Le Plan Nord va-t-il rouler au diesel ?

Il y a au moins 5 mythes tenaces qui entachent la popularité du Plan Nord auprès des Québécois.

Plusieurs pensent en effet que l’État subventionne à plein gaz toutes les entreprises qui y investissent, qu’il donne nos ressources aux premiers venus, que ce sont juste des étrangers qui y font affaires, que le gouvernement a toujours le gros bout du bâton et que le Plan Nord est essentiellement un gros projet minier.

La décision des Stornoway d’opter pour le diesel plutôt que l’électricité pour faire fonctionner la première mine de diamant sur le territoire québécois a le mérite de faire voler en éclat ces cinq légendes.

Oui, Stornoway doit payer pour la ligne de transport qui reliera ses installations à la centrale Laforge 1. On parle ici d’un investissement de 173 millions de dollars. Oui, Stornoway paiera les redevances minières les plus élevées au Canada. Non seulement Stornaway n’est pas une société étrangère, mais elle appartient à la hauteur de 37 % à une filiale d’Investissement Québec et six de ses dix administrateurs sont des Québécois francophones.

Même si le tarif d’électricité offert à la société minière semble inférieur à son coût de production, comme l’explique le collègue François Pouliot, Stornoway préfère payer un peu plus cher pour le diesel que de financer la ligne de transport d’électricité.

Cinquièmement, on se rend compte que ce Plan Nord est plutôt un gigantesque pari sur l’électricité qu’un super plan d’aménagement minier et des territoires nordiques. La production d’électricité représente 60 % des investissements prévus dans le Nord.

Le Québec veut se positionner comme une puissance énergétique « verte» grâce à l’or bleue. Ce pari peut être gagné si le développement du Nord créé une demande supplémentaire. C’est loin d’être gagné si d’autres entreprises imitent Stornoway.

La hausse des exportations peuvent aussi justifier les investissements colossaux d’Hydro-Québec. Hélas, les gaz de schiste sont en train de jouer un vilain tour aux Québécois.

Je le disais hier, les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de gaz naturel grâce à ces fameux gaz. Le tiers de cette ressource sert à la production d’une électricité de moins en mois chère, car le prix du gaz naturel a baissé de 80 % depuis cinq ans. Et le prix de l’électricité que nous vendons à nos voisins a le malheur d’être établie en fonction du prix du gaz…

 

 

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Est-ce que Stornoway va payer la route lui permettant d’atteindre la mine? J’en doute…

Je ne vois pas ce qu’il y a de rassurant dans le fait que 60% des investissements sont réalisés par le gouvernement du québec…

Stornoway appartient partiellement au Québec (25% des actions ordinaires émises et en circulation (1er avril 2011) et 37% des actions émises et en circulation sur une base entièrement diluée) par l’intermédiaire de la SOQUEM. Personne de la SOQUEM ne siège au conseil d’administration. Étonnant quand on songe à l’importance de la participation. Certains diront que la province ne s’immisce pas dans les affaires commerciales. Par contre, des ex-employés de la SOQUEM figurent parmi les hauts dirigeants et les administrateurs de Stornoway! Sommes-nous en train de nous faire une autre Île d’Anticosti?

Lorsqu’on prend le temps de lire et d’analyser l’article de François Pouliot que vous nous soumettez ; on peut se demander si ce « Plan Nord » est bien un plan au sens premier du terme ou s’il s’agit d’un projet ambitieux et incohérent.

On peut se demander s’il ne serait pas plus judicieux de travailler en collaboration et/ou en partenariat avec les entreprises qui souhaitent s’implanter dans le Nord à fin de leur fournir une aide personnalisée avec la logistique qui réponde le plus adéquatement à leurs besoins, quitte à tabler sur des perspectives de développement sûres échelonnées dans le temps calculées sur la base de retombées plus modestes.

Depuis la diffusion médiatique de ce « Plan », j’ai toujours eu de grandes réserves. Je suis conforté dans ces réserves et j’estime que ce « Plan » gagnerait énormément en crédibilité s’il retournait à la table à dessin. Une version plus soft et plus écologiquement responsable ferait très bien l’affaire.

Il est dommage que Hydro Québec ne participe pas au risque d’implantation de la ligne de transport de 161kv longue de 159km, pour Stornoway, car pour Stornoway, pour l’instant leur donné évalue la mine a 11 ans d’exploitation, s’est la raison que Stornoway ne figure pas la rentabilité de dépenser 173 million pour la ligne, il préfère la dépense pour une centrale électrique locale au diesel, même si le coût de fonctionnement serait plus élevé. Hydro Québec assure a Stornoway qu’il rédura ce 173 million aussitôt que d’autre mine s’ajouteront sur le parcourt qui sont en pour palé, mais rien de signé pour l’instant. De même pour Stornoway pourrait changer d’avis en phase 2, une fois l’exploitation démarré pour connaître mieux l’étendue de la mine et que le11 ans d’exploitation soit révise a plus long terme ainsi permettre un investissement plus élevé pour la ligne, plutôt qu’une centrale, beaucoup hypothèse, qui font reculer Stornway. Si Hydro-Québec participait dans une portion équilibré sur le 173m pour le risque et rejoindre un montant acceptable pour Stornway, le Québec a beaucoup a gagner, réduirait le coût pour attirer encore plus les autres mines a venir sur cette même ligne et éviter qu’ils s’installe des centrale diesel, d’atteindre d’augmenter ses crédits dans la course au carbone neutre pour la province et des revenus fixe de base a l’année pour sa centrale Laforge 1, bien dommage, il y aurait pourtant place a négocier avec Stornoway comme bien autre projet ?

Le Clan Nord… ne sert-il pas à des prétentions électorales ?… Il y a du duplessisme là-dessous…

La route à la mine va couter 331 millions (presqu’un Colisée!). C’était dans Le Devoir d’hier.

La minière, si généreuse, va payer un gros 4 millions par année. Pendant un gros 10 ans!
Or, le seul financement de la route va couter une quinzaine de millions par année, pendant 40 ans!

Bref, on va payer 600 millions pour la maudite route! Et la cie, un gros 40 millions.

Plan Nord? Non, Plan de nouilles

Cette mini saga montre à quel point faire du développement économique avec des entreprises (donc des fonds) publics est risqué pour le contribuable.

L’épopée du gaz naturer aux USA est un sérieux problème pour Hydro-Québec qui pourrait durer encore de nombreuses années. Par la suite on s’approchera de la fin du contrat de Churchill (d’où vient la grosse majorité des profits de HQ). Sans oublier que le généreux fond de pension de HQ est déficitaire. Le succès passé n’est pas garant de l’avenir (au contraire il peut rendre complaisant).

Alors avant d’engager encore plus l’argent des contribuables pour saccager d’autres rivières alors que la viabilité économique est pour le moins douteuse on devrait y penser à deux fois…

Stornoway est un très bon exemple de comment un gouvernement est prêt à baisser ses culottes pour réussir à brader ses ressources naturelles non renouvelables.

Je ne vois pas pourquoi on accorde à une entreprise étrangère le droit d’exploiter nos richesses si elle n’accepte pas de se plier à nos conditions. Les diamands, les gisement miniers ne s’évaporeront pas avec le temps. Toutes les chances sont qu’ils prendront de la valeur. On ne perd rien à attendre que NOS conditions soient remplies. Je trouve tout de même extraordinaire et aberrant de subventionner de telles entreprises grâces à des tarifs électriques en dessous du coup de production ainsi qu’avec divers autres avantages fiscaux et autres.

À force se s’aplatir on fini par se faire marcher dessus.

C’est tout sauf un Plan, Monsieur Duhamel. Arrêter de l’appeler ainsi.

Jean-Pierre Ferland :

On gèle au sud.
On sue au Nord.

Jean Charest :

On paie au sud.
On dilapide au nord.

Frustrant.

Demandez donc à Pouliot s’il a encore du Lithos?
Dans le temps qu’il était au Soleil, il voyait ca gros, gros, mais gros comme ca se peut pas. Il en recommandait l’achat à 3$. Tout allait fonctionner au lithium et Lithos était assis sur une fortune!
C’était il y a 15 ans de cela…

@ Denis Drouin

Ton raisonnement d’attentiste me fait penser a un chômeur qui déciderait de ne pas accepter un emploi tant qu’il n’aura pas une offre à 30h/h.

Avec des raisonnement comme les temps, on n’exploitera jamais rien et on restera toujours pauvres.

@ David

Il n’y a rien d’attentiste dans ce que j’ai écrit. Peux-être avez-vous tendance à beaucoup interpréter les opinions des autres selon votre unique point de vue.

En utilisant l’analogie du chômeur je trouve que vous êtes assez insultant envers la société québécoise. Mais ce n’est pas surprenant à la lumière de vos commentaires antérieurs JAMAIS un tant soit peu positif de la société québécoise.

Si je joue le jeu de l’analogie, je dirais plutôt que nous serions comme le propriétaire immobilier qui offre à la vente un de ses immeubles; il détermine le prix plancher et les conditions selon lesquelles la vente se fera et il attend les offres. Il ne lui viendra pas à l’esprit d’accepter la première offre si elle ne lui convient pas. Si les conditions générales du marché ne sont pas favorables, rien ne lui impose d’accepter quelques qu’offres que ce soit. Il peut décider de se retirer du marché pour un temps.

Alors de comparer la société québécoise avec le chômeur, en plus d’être insultante est simpliste et ridicule. Et vous êtes doublement insultant en prenant pour acquis que nous sommes pauvres. Peut-être la voyez-vous pauvres parce que vous l’êtes personnellement. Mais la société québécoise, elle, est loin d’être pauvre. Ouvrez-vous les yeux mon vieux !

«Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.»
[Bouddha]

Afin de savoir si le plan nord est rentable, il faudrait calculer les retombes economiques. Par exemple, 10,000 employes a un salaire de 100,000$ par annee, amenent 400 millions en impots par annee. J ai des dixaines d autres exemples comme ca.

@ Paul Pieter Kruijmer (# 13):

Le mythe des « retombées économiques » est l’un des grands leurres des gauchistes qui s’en servent pour justifier n’importe quelle de leurs interventions étatiques, des plus insignifiantes aux plus épouvantables .

Les dépenses nettes deviennent miraculeusement des « investissements » ou pire, des « revenus » alors qu’en fait, ça se résume à un simple déplacement de fonds. Imaginez, sur la planète des gauchisto-étatistes où les « retombées économiques » sont idolâtrées, un dollar investi par l’État est multiplié, oui…oui…MULTIPLIÉ par 3 ou même 4!!! C’est à se demander comment il se fait que l’État québécois, qui ne lésine pas sur les « investissements » traîne un si lourd déficit… Probablement un autre effet de la comptabilité « créative » de l’État.

Un exemple: si l’argent « investi » dans le Plan Nord n’avait pas été « investi » là-bas, il n’aurait pas disparu dans les limbes, il aurait été dépensé ailleurs et il aurait généré tout autant de « retombées économiques » ailleurs.

En plus, les « investissements étatiques » emmènent une distorsion économique où les canards boîteux sont privilégiés aux dépends des industries efficaces et profitables qui, elles, n’ont pas besoin de « l’aide » de l’État pour fructifier.

Allez lire ceci qui vous renseignera profondément sur cet attrape-nigaud:

http://www.iedm.org/fr/2774-le-mirage-des-retombees

Extrait:

« Ainsi, un dollar dépensé semble générer indirectement une activité économique trois ou quatre fois plus importante, avec des recettes correspondantes pour l’État. On oublie toutefois de dire que cette logique peut s’appliquer à n’importe quoi, pas seulement au projet en question. Et que les fonds distribués par l’État, qui ont été prélevés ailleurs dans l’économie, y ont logiquement l’effet inverse: ils conduisent à une réduction proportionnelle de l’activité économique. »

Fin de la citation.

@ Francois 1.

Je sais tres bien que subventionner des trucs comme les films et autres projets du genre. N amenent que du vent la plupart du temps. Mais les produits miniers et le petrole permettent de creer de veritables actifs, qui vont servir a l exportation dans l ordre d au moins 90%, je presume. En tout cas, on n a la preuve avec l Alberta, je crois que dans cette province un dollar investi en amene au moins 10.

Alors il y des subventions efficaces et il y des subventions non efficaces.

L autre jour j ecoutais parler Bernie Eccelstone, et il ne comprennais pas pourquoi que les gouvernements refusaient de payer un maigre 15 millions par GP, qui en rapporte presque 100 millions en bout de ligne. Moi non plus je ne comprends pas.

Eh bien, moi je me fous de toutes les théories, qu’elles soient politiques ou économiques (de gauche ou de droite). Je me fiche aussi pas mal des taux de ceci ou de cela (taux de change, taux de chômage, etc.). Je ne veux pas entrer non plus dans les chicanes de vocabulaire (plan ou projet; dépenses ou investissements). Ce qui m’intéresse c’est est-ce que les INDIVIDUS (de ma belle province et du monde entier) ont des revenus suffisants pour vivre décemment. Peu m’importe que ces revenus soient le résultat d’investissements (qui ne sont que des dépenses temporaires dans l’attente d’un retour de capital et d’intérêts) ou de dépenses de l’état (dans l’espoir que ces dépenses produisent aussi un retour sous forme d’impôts ou de redevances en vue de combler le déficit causé par ladite dépense couplée aux autres dépenses de l’état telles que celles de la santé, de l’éducation, et j’en passe). Mon vrai souci est le suivant : est-ce que l’obtention des revenus par les individus est faite dans le respect de l’écologie car si pour obtenir des revenus on détruit la nature, on détruit par le fait même l’INDIVIDU; ce qui laisse cependant passablement de place à l’utilisation et la modification rationnelle de cette nature. Le problème de fond revient donc à une question de gestion des ressources en vue du bien-être des INDIVIDUS.
Jacques Bédard

Contrairement à ce que vous affirmez, il y a encore 2 mythes et demi qui tiennent: le demi-mythe, c’est que la mine Stornway a beau compter 6 Québécois sur 10 dans son c.a., il reste toujours 67 % de capital étranger dans cette entreprise.
Le deuxième mythe qui tient, c’est qu’il s’agit bien d’une entreprise minière comme les autres qui ont manifesté leur intérêt pour le plan Nord. Cela dit, il est évident qu’il y aura des retombées indirectes pour la production et les services.
Mais le mythe princippal qui me préoccupe, c’est d’annoncer que le gouvernement n’a pas le gros bout du bâton, puisque cette minière va brûler du diesel plus cher plutôt que de payer pour une ligne de transport électrique. Ici le gouvernement aurait le gros bout du bâton à cause de la dimension environnementale dont il se targue d’être le promoteur. Il n’aurait qu’à décréter que la source unique de fonctionnement des mines est l’électricité et que la compagnie qui n’est pas d’accord n’a qu’à se faire voir ailleurs. Il y aura toujours d’autres compagnies qui s’y intéresseront; si ce n’est pas demain, ce sera après-demain. Et, à vous lire, ce serait une politique rationnelle, puisque cette entreprise veut paut payer plus cher l’énergie au diesel plutôt que l’énergie électrique. Mais ce gouvernement n’aura jamais ce courage. Un environnement vert, ce n’est pas seulement de la théorie. Cela commence maintenant et c’est au gouvernement à être proactif. Si les gouvernements américains parient sur le gaz de schiste et le pétrole et leurs émissions polluantes, pourquoi le gouvernement québécois ne parierait-il pas sur l’électricité, une énergie propre par dessus-le marché?
Il est une chose que l’économie ne fournira jamais à l’être humain, c’est la conscience sociale ou environnementale: cela ne se vend pas et il n’y a pas de profit à faire.
Et au cas où vous auriez la tentation de me citer de savants chiffres montrant le peu de pollution que ferait le diesel dans le Grand Nord, d’abord ce serait déjà trop, puisqu’il existe une alternative moins chère. Ensuite il s’agit d’un cumul par rapport à d’autres sources polluantes émanant d’autres mines dans une région, aussi immense soit-elle.
De ce temps-ci, l’économie ne semble avoir qu’une vision: le profit à court terme, peu importe si ce sont nos enfants ou nos petits enfants qui doivent souffrir de décisions à courte vue; ce ne sont que des externalités, et cela ne compte pas dans le calcul économique

veux des nouvelles de la mine de diaments qui doit reprendre l,exploitation dans le g.nord sous peu..elle fût fermée un certain temps mais la le ministre FITHSGIBEN MINISTRE DU COMMERCE DANS LE CABINET LEGAULT DE LACAQ…..J,AVAIS DES PARTS..A SUIVRE SUR MON SITE [email protected]…MERCI