Le Québec n’est pas l’Irlande, but…

images-4L’Irlande souffre. La bulle immobilière a terrassé les institutions financières du pays et le gouvernement n’arrête pas de pomper de l’argent pour essayer de les sauver. Facture prévue : 50 milliards d’euros, alors que les revenus de l’État n’atteindront pas 36 milliards d’euros.

Le déficit du pays devrait atteindre 32 % du PIB. Imaginez le Québec aux prises avec un déficit de 90 milliards de dollars, plutôt que les 4,5 milliards prévus !

Le gouvernement irlandais a déjà coupé 4 milliards d’euros dans son dernier budget. Il a fallu couper les salaires des fonctionnaires de 5 % à 15 % selon leur échelle salariale, couper dans l’aide sociale et dans les infrastructures. Ce n’est pas suffisant. Il faudra couper 6 milliards dans le budget qui sera présenté sous peu. Ce ne sera pas assez. Il faudra sabrer 9 autres milliards d’euros entre 2012 et 2014. Les Irlandais seront saignés à blanc.

On imagine aussi l’impact. Toute cette douleur sera accompagnée d’une récession qui réduira forcément les revenus de l’État. Ce qui rendra encore plus difficile l’équilibre des comptes et le remboursement de la dette.

Déjà que les investisseurs, craignant de ne jamais revoir la couleur de leur argent, imposent à l’Irlande des taux usuraires qui ont touché les 9 % la semaine dernière. À titre de comparaison, le Québec a consenti un taux d’intérêt de 3,554 % pour une tranche d’obligations de 500 millions de dollars au début du mois.

En résumé, rien de comparable. L’Irlande croule sous un déficit relié au sauvetage de ses institutions financières alors que nos banques et caisses populaires sont en merveilleux état. Le Québec – province canadienne – profite du parapluie de l’un des États les moins endettés de ce qu’il était convenu d’appeler « les pays industrialisés ». Notre déficit budgétaire ne représente que 1,4 % de notre économie, de huit à neuf fois moins qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni. Et le ministre des Finances a un « plan » pour mettre les comptes à zéro d’ici quatre ans.

En apparence, tout est beau. But…

Le problème du Québec, ce n’est pas son déficit, c’est sa dette. Trop lourde comparée aux autres provinces, trop pesante si les taux d’intérêts se mettent à monter. L’agence de notation DBRS évalue cette dette à 193 milliards de dollars, soit près de 62 % du PIB du Québec. Cela fait beaucoup d’emprunts sur les marchés.

L’image est de Jacques Attali. Il compare les bas taux d’intérêts dont bénéficient encore la plupart des États à un noeud coulant, un noeud de soie. Un noeud qui va les prendre à la gorge s’ils ne réduisent pas très rapidement leur niveau d’endettement.

Pourquoi un noeud de soie ? Parce que le service de la dette des États a diminué ces dernières années malgré leur endettement massif. Ils ont pu emprunter allègrement sans en payer le prix. C’est l’argent facile et pas cher.

Regardons le Québec par exemple. Le service de la dette est passé de 7,6 milliards de dollars en 2000-2001 à 6,1 milliards en 2009-2010. C’est quand même 1,5 milliard de dollars de moins, même si notre dette brute a grossi de 42 milliards de dollars pendant cette période. Qu’avons-nous fait pour mériter cette aubaine ? Rien du tout, sinon profiter de la baisse des taux d’intérêts.

Imaginons maintenant que les taux se remettent à augmenter. Un seul point de pourcentage sur l’ensemble de la dette brute représenterait 1,65 milliard de dollars à ajouter à la colonne des dépenses. Ou, si vous préférez, cela signifierait 1,65 milliard à couper dans la santé ou dans l’éducation ou à piger dans les poches des Québécois. Un simple petit un pour cent.

Évidemment, cela ne se passe pas vraiment comme ça. Au départ, ce point de pourcentage s’applique seulement à la portion à court terme de la dette et son impact est plus faible. Mais si la hausse persiste, tous les renouvellements d’emprunt vont y passer et la facture finira pas atteindre 1,65 milliard de dollars.

Bonne nouvelle, notre ministre des Finances a prévenu le coup (et le coût) et le gouvernement prévoit que le service de la dette passera à 9,7 milliards de dollars en 2014-1015, à cause d’un bilan plus lourd et de la hausse des taux.

Les hausses de taxes et de cotisations de toutes sortes annoncées il y a quelques mois serviront à cela : payer 3,6 milliards de dollars de plus d’intérêt sur la carte de crédit. Il est bon qu’on se le rappelle.

Le Québec n’est pas l’Irlande. Bien sûr. Cependant, notre endettement nous fragilise drôlement. Imaginez qu’une bulle immobilière éclate comme aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Irlande…

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Est-ce vrai que l’Irlande a été un modèle néolibéral pendant les années 90 et 2000 avec des taxes très basses entre autres?

«Imaginez le Québec aux prises avec un déficit de 90 milliards de dollars, plutôt que les 4,5 milliards prévus !» Voilà qui remet les pendules à l’heure.
J’en peux plus de voir nos excités à droite dire, répéter sans cesse, que le Québec est le 5e État le plus endetté au monde.
J’en peux plus de les entendre dire que le Québec s’en va dans le mur avec le même déficit que…. l’Alberta!

En fait, l’Alberta n’a aucune dette. Le gouvernement a choisi de « s’endetter » de 1 milliard seulement a cause des taux d’interets ridiculement bas qui prevalent en ce moment. La province dispose en fait d’un fond d’urgence qui depasse les 13 miliards – un somme qui rapporte plus presentement que de servir une « dette ». Par ailleurs, ces 13 miliard n’incluent pas les 17 miliards du Heritage Fund cree dans les annes 70 dont seuls les revenus sont mis a la disposition du gouvernement.. l’Alberta n’est donc pas a – 1 miliard, mais plutot a + 29 miliards…

Enfin, pour ce qui est du deficit Albertain prevu de 4.7 miliards en 2010-11, c’est un deficit qui est en totalite consacre a construire et/ou reparer des infrastructures (routes, aeroports, ecoles, hopitaux, transport en commun, etc.). Ce sont donc des investissements et non des depenses de « consommation ».

@ Monica (9:48):

Non, pas vraiment. La raison principale pour laquelle l’Irlande a pu baisser les taxes aux entreprises et investir massivement dans l’education (ce qui inclue reduire les frais de scolarite drastiquement) qui ont ete la cle de son succes, est son adhesion a l’Union Europeenne. Cet adhesion a fait en sorte qu’ils ont pu tirer profit de subventions substentielles de la part de Bruxelles et ce, a la fin des annes 80 et pendant une bonne partie des annees 90.

@Loraine King

déficit du Québec: 4,3 milliards
déficit de l’Alberta: 4 milliards
Sans service de la dette (7 milliards pour le Québec) et avec juste 40% de la population du Québec.

L’Alberta c’est juste un gros baril de pétrole. On roule sur l’or lorsque le baril est au-dessus de 80$. Pis on est dans le rouge lorsqu’il est descend en bas. Zéro imagination. Rien à voir avec le modèle québécois

@ Rod, on parle ici de déficit et DE DETTE. Vous le dites vous-même, Monsieur Noel, que le service de la dette à lui seul coute au Québec quelques 7 milliards – et aux taux d’aujourd’hui. Qu’adviendrait-il dans le cas d’augmentation des taux ?

Par contre, je n’entrevois pas une augmentation des taux comme on en avait vu dans les années Trudeau, alors que j’avais acheté des obligations d’épargne qui donnait du 19 % … et la dette elle-aussi augmentait, surtout à cause du service de la dette. En fait, si Monsieur Duhamel veut donner un exemple concret avec lequel on est familier, il pourrait expliquer ce qui est arrivé aux finances publiques du Canada lors de la poussée des taux d’intérêt dans les années Trudeau.

Bonjour M Duhamel, ravi de vous voir de retour.

Le drame de l’Irlande c’est en bonne partie l’Euro, une monnaie trop forte pour certaines parties de la zone qui ne peut fluctuer pour soulager ces économies en crise. Le résultat est une déflation suite à la crise qui doit être absorbée entièrement à l’interne. La Grèce, le Portugal et l’Espagne vivent la même tragédie. Le Canada a moins ce problème, advenant une crise le $CAN fluctuera à la baisse ce qui absorbera une partie du choc en rendant nos exportations plus compétitives.

Le Québec est dans une situation fort différente de l’Irlande, son déficit n’a pas explosé parce que la crise n’a pas frappé avec la même vigueur ici, non seulement la bulle immobilière n’a pas explosé mais le boom immobilier a même redoublé d’ardeur en pleine récession (grâce aux efforts de la SCHL et du gouvernement fédéral pour attiser le crédit facile), ce qui a eu pour effet de soutenir l’économie et les finances publiques (l’immobilier compte pour un énorme 20% de l’économie). En même temps le gouvernement dépense lui aussi beaucoup notamment dans la réparation des infrastructures.

Il y a juste un petit problème, outre le fait que très peu de ces investissements améliorent la productivité c’est que toute cette belle activité se fait à crédit, un endettement dont la croissance est tout aussi insoutenable du côté des particuliers que de celui de l’état car cette croissance dépasse nettement celle de l’économie. Par rapport à leur actifs financier les Canadiens sont les citoyens les plus endettés de l’OCDE.

Bref comme tout bon party celui de l’endettement des ménages et du secteur public Québécois devra se terminer. Quand ça arrivera ils seront surement moins nombreux à se péter les bretelles avec le « modèle Québécois ».

Je crois quel’on exagère beaucoup pour la dette future. Rappelons que la Grande-Bretagne s’est endetté auprès du Canada pour pouvoir mener à bien ce que l’on nomme la deuxième guerre mondiale. Elle a fait son dernier paiement en 2006 soit 61 ans après la fin de celle-ci.

Pour la dette estimée je préfère me référer au document du budget. La dette brute du Québec est de 160 117 milliards (Page D3)

« Ce changement de convention
comptable a pour effet de réduire le solde des bénéfices non répartis
d’Hydro-Québec de 3 758 millions de dollars. En conséquence, la valeur de la
participation du gouvernement dans Hydro-Québec est réduite du même montant.
Ce changement augmente donc la dette » (Page D4)

Donc cela crée un emprunt QUE L’ON EMPRUNTE À PERSONNE. (Musique de twilight Zone)

« La dette brute correspond à la somme de la dette contractée sur les marchés
financiers et des passifs nets au titre des régimes de retraite et des avantages
sociaux futurs des employés des secteurs public et parapublic »

On ne sait même pas si on va payer les retraites des employés (Ils peuvent mourir avant la retraite) Mais on paye des intérêts sur des sommes que l’on A PAS ENCORE EMPRUNTÉ. (Page D6)

« La portion des bénéfices que le
gouvernement laisse à Hydro-Québec en 2009-2010 (632 millions de dollars)
constitue en fait une mise de fonds du gouvernement dans Hydro-Québec qui
crée un besoin de financement pour le gouvernement et entraîne donc une
augmentation de la dette brute. »

Ce qui veut dire que les personnes qui gagnent moins que prévu dans une année s’endettent. ON NE SAIT PAS AUPRÈS DE QUI. ( page D10)

« La dette du secteur public comprend la dette brute du gouvernement et la dette
des réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation, d’Hydro-Québec,
des municipalités et des autres entreprises du gouvernement. » (Page D16)

Donc on paye des dettes en double et quand Hydro-Québec paye ses dettes cela crée une dette au gouvernement du Québec. Et quand on paye les dettes municipales avec des taxes foncières il ne faut pas oublier de les repayer à travers nos impôts sur le revenu.

Avec cette manière de compter il est tout à fait normal d’entendre parler de faillite pendant 20 à 30 ans, sans qu’il ne se produise rien. Rajoutons que le déficit de 5.3 milliards comprend 9.1 milliards de dépenses au cours des 5 prochaines années. (Page C62 Tableau C 30)

Pour ce qui est de l’Irlande la seule comparaison que je puisse voir c’est qu’ils ont voulu obtenir l’indépendance en ayant pour objectif la préservation de la langue en oubliant le développement économique. Ne faisons pas la même erreur.

@Pierre Brasseur

Vous n’avez encore rien vu. Y’a du gaz de schiste qui dort sous nos pieds. 2G par année
Y’a 2 milliards de barils de pétrole dans le Golfe. Y’a même du pétrole de schisme sur l’Ile Anticosti
Y’a de l’Uranium à Sept-Iles, des diamants au nord, des métaux rares, de l’or à 1400$ l’once, du vent partout.

Le Québec est assis sur une petite fortune avec la Chine et l’Inde qui font monter les ressources.
C’est sans parler de la qualité de notre main-d’oeuvre et de nos universités et centres de recherce. Le meilleur est à venir. Si seulement on peut rassembler toutes nos billes, en se débarassant des politiciens fédéralistes pourris et corrompus qui nous administrent pour leur bien plutot que le notre.

Il y a quelques semaine, le gouvernement britannique a annoncé des compressions budgétaires draconiennes, les plus importantes depuis la Deuxième Guerre mondiale, pour assainir ses finances publiques.

D’ici les 4 prochaines années, l’État va réduire ses dépenses de 135 milliards de dollars. Si le Québec désirait s’imposer le même régime minceur, les dépenses auraient été réduites de 12,6 milliards de dollars. À titre indicatif, le budget du ministère de l’Éducation est de 14,8 milliards de dollars. Autrement dit, pour avoir des réductions budgétaires du même ordre de grandeur que le Royaume-Uni, il faudrait faire disparaître presque complètement le ministère de l’Éducation !

Le gouvernement britannique a aussi annoncé une diminution de 490 000 fonctionnaires. Si le Québec voulait faire la même chose, c’est 45 700 fonctionnaires qui devraient être remerciés de leurs fonctions.

Avant l’adoption du nouveau budget, la dette britannique représentait, selon l’OCDE, 75,1% du PIB. Si l’on utilise les mêmes critères pour calculer la dette du Québec, celle-ci représente 94,0% du PIB.

Si les sévères mesures d’austérité étaient devenues incontournables au Royaume-Uni, qu’en est-il du Québec ?

Les grandes questions toujours sans véritable réponse de la part de la droite au Québec: la grande évasion fiscale organisée, encadrée par des lois élastiques à souhait;la corruption érigée en système que la mafia contrôle d’une main de fer par sa mainmise sur le parti politique au pouvoir;les centaines de programmes d’aide à l’entreprise qui se croisent et se décuplent allègrement sans compter les nombreux crédits d’impôt à ces mêmes entreprises etc. Couper dans le gras d’abord avant de toucher aux programmes sociaux payés par le peuple.

@David

«Si l’on utilise les mêmes critères pour calculer la dette du Québec, celle-ci représente 94,0% du PIB»

Faux, faux et faux. Le grand mensonge de la droite.
La dette brute du Québec est de 160G. La dette nette est de 105G, soit 35% du PIB
Si on ajoute la portion de la dette canadienne (500G), selon Bélanger-Campeau (18% de 500g), ca donne 195G, à peine les deux-tiers du PIB du Québec.
Enlevez la valeur d’Hydro-Québec, pis on doit des peanuts
La dette du Québec: une grosse farce

Et moi, j’admire votre pugnacité à nier les faits. Que diriez-vous d’un type qui vous raconterait que sa lourde hypothèque est une vraie farce parce que son char vaut cher. C’est exactement votre raisonnement. On paie des intérêts sur la dette brute, sur nos engagements. Ils représentent 62 % de notre PIB, selon DBRS. Même pas nécessaire d’inclure notre éventuelle portion de la dette canadienne pour se rendre compte que c’est important. Pas besoin non plus de faire appel aux saintes écritures pour statuer – comme si cela ne dépendait que de nous – de la part de la dette canadienne qui nous reviendrait. Nos actifs sont certes importants, mais ils ne sont pas vendables ou pas à vendre et vous seriez peut-être parmi les derniers à vouloir les vendre. Surtout, ils ne diminuent en rien les milliards d’intérêts que nous avons à payer chaque année. 6,1 milliards (en 2009) ou 9,7 milliards (en 2014) de dollars d’intérêt à payer, ce n’est pas une farce. C’est un fait.

-En 1997, le Québec payait 7 milliards d’intérêt pour sa dette. On est tombé à 6,1 milliards l’an passé. C’est quoi le problème?
-L’Alberta, qui n’a que 40% de notre population, qui a zéro service de dette, qui a zéro garderies à 7$, zéro programme de paternité et de maternité, qui paie 50% de plus pour son électricité et qui a du gaz et du pétrole pour un siècle, a le même déficit de 4 milliards que le pauvre et petit Québec dans le rouge. C’est quoi le problème?
-L’Ontario a un déficit de 21 milliards avec juste 50% plus d’habitants que le Québec. Ottawa a un déficit de 56 milliards avec juste 4 fois la population du Québec. C’est quoi le problème du québec dans le rouge?
-Pour 2013, le ministère des Finances prévoit que la dette du Québec va équivaloir à 30% du PIB (tableau 3). Des pinottes
http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Autres/fr/AUTFR_LaDetteFev10_GouvQC.pdf

Je vous laisse avec vos pinottes. Des pinottes bon marché grâce à des taux d’intérêts extrêmement favorables, pour le moment. Des pinottes surtout quand on ne tient pas compte de tous les engagements financiers du gouvernement, mais seulement des déficits accumulés (votre tableau 3).

@ rod:

« En 1997, le Québec payait 7 milliards d’intérêt pour sa dette. On est tombé à 6,1 milliards l’an passé. C’est quoi le problème? »

Notre dette a, elle, AUGMENTÉ durant cette période et la seule raison qui explique la diminution du service de la dette (qui est quand même le 3e poste en importance de nos dépenses après la santé et l’éducation) est la diminution des taux d’intérêts (artificielle!). POINT!

Et lorsque les taux augmenteront, car ils vont augmenter, notre service de la dette accaparrera encore plus de nos taxes; d’ailleurs, notre gouvernement prévoit que le remboursement seul des intérêts sera de près de $9.5 Milliards dans moins de 2 ans…et continuera d’augmenter.

Vous parlez du déficit (qui est conjoncturel dans certains cas) de certaines autres provinces mais ce qu’il y a d’important est la dette totale que chacune des provinces doit supporter, or le Québec trône au DERNIER rang, comme un cancre!!!

« Lorsque les taux d’intérêt augmenteront » lol…. Ca fait des années qu’on dit ça. Or, ils ne cessent de baisser. Les gouvernements empruntent à moins de 4%.
150G à 4% fait juste 6 milliards par année. Le Québec paie 6G pour sa dette, la riche Alberta ne paie pas une cenne pour sa dette puisqu’elle n’en a pas, or les deux ont le même déficit. Cherchez l’erreur?
La dette et le déficit qui font CAPOTER la droite sont de faux problèmes.
Les problèmes du Québec ne sont pas là du tout.

Bien oui M. David un remboursement de trois cennes et une cenne et quart de l’autre bord au Gouvernement pour les libertariens c’est la fin du monde.

Les Québécois ne s’endettent presque plus comparé au G20 et sont parfaitement capable de faire face à un taux d’intérêt supérieur à maintenant. Mais c’est le cauchemar des dretteux et surtout des libertariens.

Imaginez pour eux, se priver de 10 Bilye Mac par année c’est l’enfer direct, le cauchemar, le sacrifice suprême inacceptable, l’insulte à l’enfant roi qui n’a que de pensées pour lui.

Comme le gars de la caisse populaire dans le petite vie ils sont malheureux de toute façon.

@ rod

Le chiffre de 94% a été obtenu en utilisant les mêmes critères que l’OCDE.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php

Ton raisonnement est similaire à celui d’une personne avec un salaire de 20 000$ qui s’achète une maison de 500 000$. Le type se dit: « ma maison est un actif, donc ma dette est négligeable ».

Désolé mais chaque mois ce type devra payer des frais d’intérêt sur le 500 000$.

@david
«Pour se conformer à la méthode de l’OCDE, le ministère a essentiellement ajouté à la dette brute du Québec la dette des municipalités et des réseaux de la santé et de l’Éducation. Grosso modo, la dette brute comprend les déficits cumulés, mais aussi les avances de fonds aux sociétés d’État et à Hydro-Québec et les investissements dans les routes et les immobilisations. Cette dette pour les fins de la comparaison avec l’OCDE totalisait 162,7 milliards au 31 mars 2009.

Le ministère a ajouté à ce montant la part du Québec de la dette du gouvernement fédéral, soit 122,9 milliards, calculé au pro rata de la population (23,3%). L’endettement public total des Québécois est donc de 285,6 milliards, soit 94% de notre PIB, selon le ministère.»

Tout ça est fou raide
1) On ajoute les municipalités sans tenir compte de leur capacité de taxer (je crois que c’est 14G par année)
2) On ajoute la santé et l’éducation (alors qu’aux States le gros de cela est privatisé)
3) On calcule la dette de l’HQ (38G) mais sans déduire la valeur d’HG (plus de 100G) et de la SAQ (5G)
4) Pis la cerise sur le sundea: on ajoute notre part de la dette canadienne au prorata de la population plutot qu’à la valeur des biens fédéraux au Québec sur la valeur des biens fédéraux au Canada (c’est comme ca qu’on partage une dette fédérale)

Bref on nous prend vraiment pour des caves. Pis la Grosse Presse épaisse qui répète ca. Pis toute la droite qui en rajoute.

Désolé il y a plein de choses tout croche au Québec. Mais certainement pas la dette et le déficit

@ rod:

Vous avez l’intention de vendre les « actifs gouvernementaux » du Québec (Hydro-Québec, nos ponts et routes, les édifices, etc…)?

Sinon, considérer leur valeur par rapport à l’actif est totalement inutile et superficiel.

le fait est indéniable et incontournable: la dette totale du Québec EXCLUANT notre portion du fédéral est de plus de $223 Milliards de beaux dollars et elle GRIMPE à toutes les secondes! Comme Québécois, nous sommes épouvantablement endettés (je vous rappelle que cette dette est transférée à nos enfants! Comme « justice sôôôciale », j’ai déjà vu mieux…).

Nous devons notre survie économique au seul fait que nous appartenons à un pays relativement peu endetté et économiquement sain, le Canada. Sortez le Québec du Canada et en moins de temps qu’il faille pour le dire, la nouvelle « républik » aura rejoint la liste des misérables pays en faillite.

@ rod

Vous me faites penser à un certain JN… Quelles sont vos connaissances en économie ? Menez-vous votre budget personnel à la façon du gouvernement ? Essayez pour voir, la réalité vous rattrappera beaucoup plus vite !

@ rod

Voyons, ce n’est pas sérieux.

Aussi bien dire qu’un pays ne peut jamais faire de dette parce qu’il peut taxer à 99,9% et imprimer de l’argent.

Le taux d’endettement n’a rien à voir avec la « capacité de taxer ».

Et la santé privatisée aux USA, justement, parce qu’elle est privatisée elle ne fait pas partie de la dette !

On se fiche des actifs d’HQ. HQ paye des frais d’intérêt sur sa dette sans égard à la valeur de ses actifs.

Ton raisonnement est similaire à celui d’une personne avec un salaire de 20 000$ qui s’achète une maison de 500 000$. Le type se dit: “ma maison est un actif, donc ma dette est négligeable”.

Désolé mais chaque mois ce type devra payer des frais d’intérêt sur le 500 000$.

Et la dette du Canada, tu penses qu’elle va s’envoler comme par magie, qu’il faudra jamais la rembourser ?

Et on est chanceux que la dette du Canada soit calculée au pro rata, parce que si on calculerai en fonction des provinces qui vivent avec l’argent du fédéral, elle serait plus élevée encore.

@ David (# 25):

Ben voyons David, comme le souligne notre « rod » national, nous avons des actifs pour supporter nos dettes « relativement modestes » et tout ce que nous aurons à faire lorsque le reste du monde nous aura envoyé une mise-en-demeure est de les vendre pour acquitter cette dette: vendre la SAQ, Hydro-Québec, la SAAQ, nos ponts et chaussées, nos hôpitaux, nos écoles, nos tribunaux, nos transports en commun et tout le tralala…à qui? Au privé bien sûr! (ici, j’ironisais!).

Le problème avec les gauchistes est qu’ils ne profiteront pas de ces sommes pour nous débarrasser de notre dette; naââôn…solution trop « simpliste » à leurs yeux. Ils nous découvrirons d’autres « besoins urgents » dont nous ne soupçonnons même pas l’existence aujourd’hui, histoire de nous fournir des « services » de qualité via leurs ronds-de-cuir et leurs politiciens toujours en manque d’utilité.

@M. Duhamel

S’il est vrai que l’Irlande était un modèle économique et que plusieurs économistes auraient aimé appliquer ce modèle au Québec, à l’exception de la bulle immobilière et de l’euro (conditions différentes à notre contexte), y a-t’il d’autres erreurs/oublis commise par son gouvernement ?

@ Francis Nadeau

Lu dans « The Economist »:

« A one-paragraph explanation of the Austrian theory of business cycles would run as follows. Interest rates are held at too low a level, creating a credit boom. Low financing costs persuade entrepreneurs to fund too many projects. Capital is misallocated into wasteful areas. When the bust comes the economy is stuck with the burden of excess capacity, which then takes years to clear up.

Take that analysis piece by piece. Were interest rates held too low? The case seems self-evident for Ireland and Spain, where the European Central Bank was setting a one-size-fits-all monetary policy. Many people would also argue that the Federal Reserve kept rates too low. Some lay the housing boom of 2003-06 at the Fed’s door, others criticise the central bank’s tendency to slash rates whenever the financial markets wobbled.

Was capital misallocated? Again most people would accept that too many houses and apartments were built in Ireland and Spain, as well as individual American states like Florida and Nevada. In some places these dwellings may sit idle for a while, keeping downward pressure on property prices. »

@ David

Merci ! Si je comprends bien, un équivalent de la SCHL aurait empèché ou diminué l’impact de ce boom immmobilier. Grosso-modo, le modèle Irlandais serait toujours applicable à notre économie. J’imagine que ce n’est pas aussi simple.

@ Francis Nadeau

C’est ± ça.

Le problème de l’Europe c’est leur politique monétaire.

La banque centrale de l’UE fixe son taux en fonction de la situation dans l’ensemble des pays membres, mais il existe une énorme disparitée.

Le taux de la banque centrale était trop bas pour l’Irlande, ce qui a alimenté la bulle immobilière.

Le modèle irlandais c’est quoi fondamentalement ?

C’est baisser les impôts sur les corporation pour stimuler l’économie.

Ce modèle n’a pas été égratigner par la crise. Même que dans l’Irlande a confirmer que les impôts des corporation resterait au même niveau pour s’assurer de conserver les corpos établis dans le pays.