre Duhamel)

Ça c’est bien Québécois!

En Floride, les entrepreneurs en construction, concurrents se parlaient, ils étaient amis, ils échangeaient leurs trucs parce qu’ils étaient du même milieux.

Au Québec ils se haïssent à se donner des jambettes pour se démolir mutuellement.

Tout cela est dépendant de la grandeur de l’arène dans laquelle les entrepreneurs opèrent.

« Parizeau aurait du faire ses devoir parce que le Canada impose, malheureusement, une tonne des restriction sur les investissement étranger dans les banques canadiennes. » (Gagnon)

Monsieur l’expert en finances Gagnon, quand vous arriverez à la cheville de Parizeau vous aurez fait un sacré bout de chemin.

Pour ce qui est de la connaître, Parizeau en est le père pour ne pas dire le créateur.

Et, depuis 2005, sous la Gouverne de votre Gouv Charest M. Gagnon, a enchâssé dans la loi la mission de la caisse.

« La Caisse a pour mission de recevoir des sommes en dépôt conformément à la loi et de les gérer en recherchant le rendement optimal du capital de ses déposants dans le respect de leur politique de placement tout en contribuant au développement économique du Québec. »

Cela n’a jamais été un cartel nationaliste où l’intérêt d’une cause primait sur les intérêts des actionnaires respectifs.

Excusez l’erreur du #11.

« Cela n’a jamais été un cartel nationaliste où l’intérêt d’une cause primait sur les intérêts des actionnaires respectifs. » » (Pierre Duhamel)

Mais si c’était le cas ne pensez-vous pas que tous les Québécois seraient gagnants, comme pour biens d’autre nationalités très riches et prospères.

L’on peut faire de la grosse argent sans se foutre des siens. Demandez aux Italiens et aux Juifs du Québec.

@ jacques noel:

J’espère bie que nos businessmen ne pensent qu’à leur nombril et se fichent des intérêts nationaux.

Parce que si tel est le cas, ça veut dire que la proproété privé existe encore au Québec.

Imagine si je débarquais chez vous et que je disait: « Noel, la télé que tu possèdes m’appartient aussi, elle appartient à notre nation et j’exige de pouvoir l’utiliser ». Tu m’enverrais promener. Alors pourquoi il serait acceptable de se pointer dans une entreprise pour dire « cette usine nous appartient ». Agir de la sorte est s’est du banditisme.

Si des étrangers veulent acheter des etreprises, moi je leur souhaite la bienvenue, c’est bien que des investisseurs étragers veulent investir au Québec.

C’est des pays sont assez bêtes pour sacrifier leur développement économiques avec des lois protectionistes, on est surtout pas obliger de les imiters !