Le pari de l’éducation

Plus que jamais, notre société doit encourager la persévérance pour favoriser l’obtention de diplômes collégiaux ou universitaires.

Photo : Daphné Caron

On ne va pas seulement à l’école pour se conformer aux besoins des employeurs et s’enrichir, mais d’abord pour devenir des êtres humains libres et décents, des parents responsables et des citoyens engagés. Néanmoins, on ne peut négliger le fait que l’éducation a une grande valeur économique. Les compétences générales et spécialisées que l’éducation produit sont un facteur déterminant du revenu des gens : plus on est scolarisé, moins on chôme et mieux on est rémunéré.

Le tableau ci-dessous, tiré du Recensement du Canada de 2016, illustre bien le lien étroit entre éducation et revenu. On y observe qu’en 2015, au Québec, la personne sans diplôme a gagné en moyenne 37 600 dollars. Le revenu d’emploi a ensuite été de plus en plus élevé à mesure que la scolarité acquise était plus avancée. Tout en haut, le revenu associé à un diplôme universitaire de baccalauréat ou de niveau supérieur a atteint 78 800 dollars. Ainsi, le diplômé universitaire a gagné deux fois plus que la personne privée de diplôme.

Source : Recensement du Canada de 2016

La glorification médiatique niaise du succès d’une petite minorité qui n’a aucun diplôme, mais qui réussit quand même, le plus souvent en raison d’un talent exceptionnel ou d’un hasard favorable, cache malheureusement l’éléphant dans la pièce, à savoir l’insuccès de l’immense majorité des sans-diplômes qui ne jouissent pas d’un tel avantage. (Mais les temps changent peut-être. Il fait bon de voir des personnalités populaires comme Céline Dion, Georges St-Pierre, Patrice Bernier et Joé Juneau faire campagne en faveur de la persévérance scolaire.)

On entend parfois dire que l’enseignement supérieur produit « trop » de diplômés. Les données du recensement montrent que cette opinion est complètement erronée. Le tableau rapporte qu’en moyenne, en 2015, un diplôme collégial ou universitaire a procuré à son titulaire québécois un salaire annuel de 68 500 dollars. C’est 53 % de plus que le salaire moyen de 44 600 dollars qu’a gagné le travailleur qui avait tout au plus un diplôme secondaire ou professionnel. Ce simple écart confirme que la rentabilité individuelle et collective de l’enseignement supérieur continue d’être au rendez-vous et que l’argent qu’on y investit est toujours pleinement justifié.

Le vrai problème est l’exact opposé : le fossé entre les travailleurs qui possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur et ceux qui n’en ont pas s’est considérablement élargi depuis 40 ans. En 1980, au Canada, l’avantage salarial dont jouissait le diplômé collégial ou universitaire relativement au travailleur qui avait tout au plus un diplôme secondaire ou professionnel était d’environ 35 %. Le fait que cet avantage atteignait 53 % au Québec en 2015 est révélateur de la forte détérioration de la position des travailleurs moins scolarisés dans l’échelle des salaires avec le temps. Et l’ascension démesurée du revenu des super-riches ne peut en expliquer qu’une toute petite part.

C’est l’économiste néerlandais Jan Tinbergen (Nobel 1969) qui a donné la clé d’interprétation de cette évolution, commune à la plupart des pays avancés. Dans l’économie moderne, la trajectoire des salaires résulte en grande partie d’une course marathon entre l’éducation et la technologie. C’est l’offre contre la demande de savoir.

La demande de nouvelles compétences engendrée par l’évolution technologique est en croissance continuelle. Si l’offre de ces compétences, alimentée par le système d’éducation, est incapable de suivre le rythme demandé par la technologie, la rareté qui en découle entraîne deux conséquences. D’une part, la croissance économique est ralentie. D’autre part, le partage de la richesse devient plus inégal, parce que la pénurie fait augmenter les salaires des diplômés de l’enseignement supérieur plus vite que la moyenne. Ils tiennent, comme on dit, « le gros bout du bâton ».

Ce n’est plus seulement l’acquisition d’un premier diplôme au plus jeune âge possible qui est nécessaire, mais aussi la persévérance jusqu’à l’obtention d’un diplôme collégial ou universitaire. Faire de cet objectif une priorité individuelle et collective et prendre les moyens pour l’atteindre est essentiel si nous voulons qu’ici, chez nous, l’éducation gagne la course contre le progrès technologique dans laquelle elle est mondialement engagée.

Si nous prétendons à devenir une société riche, égalitaire et heureuse, il nous faudra d’abord et avant tout réussir le pari de l’éducation. Ainsi parlait Mgr Parent, l’auteur du fameux rapport sur l’éducation qui portait son nom.

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14 commentaires
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En partie vrai :
il existe aux extrêmes ce que Fortin décrit relativement aux bas salariés sans diplôme …
et ce que Fortin n’aborde pas.
L’inflation scolaire est le phénomène par lequel la scolarisation, universitaire en particulier, devient une surqualification payée en deçà de sa valeur réelle.

Alors, on ne peut pas ne pas être d’accord avec les vertus « d’encourager la persévérance pour favoriser l’obtention de diplômes collégiaux ou universitaires » mais il convient de traiter le revers de la médaille : l’exploitation des hauts diplômés.

Les coûts purement scolaires ne sont pas élevés lorsque l’on compare en retour les salaires que feront les diplômés. Le problème des dits « frais scolaires » résident dans le fait que les jeunes veulent en même temps se payer un loyer alors qu’ils (elles) pourraient demeurer chez leurs parents.

Hors il ne faut pas inclure dans les frais scolaires, les frais qui n’y sont pas rattachés tels que les appartements, les téléphones cellulaires, les accès internet et forfaits de télévision qu’ils (elles) auraient éviter si ils (elles) étaient demeurés au sein de leur famille.

Il y a aussi l’automobile qui semble devenir tout à coup un besoin, mais c’est un besoin qui est dispendieux. Les jeunes ne font pas la différence entre besoins (dont fait partie les études) des privilèges qu’ils (elles) veulent y associer.

Le système de prêts et bourses est venu embrouiller les cartes depuis longtemps. Durant les années 60, il n’y avait pas de prêt et les bourses étaient extrêmement rare, vous deviez faire le travail de vous en trouver une. Il n’y avait pas accès aux cartes de crédits non plus.

Les jeunes s’endettent inutilement en croyant que tout est permis et « je paierai plus tard » mais quand vient de payer pour trois années d’abus, c’est la faute aux « frais scolaires ».

Le système de prêt devrait être revu de fond en comble pour ne payer que les frais scolaire et rien de plus si ce n’est que pour les étudiants qui viennent de l’extérieur des grandes villes (au-delà de 50km) qui n’ont aucun autre choix que de payer pour avoir un toît sur la tête.

Compte tenu de la dette des provinces et du pays, le temps où les prêts ne seront plus disponibles n’est pas très loin. Avons-nous le choix… je crois que non.

Bien qu’il soit indéniable qu’en MOYENNE les diplômés universitaires obtiennent de meilleurs revenus que les non-diplômés, il ne faut pas exagérer et mettre tous les diplômes et tous les métiers dans le même panier.
Un électricien ou un plombier gagne souvent plus qu’un sociologue ou un anthropologue. De plus, le taux de placement est plus élevé dans plusieurs métiers que dans des carrières nécessitant un diplôme universitaire. Il existe un réel manque de personnes aptes à occuper des emplois techniques. Alors que les employeurs se plaignent d’un manque de plombiers et d’électriciens, avez-vous déjà entendu parler d’une pénurie de sociologues ?
Plusieurs personnes avec un diplôme en sciences humaines se trouvent au chômage ou dans des emplois non reliés à leur diplôme. Si vraiment un jeune désire étudier dans un domaine sans égard aux revenus et au taux de placement, qu’il en soit ainsi, mais gare aux fausses prétentions !
Au lieu de pousser les jeunes vers des études qui ne les intéressent pas et pour lesquelles ils ne possèdent peut-être pas le talent, essayons de valoriser les métiers ! De plus, certains sont très payants !
J’aurais souhaité un article plus original que l’éternel poncif : « Qui s’instruit s’enrichit ».

Vous avez entièrment raison. A mon époque il y avait des centaines d’étudiants en histoire, en géographie, en sociologie etc… Ils étaient surnommés les « tracensendales » car ils passaient leur temps à flâner sur le campus pendant que les futurs ingénieurs, avocats, médecins, architertes, vétérinaies etc trimaient dur.

D’ailleur ces étudiants ne tourvaient pas de travail avec leur diplôme de « tartufe » pas plus qu’aujourd’hui.

Côté construction le nombre de travailleurs a chûté drastiquement depuis les années 70 et 80 car de plus en plus de bâtiments tant résidentiels qu’industriels sont pré-fabriqués et la fabrication est de plus en plus automatisée, mais tentez de trouver quelqu’un en robotique, bonne chance !!!

À la base c’est le système d’éducation qui est pourri jusqu’à l’os. Les étudiants du secondaires ne savent pas comment résoudre un problème de géométrie et encore moins d’algèbre, ils ne savent tout simplement pas écrire et si les cours ne sont pas en vidéo ou informatisé, cela ne les intéressent pas.

Les péquoistes ont fait plusieurs refontes de l’éducation pour parvenir à chaque fois à une diminution des curriculum. Le système fabrique depuis longtemps des ignorants dont l’intérêt n’est pas la mise en commun du savoir mais bien la centralisation du « chacun pour soit » centré sur leur seul nombril.

Une mentalité bien nord-américaine qui fait lentement des dégâts sociaux de plus en plus importants.

@ Wentworth Roger:

La réforme Marois, initiée au départ par François Legault du temps qu’il était séparatiste et ministre de l’éducation, à été l’une des pires catastrophes administratives qu’ait connu le Québec. Déjà que nos enfants avaient des difficultés à bien saisir les connaissances de base, cette réforme a fini de les achever.

De mon côté, mes enfants et mes petits-enfants sont, où vont aller, au privé histoire de leur assurer une base plus solide pour qu’ils puissent faire face aux nombreux défis que le vie leur réserve et je n’hésite pas une seule seconde à me priver de certaines choses pour m’en assurer.

Dans la formation des salaires, l’éducation n’est qu’un élément parmi bien d’autres. Vous êtes déçus que ce soit l’objet principal du billet de Pierre Fortin. Consolez-vous, cela aurait pu être pire, car les économistes ont la fâcheuse obsession de (presque) tout expliquer par des courbes qui se croisent en un point pour former un équilibre. Les salaires n’échappent pas à cette idée.

Pierre-Yves McSween, le comptable qui se questionne constamment sur ses besoins de consommation, a essayé d’expliquer la faiblesse des revenus des artistes (J’aurais voulu être un artiste, suite. Blogues du Voir) en appliquant la loi de l’offre et de la demande avec ses courbes qui se croisent. Son explication frôlait la bouffonnerie, ce qui n’est pas le cas, au moins, avec ce texte.

@ Marc Sauvageau:

Personnellement, j’ai un certain respect pour le vulgarisateur qu’est devenu Pierre-Yves McSween et je serais très surpris qu’il ait défendu ses opinions jusqu’à la bouffonnerie. C’est sûr que si l’on est pas d’accord avec quelqu’un, on a tendance à tenter de le discréditer mais…bon…c’est votre opinion.

Pour ce qui est de nos artistes qui ont, en moyenne, de faibles revenus, il y a des explications logiques à cet état de fait.

Certains artistes populaires et privilégiés entassent des revenus de plusieurs centaines de milliers de $ par année (grosses maisons, chalets luxueux, grosse voitures, etc…) empêchant ainsi un partage plus équilibré et plus harmonieux de l’enveloppe budgétaire. De plus, il y a, selon moi, beaucoup trop d’artistes et ils n’ont pas tous le même talent. Si un artiste vit perpétuellement dans la misère, c’est soit qu’il n’a pas le talent nécessaire dans son domaine ou que son offre ne coïncide pas aux goûts de la population. Pourquoi devrions-nous subventionner publiquement une chose que nous refusons de faire individuellement?

@François 1
Mon opinion est basée sur une analyse d’un article de P.Y. McSween, avant d’émettre des doutes sur mes affirmations, il aurait mieux valu faire une lecture de l’article en question pour comprendre ma position. Bien que dans votre cas et vos connaissances sur le sujet, vous seriez tombé dans les mêmes servilités que les dizaines de commentaires qui suivent l’article.

Je pardonne à McSween de ne pas savoir que la loi de l’offre et de la demande est invalide puisque peu de livres d’économie l’affirment. Je passe aussi sous silence la formation de courbes qui l’accommodent bien dans sa démonstration, que la loi de l’offre et de la demande repose sur un raisonnement circulaire et que les courbes d’offre et de demande ne sont pas indépendantes dans une industrie (Piero Sraffa).

Là où McSween se ridiculise, c’est dans la construction de sa courbe d’offre. Même si on admet son hypothèse que X artistes puissent travailler bénévolement, vu que sa courbe débute à zéro avec une pente positive continue, elle implique qu’un minimum de X + 1 (X + 1 = Y) artistes seraient prêts à travailler au revenu annuel de 1¢, un minimum de Y + 1 (Y + 1 = Z) artistes seraient prêts à travailler au revenu annuel de 2¢, un minimum de Z+1 artistes seraient prêts à travailler au revenu annuel de 3¢ et ainsi de suite (le cent étant la plus petite valeur monétaire après zéro).
source : https://voir.ca/pierre-yves-mcsween/2017/01/07/jaurais-voulu-etre-un-artiste-la-suite/

Bonjour M. Fortin,

Dans le tableau que vous présentez, vous parlez de « moyenne pondérée ». Cette pondération est basée sur quel(s) facteur(s)? Et pourquoi est-ce nécessaire de pondérer les moyennes, dans ce cas?

Merci!
Dominic Fortin
Amqui

Si certain(e)s jeunes sont heureux de se rendre au CÉGEP et à L’université (voire aux programmes de maîtrise et de doctorat), beaucoup d’autres sont malheureux au secondaire, car ils veulent apprendre un métier dès leurs 14 ans!
Au lieu de cela, on impose une formation très standardisée à tous, et ce, beaucoup trop longtemps. La mode des « programmes sportifs » et autres PEI répond aux premiers, mais pas aux seconds.
Il serait donc judicieux de remettre à la disposition des ados des programmes techniques et professionnels, tout en créant des passerelles qui leur permettraient de réajuster leurs choix s’ils le souhaitent.

Vous avez parfaitement raison. Avec 50% de garçons décrocheurs au public, il faut revoir ce système. Ces garçons veulent souvent du concret, et non des notions abstraites. Exit l’histoire et le français, à remplacer par la soudure, la mécanique et la construction.
Donnons-leur la possibilité d’apprendre un métier, au lieu de les payer passé 18 ans pour qu’ils finissent leur Sec V avant d’apprendre un métier.
Nous ne sommes pas tous pareils, contrairement à ce que certains idéalistes bien-pensant veulent croire, et cette différence fait en sorte que le système d’éducation doit s’adapter ou, du moins, revenir en arrière dans certains cas.
L’école à une vitesse, c’est un mythe idéologique qui ne fonctionne pas. Mettons-y au moins 5 vitesses différentes: surdoués, programmes spéciaux, régime régulier, régime allégé, école de métiers, élèves en difficultés et retards mentaux.

Votre position est irréaliste puisqu’il y a un grand surplus dans les effectifs de la construction. Cette mode des maisons pré-fabriquées prend de plus en plus de place sur le marché et continuera d’augmenter parce que les entrepreneurs sont trop gourmands.

Ex : Lorsque la province de Québec a changé la méthode de calcul des taxes foncières, les immeubles commerciaux ont vu leur valeur augmenté de 30%. Dès lors, les entrepreneurs ont augmentés de 30% le prix de construction des nouveaux bâtiments. Pourtant il n’y a pas eu d’augmentation des salaires ni des matériaux. C’est carrément une augmentation faramineuse de leurs profits et rien d’autre.

Dans ce secteur, c’est la même chose, il y a depuis 20 ans de plus en plus de pré-fabriqué même pour les édifices en hauteur. Un ami, chef de projets dans le domaine de la construction de bâtiments en acier m’explique toujours ce qu’il y a de nouveau dans son domaine. Presque tout provient en panneaux pré-fabriqués, des modules pour la structure jusqu’au panneaux de facades.

Il y eut durant plus de deux décennies, les années 85 à 2003, un surplus de main d’oeuvre dans ce secteur. Ce n’est que parce que les employés parviennent à leur retraite que des places sont disponibles. Il y eut aussi un nettoyage en profondeur de ceux qui ont obtenu un certificat de compétence par patronage qui permit de se débarrasser de personnes n’ayant pas les qualités ni l’expérience voulu pour effectuer le travail.

Ce dont nous avons besoin, ce sont des techniciens et leurs études s’effectuent au niveau du CEGEP. Les petits bo-boy qui veulent prendre un racourci pour aller « dans la construction » se voient devenir des assistés sociaux jusqu’au moment où ils retournent sur les bancs d’école pour obtenir un « semblant » de diplôme d’étude secondaire qui ne les mènent nul part si ce n’est que vers du travail mal rémunéré.

Le problème existait durant les années 60 et suivantes, la pluspart voulait surtout « s’acheter un char » pour épater la gallerie mais à cette époque il y avait du travail en abondance. Ce n’est plus le cas et ne le sera plus dans le futur.

L’Allemagne a le meilleur programme scolaire de la planète, les adolescents doivent choisir à la dixième année d’étude, un champs de concentration vers lequel ils veulent travailler. Chaque champs comprend plusieurs métiers.

L’adolescent est pris en charge par un employeur durant 20 heures par semaine alors que les études générales continuent avec un curriculum de 20 heures supplémentaires. Lorsque ces jeunes se présentent chez un employeur à la fin de leurs études, ils ont un diplôme qui a une valeur bien au delà des torchons qui sont distribués par notre système.

Ce que vous pronez c’est l’ignorance, aucune maîtrise de la langue française et anglaise, mathématiques, histoire, géographie, chimie, physique et bien plus. Une ignorance qui ne permettra pas à ceux qui ne veulent pas faire l’effort d’étudier à être contraint à travailler qu’au Québec et pour ceux qui n’ont aucune connaissance de la langue anglaise, ils ne pourront travailler que pour des firmes qui ne font affaire qu’au Québec.

Les petits gars qui sont unilingues ne peuvent accéder à un travail ou les employeurs font des affaires en dehors du Québec parce même ceux qui travaillent à la réception et expédition devront communiquer avec des clients unilingue anglais.

Il y a une pénurie de chauffeur commerciaux depuis près de 10 ans mais cette pénurie est essentiellement de chauffeurs « bilingues » qui doivent sortir du Québec pour aller dans les autres provinces ou au États-Unis.

Les péquoistes ont fait croire durant trois décennies que personne n’avait besoin de la langue anglaise et ont fait des torts irréparables à tout ceux qui aujourd’hui veulent travailler autrement qu’au pic et à la pelle durant toute leur vie.

@ monsieur Sauvageau

La problématique chez les artistes réside dans le fait que se soit des « clic » bien organisées qui font travailler leur « petits namis ». Nous n’avons qu’à constater le très grand nombre d’humoriste qui sont devenus généraliste pendant que plusieurs autres qui sortent de leurs études n’ont jamais de place et restent dans l’ombre durant une, deux, voire trois décennies. Des talents perdus.

C’est un problème qui existe sur tout le continent nord-américain depuis des décennies.

Pous vous en convaincre, vous n’avez qu’à constater le nombre d’émissions de « lèche bottes » sur le réseau de Ici Radio Canada où les uns louangent les présumés « excellentes performances » des autres.

Ce problème a comme base le fait que certains artistes qui ont fait des millions durant leur première décennie, tel que Brathwaite fut le dauphin de Denise Filiatrault dès 1980 dans Chez Denise, production de dame Filiatrault amena sa clic personnelle par le biais de son producteur.

C’est la même chose pour plusieurs plusieurs autres et ce n’est certes pas terminé.

Il y a aussi les « enfants » de monsieur ou madame xxx qui ont du travail dès leur sortie d’études en théatre, un système de népotisme bien encré depuis un centenaire.

N’oubliez pas que leurs productions ont toujours été grandement subventionnées tant au niveau provincial que fédéral. Une perte considérable d’argent.

Guy Cloutier en est une bonne exemple. Alain Simard en est une autre, alors qu’il a constitué un organisme sans but lucratif pour parainner SON festival, tout ce qui se vendait sur le site au moment du festival allait directement dans ses poches durant une, voire deux décennies. Encore une fois, un festival largement subventionné.

Je ne peux parler du réseau TVA puisque je n’écoute pas.

Vous pouvez penser ce que vous voulez à propos des artistes, ce n’était pas le but de mes commentaires. Je dénonçais l’utilisation d’une théorie économique fautive pour expliquer la formation des revenus, notamment, la tentative de P.Y. McSween d’appliquer cette théorie qui aboutit à une démonstration qui vire au ridicule.