Le nouveau match Toronto-Montréal

Il y avait la rivalité entre les Maple Leafs et le Canadien au hockey, mais elle n’a guère de sens avec une équipe torontoise misérable qui manquera encore une fois les séries éliminatoires. Heureusement, il y en a une autre aussi captivante qui met aux prises les deux plus grandes caisses de retraite au pays, la torontoise Teachers et la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

Comme au hockey, l’équipe de Montréal commence à aligner les victoires. On apprenait mardi que le portefeuille de Teachers s’était apprécié de 4,5 % en 2007. C’est moins que le rendement de 5,6 % affiché par la Caisse au cours de la même année. Les deux caisses de retraite ont toutes les deux largement battu l’indice de référence de 2007, qui est de 2,7 %.

Les rendements ne sont pas aussi spectaculaires que lors des bonnes années. Cela montre néanmoins que la stratégie d’investissement de la Caisse de dépôt, malgré la déconvenue du papier commercial, a remarquablement bien fonctionné. C’est d’ailleurs la deuxième année consécutive que la Caisse fait mieux que Teachers.

Si le Régime de retraite des enseignants ontariens avait l’habitude d’obtenir un meilleur rendement que le bas de laine des Québécois, c’est que son portefeuille contenait proportionnellement plus d’actions que celui de la Caisse de dépôt. Seulement voilà, l’augmentation du nombre de retraités et la plus faible croissance du nombre de cotisants obligent la caisse ontarienne à diminuer sa pondération en actions et à augmenter la proportion dévolue à des véhicules de placement plus sûrs. D’où les résultats moindres.

Le défi est considérable pour les caisses de retraite. Un enseignant ontarien travaille en moyenne pendant 25 ans et recevra des primes de retraite pendant 36 ans. Malgré ses bons rendements année après année, Teachers confesse une insuffisance de capitalisation de 12,7 milliards de dollars.

Pour être à la hauteur de leurs obligations, les caisses de retraite doivent à la fois diminuer leurs risques d’investissement tout en obtenant de solides rendements, et ce, malgré les aléas des marchés boursiers. Voilà pourquoi le papier commercial – dont on a terriblement sous-estimé le risque – semblait une si bonne idée. Voilà pourquoi Teachers veut acheter Bell ou que la Caisse de dépôt est propriétaire d’une partie de l’aéroport d’Heathrow, à Londres. Voilà pourquoi, surtout, le monde du placement est beaucoup plus complexe qu’il ne l’était quand tout se résumait aux seules actions et obligations.

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On se souvient du « scandale » du siège social et des dépenses somptueuses de la Caisse à l’étranger de la dernière administration. Qu’a fait Rousseau cette année? Il a flambé 330 millions pour administrer la Caisse, une augmentation 17,4% en une seule année!

Ces 330 millions (pour 155,4 milliards d’actifs) représente 21,7 cents par 100$ sous gestion. L’an passé on administrait 143,5 milliards au coût de 281 millions. Le communiqué de la Caisse soutient que c’était 21,6 cents. Faux, c’était 19,6 cents. Les frais de gestion ont donc augmenté de 10,7% par dollar administré en une seule année.

Les frais de traitement des employés sont passés de 116 à 140 millions! Une augmentation de 20,7% en une seule année! Pas à dire c’est le gros party à la Caisse, dans l’indifférence médiatique.

http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/communique_2100208.pdf

http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/Etats-financiers-cumules-2007-fr.pdf

On nous raconte qu’il faut penser mondial et surtout ne pas trop intervenir sur le petit marché québécois, peu rentable. Rendement, rendement, rendement; que dale l’économie locale. Or la Caisse s’est planté dans ses investissements étrangers et pas à peu près! Alors que le marché canadien rapportait 12,6% (pas de données sur le marché québécois), on perdait 5,1% sur les marchés étrangers et 13,3% sur le marché américain. La catastrophe quoi, à des années-lumière du « rendement, rendement, rendement »!

On ne cesse d’augmenter les cotisations parce qu’on a peur que la Caisse se vide. Or on apprend que les rentrées des cotisations ont augmenté de 4 milliards l’an passé par rapport aux sorties! Quatre milliards de taxes cachées! Quatre milliards de trop par rapport aux besoins réels. C’est quatre CHUM, six autoroutes des Bleuets qu’on nous impose de payer cash, drette là, sans aucune raison logique!

Si on fermait la Caisse, si on distribuait les 155 milliards au million de Québécois de 65 ans et plus, c’est un chèque de -tenez-vs bien- 155,000$ que on pourrait faire à chaque « vieux »!!! Autre possibilité: on distribue 30,000$ à chaque retraité et on paie toute la dette de 125 milliards du Québec ce qui nous permettrait de réduire les taxes et impots de 8 milliards d’un seul coup.

A quand un débat sur la Caisse? Et sur son administration?

PS:
Est-ce que Claude Garcia, président du comité de vérification de la Caisse, est le même Claude Garcia qui avait insulté la moitié des Québécois au référendum de 1995, en disant que les séparatistes allaient en manger une maudite?
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Un p’tit mot sur le monde merveilleux de l’immigration. Les Anglais viennent de publier un rapport sur l’immigration. Conclusion? C’est vraiment pas payant pour un pays. Tout ce que ça fait c’est que ça fait baisser les salaires et monter l’immobilier! Ce que je me tue à dire!

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk_politics/7322825.stm
Record levels of immigration have had « little or no impact » on the economic well-being of Britons, an influential House of Lords committee has said.
It says competition from immigrants has had a negative impact on the low paid and training for young UK workers, and has contributed to high house prices.

Quand on lit le lien de Noël sur l’imigration on peut lire:

« Immigrants should be allowed entry only if they have a highly skilled talent that is in short demand in this country »

Exactement ce qu’on fait au Québec.

@Gagnon

Faux. Entre 40 et 50% des immigrants qui rentrent au Québec rentrent sans aucun controle. Ils sont des « réfugiés » (la plupart du temps de faux réfugiés politiques) ou des parrainés (tu iras voir comment les Québécoises se font draguer par les gars du bled sur le net. Regarde la pauvre gougoune qui est poignée en Arabie…)

Ceux qui sont sélectionnés pour leur « diplome » arrivent ici et trouvent rien dans leur domaine parce que leur diplome de Tombouctou ne vaut rien dans une PME de la Beauce la plupart du temps.

C’est exactement ce que Jacques Noel a dit: 40% à 50% de « moins économiques »!

@ Raymond Campagna :

C’est n’est pas de « 40 à 50% » de non économique, c’est 40%.

Et la majorité, 60%, est sélectionné en regard de ses compétences.

@ jacques noel :

Pourquoi tu chiffres vieux de presque 10 ans alors que des donnés plus récentes sont disponibles ? Serais-ce une question de manipuler les statistiques pour essayer d’avoir raison ?