Le « Plan Nerd » de Michelle Blanc et de Sylvain Carle

Après le Plan Nord, pourquoi pas un programme favorisant la création de nouvelles entreprises en technologie, un plan Nerd ?

C’est la question que pose la consultante et auteure Michelle Blanc dans le dernier texte de son blogue. Michelle Blanc reprend à son compte l’idée émise plus tôt cet automne par l’entrepreneur Sylvain Carle, fondateur de Praized Media et de Needium, deux sites sociaux.

Sylvain Carle a été très impressionné par le programme Start-Up Chile (tout est en anglais dans cet univers, désolé les amis) mis sur pied par le gouvernement de ce pays et qui vise à attirer là-bas des entrepreneurs technologiques de partout au monde et de créer 1000 nouvelles entreprises d’ici 2014. En échange d’une aide de 40 000 dollars, écrivait le journaliste Alain McKenna dans La Presse, les nouvelles entreprises n’ont qu’une seule obligation, celle de rester au moins 24 semaines au Chili. Le gouvernement fait le pari qu’il attirera suffisamment d’entrepreneurs et générera assez d’activités pour essaimer durablement et créer un véritable pôle technologique.

Michelle Blanc fait remarquer que l’industrie des technologies de l’information génère des ventes de 25 milliards de dollars au Québec, soit 2,5 fois celles produites par l’industrie touristique. Contrairement au tourisme, ce secteur n’a ni ministre  ni vision.

Michelle Blanc, l’une des blogueuses les plus en vue et les plus influentes du Québec, fait  aussi remarquer que la ville de Paris et la présidence française accordent une importante majeure à des événements comme LeWeb, une conférence qui attire chaque année en décembre des milliers de figures dominantes du web et des médiaux sociaux, alors que ce secteur semble susciter l’indifférence à Montréal et à Québec.

Je ne partage pas la répulsion de Michelle Blanc pour le Plan Nord, mais je trouve qu’elle redonne vie à un débat intéressant.

J’ai rencontré au cours des derniers mois plusieurs entrepreneurs technologiques, créateurs de logiciels, « d’applications » ou de médias sociaux. Ces entrepreneurs sont atypiques parce que ce marché l’est totalement. Les barrières technologiques à l’entrée n’existent pas, la occurrence est impitoyable, le marché est par définition international et la réussite est rare.

Ces entrepreneurs sont davantage des « dealers » que des bâtisseurs à long terme. En revanche, ce sont des entrepreneurs en série qui n’arrêtent pas de créer des entreprises et de tenter leur chance. Et quand ça marche…

 

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C’est quoi déjà sa formation à Mme Blanc?
Ca me fait penser à Guilbault, grand gourou de l’environnement. Il a une formation en sciences….religieuses.
Bref, y’a des gens qui ont le don de se vendre. Et comme on checke peu les cv….

@Pierre Duhamel

Connaissez-vous d’autres programmes semblables au Start-Up Chile pour la création d’entreprises technos? (pas seulement en informatique)

Il y a longtemps que je me dis que c’est le genre de chose qu’il faudrait faire à Québec. Recruter les meilleurs projets d’entreprises technos partout dans la francophonie. Seuls les meilleurs projets sont choisis, la volonté de fonder une entreprise à la fin étant essentielle. Ils sont rémunérés avec un bon salaire pendant disons 2-3 ans afin de mettre leur technologie au point, de développer un prototype ou un exemplaire commercial dans les laboratoires du centre.

Quoi c’est pas assez?

Le gouvernement subventionne pourtant déjà à tour de bras tout ce qui bouge dans le domaine de la technologie.

Par carriérisme ou pour raisons politiques des gestionnaires de fonds d’investissement alimentés par l’argent public gaspillent sans vergogne l’argent des contribuables sur des projets ridicules et des entreprises moribondes (ça je l’ai vu de mes propre yeux)

Et c’est sans compter les contrats juteux et interminables comme l’informatisation des dossiers médicaux et le registre des armes à feu (à quand une commission d’enquête sur les projets informatique?)

Pour promouvoir l’entreptreneurship la recette est connue et simple, pas besoin de plan quinquennal soviéto-complexs, ça prend juste des taxes basses, des réglementations simples et peu contraignante et une solide protection de la propriété et des droits individuels..

Nous subventionnons les entreprises dans le domaine des hautes technologies depuis les années 90. Conséquence : le Québec est un plaque tournante du jeu vidéo. Je veux bien qu’on discute de la possibilité de les aider autrement mais on fait déjà beaucoup pour ce genre d’entreprises, il n’y a rien de neuf dans tout ça.

Bonjour,
Plan Nord ou plan de nègre, peu importe quand le gouvernment s’en mêle tout devient ingérable, gaspillage et incompétence. C’est peut-être, comme mentionné dans le texte, pour cela que tout fonctionne assez bien dans le IT. En effet, on remarque qu’ils n’ont ni sinistre, pardon ministre, ni vision ‘GOUVERNEMENTALE’.
Si vous voulez qu’un plan, quel qu’il soit foirre, demandez à nos ‘chers’ gouvernements de les prendre en charge.

Tiens…Ça me rappelle un certain Plan Paillé ;0) Je crois que le meilleur investissement à faire en priorité#1 n’est pas tant la création de nouvelles entreprises en NT que d’accélérer l’utilisation optimale des NT par les entreprises. Combien d’entre elles sont bien géolocalisées, ont un site Internet de qualité, à jour, attrayant, bien référencé, transactionnel, mobile… Surtout celles qui exportent (incluant le domaine touristique). Allons rapidement à l’essentiel pour retirer les meilleurs bénéfices de nos investissements !

@Doc

Vous êtes drôle vous. Mais votre critique est tout de même mieux que certaines qui s’arrêtent à ma coupe de cheveux 🙂 Mes formations, expériences, publications et autres sont heureusement publiques et sont ici http://www.michelleblanc.com/bio-et-profil-professionnel/

Oui j’ai la chance d’avoir une M.Sc. commerce électronique = pis après. Une bonne idée ou une bonne analyse ça reste ce que c’est sans avoir ou devoir l’appuyer d’une « formation ».

Et vous cher Doc anonyme, vous avez quoi comme formation déjà?

Les technologies de l’information sont un incontournable, surtout pour les jeunes générations. Ce domaine est en continuel effervescence et si on « ne saute pas sur le train », eh bien, »c’est le train qui va nous passer sur le corps ». Les québécois sont très créatifs et dans ce sens, je crois qu’ils peuvent aller chercher une part intéressante de ce marché au niveau international. Il y a encore beaucoup de chemin à faire en rapport avec les logiciels en français. Là encore, les francophones ont une niche à aller chercher. Est-ce que les gouvernements devraient subventionner les développements en ce sens? Ca se fait déjà dans une certaine mesure au fédéral, mais je ne crois pas au provincial. Mais ce n’est pas gouvernement s d’agir directement, c’est à eux de mettre les conditions en place pour que l’industrie se développe.