Le mythe du dollar faible

Est-ce vraiment la valeur de notre dollar qui nous fera vendre plus de marchandises sur les marchés extérieurs, ou la vigueur intrinsèque de ces marchés ? demande Pierre Duhamel.

Vous connaissez la chanson, d’autant qu’on vous l’a fredonnée souvent, y compris dans ce blogue. Elle raconte, en gros, que le Québec et l’Ontario bénéficient d’un dollar canadien plus faible qui favorise leurs exportations, alors qu’un huard costaud nuit à leur compétitivité et leur porte préjudice.
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L’un des refrains dit même que quand ce dollar canadien est fort, c’est uniquement la faute du prix du pétrole, dont seules l’Alberta et, dans une moindre mesure, la Saskatchewan, bénéficient.

Ce ne serait pas la maladie d’amour, mais la maladie hollandaise. Certains la décrient et la voient comme une preuve supplémentaire du non-fonctionnement de la fédération canadienne.

Les choses ne sont jamais simples quand on parle économie. Il y a d’abord les différends idéologiques et politiques, comme dans tous les sujets qui touchent à la vie en société. Même chez les économistes qui partagent les mêmes sensibilités, il y a des divergences sur l’appréciation de certains phénomènes.

Par exemple, certains disent que le dollar canadien est une pétro-monnaie qui fluctue au rythme du prix du pétrole. D’autres feront remarquer que le dollar australien suit la même cadence et qu’il faut plutôt attribuer, au marché des matières premières en général, les fluctuations de la devise canadienne. Le grand joueur qui bat ici la mesure est évidemment la Chine.

Oui, mais comment peut-on alors expliquer la baisse simultanée de l’euro et de la plupart des devises face au dollar américain ? Les pas de danse de ces monnaies ont peu à voir, peut-on argumenter, avec le prix des matières premières et du pétrole.

Peut-on donc conclure que le dollar canadien, comme la plupart des devises, est évalué par rapport au dollar américain, ultime monnaie refuge en périodes d’incertitude et de repli économique ?

Si c’est le cas, ce n’est pas le dollar canadien qui est fort ou qui est faible en soi, mais le dollar américain qui avance ou qui recule. Il suffit que le billet vert soit fort pour que le dollar canadien soit faible, comme c’est le cas maintenant.

Je reviens à cette idée du dollar faible qui stimule nos exportations. Est-ce vraiment la valeur de notre dollar qui nous fera vendre plus de marchandises sur les marchés extérieurs, ou la vigueur intrinsèque de ces marchés ?

Emanuella Enenajor, une économiste de la Bank of America Merill Lynch, vient de publier une étude qui balaie du revers de la main l’argument voulant qu’un dollar canadien faible favorise nécessairement nos exportations vers ce pays.

Intuitivement, on serait tenté de le penser. Si une entreprise de Montréal peut vendre à un client américain un produit 30 % moins cher qu’un concurrent américain, il en bénéficie grandement.

Ce n’est pas si simple. Emmanuelle Enenajor a eu beau chercher, elle n’a pas trouvé de corrélation significative entre la valeur du dollar canadien et les exportations vers les États-Unis. La variable qui compte ici, c’est la demande américaine. Si les consommateurs américains sont frugaux, nos exportations seront moins fortes, qu’importe la valeur du huard.

L’article du Globe and Mail qui rend compte de cette étude affirme que la corrélation serait six fois plus forte entre les exportations canadiennes et les dépenses de consommation aux États-Unis qu’entre nos ventes chez nos voisins et la valeur du dollar canadien.

Cela a le bonheur d’expliquer que les exportations ne décollent pas de façon spectaculaire malgré la chute du dollar canadien. Les consommateurs américains sont très prudents et peu dépensiers par les temps qui courent, et ils achètent moins d’autos qui pourraient être fabriquées au Canada, ou alors construites à partir d’aluminium ou d’autres produits canadiens.

Tout cela est plus complexe que la ritournelle du début, qui rend le pétrole albertain seul responsable de notre perte de compétitivité sur d’autres marchés et qui veut que la baisse du dollar canadien soit une bénédiction nous permettant de retrouver la prospérité dans l’avenir. C’est plus compliqué…

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes de la chaîne Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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33 commentaires
Les commentaires sont fermés.

L’économie n’est pas une science mais un art. Les économistes ne sont donc pas des scientifiques mais des artistes. Avec les résultats de que ça donne.
Aucun n’avait prévu la crise de 2008 (en 2007)
Aucun n’avait prévu le baril à 40$ (en 2013)
Aucun n’avait prévu Bombardier à 2$ (en 2000 lorsqu’il était à 25$)
Aucun n’avait prévu que le Qatar devriendrait le pays le plus riche au monde (en 1970 quand Bourassa riait du Qatar pour rire des séparatissss)

Pourtant les économistes gagnent 100 fois ce que les artistes gagnent

« Aucun n’avait prévu la crise de 2008 (en 2007) »

En fait oui, il y en avait :
http://www.iim-edu.org/thinktank/publications/economics-journal/US-Economic-Risks-Strategies-2007-2017-Policy-White-Paper/index.htm
http://www.bankrate.com/brm/news/mortgages/bakerfamily.asp
https://www.youtube.com/watch?v=_HFNJw7xGSA

« Aucun n’avait prévu le baril à 40$ (en 2013) »

Cette situation ne relève pas du libre-marché, c’est davantage politique qu’économique.

« Pourtant les économistes gagnent 100 fois ce que les artistes gagnent »

Hey boy…même le directeur de la Réserve fédérale américaine ne regarde pas le salaire de Guy A. Lepage de très haut (201 700$/an vs ???). Évidemment la plupart des économistes gagnent dans les 5 chiffres, ce qui réprésente toujours pas 20 fois le revenu du BS (le stricte minimum qu’un artiste va gagner).

Bravo Simon-Pierre Lussier! Faire des affirmations gratuites c’ est facile mais les documenter c’ est autre chose!

Considérant le nombre de prévisions qu’ils font, inévitablement un jour y’en a un qui vise juste. C’est comme la montre arrêtée qui donne l’heure juste deux fois par jour.

Letao, il gagnait combien?

« Considérant le nombre de prévisions qu’ils font, inévitablement un jour y’en a un qui vise juste. C’est comme la montre arrêtée qui donne l’heure juste deux fois par jour. »

Réplique bien punchée! Mais quand on arrête de faire le clown 2 minutes et qu’on regarde ce sur quoi ils s’appuient pour faire ces prévisions, on peut constater que leur analyse était un peu plus songée qu’une horloge arrêtée.

« Letao, il gagnait combien? »

En quoi est-ce pertinent? D’ailleurs même s’il gagne 200 000$ par année, ça représente toujours pas 100 fois le salaire de l’artiste le plus pauvre et encore moins la moyenne des artistes quand on prend en compte les salaires élevés des vedettes.

Parce que les tartisses qui, eux, contrairement aux économistes, sont subventionnés jusqu’au trognon, avaient prévu tout ça???

Eh ben… Des preuves?

Ben Oui…

Faudrait surtout pas discréditer les merveilleux sables bitumineux fédéraux…..

Tout vrai économiste sait très bien que SEULES les données considérées sur une LONGUE période peuvent être significatives.

Selon certains illuminés partisans crasses le fait de vendre à prix moindre (dans le merveilleux marché en concurrence pure et parfaite) ne serait pas efficace…puisque, qu’une étude ( intéressée ? ) démontre que, à court terme, on ne voit pas de corrélations… Misère…

Rien ne sert d’attendre… Surtout, quand on est pressé de conclure ce qui nous intéresse de conclure !!!

La demande mondiale reviendra peut-être, lorsque les pays acheteurs se seront remis de la crise provoquée par nos grands CUPIDES de Wall Street….

Lorsqu’on regarde les choses pragmatiquement, il est facile de comprendre que ce qui permet de fixer la valeur d’une monnaie, c’est le volume des échanges des monnaies les unes par rapport aux autres. Compte-tenu de notre proximité avec les États-Unis et compte-tenu aussi du volume de nos échanges commerciaux, notre monnaie est liée au dollar américain.

Ce qui explique la baisse relative de notre dollar face au dollar américain, c’est essentiellement parce que le dollar américain s’est apprécié par rapport à d’autres monnaies, notamment l’Euro. Certaines monnaies sont plus stratégiques que d’autres, c’est le cas du dollar américain qui est redevenu la monnaie de réserve par excellence, c’est aussi le cas du Franc suisse notamment qui s’est beaucoup apprécié ces temps derniers.

Hors la Suisse n’a pas une goutte de pétrole à vendre je ne penserais pas que l’accroissement de la valeur de cette monnaie soit dû à une croissance phénoménale de la vente de fromage d’emmenthal ou des barres de chocolat tendres. Il y forcement d’autres facteurs qui rentre en ligne de compte.

Si on considère qu’il s’échange sur la seule place de Londres l’équivalent de près de 2 milliards de dollars US par jours sur toutes sortes de devises, Londres représentant environ 30 % du Marché des changes, ce sont plus de 6 milliards qui s’échangent dans le monde chaque jour.

C’est dire que le marché de l’argent est à proprement parler colossal (c’est le premier marché a monde), c’est dire également que le seul négoce du pétrole à la hausse ou à la baisse, qu’il pèse un poids très relatif sur le cours des devises à l’exception de quelques pays. Le pays le plus touché d’ailleurs par cette baisse des produits énergétiques étant essentiellement la Russie. L’explication en est simple également. Ce pays tire actuellement près de 80% de sa richesse du gaz et du pétrole. D’où ses plans adoptés récemment pour augmenter la diversification de leur économie au cours des dix prochaines années.

Tout cela pour dire qu’un dollar canadien bas n’est avantageux qu’à condition que le pays offre une gamme de produits et de services attractifs. Plus le nombre de produits et services sont attractifs. Plus ils rencontrent les besoins, les nécessités ou les envies d’une clientèle nombreuse et diversifiée, venant de toute part dans le monde et plus le « made in Canada » aura des chances de trouver des preneurs.

La valeur de la monnaie est peut-être un incitatifs, si ce n’est que les meilleurs incitatifs sont :
— La disponibilité des produits et services.
— La rapidité pour fournir ces produits et services.
— La qualité des produits et services offerts.
— Le choix des dits produits et services.
— Les conditions de financement et de paiements de toutes ces commodités.
— L’efficience des services après-vente.
— Finalement l’aspect attractif du prix et un facteur au niveau de la négociation. Si ce n’est que le prix dépend plus de la maitrise des coûts de production et non spécifiquement du taux de change obtenu par l’acheteur au moment du règlement de la transaction.

« Tout cela pour dire qu’un dollar canadien bas n’est avantageux qu’à condition que le pays offre une gamme de produits et de services attractifs. »
L’inverse est vrai aussi. Il faut qu’il y ait une demande.

Je voudrais ajouter que si l’on perd un marché pendant plusieurs années on ne le récupère pas en l’espace de quelques semaines. Ça prend énormément de temps pour le recouvrer. Souvent c’est l’équivalent de recommencer à zéro pendant des années. Certains peuvent avoir fermé les portes.

« Grâce aux hydrocarbures, la Russie est devenue la huitième économie mondiale. Ce secteur représente aujourd’hui les deux tiers des exportations russes et 35% du PIB. La Russie est devenue le premier pays producteur de pétrole et de gaz au monde. Cependant, ces résultats sont insuffisants pour le développement d’un pays qui cherche à faire partie des leaders de l’économie mondiale, écrit mardi le quotidien Vedomosti. » (le 25.06.2013)

Sous toutes réserve, je pense que c’est 25% aujourd’hui.

Ce pays évolue très vite.

« Emanuella Enenajor, une économiste de la Bank of America Merill Lynch, vient de publier une étude qui balaie du revers de la main l’argument voulant qu’un dollar canadien faible favorise nécessairement nos exportations vers ce pays. »

Une économiste de la Bank of America Merill Lynch!!!
Faites moi rire, parlez moi en des voleurs et des menteurs. Bank of America a quelque chose comme 30 milliards de poursuites sur le dos à cause des subprimes. Elle a perdu plus de 3 milliards avec poursuite de Fannie Mae.

« Par exemple, certains disent que le dollar canadien est une pétro-monnaie qui fluctue au rythme du prix du pétrole. D’autres feront remarquer que le dollar australien suit la même cadence et qu’il faut plutôt attribuer, au marché des matières premières en général, les fluctuations de la devise canadienne. » (Pierre Duhamel)

Vous n’avez pas le tour de jouer avec les mots M. Duhamel. Je regrette. Le pétrole est une des « matières premières en général » et le mal hollandais est reconnu par tous les gens de la planète sérieux dans dans le domaine.

Encore une fois vous essayez de brouiller les cartes pour nous en passer une petite vite.

****Erratum :
Au quatrième paragraphe de mon texte précédent, j’ai fait état de 2 milliards de dollars de devises échangées chaque jour à Londres et environ 6 dans le monde. Il convenait de lire non pas 2 et 6 mais 2000 et 6000.

« Emmanuelle Enenajor a eu beau chercher, elle n’a pas trouvé de corrélation significative entre la valeur du dollar canadien et les exportations vers les États-Unis. »

Ben oui, c’est sûr que si on prend en compte les exportations d’énergie, il y aura pas d’impact… Est-ce que Mme. a regardé les exportations de produits manufacturiers? Parce qu’il est là le mal hollandais.

D’ailleurs Emanuella Enenajor était une ardente défenseure de l’analyse du mal hollandais au Canada il n’y a pas si longtemps : http://www.huffingtonpost.ca/2014/09/10/dutch-disease-canada_n_5798954.html

Je ne vois vraiment pas de cohérence entre cet article et ce qui est rapporté dans le texte de M. Duhamel.

Le mythe du dollar faible ressemble beaucoup à un paralogisme : deux données exactes mènent à une conclusion fausse. A l’époque moderne, un mark fort n’a pas empêché l’Allemagne d’aligner les succès à l’exportation alors que, simultanément, le franc (français) faible s’accompagnait de grosses difficultés pour les exportateurs. Actuellement, les deux pays ont la même monnaie et les deux balances commerciales reflètent toujours la même tendance historique : positive en Allemagne, négative en France. Dans le même sens, le francs suisse, qui valait 0.22 USD vers 1960 est égal maintenant à 1 USD : + 450 % ! Et pourtant les exportations suisses ont rarement été aussi florissantes ! A la conclusion d’Emanuella Enajor, tout à fait fondée, permettez moi d’ajouter un élément : la qualité ou, mieux, la réputation de qualité. Il est beaucoup plus facile de vendre un produit cher mais élaboré et bénéficiant d’une aura qu’un produit peu coûteux mais rudimentaire et avec une image médiocre. Il est temps d’abandonner la vente de « 3 par 4 » pour passer aux maisons et aux meubles réputés, et, encore mieux, aux produits de la technologie moderne. Certaines entreprises canadiennes y parviennent parfaitement car elles bénéficient d’une belle image : qualité et innovation.

Avec tout le respect que je sois à madame Enenajor, il semble qu’elle ait une vision très américaine des échanges commerciaux. L’association des producteurs forestiers du Canada ainsi qu’une autre association du domaine ont publié en 2009 si ma mémoire est bonne des mémoires sur la balance commerciale provoquée par l’augmentation rapide du dollar canadien entre 2000 et 2008. De plus les membres de l’Association des producteurs forestiers du Québec ont eux aussi tablée une étude lorsqu’ils se sont fait passer un sapin de près de 2$ de dollars à titre de compensation aux américains il y a aussi quelques années dont la cause n’est rien d’autre que le taux de change dont les Américains ont prétexté pour les emmerder.

Ce sont principalement les minières qui en ont toujours payer le gros prix et vous devez vous souvenir de la fermeture de la Iron Ore par son président Brian Malronné qui était à la solde de l’entreprise américaine qui voulait reconduire l’entente de 49 ans signée par Duplessis pour un cent (0.01$) la tonne de fer.

L’Inde a préféré fermer ses mines que de laisser leur minerais pour des pinottes ces dernières années. Ce fut le cas et ce l’est encore au niveau de la bauxite pour l’Australie qui détient, incluant ses actions en Indonésie plus près de 41% du minerai de la planète et n’entend pas servir de tapis pour les multinationales de l’aluminium mais la vend à Rio-Tinto, entreprise australienne et britannique que pour ces installations en Australie. La cause, le taux de change avec plusieurs pays dont la Grande Bretagne, le Canada et les États-Unis.

La Chine qui détient environ 16% du minerai est aux prises avec l’accessibilité aux sites miniers pour différentes raisons obscures.

Le prix de la bauxite a augmenté en flèche depuis 2011 ce qui fut une des causes de la fermeture d’une industrie de l’Aluminium sur la Côte Nord et la diminution de la production chez Alcan au Lac-St-Jean et la fermeture de celle de Shawinigan. Beaucoup d’autres ont fermé les portes en Europe et États-Unis sous prétexte des inventaires trop élevés. De plus Russal qui se pétait les bretelles comme étant la plus grande aluminerie de la planète ne détient que 2% de la bauxite et fut presque entièrement fermée l’année dernière. Quelle raillerie à son meilleur !

Les taux de change sont directement lié aux balances commerciales hormis quelques autres éléments beaucoup moins significatifs. Les taux d’échange sont rarement liés aux produits finis si ce n’est que pour la production automobile pour les Asiatique puisque les américains ne peuvent vendent leur bérouettes à l’extérieur des États-Unis hormis le Canada. Dans le cas de l’électronique c’est différents puisque les produits sont fabriqués en Chine mais les profits sont engrangés par des corporation américaines.

Coup dur pour les diplômés en sciences molles pas de maths qui excusaient la piètre performance économique du Québec par la « maladie du Hollandais » l’année dernière…

Depuis que le dollar Canadien a perdu des plumes, ces mêmes ignares s’époumonent à décrier les prix « exorbitants » des produits importés et plus particulièrement ceux de la nourriture. Mais ils travaillent fort à tenter de nous convaincre que dans un Québec séparé et privé de près de $20 MILLIARDS par année, que nous vivrions dans leur Eldorado mais sans nous expliquer comment et avec quelle monnaie.

« Mais ils travaillent fort à tenter de nous convaincre que dans un Québec séparé et privé de près de $20 MILLIARDS par année »

On peut savoir d’où vous prenez ces chiffres? J’entends Couillard en parler, mais de ce que j’en sache ce ne sont pas chiffres officiels (qui proviendraient de Statistique Canada, l’ISQ ou un ministère quelconque du Québec), alors j’aimerais bien savoir par quel calcul vous en arrivez à ça.

« …un Québec séparé et privé de près de $20 MILLIARDS par année… »

Moi aussi je veux voir les source d’une telle déclaration.

D’après toi le Canada ferait un CADEAU de VINGT MILLIARDS au Québec!!!

Woua ha ha… Un cadeau du Canada au Québec. Le ROC n’en a pas les moyens.

Le mythe du dollar faible? un des éléments fondamentaux de l’économie, l’offre et la demande, est devenu un mythe?
toujours des titres exagérés?
qui croire si les économistes ne croient plus à leurs fondamentaux?

On ne peut plus se contenter de vendre de la camelote en profitant d’un dollar faible. Il faut vendre du contenu, ce qui signifie créativité, innovation, technologie, productivité. Dommage que lorsque le dollar est fort, nos entreprises préfèrent constituer des réserves financières plutôt que d’investir, en achetant notamment à prix réduit des équipements de dernier cri aux États-Unis et en Europe. Quand l’opportunité se présente, nous n’avons rien de nouveau à offrir. Mes excuses à des entreprises comme BRP et Bombardier qui déploient de tels efforts mais elles ont hélas trop peu d’imitateurs. trop seuls.

Au fond c’est le syndrome de la saucisse hot-dog. Plus fraîche plus de gens en mangent et/ou plus de gens en mangent parce que plus fraîche? Si les exportateurs aiment tant un dollar faible, ils n’ont qu’à baisser leur prix lorsque le dollar est fort s’ils y trouvent toujours un profit raisonnable ils stimuleront ainsi une demande.. Si on voulait s’affranchir des fluctuations du dollar américain il n’y a qu’à l’adopter comme monnaie nationale. On couperait l’herbe sous le pied à tous les spéculateurs. Très bonne analyse de M. Duhamel.

Si une monnaie faible était la réponse, il y a longtemps que certains pays d’Afrique seraient des locomotives de l’économie mondiale…

« Si une monnaie faible était la réponse, il y a longtemps que certains pays seraient… des locomotives de l’économie mondiale…… »

Pourtant la Chine l’est!

Tu devrais te renseigner ça t’éviterais de dire des co….

L’Afrique en général a une croissance du PIB supérieure à n’importe quel pays occidental.

Taux de croissance annuel du PIB – 2014 pour la Chine 7,30% monnaie faible.

Taux de croissance annuel du PIB – 2014 pour le VENEZUELA 6,8%.

Taux de croissance annuel du PIB – 2014 pour le BANGLADESH 6,01%.

Taux de croissance annuel du PIB – 2014 pour le Canada 2,63%.

Taux de croissance annuel du PIB – 2014 pour les USA 2,20% monnaie forte.

Wow… Venezuela… J’imagine que vous comprenez pas ce qu’est l’inflation et que la plupart de ces économies sont en fait en chute libre si on enlève l’effet devastateur de l’inflation sur leur économie…

Effectivement, ce n’était pas les meilleurs exemples. Voici les pays du monde classé par croissance réelle du PIB selon le CIA WFB : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_real_GDP_growth_rate

Combien de pays ont une monnaie forte dans les 100 premiers ?

Sous-question : combien de pays avec une monnaie forte a une croissance réelle supérieure à 3% ?

Vous pouvez utiliser une autre source pour répondre à la question.

Pour recentrer le débat, parce que clairement on s’est égarer quand des intervenants cite le Venezuela comme modèle économique… Le problème reste que personne ne peut contrôler la DEMANDE. Même si le coût d’achat des Blackberry baisse, ça changeras pas la tendance lourde que personne ne veut de Blackberry. Pour le mal hollandais, je crois que c’est assez évident pour les intervenants avec des connaissances que les matières premières ont un problème majeur : tu ne peux modifier ton offre… Un baril de pétrole reste un baril de pétrole, du bois c’est du bois, de la pulpe, c’est de la pulpe, etc. Alors quand le demande fluctue, l’impact est massif, ces entreprises ne peuvent changer de produit, les employés ne peuvent ce reclasser, etc. C’est différent avec des produits a valeur ajouté, Apple peut proposer de nouveau produit avec les mêmes employés pour pallier une baisse de demande du iPod, Sony peut ce réinventer en changeant de plan d’affaire, etc.

« Pour le mal hollandais, je crois que c’est assez évident pour les intervenants avec des connaissances que les matières premières ont un problème majeur : » (Alex H)

Oooh!

« La rente tirée de la différence entre le prix de vente et le coût d’exploitation des hydrocarbures peut avoir des effets pervers importants.
Les Pays-Bas l’ont appris à leurs dépens dans les années 70, après que fut découvert et exploité l’important gisement de gaz de Groningue.
Le gonflement soudain des exportations tira vers le haut le taux de change de la devise néerlandaise, réduisant d’autant la compétitivité internationale des produits locaux.
D’où le terme de « syndrome hollandais » (dutch disease) donné à ce revers de la médaille, qui entraîna une désindustrialisation conséquente du pays.
Autre problème: la façon dont est utilisée cette manne « tombée du ciel » (ou, plutôt, jaillie de la terre). « (Alternatives Economiques)

« Le syndrome hollandais
Étude de la —-CIBC—-
Marchés mondiaux CIBC a publié le premier juin dernier un rapport (voir les pages 3 à 5) portant sur les conséquences pour le Canada de l’augmentation des prix des matières premières. Ce rapport montre que ce ne sont pas que le Québec et l’Ontario qui subissent les conséquences de cette augmentation des prix, mais bien tout le Canada! » (Jeanne Émard)

« L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se range du côté des experts qui estiment que le Canada est atteint du «syndrome hollandais», sans toutefois utiliser le terme. »

Je suppose que vous connaissez le syndrome hollandais ou mal hollandais bien mieux que Alternatives Economiques (France), que la banque CIBC et l’OCDE.

WOW!

« je crois que c’est assez évident… »

Moi je ne crois pas. Ça me prend des fait et des information provenant de source crédibles.
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« Apple peut proposer de nouveau produit avec les mêmes employés… »

Avec les mêmes employés! Oui, des Chinois. Les produits Apple sont fabriqués en Chine.