Le mythe des jobs McDo

Vous avez déjà entendu ou lu l’argument selon lequel les emplois bien payés du secteur de la fabrication seraient systématiquement remplacés par des jobs à faible salaire dans le secteur des services. L’image de ce phénomène, c’est celle d’un travailleur syndiqué de 50 ans, payé 30 dollars de l’heure, qui perd son emploi et qui se retrouve à flipper des hamburgers au salaire minimum chez McDonald.

Pour ceux qui véhiculent cette légende urbaine, ce serait la preuve ultime que la mondialisation et le « néo-libéralisme » sont néfastes et ne cessent de nous appauvrir.

Le problème, c’est que ce n’est pas vrai. Il n’y a pas d’appauvrissement de la société ni de migration vers les jobs moins bien payés. Vous avez aussi tous remarqué que l’immense majorité des employés de McDonald ont à peine 20 ans. Le fameux travailleur de 50 ans et plus, on le cherche encore…

Si les 143 000 emplois perdus au Québec dans le secteur manufacturier depuis 2002 ont tous été remplacés par des emplois à des salaires de misère, comment expliquer alors que la rémunération hebdomadaire moyenne et que le revenu personnel disponible des Québécois ont augmenté de 17 % pendant la même période ?

Voilà la réponse : en 2007, 307 000 emplois ont été créés au Canada dans des secteurs qui paient plus que la fabrication. Parmi les secteurs où la rémunération des salariés est plus élevée que dans le manufacturier, on compte 74 000 emplois créés dans la construction, 65 000 dans l’information et les industries culturelles et 78 000 dans l’administration publique.

Ce qui suit est particulièrement intéressant. Malgré la crise et les emplois perdus, les salaires ont connu une plus forte hausse (+ 3,5%) dans le secteur manufacturier que dans l’économie en général (+3,1%) au cours des dix premiers mois de 2007. Comment expliquer ce paradoxe si ce n’est que les emplois perdus n’étaient finalement pas si bien payés et qu’ils provenaient des secteurs les moins productifs de l’économie ?

Laisser un commentaire

Un p’tit mot sur les jobs des gras durs. Une femme à Québec, tannée de voir passer devant elle tous les candidats ethniques a pris les grands moyens: elle s’est trouvé un ancêtre amérindien à la quatrième génération. Ca marché
Allez voir les stats sur l’embauche ethnique à Montréal à la RAMQ, la SAAQ et aux Communautés culturelles. A partir de la page 13. Hallucinant!

http://www.accommodements.qc.ca/documentation/memoires/A-N-Montreal/syndicat-de-la-fonction-publique-du-quebec.pdf

L’argument que vous dénoncez est généralement le fait soit de gens naïfs qui l’ont cru sans se poser de questions soit de gens mal intentionnés qui poursuivent un but peu avouable. On ne fait pas carrière chez McDo, on y travaille pendant nos études. C’est aussi une façon d’acquérir une expérience de travail qui servira à se trouver un emploi à la fin de ses études.
Je connais plusieurs personnes qui travaillent chez Reno-Dépôt, Wal-Mart et Canadian Tire qui sont des retraités. Ils n’y travaillent pas parce que leur revenus de pension ne les fait pas vivre mais parce qu’ils s’ennuyaient et que ça leur fait faire du «social». Va-t-on dire maintenant que les retraités sont obligés d’accepter des jobs à 10$/heure pour pouvoir vivre décemment?

L’avocat du diable.

« Le fameux travailleur de 50 ans et plus, on le cherche encore… » (Pierre Duhamel)

Mais ils sont ou?

« Malgré la crise et les emplois perdus, les salaires ont connu une plus forte hausse (+ 3,5%) dans le secteur manufacturier » (Pierre Duhamel)

Dans mon cas, l’automatisation de l’entreprise et la formation a augmenté la productivité, augmenté le nombre d’emplois, augmenté les salaires, augmenté la qualité, transformée et créé de nouveaux produits et « scrapé » les jobs plates sales et ce sans mise à la porte.

Tout cela se passait au même moment (il y a 20 ans) où l’on disait que l’automatisation créait du chômage, juste après que les employés de postes Canada s’opposèrent à la mécanisation.

Cette époque a coûté extrêmement cher en emplois et à la productivité du Québec et nous ne sommes pas encore sortis de cette sombre période.

Les gens qui commentent les affaires tant du milieu des entreprises que du milieu des affaires et des critiques spécialisés, ont tendance à ne voir ou a montrer qu’un côté de la médaille, ce qui est néfaste voir catastrophique ou fatal pour un dirigeant d’entreprise.

C’est le même cas pour une société.

Il est à noter que les soupes populaires augmentent leurs chiffres d’affaires aussi.

Une perte considérable en ressources humaines et de richesse.

Serait-ce dû à la création de la misère des nôtres ou à l’immigration?

Merci, M. Noël pour cette référence.

C’est de la folie suicidaire. Les meilleurs Québécois sont tassés pour embaucher des immigrants incompétents.

Ce document confirme mes observations. Une personne proche, dans la fonction publique, a constamment des problèmes avec des employés immigrants qui maîtrisent mal la langue française pourtant essentielle et vitale pour les gens qu’ils desservent. Cela la surcharge de travail.

En quelque sorte il répond à une partie la dernière question de mon billet sans vous avoir lu.

Et dire qu’on n’en veut encore plus des immigrants pour les accommoder encore plus au détriment des Québécois.

En plus on traite les Québécois de racistes et de xénophobes.

Si on était accommodant ce serait quoi?

PS. Il n’y a pas seulement que dans la fonction publique que des grossièretés semblables se passent.

http://www.canoe.com/infos/dossiers/archives/2008/01/20080114-100825.html

Bravo pour cette mise au point M. Duhamel.

Toute économie doit s’adapter continuellement. Qui fige va souffrir.

Encore une fois Pierre Duhamel met en plein dans le mille.

Il est impératif de dénoncer les mythes économiques qui empoisonnent le discours public au Québec.

Mon conjoint travaillait dans le secteur manifacturier salaire annuel d’environ 35000,00 par année.Moi je suis a la maison pour élevé nos enfants.on ne fait pas de folie mais on vit assez bien. Apres 27 ans de service l’usine a fermé ses portes, prime de départ de 8 semaine de salaire. Il se trouve un emploi dans un commerce bien en vue mais a un salaire de misere de 13,000 par année. Moi toujours a la maison parce que j’ai pris soins de ma mere qui est décédé l’an dernier d’un cancer ( 8 ans)quelles sorte de travail puis-je trouver a l’age de 50 ans. Ce ne sont pas des mythes c’est la vrai vie pour beaucoup de personnes qui ont perdu un emploi, qui sont trop jeunes pour la retraite.Les Commerce a grande surface comme canadien tire ,wallmart et les autres n’offre qu’un salaire de misère a ces gens la. Les jeunes eux ne sont la en partie que poue retirer le salaire mais l’ouvrage ne se fait pas, sa jase sur les heures d’ouvrage, ils ne sont pas la pour répondre aux clients mais ils sont bon….. la farce.

Les plus populaires