Le problème avec les sociétés d’État…

Je ne pense pas a priori qu’une société d’État soit le mal incarné ou qu’elle est de facto mal gérée. Les dirigeants de ces sociétés sont aussi capables et intelligents que les gestionnaires de sociétés privées. Non, le problème des sociétés d’État, c’est trop souvent l’État qui multiplie les commandes politiques aux dépens de la logique économique et de la rigueur administrative.

Les propos de Thierry Vandal en commission parlementaire nous montrent les problèmes inhérents à une société d’État.

Le PDG d’Hydro-Québec a raconté mardi que sa société n’avait aucun besoin supplémentaire, mais que le gouvernement lui a imposé coup sur coup des appels d’offres en biomasse et en éolienne, tout en créant un programme de petites centrales hydrauliques. Ces approvisionnements en trop entraîneront des coûts de 1,5 milliard de dollars au cours des sept prochaines années. Qui va payer ? Vous et moi, évidemment.

Tous les gouvernements ont fait du développement économique régional avec le budget d’Hydro-Québec. Le gouvernement actuel fait la même chose avec la filière éolienne, productrice à gros prix d’une électricité dont on a pas besoin, mais maintenue pour préserver des emplois industriels subventionnés en Gaspésie.

Les milliards investis par Hydro-Québec au cours des dernières années sur la Côte Nord ou à la baie James faisaient aussi partie de la stratégie économique du gouvernement Charest. Ces ouvrages sont sans doute nécessaires, ne serait-ce que pour compenser la perte potentielle de l’énergie produite au complexe des chutes Churchill dans quelques décennies, mais il semble y avoir eu une nette accélération des projets à des fins politiques.

Du côté de la demande, tous les gouvernements québécois ont consenti aux alumineries et autres industries lourdes des rabais d’électricité énormes pour favoriser l’investissement et l’emploi. Hydro-Québec est réduite à vendre à perte ou à  tout petit profit un volume de production considérable. La décision de maintenir les tarifs plus bas que presque tous les autres producteurs d’électricité du continent est aussi une décision politique.

La gestion d’Hydro-Québec semble tourner autour d’impératifs politiques : elle doit produire plus que nécessaire, vendre à prix cassé à ses plus gros clients et maintenir des tarifs plus bas qu’ailleurs. Résultat : Hydro-Québec est une société saine et plutôt bien gérée qui profite de sa position monopolistique, mais elle serait beaucoup plus rentable et vaudrait beaucoup plus cher dans un autre environnement.

Je ne préconise pas la privatisation d’Hydro-Québec. Les Québécois sont très attachés au symbole qu’elle représente et un débat sur son statut serait quant à moi une grande perte de temps. Mais Hydro-Québec montre aussi les limites d’une société d’État, une organisation complexe qui doit constamment composer avec les pressions politiques.

 

 

 

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HQ, Loto-Québec et la SAQ ont rapporté 4,9 milliards dans la saccoche de M. Marceau

Les banques (qui font des milliards), Bombardier, le Cirque du Soleil, SNC, toutes les PME du Québec, Jean Coutu, les minières, IGA, Provigo, Loblaw, Rona et j’en passe n’ont payé que 4,3 milliards

On peut critiquer l’efficacité des sociétés d,État certes, mais est-ce qu’on pourrait enfin taxer les cies?

@ jack2 (# 1):

Vous comparez des pommes et des oranges et je vous soupçonne d’être suffisamment informé pour le savoir mais je n’en suis pas absolument certain compte tenu de vos interventions passées.

Vous comparez l’impôt payé par les sociétés privées au gouvernement du Québec aux dividendes versés à ce même gouvernement par les sociétés d’État (en situation de monopole en plus!).

Comparez plutôt les profits et les dividendes des sociétés privées qui doivent faire face à la concurrence à ceux des sociétés étatiques ET en soustrayant 50% des profits étatiques pour compenser pour le VOL que ces mêmes dernières nous obligent à subir par leur politique de prix monstrueux car nous sommes tous captifs de ces dernières qui vivent sur leur planète en situation de monopole.

Là vous aurez une photo résliste de la situation…

Bien sur que ces sociétés rapportent, elles sont en situations de monopoles.

Toutefois, il ne faut pas se laisser berner par leurs soit-disants profits. La SAQ, par exemple, est hautement inéfficace et destructrice de richesse. Elle paie des salaires trop hauts par rapport au marché, a des dépenses en marketing astronomiques compte tenu de sa situation monopolistique et offre des prix bien supérieurs à ce qui se trouve ailleurs. Au détriment de qui? du consommateur québecois et des potentiels entrepreneurs qui pourraient opérer un pareil commerce beaucoup plus efficacement. Ce monopole d’état, contrairement à Hydro-Québec, ne profite aucunement aux québecois.

En parlant d’Hydro-Québec, les décisions irrationnelles des gouvernements précédents et actuels sur l’usine TransCanada et sur l’éolien me désolent. Payer TransCanada 150 M$ par année pour ne pas qu’ils produisent de l’électricité qui serait moins chère que l’éolien…c’est carrément de l’argent tirée par les fenêtres.

Les sociétés d’états ont toutes le même problème fondamental: elles ont à leurs têtes d’excellents gestionnaires mais utilisent l’argent public de facon irresponsable … sachant que le québecois est prisonnier et n’a aucun choix.

@Francois 1

« en soustrayant 50% des profits étatiques pour compenser pour le VOL que ces mêmes dernières nous obligent à subir par leur politique de prix monstrueux car nous sommes tous captifs de ces dernières qui vivent sur leur planète en situation de monopole. »

Vous allez essayez de nous faire croire qu’HQ a des tarifs beaucoup plus élevés qu’ailleurs en raison de sa situation monopolistique peut-être? Pourtnat on paie moins cher que dans les provinces où l’électricité est privatisée. Et en plus, on bénéficie collectivement des profits! Que le secteur public ne soit pas la solution à tous les maux, j’en conviens. Mais le raisonnement que vous présenté est franchement ridicule et ne repose sur rien d’objectif.

Le problème ne réside pas dans les sociétés d’État mais dans la structure de leur capital. Un seul actionnaire majoritaire ( le ministre des Finances) est le problème.

Certains secteurs de l’économie sont toujours à contenu politique ou hautement politique ou idéologique. Peu importe que la gouvernance de ces secteurs soit publique, mixte (public-privé) ou privée. Parmi ces secteurs on trouve bien sûr l’énergie, les matières premières, la sidérurgie et tout ce qui relève de la transformation des minerais en métaux, plus évidemment le secteur de prédilection qui est l’armement (le Québec travaille aussi pour l’armement). D’ailleurs les secteurs cités précédemment sont essentiels dans le développement, le maintien d’un système de défense. Même l’électronique et le secteur des logiciels n’y échappent pas.

Aussi, toutes les décisions prises pour Hydro-Québec sont-elles des décisions à saveur politique, peu importe quel parti exerce le pouvoir. La politique du transport en commun, les déplacements des citoyens sont aussi politiques et idéologiques. Le choix du remplacement des rames de la STM (métro de Montréal) est emblématique du fait que le politique se mêle de tout et partout. – Y compris quelquefois de ce qui se passe dans les chambres à coucher….

— En contre-partie des décisions politiques éclairées peuvent avoir un impact extrêmement positif sur l’ensemble des développements de la société et les effets bénéfiques se font sentir peu importe que la gouvernance de entreprises soit dépendante d’intérêts publics ou privés.

Les « Clubs » sélects de par le monde regroupent essentiellement des gens qui réussissent et leurs membres sont disséminés à tous les postes clefs des appareils d’État et des secteurs clefs du dispositif économique ; il est considéré comme de bon ton que ces gens se fréquentent, s’acoquinent et quelquefois s’unissent (regarder entre autre la commission Charbonneau).

C’est pourquoi, ce qui est « peut-être » discutable, ce sont les décisions politiques de courtes vues ou tout simplement mal faites émanent du politique, lesquelles quelquefois incommodent tout le monde. Pour illustrer mon propos, je prendrai la manière bâclée d’offre d’achat d’Énergie Nouveau Brunswick, ce qui a déplu avec une certaine raison à tout le monde dans cette province.

Lorsqu’une politique énergétique pancanadienne ne devrait faire que des heureux, quand Hydro-Québec devrait logiquement vendre plus d’énergie à toutes les provinces voisines et pas seulement à prix légèrement réduit à nos amis de Nouvelle-Angleterre.

Le gouvernement devrait privatisé HQ a hauteur de 49%. Ainsi on aurait des décisions rationelles et de la bonne gestion(coupure dans le gras chez HQ). Mais oubliez ça, les politiciens se servent d`HQ pour aller chercher des votes avec des décisions souvent stupides.

Un article édifiant sur toutes ces cies qui fraudent l’impot:

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/370751/les-google-et-starbucks-menacent-la-stabilite-fiscale-du-monde

Les profits déclarés par les entreprises américaines dans les pays du G7 vont ainsi, selon le cas, de l’équivalent de 0,2 % de leur produit intérieur brut national à 2,6 % (pour le Canada). Ce ratio monte, comme par hasard, à 4,6 % du PIB aux Pays-Bas, à 7,6 % en Irlande et à 18,2 % au Luxembourg, trois pays réputés pour leurs faibles taux d’imposition. Cette anomalie devient carrément loufoque dans les pays où l’impôt est nul, par exemple dans la dépendance britannique de Jersey (35 %), au Liberia (61 %), dans les îles Vierges britanniques (355 %), aux îles Caïmans (547 %) et aux Bermudes (646 %)

Au risque de me répéter, le problème en général dans la fonction publique, ce sont les ministres et les sous-ministres. Ils y arrivent tous avec leurs préjugés, leur incompétence et leur carnet de commande. Ils sont des solutions toutes faites pour des problèmes imaginaires mais ils ignore la réalité de leurs employés. Je me demande toujours, comment un pharmacien peut du jour au lendemain être compétent comme ministre des transport ou travailleur social devenir expert en éducation.

Mais quoi qu’on fasse, ça ne changera pas de sitôt. À moins de devenir la deuxième Belgique. Ce pays semble fonctionner très bien malgré l’absence de gouvernement.

@ Guy Masson (# 4):

H.-Q. est une société d’état mal gérée. Très mal gérée.

Imaginez, elle accumule des surplus qu’elle ne peut vendre ailleurs car son principal client (les USA de Obama!) exploite à fond les gaz de schistes qui ont un impact majeur à la BAISSE sur le prix de l’électricité là-bas (pour un peu, ils paieront bientôt le même « prix de faveur » que nous…), et au lieu de réduire la facture à ses cleints québécois pour écouler ces stocks en surplus, ils AUGMENTERONT notre facture!

H.-Q. est une société qui nous coûte des milliards et si elle serait privatisée, nous en serions tous bénéficiaires.

M Duhamel,

Vous y allez trop doucement, ce qui se passe avec HQ est tout simplement scandaleux et mérite d’être dénoncé comme tel. Surtout dans les conditions d’endettement catastrophique du Québec.

Bordel, à part descendre dans la rue pour réclamer des choses « gratisses » on ne s’indigne plus de rien dans cette fichue province?

@ Jackwood # 7

Entièrement d’accord pour privatiser HQ. Me semble qu’un conglomérat formé de SNC-Lavalin, Genivar, Power Corp, Catania, Simard-Beaudry et Fond de la FTQ serait bénéfique pour le Québec! Pour couper dans l’gras, ça va couper!
Ainsi à Noël, chaque québécois recevrait une bouteille de vin alors que le mauvais payeur pourrait passer 7 heures sur la table à se faire reconstruire!

@ Jack2 # 8 Merci pour le lien. Intéressant!

@Francois 1

« H.-Q. est une société qui nous coûte des milliards et si elle serait privatisée, nous en serions tous bénéficiaires. »

HQ ne nous coût pas des milliards chaque année : elle contribue directement au budget du gouvernement pour plus d’un millairds chaque année. À ça il faut ajouter l’augmentation des actifs d’Hydro à cause de ses investissements. Il faut aussi tenir compte du fait qu’on se vend notre électricité à un coût très bas, ce qui joue sur la rentabilité d’une entreprise qui est déjà très rentable.

Faut quand même pas tout voir en noir. Est-ce qu’HQ a bien été gérée au cours des dernières années? Peut-être pas mais vous n’avez qu’à blâmer ceux qui étaient en place, et non pas l’existence de la société d’État. On a eu un gouvernement qui a toujours fait passer ses intérêts partisans avant l’intérêt public pendant près de 10 ans. Fallait bien s’attendre à quelques mauviases décisions!

@ François 1 (# 10) :
Le fait qu’une compagnie soit privée n’est en rien une garantie qu’elle sera bien gérée. Lorsqu’une compagnie privée fait faillite ou se met sous la protection de la loi ou réclame le soutien financier de l’État, on ne peut pas dire que cela rapporte grands choses à qui que ce soit ; même cela peut affecter votre bas de laine ou vos économies, ce qui veut dire : vous et moi lorsque vous vous portez acquéreur d’actions qui périclitent dès l’annonce de la moindre mauvaise nouvelle.

D’autre part, si toutes les sociétés qui relèvent du droit privé étaient rentables et accusaient d’excellentes marges de profits, il faudrait encore baisser le taux d’imposition des entreprises puisque chacune contribueraient largement plus au budget de l’État.

Il n’en est rien et ce sont usuellement les entreprises de plus grandes tailles qui connaissent toutes les astuces et toutes les échappatoires, lorsque ce sont les PME de moins de 500 employés qui régressent le plus partout au pays en raison de la pression indue exercée par les plus grosses compagnies. Pourtant, notre pain et notre beurre passe par la prospérité et l’accroissement du nombre de nos PME.

D’autre part, les surplus de production réalisés par Hydro-Québec sont des surplus indispensables à assurer la maintenance du réseau en tout temps. Toutes les compagnies qui œuvrent dans ce segment produisent des surplus hormis dans les pays du tiers monde. C’est une marge de sécurité indispensable dans la profession. Lorsqu’Hydro-Québec – qui agit aussi comme courtier en énergie – vend une partie ou la totalité de ses surplus, notamment en Nouvelle-Angleterre, elle réalise un gain, même si l’énergie est vendue à un prix légèrement inférieur au coût moyen de production. Aussi cette vente de surplus à prix d’aubaine n’affecte pas la rentabilité de l’entreprise, c’est tout le contraire. Un Hydro-Québec relevant du droit privé procèderait exactement de la même manière, puisqu’un surplus non vendu s’appelle en bon français un délestage qui quant à lui ne rapporte rien.

Enfin, voilà qui devrait vous ravir : la compagnie d’État qui agit aussi comme généraliste en matière d’énergie, investit aussi dans les gaz de schistes, notamment elle est partenaire dans de sociétés qui opèrent en Pennsylvanie.

@ M. Drouginsky,

Je suis d’accord avec vous qu’il est souhaitable qu’Hydro Québec ait des surplus. Le réel scandale n’est pas les surplus mais les stratégies qui les ont engendrés.

L’énergie éolienne achetée par HQ à un prix parfois deux fois supérieur au prix du marché est un scandale et je crois Thierry Vandal sur le fait qu’une décision aussi irrationnelle ne peut venir que du politique. Le lobby éolien est extrêmement fort et pousse le gouvernement à faire plusieurs mauvais investissements. 2 300 emplois en Gaspésie dont la durée de vie restante est d’à peu près deux-trois ans ne justifient l’appauvrissement collectif du Québec pour les décennies à venir. Si l’éolien était efficace, il aurait du être acheté au coût de production normal d’HQ.

La situation de la centrale de TransCanada est un autre scandale ou l’on paie encore une entreprise privée pour ne pas qu’elle produise alors que son coût est inférieur à l’éolien. On parle d’argent public ici …

J’ai confiance en Thierry Vandal qui semble être un bon gestionnaire et je suis aussi d’accord avec vous qu’une Hydro Québec privatisée ne serait pas à l’abri de mauvaises décisions. Par contre, en introduisant de la compétition dans le secteur de la production/distribution d’énergie et en donnant le choix au consommateur québecois de choisir le fournisseur qu’il désire, le Québec sortirait gagnant. Le gouvernement pourrait quand même, à travers sa politique énergitique continuer de subventionner le consommateur pour garder les taux bas.

à Serge Drouginsky qui écrit:
« Lorsqu’Hydro-Québec – qui agit aussi comme courtier en énergie – vend une partie ou la totalité de ses surplus, notamment en Nouvelle-Angleterre, elle réalise un gain, même si l’énergie est vendue à un prix légèrement inférieur au coût moyen de production. Aussi cette vente de surplus à prix d’aubaine n’affecte pas la rentabilité de l’entreprise, c’est tout le contraire. »

Difficile de comprendre la logique économique là-dessous. Si je vends systématiquement mes produits ou services en bas du prix moyen qu’ils me coûtent, j’accumule des pertes pas des gains.

à Serge Drouginsky… vous écrivez:
« en introduisant de la compétition dans le secteur de la production/distribution d’énergie et en donnant le choix au consommateur québecois de choisir le fournisseur qu’il désire, le Québec sortirait gagnant. »

C’est la même logique que celle avancée par d’autres pour le secteur de la Santé au Québec : « Privatiser une partie des services en espérant que la concurrence fasse son oeuvre et améliore l’efficacité de l’ensemble ».

Vous le dites vous-mêmes ce n’est pas parce qu’H.Q est une société d’État qu’elle ne peut être efficace et les gestionnaires de sociétés d’États peuvent et sont souvent aussi efficaces que ceux des entreprises privées, nous le savons maintenant, une grande partie de ce qui nous parait être de très mauvais choix d’HQ lui a été imposée par le Gouvernement. Ce sont donc les politiciens qu’il faut blâmer et il est permis de croire que s’ils savaient être plus disciplinés et rationnels dans ce qu’ils imposent aux sociétés d’État les performances de ces dernières seraient meilleures et probablement que les québécois s’en porteraient mieux.

M. Duhamel, vous dites: « Je ne préconise pas la privatisation d’Hydro-Québec. Les Québécois sont très attachés au symbole qu’elle représente et un débat sur son statut serait quant à moi une grande perte de temps. Mais Hydro-Québec montre aussi les limites d’une société d’État, une organisation complexe qui doit constamment composer avec les pressions politiques. »

Avouez que ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un plaidoyer bien fort en faveur du maintien d’HQ du monopole d’HQ ça sent même un peu le contraire. Le monopole d’HQ est déjà effrité passablement depuis qu’une ouverture a été faite au secteur privé dans les parcs éoliens, les minicentrales hydroélectriques et c’est sans compter les sources importantes comme le barrage d’Alcan au Lac St-Jean qui n’ont pas été nationalisées dans les années 60.

Nous savons tous l’importance que peut avoir HQ comme levier économique pour le Québec et cette performance est là même si HQ est parfois forcée par les politiciens à aller dans des directions qu’elle juge inappropriées pour sa propre efficacité; alors y’a pas de doute, si cette machine à générer des $$$ tombait dans les mains du secteur privé les heureux gagnants en seraient très fiers et nous pourrions facilement gager que sa performance exploserait presque du jour au lendemain… pas parce que cette entreprise privée serait plus efficace qu’HQ mais parce qu’elle ne se gênerait pas elle pour ajuster vite et fort les tarifs à la hausse.

J’ai beaucoup de difficulté à saisir comment quelqu’un qui pense au bien de la collectivité d’abord peut arriver à croire qu’une privatisation partielle ou totale d’HQ peut être favorable aux québécois. Y’a bien ceux qui disent que ce serait une bonne façon de payer une bonne partie de la dette du Québec… les mêmes qui dans d’autres pays contribuent à les amener au bord de la faillite et rendu là viennent leur offrir leur aide en exigeant en contre-partie qu’ils acceptent de privatiser tout ce qu’ils peuvent avoir de « vaches à lait » semblable à notre HQ; pourquoi ce serait bien pour nous de jouer le jeu de ces profiteurs là ? Non y’a certainement des moyens plus intelligents que celui là pour s’en sortir !

@ Réponse à Jacques Marceau (# 15) :
Je me suis bien gardé d’entrer dans certains détails comme le dossier éolien et vous faites bien de le mentionner. Personnellement, je croix dans la filière énergétique éolienne, mais il est vrai que c’est une filière en évolution rapide, les nouvelles turbines mises-au-point devraient permettre d’arriver à la rentabilité du secteur plus rapidement et probablement Hydro-Québec en raison d’influences politique a voulu agir un peu vite. Aussi je suis d’accord avec vous sur ce sujet. Pour la centrale de TransCanada, vous me permettrez de ne pas donner d’avis, car je n’ai pas étudié ce sujet, aussi je respecte votre appréciation.

Je n’ai rien contre le fait qu’on introduise plus de compétition dans la production et notamment en termes de diversification puisqu’on peut techniquement concevoir des villes et des quartiers qui soient entièrement autonomes énergétiquement. Si ce n’est que la politique foncière qui prévaut présentement ne permet guère ce genre d’autonomies qui requièrent un investissement collectif. C’est pourquoi, je pense qu’en matière de dépenses en fourniture d’électricité, les québécois que nous sommes, sommes encore choyés compte-tenu de l’état des lieux. Je suis cependant de votre avis pour ce qui relevait de la SAQ (votre commentaire # 3) lorsque l’apport de marchands indépendants serait bénéfique.

@ Réponses à Claude Lafontaine (# 16 & 17) :
— Commençons par le commentaire 17 : Vous me faites bien trop d’honneur en me créditant d’un texte de Jacques Marceau (# 15) qui m’était adressé. J’ai répondu à ses propos ci-dessus pour le seul sujet de l’électricité. Cependant je peux préciser un peu ma pensée et en cette occurrence, je n’ai pas remarqué que l’ouverture à la concurrence soit dans tous les cas bénéfique pour le simple particulier. Il est un peu long d’entrer dans le détail sur le sujet, disons simplement que la concurrence n’est bénéfique que lorsqu’elle respecte la règle du jeu (ce qui n’est pas toujours le cas). Cela dit, je suis d’accord avec vous quant au fait qu’il n’est pas bon qu’il y ait trop d’ingérence politique dans les sociétés d’État. Le choix d’un juste équilibre en somme.

— Commentaire 16 : Je comprends votre questionnement. Aussi je vais essayer de répondre à votre question. Techniquement, HQ adapte la quantité d’électricité produite, transportée et distribuée à la demande, elle répond en permanence à cette demande et cette électricité produite, fournie et facturée à la clientèle (donc vous et moi) est rentable. Pour des questions d’approvisionnement les compagnies qui produisent de l’électricité doivent produire un peu plus que la demande de manière à parer à toutes les éventualités, ce sont donc des surplus. Ces surplus font partie des frais opérationnels et entrent dans le calcul du prix moyen du kilowatt/heure. L’énergie électrique étant difficile ou coûteuse à stocker, toute l’énergie non fournie est délestée, donc elle est perdue.

Si en revanche, un client souhaite pour les besoins de son réseau utiliser ses surplus, HQ en tant que distributeur (puisqu’il contrôle le réseau) peut s’interconnecter au réseau client et vendre ce surplus à prix convenu. Donc, c’est un gain même à prix réduit. Pour répondre à une demande plus forte, HQ a une capacité de production énergétique nette supérieure à sa demande domestique (presque en tout temps) de telle sorte qu’elle peut au besoin ajuster sa production à la hausse pour répondre à la demande d’autres clients. La vente de cette énergie additionnelle ici aussi, n’est pas directement dépendante du prix moyen du kilowatt, elle est essentiellement reliée au coût opérationnel additionnel (pour l’électricité qu’elle produit), aux frais et la maintenance des lignes de transport. Ainsi sur ce poste HQ qui transporte son électricité sur son propre réseau reste encore bénéficiaire même à un prix de vente sensiblement réduit.

Ce qui affecte (en partie) la rentabilité, c’est ce que précise Jacques Marceau, quand Hydro achète de l’électricité éolienne à des fournisseurs privés à un prix convenu trop élevé ou pire, paye un fournisseur privé pour ne pas lui fournir le produit (exemple : la centrale au gaz de TransCanada). Ici on touche à des paramètres contractuels qui logiquement devraient être révisé.

@ Claude Lafontaine (# 17):

« nous le savons maintenant, une grande partie de ce qui nous parait être de très mauvais choix d’HQ lui a été imposée par le Gouvernement. Ce sont donc les politiciens qu’il faut blâmer et il est permis de croire que s’ils savaient être plus disciplinés et rationnels dans ce qu’ils imposent aux sociétés d’État les performances de ces dernières seraient meilleures et probablement que les québécois s’en porteraient mieux. » (sic)

Que de sages écrits MAIS totalement irréalistes.

Nos politiciens n’ont que très rarement, dans l’histoire du Québec, fait preuve de logique et de cohésion. Voir les absurdités et le « moon walking » perpéruel du Parti québécois depuis qu’il est au pouvoir…

Nous considérons tous, sondage après sondage, que nos politiciens ont autant de cérdibilité que des vendeurs de chars de seconde main. Cette impression est le résultat de plusieurs générations de citoyens abusés par ces derniers.

Vous croyez vraiment qu’ils peuvent se réformer? D’après moi, aucune chance! L’appât du gain et l’idéologie inflexible du parti auquel ils appartiennent sont trop importants pour qu’ils deviennent soudainement raisonnables et sensés.

Vous admettez dans votre propre phrase que le fait que ces sociétés soient publiques et à la racine même du mal. La solution me semble très simple: privatiser ces sociétés!

@ Claude Lafontaine, Je pense que votre second message s’adressait à moi plutôt qu’à M. Drouginsky.

Je pense en effet que la concurrence favoriserait l’innovation dans le secteur. Par contre, vu le secteur en question, je suis conscient que cela a ses limites. En effet, la production d’électricité (peu importe la méthode) requiert habituellement des investissements massifs qui ne se rentabilisent qu’après plusieurs dizaines d’années. Une compagnie privée sera rarement favorable à faire ce type d’investissement qui rapporteraient peu à court/moyen terme sans certaines garanties.

D’un autre coté, les décisions irrationnelles et destructrices des gouvernements en matière de politique énergitique (TransCanada, Energie éolienne à prix ridiculement haut, refus d’exploiter les gaz/pétroles de schistes, mauvais accords avec les autres provinces et états, etc) me poussent quand même à penser que la libéralisation de ce secteur, avec ses avantages et inconvénients, serait un meilleur choix économique à long terme que de laisser la situation actuelle empirer en se défendant toujours avec le même argument, soit que nous payons le moins cher au Canada pour notre électricité.

@ M. Drouginsky, Merci pour votre réponse cordiale et encore une fois très instructive. Salutations

à François 1 # 20 vous écrivez:
« Vous admettez dans votre propre phrase que le fait que ces sociétés soient publiques et à la racine même du mal. La solution me semble très simple: privatiser ces sociétés! »

C’est le genre de sophisme qui nous fait soit tourner en rond ou nous aligne dans les mauvaises directions; malheureusement certains politiciens, très habiles avec ce genre d’arguments, ont réussi de cette façon à « enfirwapper » beaucoup de québécois et nous mettre collectivement dans les situations que nous déplorons ici.

à Jacques Marceau #21

Je comprends votre frustration et je la partage en regardant les résultats des choix de nos politiciens, mais même s’ils sont misérables.. ces résultats.. par rapport à ce qu’on se serait attendu, j’ai beaucoup de difficulté à voir comment la libéralisation du secteur pourrait nous avantager, comment est-ce possible ?

Même si notre vache à lait a été forcée par nos politiciens à faire plein de choses qui au net n’ont pas toujours eu les retombées positives annoncées pour la collectivité, même si ceci on le voit a pour effet de privatiser une partie importante des revenus d’HQ elle demeure très rentable pour nous. Pensez vous vraiment que de libéraliser le secteur (c.à.d en privatiser une autre partie et les revenus qui viennent avec) nous serait favorable ? Je crois que non. J’aime mieux croire qu’il y a encore suffisamment de politiciens consciencieux et prêts à défendre l’intérêt public et qu’on va reprendre le dessus que de penser qu’on va continuer à s’enliser.

à Serge Drouginsky #19
Désolé mais je ne comprends toujours pas votre explication à votre affirmation « .. HQ réalise un gain, même si l’énergie est vendue à un prix légèrement inférieur au coût moyen de production. »

Vous parlez de délestage et de pure perte d’énergie lorsque pas vendue. Ce que je comprends du réseau d’HQ, l’énergie qui est produite à partir des centrales hydroélectrique et celle qui est produite à partir des parc d’éoliennes aboutissent toutes les deux sur les mêmes autoroutes de transport et les clients sont raccordés à ces autoroutes. Lorsque les éoliennes produisent et que la demande n’est pas à son maximum on peut imaginer qu’HQ réduit l’écoulement de l’eau dans les turbines des centrales hydroélectriques et on consomme tout ce que les éoliennes produisent avant d’augmenter le débit dans les turbines, c’est équivalent à stocker l’énergie des éoliennes. Les plus grands barrages eux peuvent je présume stocker pratiquement toute l’eau qui n’est pas nécessaire lorsque la demande est à son plus faible. Tout ça pour dire que s’il y a perte d’énergie (délestage) dans le réseau ça doit être négligeable.

Et ça nous ramène à l’argument que vous tentiez d’expliquer : comment est-ce qu’on peut arriver à faire un gain en vendant notre énergie en bas de notre coût moyen de production ?

@ Claude Lafontaine (# 23):

Encore une fois Monsieur lafontaine, dans votre répartie, vous me donnez les munitions nécessaires pour fracasser vos propres affirmations.

TOUS les politiciens sont habiles à manipuler les « sophismes » comme vous l’écrivez et tenez-vous bien, ce sont ces mêmes politiciens qui manipulent et gèrent NOS sociétés d’État.

Si ces mêmes sociétés étaient privatisées, elles seraient automatiquement à l’abri de telles intoxications et seraient confrontées à la concurrence des autres sociétés qui oeuvrent dans les mêmes domaines et les Québécois en seraaient les premiers bénéficiaires.

Le domaine privé nous nourrit, nous habille, nous fournit des médicaments, nos loge etc… et ce, à des coûts raisonnables. Pourquoi ne pourrait-il pas nous vendre de l’alcool? De l’assurance? De l’électricité? À des coûts raisonnables tout comme ça se fait partout ailleurs dans le monde civilisé?

@ Réponse à Claude Lafontaine (#25) :
Soyez bien assuré que je m’efforce de ne pas être borné et qu’il me ferait plaisir de vous donner entièrement raison. Je relève seulement que vous est et moi ne parlons pas exactement de la même chose. Qu’il faut entre autre distinguer les surplus de production avec les surplus d’approvisionnement, que dans votre argumentation vous confondez ces deux aspects (ce que font d’ailleurs la plupart des personnes qui blâment Hydro-Québec), lorsque dans mon argumentation primaire, je concentre mes propos sur les surplus de production, ce qui me semble fondamental si on veut procéder à une analyse objective des faits.

Hydro-Québec compte-tenu de la demande en énergie actuellement, peut produire suffisamment d’électricité pour réponde à la demande. Cette électricité produite est rentable ; dans le cas de contrats de fournitures, elle est en droit (via sa filiale Distribution) – c’est le fondement même de l’économie de marché – de négocier les contrats quelle veut, avec qui elle veut et au prix qu’elle veut. Dès lors que la société d’État dégage des bénéfices, c’est son droit et son choix de vendre à qui elle veut, certains blocs d’électricité (qui sont des surplus de production) à prix convenu avec ses clients. En outre comme Hydro-Québec est aussi transporteur d’électricité elle peut réaliser des plus-values sur ce poste, ce qui permet à sa filiale Transport de dégager des profits.

De plus vous partez sur la base de présupposés, qu’elle exporterait ses surplus de d’approvisionnement éoliens en priorité ; ce qui est loin d’être prouvé puisque les principales lignes de transport d’électricité partent de la Baie-James et que l’énergie éolienne est raccordée au réseau secondaire, le réseau secondaire étant préférentiellement un réseau de proximité.

Il me ferait plaisir de vous exposer en plus de détail, certains éléments de calculs pour étayer mes arguments, si ce n’est que cet exercice ne me semble pas devoir obligatoirement prendre place dans ce blogue qui demeure généraliste. Soyez seulement assuré que dans mes commentaires, j’essaye au mieux de mes connaissances de présenter des arguments qui soient convenables. Ce qui importe, n’est-ce pas que cette société d’État dégage des bénéfices et n’est-ce pas le cas ?

Aussi monsieur Lafontaine, j’estime, ne vous en déplaise, que je dois maintenir les termes de mon argumentation sans devoir obligatoirement établir de démonstration sur les bases d’une démonstration (la vôtre) qui ne se fonde pas…. Merci pour l’intérêt que mes propos auront suscité.

@ Serge Drouginsky (# 28):

« Hydro-Québec compte-tenu de la demande en énergie actuellement, peut produire suffisamment d’électricité pour réponde à la demande. Cette électricité produite est rentable ; dans le cas de contrats de fournitures, elle est en droit (via sa filiale Distribution) – c’est le fondement même de l’économie de marché – de négocier les contrats quelle veut, avec qui elle veut et au prix qu’elle veut. » (sic)

Vous parlez ici d’Hydro-Québec (société d’État qui jouit d’un MONOPOLE!!!) d’économie de marché???

Vous me décevez…

Soyez sérieux SVP!

@ Réponse à François 1 (# 28) :
Cela me déçoit de vous décevoir, mais sérieusement vous confondez le fait que Hydro-Québec ait un quasi-monopole de la distribution de l’énergie électrique ici ; avec le fait que la filiale d’Hydro-Québec Distribution soit belle et bien en concurrence avec d’autres opérateurs sur d’autres marchés. Dès lors que vous êtes en concurrence et que vous devez compétitionner pour obtenir une part du marché, on entre bien dans le domaine de l’économie de marché.

C’est précisément ce qui était au cœur du débat, puisque certains commentateurs considèrent que la rentabilité d’HQ pourrait être meilleure, si elle vendait sont électricité plus cher sur d’autres marchés pour compenser l’électricité quelle ne produit pas, lorsqu’elle en achète à des producteurs privés à prix sensiblement élevé. Cela démontre que sur la province du Québec, HQ n’a pas de monopole absolu de la production d’énergie et qu’elle est tributaire de ses fournisseurs privés pour établir les provisions nécessaires qui garantissent une distribution électrique abondante et pratiquement stable partout.

Quoiqu’il en soit, à ma connaissance, aucun distributeur privé ne ferait la dépense (compte tenu des coûts élevés en termes d’investissement) pour l’ensemble d’un territoire aussi grand que le Québec et aussi peu peuplé ; de construire son propre réseau pour fournir simultanément à la clientèle et le choix et les prix. Seules des alternatives locales pourraient être considérées. Même pour établir des réseaux plus simples comme la téléphonie, l’Internet à haut débit ou la téléphonie cellulaire, les grandes compagnies n’y sont tout simplement pas intéressées.

Désolé encore de vous décevoir, mais il est difficile de comparer le potentiel de la province du Québec avec les États-Unis ou encore le Japon. Je sais que vous appréciez tout particulièrement la Suède, mais même là-bas il est aussi difficile de comparer ce qui se passe à Göteborg ou Stockholm d’avec ce qui se passe par exemple dans la Laponie. Ainsi, une des caractéristiques de l’économie de marché, consiste encore à étudier le marché et de voir notamment en quoi consiste le bassin de population, avant de décider d’y prendre position ou bien pas.

@ Serge Drouginsky (# 30):

Le Québec est l’un des très…très rares endroits dans le monde où l’électricité est étatisé.

Comment ont fait les autres?

Voici ce qui se passe en Suède:

http://www.antagoniste.net/2013/01/30/electricite-suedoise/

Du fait qu’elle jouit d’un monopole étatique (comme la SAQ), Hydro-Québec est mal gérée (pourquoi se forcer quand on n’a qu’à augmenter les prix pour avoir accès à son bonus?) et est devenue au fil du temps un nid de népotisme et de patronnage. Tous les partis politiques au pouvoir s’en sont servi scandaleusement et rarement pour le bien des Québécois.

La meilleure chose qui pourrait lui arriver serait qu’elle doive compétitionner à TOUS les niveaux avec d’autres sociétés dans le même domaine ou mieux, qu’elle soit totalement privatisée.

@ Réponse à François 1 (# 31) :

Si vous lisiez bien mes commentaires, vous noteriez que je vous ai proposé le cas de Stockholm, un choix qui n’existe pas en Laponie (simplement parce que le marché n’y est pas). Regardez-bien le cas de Stockholm et surtout la géographie, les voisins et leur capacité de vendre de l’énergie. Comparez avec le Québec et vous vous apercevriez que toute l’infrastructure de distribution pour le privé sera à construire, que les distances sont infiniment plus grandes et que nos voisins n’ont pour ainsi dire pas de surplus à vendre.

Quoiqu’il en soit, l’exemple suédois, nous montre qu’il est techniquement possible de développer plusieurs types de productions énergétiques. Et pour votre gouverne, rien n’empêche la population québécoise de produire de l’électricité pour leurs propres besoins, on peut même vendre ses surplus (si on en a) à HQ qui se fera un plaisir de les distribuer pour vous.

Enfin sachez aussi que la plupart des compagnies d’électricité en Europe étaient des compagnies d’État, qu’on a depuis peu privatisées avec les nouvelles règles de déréglementation appliquées dans l’Union Européenne. Comment pensez-vous qu’EDF est devenue un leader mondial de l’énergie ? Avec des capitaux privés ou le soutien financier de l’État ?

Comment croyez-vous que la société privée russe : Gazprom est pratiquement devenue du jour au lendemain numéro 3 mondiale de l’énergie ? Par le travail acharné de capitalistes et les risques pris par leur apport financier ou par l’action de décennies de travail mené par des milliers de travailleurs et les cadres du Parti communiste ? Les investisseurs ont tout simplement saisi le fruit sur la branche quand il était mûr.

Si vous voulez partir votre propre compagnie de production énergétique et en faire profiter vos voisins. Bravo ! « Let’s do it… », et si vous pouvez me brancher dans les meilleurs délais vous m’aurez assurément comme client ! Et si ça vous chante, nous pourrions même partir une coopérative d’électricité, il n’est rien d’illégal dans cela 🙂

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