Le PQ et les entreprises

C’est une semaine difficile pour la branche idéaliste du PQ, et un dur rappel à la réalité pour la branche plus économique.

À qui profite le boum minier ?
Photo : Nathan Denette/PC

Il y a deux PQ quand on parle d’économie. Il y a celui qui écrit des politiques, crée des organismes et signe des chèques pour attirer des grandes entreprises au Québec. C’est celui de Nicolas Marceau.

Il y a aussi celui qui trouve que les alumineries exagèrent, que les minières ambitionnent et que nous sommes en position de force pour exiger ce que l’on veut des investisseurs. C’est le PQ de Martine Ouellet et de Daniel Breton.

C’est une semaine difficile pour la branche idéaliste du PQ, et un dur rappel à la réalité pour la branche plus économique.

Il y a d’abord ce que l’on pourrait appeler «l’affaire Alcoa». Le géant américain menace de fermer ses trois alumineries québécoises si ses tarifs d’électricité augmentent de 60 % en janvier 2015, comme il est prévu.

Le journaliste Michel Morin a bien résumé l’affaire sur les ondes de TVA: la facture d’électricité d’Alcoa augmentera de 220 millions de dollars, ce qui reviendrait à effacer l’équivalent de l’ensemble de ses profits de 2012. Alcoa a investi au Québec parce que les tarifs d’électricité étaient plus bas que dans d’autres juridictions; il en voit moins l’intérêt quand sa facture augmente ici et baisse ailleurs.

La situation est quand même absurde. Ce gouvernement veut utiliser ses surplus hydroélectriques pour attirer de nouveaux investisseurs, mais paraît indolent quand il s’agit de sauver 3 300 emplois très bien rémunérés et vitaux dans leurs régions.

Laisser partir Alcoa se traduirait par la perte du plus gros client d’Hydro-Québec (350 millions$) et la multiplication par deux de ses surplus. Ce serait un symbole épouvantable, alors que ce même gouvernement veut revitaliser le secteur manufacturier et accroître les exportations.

L’affaire Alcoa montre les limites d’un gouvernement à imposer ses volontés aux grandes entreprises. Le marché de l’aluminium est très concurrentiel, le prix du métal accuse un sérieux recul et on en produit dorénavant dans les pays qui en consomment le plus.

Le Québec n’est pas indispensable dans la nouvelle conjoncture internationale. Nous devons répondre à une seule question: veut-on garder ces entreprises au Québec ?

L’autre défaite de la gauche péquiste a eu lieu mercredi à l’Assemblée nationale, alors que le projet de loi 43 sur les mines a été défait par l’opposition.

C’était un mauvais projet déposé à un très mauvais moment. Le gouvernement voulait notamment imposer aux minières une étude de faisabilité sur la transformation du minerai au Québec.

L’intention était vertueuse, mais elle minait davantage la compétitivité du Québec face à d’autres juridictions. Dans le meilleur des cas, un projet d’investissement au Québec devenait plus long et plus compliqué; dans le pire des cas on liait un potentiel minier à un projet industriel encore plus hasardeux.

Le Québec peut imposer toutes les conditions qu’il veut, compliquer tous les processus d’acceptation des projets et décréter les impôts les plus lourds qui soient, mais il ne peut pas présumer que les investisseurs accourront pour explorer et mettre en valeur notre potentiel minier.

Les investissements miniers devraient baisser de 10 % cette année au Québec et les dépenses d’exploitation et de mises en valeur, de 28 %. Oui, il y a une sale conjoncture qui a freiné la demande mondiale, mais le climat d’incertitude créé par ce gouvernement a contribué à mettre l’industrie dans le trou.

Revenons à la branche «économique» de ce gouvernement. Elle aura beau promettre mer et monde et concéder les crédits d’impôts les plus alléchants, elle se fera constamment court-circuiter par des gens qui voient le progrès économique comme un facteur polluant et verront comme un signe d’émancipation le refus de tenir compte de l’environnement économique et commercial.

Le gouvernement péquiste me fait penser à un propriétaire qui fait marcher sa fournaise et son climatiseur en même temps. Ça coûte cher pour rien… et la température ne bouge pas d’un degré.

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Peut-être ne serait-il pas inutile de replacer les choses dans leur contexte. Alcoa avait négocié au plus haut niveau le prix que lui serait facturée son électricité à compter de 2015. Les négociations ont dû commencer dans le courant de 2007 et une entente était signé entre ce géant de l’aluminium, Hydro-Québec et le gouvernement du Québec alors dirigé par Jean Charest en 2008.

En 2008, seulement quelques rares spécialistes venaient voir la crise qui allait déferler, la récession mondiale qui s’en suivrait et le fait que les cours des matières premières augmenteraient moins vite que prévu. Aussi je suppose que cette entente fût conclue de bonne foi entre les partis à un moment où tous les indicateurs économiques étaient encore au vert.

Si Alcoa par la suite n’a pas bronché, c’est probablement parce qu’à l’instar de beaucoup de spécialistes, elle était encore persuadée que la récession n’était pas faite pour durer, lorsque même en 2010 les plus optimistes déclaraient avec bonheur que la crise était désormais derrière nous. — Hum ! Derrière ?

Actuellement, nous savons, la banque du Canada nous le rappelait encore le 23 octobre dernier par la bouche de son nouveau gouverneur Stephen S. Poloz, que la reprise sera encore longue et la croissance toujours modérée, au moins jusqu’en 2015.

C’est pourquoi, nous comprenons qu’Alcoa souhaite compte-tenu de la conjoncture — supposons que ce soit de bonne foi — voir modérer ces augmentations. Nous savons encore que madame Marois s’occupe personnellement de ce dossier, il y a tout lieu de considérer que cette augmentation sera remise ou bien encore échelonnée. Que c’est la branche la plus réaliste du PQ qui dans ce dossier aura le dernier mot.

Cela dit, depuis le temps, tout cela ne dispense pas les producteurs d’aluminiums de faire des investissements conséquents pour produire mieux, produire plus au besoin, à meilleur coût et avec moins d’énergie. Je suis bien conscient que dans cette industrie les investissements se chiffrent en centaines et parfois en milliards de dollars, si ce n’est que ce sont justement ce genre d’investissements privés qui font marcher l’économie lorsque cela apportent des commandes à toutes sortes d’entreprises qui œuvrent dans toutes sortes de domaines différents.

On ne saurait subventionner directement ou indirectement quel qu’industrie que ce soit, sans obtenir de leur part de contreparties. Ce que nous déplorons au fil du temps, c’est l’unicité du sens. C’est l’absence de principes contractuels ce qui au bout du compte consiste à offrir presque tout à certains et seulement quelques croûtes à ronger à tous les autres.

— Une économie bien pensée repose toutes écoles confondues sur la base d’échanges « gagnants-gagnants » ce que définissent des échanges équitables.

Entièrement d’accord avec M. Drouginsky, cela dit, les multinationales (Rio Tinto, Alcoa) ont déjà commencé le ménage, des milliers d’emplois ont déjà été perdus, des emplois beaucoup plus payant que les jobs de plancher. Depuis, décembre 2012, ils se sont organisés pour conserver le rendement aux actionnaires alléchant. Donc, ce chroniqueur Libéral, oubli l’essentiel, ce sont bien les Libéraux qui ont fait signé ce nouveau contrat aux multinationales de l’aluminium !!!

Je ne sais pas, mais je crois que toutes les récentes initiatives du gouvernement Marois en matière économique est le barout d’honneur du modèle économique québécois, l’ultime tentative pour infléchir des tendances lourdes mais en continuant de faire exactement ce qui n’a pas vraiment marché au cours des 20 dernières années. Après? Je crois que nous n’aurons plus assez d’argent pour ce genre d’initiatives tout azimut où on croit que le gouvernement peut décider des gagnants, des secteurs d’avenir, etc. Je ne dit pas que le gouvernement n’a pas de rôle dans l’économie, mais ce rôle ne sera plus autant dirigiste, interventionniste et lourdeau…

Donc si je comprends bien, pendant que les prix du marché baissent à cause du gaz de schiste (que le Québec refuse d’exploiter) l’état Québécois subventionne la production de surplus d’électricité à prix d’or pour ensuite revendre ces même surplus beaucoup moins cher, voire à rabais pour conserver des industries.

En d’autres mots nous sommes engagés structurellement à payer trop cher et à revendre à perte.

Pourquoi exploiterions-nous le gaz de schiste dont le coût d,exploitation serait le double du prix que nous pourrions en retirer?

HEIN???

Des références SVP.

Parce que presque partout dans le monde, ce genre de gaz EST exploité et de façon PROFITABLE!!!

@ François premier

« Parce que presque partout dans le monde, ce genre de gaz EST exploité et de façon PROFITABLE!!! »

« Des références SVP. »

Bonjour,

Certes, il n’y a rien de nouveau sous le soleil avec le Parti Québécois et sa gang de péquistes. Ceux ci gouvernèrent toujours plus à droite que le Parti Libéral qui peut revendiquer d’être le maître d’oeuvre de » toutes les mesures sociales » sans exception dans notre province de Québec, soit la plus grosse des Provinces Maritimes donnant sur l’Atlantique. Tout comme depuis sa fondation en 1968 dans la circonscription de Laurier Dorion sur la rue Christophe Colomb au nord de Jean Talon, j’étais présent sur les lieux en tant qu’observateur afin de compléter un travail universitaire. Et devant les 300 militants du RIN médusés, Monsieur René Lévesque dans le show de boucane de sa vie affirma dans un nuage opaque de fumée qu’il ne fallait pas « parler d’indépendance » car les québécois en très grande majorité n’en veulent pas et qu’il fallait y aller avec le concept » vaseline » soit avec ces mots fourre tout de souveraineté-associative. Et voilà que depuis ce temps, la très grande majorité de nos nationalistes qui entrèrent chez les péquistes ont « pogné la berlue ». Mystifiés qu’ils sont avec la pseudo souveraineté dans la semaine des quatre jeudis alors que les poules québécoises auront des dents et aussi par les constants » flashers à gauche » afin de tourner à droite. Mais CÉ pas grave comme disent les vieux péquistes du Premier Lit de Ti Poil.

Le Parti Québécois et les entreprises ? Il suffit simplement de lire dans les Archives du Devoir ainsi que du journal de Feu Paul Bouchard soit La Nation pour comprendre que le Parti Québécois suit totalement les traces des racines d’extrême droite de l’Union Nationale et des partis ultra conservateur d’extrême droite qui précédèrent l’Union Nationale qui « paraissait de gauche » lors de sa fondation. Avec des pages de publicité entières dans les journaux américains dont le New York Times qui invitaient les investisseurs américains à venir investir « icitte » car icitte, nous n’avons pas de syndicats….. Et le tout tel quel. Voilà pourquoi le Devoir et la Nation fustigeaient les mesures sociales à pleines pages tout en vantant le « corporatisme québécois » au lieu du socialisme à la Canadienne, cet héritage de la Fière Albion. Voilà pourquoi naquit le Commonwealth dont faisait partie majestueusement le Canada avant l’arrivée des Torys en 2006. Et pour nos amis de la bande des nationalistes québécois qui restent au poste, quoique abasourdis, Commonwealth signifie le « socialisme par le Bien Commun » .

En terminant, avec toutes ses pirouettes, le Parti Québécois ne réussit qu’à embobiner et enfirouaper tout le restant de ses Purs et de ses Durs, soit les Caribous qui aiment bien cheminer à la queue leu leu. Le Parti Québécois continuera dans la même veine de concrétiser le rôle de « porteurs d’eau du Québec » en flashant à gauche tout en signant des ententes en catimini avec la puissante Alcoa avec de forts rabais comme d’habitude. Voilà pourquoi Wall Street finança complètement tous les projets hydroélectriques du Québec sans exception à 100 % . Souvenez vous les péquistes que dès le lendemain du 15 de Novembre 1976, Messieurs René Lévesque ainsi que Jacques Parizeau en incluant Bernard Landry faisaient des aller retour hebdomadaires à New York sur Wall Street et à Washington……. Ce qui permit à un illustre économiste d’affirmer que le lendemain de l’amère défaite du OUI en 1995, les plus grands perdants de cette défaite et les plus déçus furent Bilderberg Group ainsi que Wall Street au complet. Tout en espérant que Ça vous sonne une de ces cloches à vous les péquistes dans vos errances époustouflantes…….. Avec plaisir, John Bull.

Les économistes sont de véritables shamans. Ils entonnent toujours les mêmes incantations pour un « progrès » ici et maintenant.
Nous sommes 7 milliards sur une planète dont les réserves limitées de ressources s’épuisent rapidement alors que la survie humaine en dépend. Devant cette catastrophe annoncée, les gouvernements et les entreprises s’évertuent à trouver de l’argent pour investir, aveugles qu’ils sont qu’aucune somme d’argent ne peut venir à bout des lois naturelles qui limitent les ressources disponibles.
Au fil des ans, les minières ont bénéficié de nombreux incitatifs de la part de l’État québécois. Ainsi le gouvernement Charest a donné plus de 700 millions en aides fiscales de toutes sortes à l’industrie entre 2002 et 2008. Pendant cette même période, les minières ont versé un total de 259 millions en redevances, 1,5 % d’une production totalisant 17,1 milliards.
La mégaproduction à ciel ouvert s’accompagne de la production d’immenses quantités de déchets dont l’impact environnemental peut être fort important. Même lorsque les minières comblent les fosses une fois le projet terminé, le remplacement d’une roche compacte et peu perméable par du concassé modifie irrémédiablement le patron de ruissellement des eaux de la région. Ce qui favorise la dissolution de métaux lourds et de toxines et leur diffusion dans l’environnement causant des contaminations qui peuvent affecter l’environnement pendant des centaines et même des milliers d’années.
Entre 2009 et 2011, selon l’IGF (Intergovernmental Forum on Mining), l’estimation des coûts de sécurisation des sites miniers abandonnés a explosé, passant de 300 millions à plus de 1 200 millions de dollars. Une somme qui dépasse l’ensemble des redevances perçues par le gouvernement depuis plusieurs décennies. Au total, la restauration des dégats causés par les minières coûtera 5 fois le montant des redevances collectées entre 2000 et 2008.
Mais nos économistes préfèrent ignorer tous ces coûts pour obtenir encore plus de privilèges pour les minières. Et si un ministre a le courage et la clairvoyance nécessaires pour faire un bon ménage, on lui tombe dessus à bras raccourcis.

D’habitude, lorsqu’une société est « pognée » avec des surplus, elle tente de les écouler en ABAISSANT les prix.

Par contre, au Québec, Hydro-Québec, qui détient le monopole et qui nage dans les surplus d’électricité qu’elle a elle-même créés en multipliant les stupidités onéreuses (éoliennes, petits barrages, etc…), eh bien, on AUGMENTE les prix des clients privés!!! Pourquoi? Subventionner les éoliennes qui ne servent à rien et les alumineries inefficaces et qui nous coûtent près de $300,000.00 PAR EMPLOI!!!

Allôôô???

Là-bas, les fous ont pris le contrôle de l’asile.

Ce texte est une jolie contradiction en soi. D’un côté, on accuse le gouvernement de vouloir faire fuir Alcoa en ne lui vendant pas l’électricité à un coût encore plus inférieur au marché (ce qui revient à subventionner l’industrie) et de l’autre, on accuse le gouvernement de miser sur des subventions pour stimuler l’économie. La chose à retenir, c’est que peu importe ce que le gouvernement fait, ce sera toujours mauvais car ça vient du PQ…

Le chantage continue. Ca ne vous écoeure pas? Moi j’en peux plus.
Est-ce que Michel Morin pourrait nous dire dans quel pays du monde on peut trouver meilleur tarif?

Parlant du PQ, ils viennent de donner 19 millions à Pratt and Whitney pour créer….90 jobs. Ca fait 211k par job! En supposant que l’employé va payer 10k d’impots provincial par année, ca va prendre 20 ans avant qu’on rentre dans notre argent. Entre temps,Pratt and Whitney va recommencer son chantage et on va recracher.

On crache 6 milliards par année à ses BS de luxe. C’est le double de ce qu’on donne aux pauvres BS.
Pu capable de ce capitalisme de BS.
Que ce soit le PQ ou le PLQ, c’est le même modèle. On achète les jobs a des capitalistes pourris.

Le Québec n’a jamais fait une maudite cenne noire avec les ressources naturelle à l’exception de l’éléctricité avant que les alumineries débarquent. Si Alcoa veux s’en aller qu’elle parte et sa vaut pour les minières qui nous coûtent une fortune.

La petite droite qui pale au travers son chapeau dit que l’électricité ne peut pas se stocker. C’est faux!

Le Québec peut s’approprier les alumineries abandonnées pour stoker de l’électricité sous forme d’aluminium et revendre plus tard à prix d’or cet électricité.

Les entreprises exploitant les richesses naturelles sont des BS qui dépendent du fric de la population.

On a pas besoin de ça.

De toute façon la Chine produit de l’aluminium avec son charbon et aucun pays occidental n’est capable de rivaliser avec ça.

M. Duhamel demande qu’on baisse les prix à chaque fois que Alcoa ne fera plus de profits.

Les richesses naturelles ne valent pas plus que les minerais à une cenne la tonne de Duplessis.

@ Youlle :

1_Alcoa n’a pas encore dit qu’elle allait partir. Mais qu’elle pourrait. Nous sommes encore en phase de négociations.

2_L’électricité utilisée pour faire tourner une aluminerie a un coût à produire. Aux alentours de 2 cents facturés le kw/h, on est pratiquement inférieur au prix moyen coûtant. D’autre part, le chiffre d’affaire d’Hydro-Québec stagne depuis à peu près sept ans et n’est maintenu que grâce aux augmentations qui reviennent aux citoyens ordinaires donc tant à vous qu’à moi.

3_Il est donc logique qu’Alcoa paye un peu plus pour son énergie.

4_Toutefois, ce que vous suggérez, c’est une nationalisation des installations laissées vacantes par Alcoa et de stocker la fonte d’aluminium produite jusqu’à une reprise du marché, ce qui signifie qu’en plus de la nationalisation vous allez devoir construire des entrepôts.

5_Hormis le fait que ce type de transfert aura un coût et ne peut se faire que par une loi, vous devrez automatiquement compenser Alcoa pour la perte de ses actifs, vous allez faire tourner des usines à perte pour un temps indéterminé en considération de gains futurs eux aussi indéterminés. Même l’Union Soviétique ne faisait pas cela !

6_Combien de temps faudra-t-il pour que le Québec en sorte gagnant et d’après vous ce type d’opération n’aura-t-il pas un coût additionnel sur votre propre facture d’électricité en compensation de ces pertes ?

7_La problématique au Québec n’est pas actuellement au niveau du stockage de l’énergie, puisque les barrages d’Hydro font très bien l’affaire pour stocker et moduler la production d’électricité. Ce qui est problématique aujourd’hui, c’est au niveau de l’usage et des gains qui peuvent être retirés de l’énergie compte-tenu de notre capacité de production.

8_C’est précisément parce que cette capacité de production existe que les grands consommateurs d’énergie (comme les alumineries) souhaitent profiter d’énergie toujours à meilleur prix, comme il est dit : « c’est l’occasion qui fait le larron ».

9_Si on regarde les choses pragmatiquement, ça change quoi d’augmenter la facturation des alumineries à partir de 2015 comme initialement prévu par le gouvernement du Parti Libéral du Québec ou de reporter cette augmentation dans le temps, quitte à moduler cette augmentation progressivement ou mieux de moduler le coût des fournitures d’énergie en proportion de l’augmentation des cours de l’aluminium ?

10_Seriez-vous devenu plus ultra-libéral que les libéraux ?

« 4_Toutefois, ce que vous suggérez, c’est une nationalisation des installations laissées vacantes »

Faux! Vous déformez ce que j’ai écris.

« stocker la fonte d’aluminium produite jusqu’à une reprise du marché, ce qui signifie qu’en plus de la nationalisation vous allez devoir construire des entrepôts. »

Cherchez les entrepôts des d’Alcoa ou d’Alcan. Vous faites la preuve que vous ne connaissez rien au domaine comme au lait.

« …5_Hormis le fait que ce type de transfert aura un coût et ne peut se faire que par une loi,… »

Faux! Une autre fois!
—-
« ….7_La problématique au Québec n’est pas actuellement au niveau du stockage de l’énergie, puisque les barrages d’Hydro font très bien l’affaire pour stocker… »

Bien oui pour 6 mois, 3 mois,
——
« Si on regarde les choses pragmatiquement, ça change quoi d’augmenter la facturation des alumineries à partir de 2015 comme initialement prévu par le gouvernement du Parti Libéral du Québec ou de reporter cette augmentation dans le temps… »

Des pertes! Mais vous en tant que droitiste, comme tous les drettistes vous voulez faire un cadeau aux grandes entreprises et être fiers de le payer.

« Seriez-vous devenu plus ultra-libéral que les libéraux ? »

Un fournisseur qui se met à quatre pattes devant le client comme vous le proposez, comme conservateurs, est un fournisseur en faillite.

C’est la différence entre un ti-joe connaissant en affaire et moi qui ai eu des entreprises.

@ Serge Drouginsky

J’ai oublié:

Dans quelques années l’énergie d’Hydro d’aujourd’hui vaudra 5 à 6 plus cher et plus.
Le manque d’énergie sur la planète c’est avant 20 ans.

Moi j’ai toujours su qu’en affaire, pour faire de l’argent il faut payer pas cher et vendre cher.

C’est une loi implacable que les dretteux et la plus part des fédéraleux ignorent.

Vous écrivez :
« Moi j’ai toujours su qu’en affaire, pour faire de l’argent il faut payer pas cher et vendre cher. »

Votre oubli est parfaitement emblématique de ce que vous êtes : En somme vous confirmez bien que vous êtes un opportuniste, un exploiteur, un « profiteux » et un hypocrite puisque vous avez le toupet avec ça de vous dire de gauche. C’est le monde à l’envers.

Toutefois, si cela vous rend heureux de vider votre animosité et votre fiel sur moi au moins cela me fait plaisir de vous rendre service et ce tout à fait gratuitement, profitez-en ! Cela ne durera peut-être pas éternellement.

@ Youlle,

Vous écrivez ceci : « Le Québec peut s’approprier les alumineries abandonnées pour stoker de l’électricité sous forme d’aluminium et revendre plus tard à prix d’or cet électricité. »

1_Éclairez ma lanterne (magique) ! Comment vous y prenez-vous pour vous approprier des alumineries abandonnées ? Encore faut-il qu’elles le soient.

2_Croyez-vous qu’Alcoa va abandonner ses alumineries sans les démanteler et sans demander des compensations financières pour les bâtiments et puis les terrains ?

3_Qui paye pour tout cela ?

4_Quelle est votre technique pour stocker de l’électricité dans une aluminerie abandonnée ? Dans de la fonte d’aluminium déjà stockée ? Ou produite : avec quelles machines et quelle électricité ? Celle désormais fournie totalement gratuitement par Hydro-Québec ?

5_Comment faites-vous pour produire de l’énergie avec de la fonte d’aluminium ? Je ne connais pas cette technologie.

6_Et accessoirement sur quoi vous vous basez pour dire que cette électricité stockée — alors qu’on ne sait pas comment vous vous y prenez pour la stocker –, sera par la suite « vendue à prix d’or » comme vous l’écrivez ?

7_Vous pensez vendre cette énergie à prix d’or à qui ? Comment allez-vous vous y prendre pour pouvoir l’exporter ?

8_Comment expliquez-vous que notre gouvernement péquiste qui doit être tout aussi conservateur et « drettistes » que moi, ne s’oriente pas dans la direction que vous préconisez ?

9_Devrais-je interpréter par vos mots que parler avec bon sens, c’est être de droite, conservateur et « fédéralisse », lorsque divaguer et dire tout ce qui vous passe par la tête c’est développer une pensée de gauche ?

10_Je répète ce que j’ai écrit : « « Si on regarde les choses pragmatiquement, ça change quoi d’augmenter la facturation des alumineries à partir de 2015 comme initialement prévu par le gouvernement du Parti Libéral du Québec ou de reporter cette augmentation dans le temps (…) ? »

Vous dites : « Des pertes! »

— Bin tient lesquelles ? Cela fait combien de décennies que les alumineries bénéficient d’un tarif préférentiel au rabais ? Et vous, vous trouvez malin tout comme les libéraux de Jean Charest en 2008, d’augmenter ces blocs d’électricité de 60%, quitte à voir fermer trois alumineries, voir fermer tous les sous-traitants et voir fermer dans certains endroits bien des commerçants. En tout au minimum une perte nette de 10 000 emplois pour un manque à gagner (un manque à gagner, pas une perte) de l’ordre de 200 millions de dollars par années pour un temps limité.

C’est moi qui suis à droite ! Bin voyons ! Comme toujours vous affirmez des choses sans jamais les prouver et par après vous osez m’accuser de tous les maux ! Vraiment quelle belle mentalité de colonisé vous avez !

« Votre oubli est parfaitement emblématique de ce que vous êtes : »

Quel oubli? La encore vous me faites des propos que je n’ai pas écris.

« En somme vous confirmez bien que vous êtes un opportuniste, un exploiteur, un « profiteux » et un hypocrite »

Hé hé, les gros mots sortent.

En affaire il n’y a pas d’amis, surtout pour le grande entreprise que les dretteux (les Tea Party party du Québec) protègent à leurs dépens.

Si l’opposant en affaires est hypocrite et exploiteur, il faut l’être plus que lui, sinon on est perdant. Je répète, le fournisseur qui se met à plat ventre devant son client est foutu et c’est ce que la petite droite préconise devant les ti baveux des alumineries. C’est qui mange l’autre et c’est surtout vrai aujourd’hui.

He oui j’ai été un hypocrite en affaires, un exploiteur, un profiteux, un opportuniste un sale qui a acculé des entreprises à la faillite.

« …vous avez le toupet avec ça de vous dire de gauche. »

Jamais, dans aucun blogue, je n’ai dis que je suis de de gauche.

« …profitez-en ! Cela ne durera peut-être pas éternellement. »

Vous allez m’empêcher de dormir.

« Croyez-vous qu’Alcoa va abandonner ses alumineries sans les démanteler… »

Certainement qu’elle va tenter de les démanteler pour éliminer la compétition. Savez-vous ce qu’est une injonction? Sans parler que moi j’en ai payé un bout de cette shop.

« Qui paye pour tout cela ?

Personne puisque les alumineries économiseront la démolition.

« Comment faites-vous pour produire de l’énergie avec de la fonte d’aluminium ? Je ne connais pas cette technologie. »

Là vous me prouvez que vous ne connaissez rien à la valeur de l’énergie et des coûts de la production du métal.

Et le PQ je l’emmerde.

Pour le reste….

Intéressant qu’Hydro et que le PQ se surprennent que le locataire veuille déménager quand on lui annonce une hausse de 60% de sa facture d’électricité. Penser que dans le marche actuel le locataire va accepter sans broncher c’est manquer grandement de vision. Certains s’offusquent de la démarche/demande des alumineries, mais les même certains tolère qu’Hydro Quebec achète l’électricité éolienne a des prix bien au delà des prix du marche et nous refile la facture. ….

La réalité est qu’en matière d’énergie l’avantage compétitif qu’avait le Québec est en train de disparaitre complètement à cause de la production de gaz naturel qui a fait fondre les prix. Dans ce nouveau contexte la politique du gouvernement qui vise à utiliser l’électricité comme levier économique est non seulement suspecte elle pourrait devenir carrément dangereuse. On cherche à attirer des entreprises avec une l’énergie bon marché que nous n’avons pas, non seulement c’est coûteux, c’est absurde!

Honorons les deals déjà en place mais de grâce n’empirons pas les choses…

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