Le Québec, ses alumineries et ses ressources naturelles

La polémique engendrée sur les tarifs d’électricité accordée aux alumineries et la défaite à l’Assemblée nationale du projet de loi 43 sur les mines font ressortir les mêmes vieilles questions et préjugés que l’on entend depuis un siècle.

Aluminum
Photo : Wikipedia

La polémique engendrée sur les tarifs d’électricité accordée aux alumineries et la défaite à l’Assemblée nationale du projet de loi 43 sur les mines font ressortir les mêmes vieilles questions et préjugés que l’on entend depuis un siècle sur les ressources naturelles du Québec.

Je reprends en quelques points les propos d’un habitué des blogues de L’actualité. Il résume parfaitement l’indignation d’une certaine partie de la population et leur ignorance de leur histoire «nationale». Tout son commentaire se résume en quelques mots: le Québec n’aurait jamais profité de ses ressources naturelles.

Le Québec est né et a été colonisé pour l’exploitation d’une ressource naturelle : la fourrure. Il s’est développé et peuplé au XIXe siècle grâce à l’exploitation de sa forêt et il s’est industrialisé grâce à l’exploitation de son électricité et de ses mines. Une grande partie de notre histoire se joue autour des ressources naturelles et nous n’avons pas perdu au change.

La Côte-Nord, l’Abitibi, la Mauricie, le Saguenay et même une partie de l’Estrie se sont développés grâce à l’exploitation des ressources naturelles.

La moitié de ce que le Québec produisait dans les années 1920 provenaient des papetières, des alumineries, des centrales électriques et des mines.

Plusieurs des premiers barrages électriques du Québec, qui ont rendu possible l’électrification de nos villes, ont été construits pour répondre aux besoins en énergie des papetières et des alumineries. Ce sont les alumineries qui ont permis l’électrification du Saguenay, pas l’inverse.

Une grande partie de l’infrastructure routière du Québec a été construite pour relier le sud de la province à ses régions ressources.

Le revenu personnel par habitant des Québécois a fait des bonds prodigieux pendant les décennies où on a mis en valeur nos ressources naturelles.

Les revenus tirés de l’exploitation des ressources ont limité l’endettement du Québec pendant les années 1950, tout en finançant l’infrastructure routière et la construction de milliers d’écoles primaires.

Les Québécois n’étaient pas des porteurs d’eau. Au cours du XXe siècle, leurs revenus ont été multipliés par 10. Le Québec s’est plus enrichi pendant ce siècle que les Pays-Bas, la Norvège et la Suède, écrivait l’économiste Roma Dauphin pour l’institut de la statistique du Québec.

Le gouvernement de Maurice Duplessis avait compris qu’un niveau de taxation plus faible encourageait l’investissement et profiterait à l’ensemble des Québécois. Cela dit, ce n’est pas Duplessis qui déterminait le prix du fer vendu sur les marchés mondiaux. C’est le marché qui déterminait ce prix, comme c’est le cas aujourd’hui. Mais l’idée que nous ne puissions pas statuer du prix du lingot d’aluminium, de la tonne de fer ou du kilowattheure d’électricité échappe encore à certains.

J’ai lu d’autres commentaires outrés dans Le Devoir. Certains préconisent même la nationalisation de l’aluminium pour se débarrasser de ces méchantes compagnies. Une entreprise nationalisée ferait face aux mêmes conditions de marché et devrait payer son électricité, ses matières premières et ses travailleurs au même prix.  Ces gens-là auraient été les premiers à vouloir nationaliser Alcan pour qu’il ne tombe pas dans les mains de Rio Tinto. Cela aurait été une catastrophe financière pour l’État et/ou la Caisse de dépôt.

Mais leur dogme leur fait croire que l’État est un sacré bon gestionnaire, en toutes circonstances et dans tous les domaines.

Pour en savoir plus sur l’histoire des ressources naturelles et le Québec d’avant la Révolution tranquille, il y a mon livre, L’avenir du Québec – Les entrepreneurs à la rescousse, dans lequel je cite plusieurs études, et celui de Vincent Geloso, Du grand rattrapage au déclin tranquille.

 

 

 

 

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Il n’y a pas que dans Le Devoir, qu’on peut lire des commentaires en faveur de la nationalisation de l’aluminium. Voici un extrait d’un commentaire qu’on pouvait lire dans votre précédente chronique :

— « Le Québec peut s’approprier les alumineries abandonnées pour stoker de l’électricité sous forme d’aluminium et revendre plus tard à prix d’or cet électricité. »

Assez scabreuse et spéculative cette méthode pour :

1_Stocker de l’énergie.
2_Développer la filière de l’aluminium en attendant de meilleurs jours qui peut-être n’arriveront pas de sitôt.

Des inconditionnels des nationalisations, on en trouve partout. Certains voudraient aussi nationaliser les banques, les assurances, bref un peu tout. Lorsque tout cela ne garantit ni une meilleure gestion, ni automatiquement des prix plus compétitifs pour les consommateurs.

Ce qui justifie théoriquement des nationalisations totales ou partielles en dehors d’activités stratégiques, c’est essentiellement pour garantir du financement pour assurer le démarrage de nouvelles activités ou la croissance d’activités existantes qui doivent avoir accès aux capitaux lorsque et s’il n’y a pas apport en suffisance de capitaux privés.

Une fois atteint les seuils de rentabilité et/ou les objectifs financiers ; l’État devrait se départir de ses parts en totalité ou en partie en revendant les dites parts avec plus-value. Ce qui force l’État investisseur à atteindre des niveaux d’excellence en matière de gestion de fonds. Pour ne jamais se départir à perte.

Nonobstant, j’ai relevé que beaucoup de personnes confondent « nationalisation » avec « confiscation. » Hors si l’une ne peut se faire sans compensations et doit rencontrer un cadre légal et réglementaire ; la seconde (la confiscation) ne peut se faire que dans un processus révolutionnaire ou dans un processus de type dictatorial dans lequel les propriétaires privés sont spoliés de leurs biens sans aucuns recours.

Certains nationalistes d’ailleurs voient les choses comme ça ! Ainsi dans un Québec souverain par exemple, on se trouverait libéré de notre part de dette contractée en notre nom par le Canada et tous les biens dont dispose le fédéral sur notre territoire seraient récupérés pour « 0 » gros dollar par simple expulsion. Dans cette même veine, on ne paierait plus ni la TPS, ni les impôts fédéraux ; comme si un Québec indépendant n’ajusterait pas ses divers taux de prélèvements à la nouvelle donne.

— Ainsi, on peut tout étatiser, même l’intelligence ! Et comme toute chose possède son inverse on pourrait pendant qu’on y est vendre l’État à l’encan ou aux plus offrants.

@ Serge Drouginsky

Vous me citez.

Vous êtes très, pour ne pas dire extrêmement, maladroit pour DÉFORMER les faits des autres, voir un pl….

Jamais je n’ai parlé pour le gouvernement de développer la filière de l’alu.

« Ainsi, on peut tout étatiser, même l’intelligence ! Et comme toute chose possède son inverse on pourrait pendant qu’on y est vendre l’État à l’encan ou aux plus offrants. »

C’est vous qui le dites et vous seul qui le dites comme toujours la petite droite qui ne connais rien sait le faire.

@ Youlle,

J’ai répondu de façon plus détaillée à vos propos dans le billet de blogue précédent. Prenez-le temps de lire mes réponses, si ce n’est pas déjà fait.

Je préciserai ici que j’ai reproduit votre texte fidèlement, exactement comme vous l’avez écrit. Copié, collé, tout simplement. Jamais et en aucune façon je n’ai fait montre de maladresse comme vous le prétendez et je n’ai rien déformé (comme vous l’écrivez en majuscule), Je n’ai rien déformé en aucune façon, pas même une faute d’orthographe.

C’est pourquoi, je réfute votre argumentation qui dans ce cas est inventée de toute pièce. Nonobstant, Si je vous comprends bien. Vous n’êtes plus d’accord avec ce que vous aviez écrit auparavant. Voilà donc qui est bien et cela me rassure ! Cela signifie que vous êtes capable d’apprendre de vos égarements.

Quant à vos nouvelles affirmations à l’effet que je suis petit et à droite. Elles relèvent du phantasme ; en psychologie, cela consiste à projeter sur l’autre rien de plus que ce que l’on est. Lorsque vous serez capable de vous adresser à moi avec respect. Comme je le fais avec vous ; je suis tout-à-fait sûr que nos relations ne devraient que prendre du mieux.

— Au plaisir d’échanger avec vous sur d’autres excellents sujets.

Le gros problème du Québec est que plusieurs ont des notions très rudimentaires d’économie et de politiques publiques, ces dernières étant vues uniquement sous l’angle de l’expérience québécoise, comme s’il ne se passait jamais rien ailleurs.

Ainsi, parce qu’en 1867, des gens ont écrit une constitution où les ressources naturelles sont sous la responsabilité des provinces automatiquement ces ressources appartiennent au peuple, sans comprendre que ces ressources ne valent rien, à personne, si on ne les exploite pas. Le gouvernement du Québec vient de fermer la porte à l’exploitation d’une mine d’uranium sur la Côte Nord. Est-ce que les québécois sont tout à coup plus riche parce qu’il y a de l’uranium dans leur sous-sol? La réponse est NON! Les québécois seront plus riche si on exploite cette ressource qui fera travailler des gens et créera une activité économique.

Bon, arrivons au nationalisation maintenant. Cette idée que sociétés d’État égalent travail pour le bon peuple est trop souvent risible. Hydro-Québec a des privilèges (expropriation) que plusieurs lecteurs de ce blogue trouveraient intolérable si on les accordait à une entreprise privée. Un billet datant de quelques mois de M. Duhamel nous parlait du modèle scandinave où l’objectif est d’assurer de la concurrence dans le marché, ainsi ces états développeront des société d’états pour contrebalancer un monopole privé.

Pour le reste, globalement le Québec est en concurrence à plus de 50 juridiction en Amérique du Nord, uniquement. Il va falloir comprendre qu’il faut être attractifs. Quand un banquier norvégien vient nous dire que le Québec est moins sûr que l’Irak, le Kurdistan ou l’Afrique pour des investissements dans le domaine des ressources naturelles, il faudrait commencer à comprendre certains message…

Je m’excuse si le lien est un texte en anglais que certains lecteurs vont interpréter comme du Quebec Bashing, mais c’est cela aussi s’ouvrir sur le monde!

http://business.financialpost.com/2013/10/28/investors-more-comfortable-putting-money-into-gas-projects-in-iraq-than-quebec-banker/?__lsa=7851-8093

Bonjour,

Tout d’abord, nous nous devons de détruire sur le champ un autre « mythe insignifiant » de nos amis les nationalistes québécois. Soit ce mythe sulfureux de nationaliser ceci ou bien cela en ces années de l’An 2000. Tout à fait impossible de nationaliser « QUOI QUE CE SOIT », mes tendres agneaux nationalistes depuis que vous fûtes les plus grands artisans du Libre Échange avec vos bons amis les Yankees contre la très grande majorité du reste du Canada qui en 1988 lors de cette élection Fédérale afin de ratifier l’accord de l’Alena, les nationalistes québécois votèrent en BLOC avec les Red Necks Conservateurs pour leur p’tit Gars de Baie Comeau qui rafla la ratification du Libre Échange avec seulement 43 % des suffrages dont l’immense majorité au Québec avec 74 circonscriptions sur 75. Alors que la gauche Canadienne vota pour le Parti Libéral à 37 % ainsi que pour nos Libéraux pressés du NPD avec 20 % des suffrages qui divisèrent le vote contre le « Free Trade » . Vous l’avez voulu, les péquistes, vous l’avez eu votre Libre Échange ? Et bien dansez maintenant ! Car non contents en vous lamentant depuis des décennies d’être prisonniers dans le rigide carcan Canadien, « vous vous êtes donnés pieds et poings liés aux Américains » . Tout ça étant le constat du brillantissime Ignacio Ramonet avec sa UNE du Monde Diplomatique d’Avril 1996. Avec cette UNE qui pourfendait le nationalisme québécois qui titrait : Les Marchands de Brouillard. Et dire que nous entendons certaines « têtes heureuses » du nationalisme depuis quelques années, écartés qu’ils sont parler de nationalisation, ce qui est totalement interdit dans cette « PRISON À DOUBLE TOUR » du Free Trade avec vos amis les Yankees. Comment être aussi incohérents de se lamenter contre la prison Canadienne pour être les artisans du Libre Échange en d’enfermant à double tour dans une prison américaine.

Et voilà ! Pourquoi nos nationalistes québécois oublient t’ils que tout le Grand Nord du Québec jusqu’à la Rivière Eastmain soit près de 700,000 milles kilomètres carrés de territoire furent « ANNEXÉS au Québec » le 13 de Juin !898, soit il y a un peu plus de 100 ans par un fier Canadien du Parti Libéral du Canada, soit Sir Wilfrid Laurier ? Avec en plus L’Abitibi Témiscamingue qui faisaient partie de l’Ontario. Ce qui fait que le folklore nationaliste de la « Bite à TiBI » n’ose pas dire la vérité que la « Bite à TIBI » est de descendance Ontarienne ? Et que tout le territoire du Grand Nord, soit celui de la Baie de James appartenaient aux Territoires du Nord Ouest et avant eux à la Compagnie de la Baie d’Hudson, chers nationalistes avec votre devise de Je Me Souviens. Tout ça pour contenter le Curé Labelle qui voulaient donner des terres gratuites au Pure Laine afin que ceux ci prennent SOUCHE et cessent de se sauver la « queue entre les deux jambes » se faire exploiter dans les usines de coton du côté américain et d’aller y « PERDRE LEUR LANGUE FRANÇAISE ». Un immense merci au Canada afin que vous cessiez de dire que le Canada ne vous a jamais rien donné, chers péquistes qui êtes grands bâtisseurs de pays « imaginaire » devant l’Éternel.

Et toutes ces entourloupettes pour revenir au Québec et ses alumineries dévoreuses de l’Or Blanc ? Alors que le Québec est plus porteur d’eau que jamais ? Au sens littéraire du terme….. Lequel parmi nos nationalistes sur ce blogue sait que le Lac Saint Jean n’est rien qu’un « LAC ARTIFICIEL » créé dès le début du 20 ème siècle en inondant tout le territoire avec des centaines de barrages ? Un vrai saccage pour l’environnement tout comme cet immense lac intérieur qu’est le territoire de la Baie de James devenue avec ses barrages ? Ces barrages qui noyèrent des centaines de milliers de caribous qui marchaient « vers la mort à la queue leu leu » pour se noyer, ce qui est devenu le qualificatif de nos Purs et de nos Durs nationalistes québécois qui aiment bien eux aussi se suivre aveuglément à la queue leu leu. Car au début du 20 ème siècle, un grand ami américain de nos nationalistes de l’époque qui fut invité à construire des barrages « icitte » , ce qui créa votre beau lac artificiel du Lac Saint Jean. Cet américain du nom de James Buchanan Duke et sa compagnie soit Duke Endowment contribuèrent largement à cette « Tragédie du Lac Saint Jean » en 1920 alors que la grande majorité des nationalistes québécois qui habitaient ces lieux se retrouvèrent dans un immense désastre écologique avec « de l’eau BEN EN HAUT DES GENOUX, ben sûr » . Cette immense désastre fut catastrophique autant que les inondations du Grand Déluge où les habitants de la Terre Entière voyaient des images du Québec avec des maisons inondées dont « L’EAU COULAIT PAR LES FENÊTRES DU 2 ÈME ÉTAGE ». Avec des québécois qui affirmaient : « Quand y mouille icitte, y mouille en tabarnak » dans ce soit disant pays des géants, ceux ci très fort dans l’exagération » . Et rien que pour dire selon l’Historien bien connu de là bas, soit Monsieur Russel Bouchard, le barrage de Ship Shaw faillit céder en vidant le Lac Saint HEN « RIEN QUE D’UNE CLAQUE » pour déferler sur la région de Charlevoix et tout détruire sur son passage. Et voilà que ce fier Conservateur et péquiste Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard, le DALAÏ D’ALMA qui faisait la traversée du Lac Saint Jean en marchant sur les eaux sous les applaudissements des nationalistes osa affirmer afin de mettre le couvercle sur le TOUT que ça n’arrive qu’aux milles ans de tels ACT OF GOD…… tout en spécifiant que Dieu était plutôt américain dans ces fiefs nationalistes. Ni vu ni connu, mettons le couvercle et parlons d’Act of God ? Car l’honneur fut une autre fois sauvé par le Canada qui paya encore une fois 90 % de toutes les factures. Merci Canada encore une fois d’avoir sauvé la face du Québec car nos amis nationalistes oublient trop souvent de dire merci.

En terminant, le fer pour un sou la tonne du temps béni pour nos nationalistes de l’Union Nationale n’était il pas que la POINTE de l’iceberg en bon français de l’Hexagone ? Car Monsieur Bernard El Latino Landry, cet émissaire de ses amis Yankees, ce mercenaire américain chargé par d’obscures forces de convaincre les « Amigos Mexicains » de signer le Libre Échange car nos amis mexicains ne voulaient « rien sawouère des Gringos eux autres. C,est ainsi que Monsieur Bernard El Latino Landry qui était coude à coude avec son comparse Vincente Fox à la télévision mexicaine interpella les AMIGOS d’accepter le FREE TRADE en disant textuellement pour les convaincre de signer l’Alena en tant qu’émissaire et je le cite : « Vous Autres les Amigos allez fournir la MAIN D’OEUVRE avec le Libre Échange. Tandis que les Américains fourniront leur « TECHNOLOGIE » et nous du Québec nous fournirons les « MATIÈRES PREMIÈRES » . Donc, nationalistes de tout crin et de tout poils, cessez de rêvasser et danser maintenant votre « danse des smattes » . Car n’est ce pas ce qui arrive présentement, porteurs d’eau que vous fûtes et que vous continuer sans jamais apprendre du passé sous votre « cover up » du Je Me Souviens »……… Vous n’êtes pas tannés………… Tout en déplaisir, John Bull.

@ John Bull,

Vous nous apportez une belle leçon d’histoire que j’ignorais en grande partie. Merci.

Vous avez raison de souligner que le développement de nos richesses naturelles c’est fait de façon graduelle au fil des exolorations et compétences acquises au fil des ans. Il est vrai aussi, que nous nous devons d’envisager cette problématique mondialement et localement. Mondialement parce que nous sommes parmi les leaders et que, pour conserver cette place enviable, il nous faut être compétitif, cela va de soi. Localement, c’est tout le Québec qui en bénéficie, Si, on compare les baisses de taux versus les salaires, le gouvernment en bénéficie largement via son régime fiscal. en terminant, je ne crois pas que la ministre Ouellet soit la bonne personne pour piloter ce dossier. Son passage en politique ne s’est pas avéré un grand succès, l’idéologie et la réalité ne font pas souvent bon ménage.

«Mais leur dogme leur fait croire que l’État est un sacré bon gestionnaire, en toutes circonstances et dans tous les domaines.»
Et le dogme de l’autre courant de pensée laisse croire que les entrepreneurs privés, les investisseurs et autres boursicoteurs sont des gestions extraordinaires.
Les deux assertions sont fausses!

« Les deux assertions sont fausses! » (sic)

À une chose près: lorsqu’un entrepreneur fait fausse route, il paie lui-même de SES deniers ses erreurs; par contre, lorsqu’un gouvernement fait fausse route, et les exemples sont légion, JAMAIS personne n’est imputable. Ce sont TOUJOURS les contribuables qu en paient le prix.

N’oubliez pas que les gestionnaires étatiques sont les politiciens que nous élisons, or, nous les estimons tous aussi crédibles que des vendeurs de chars de seconde main sondage après sondage!

C’est pourquoi je préfère, et de loin, la gestion privée à celle de l’État.

« À une chose près: lorsqu’un entrepreneur fait fausse route, il paie lui-même de SES deniers ses erreurs… »

C’est absolument faux votre dogme!

Lorsque l’entrepreneur fait fausse route ou faillite il emmène ses consommateurs avec lui à perdre. Les entrepreneurs en construction en sont un bel exemple.

Mais le meilleur exemple demeure Wall Street, GM, Chrysler et les banques en 2008 ou les consommateurs ont perdus en plus de devoir payer pour les sortir du trou.

Beaucoup de bruit pour rien. De nouveaux contrats à long terme, « secrets » parce que touchant la concurrence (quel vilain mot), seront négociés avec les alumineries, dans lesquels seront inscrits certains algorithmes d’indexation au prix de l’aluminium. Le gouvernement du Québec devra bien sûr, pour y parvenir, « tasser » certains de ses ministres et députés qui se prennent pour des gestionnaires de l’industrie parce qu’ils ont assisté à un certain nombres de rencontres de leur chambre de commerce locale ou ont dîné avec Pierre-Karl Péladeau.
Ceux-ci devraient, plutôt que de se préoccuper de « nationalisations » qui ne serviraient qu’à enrichir une classe de bureaucrates ou d’idéologues universitaires incompris, se pencher sur les options qui nous sont offertes en matière de politique énergétique. La question est fort complexe et doit de toute urgence faire l’objet d’un débat public, de manière à devancer les révélations divines susceptibles d’animer certains de nos ministres les plus dogmatiques.
Quant aux chantres de l’avenir radieux du journal Le Devoir, j’ai depuis longtemps renoncé à lire leurs incantations.

« Mais leur dogme leur fait croire que l’État est un sacré bon gestionnaire, en toutes circonstances et dans tous les domaines.” (Pierre Duhamel)

Et votre dogme est que le privé est de très loin un bon gestionnaire et c’est absolument faux. Des études le prouvent.
Deux dogmes différents, mais deux dogmes, un de la gauche et un de la droite.

Parlez à la droite, la petite et la grande, du système de santé américain très privé et ils chercheront à tout faire pour éviter le sujet. Pourtant ils l’ont encensé pendant des années. La santé est l’exemple par excellence de l’échec de l’administration dans le privé aux USA. D’ailleurs les alumineries sont un très bon exemple de gaspillage et de mauvaise administration du privé.

Un autre qui n’est pas d’accord avec la petite droite qui supporte la grande entreprise avec leur taxes et impôts :

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2013/10/20131030-184112.html
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Vous tordez un peu l’histoire M. Duhamel,

« Le gouvernement de Maurice Duplessis avait compris qu’un niveau de taxation plus faible encourageait l’investissement et profiterait à l’ensemble des Québécois. » (Pierre Duhamel)

Le niveau de taxation qui attire des entreprises et vous savez très bien que c’est complètement faux.
Ce sont les bas salaires qui dans le temps qui ont attiré les entreprises américaines.
Pendant les années 70 à mesure que les salaires sont devenus décents elles ont levé les voiles et ont abandonné. Pendant ce temps les entrepreneurs québécois ont pris la relève et ont réussit à combler les emplois perdus et en à en créer. Je fais partie de ceux-là. Ainsi l’économie est passée en partie des mains des Américains aux Québécois entrepreneurs.

« La moitié de ce que le Québec produisait dans les années 1920 provenaient des papetières, des alumineries, des centrales électriques et des mines. »

Pourtant vous nous rappelez régulièrement que les Québec est plus pauvre que les autres. Ça ne doit pas être payant les mines et le papier et les alumineries.

« Plusieurs des premiers barrages électriques du Québec, qui ont rendu possible l’électrification de nos villes, ont été construits pour répondre aux besoins en énergie des papetières et des alumineries. »

Les premières entreprises d’électricité ou d’énergie avaient comme BUT de fournir l’éclairage des grandes villes. Les entreprises de gaz se sont fait damer le pion par les fournisseurs d’électricité dont la Shawinigan Water and Power Company la plus grosse dans le temps. Cette entreprise fait son argent AVEC LES VILLES bien qu’elle s’était protégée avec la la Pittsburgh Reduction Company , la Belgo Canadian Pulp Co et autres pas avec les alu et autres. D’ailleurs la Belgo Canadian Pulp Co n’achetait pas d’électricité de la Shawi.

« Les revenus tirés de l’exploitation des ressources ont limité l’endettement du Québec pendant les années 1950, tout en finançant l’infrastructure routière et la construction de milliers d’écoles primaires. »

Des références autre que votre livre svp!

« Les Québécois n’étaient pas des porteurs d’eau. Au cours du XXe siècle, leurs revenus ont été multipliés par 10. »

M. Duhamel pour l’enrichissement, la première moitié du XXe siècle est radicalement différent de la seconde.
Alors est-ce avant la demi du siècle ou après?
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« Ce gouvernement veut utiliser ses surplus hydroélectriques pour attirer de nouveaux investisseurs, mais paraît indolent quand il s’agit de sauver 3 300 emplois très bien rémunérés et vitaux dans leurs régions. (Pierre Duhamel)

Pourtant Monsieur Duhamel quand il est question de sauver des emplois vous criez a vos pertes de taxes. C’EST FINI LES ALUMINERIES AU QUÉBEC. Il n’y a plus une cenne à faire avec ça. La Chine prend la relève avec son charbon pas cher. Si nous voulons les battre, il faudra payer très cher avec les salaires des Québécois.

« En 2013 de janvier à septembre,–“…l’emploi a progressé de 56 400 (+ 1,4 %), DONT 47 300 (+ 1,5 %) à TEMPS PLEIN, par rapport à la même période de 2012. » (Gouwernement du Québec)

De janvier à septembre 47 300 emplois à temps plein et vous braillez pour 3 300 qui sont en jeux et pour cela vous préconisez de nous mettre à plat ventre devant un client plutôt profiteur???. Pourtant vous êtes discret au sujet de ces 47 000 emplois créés et vous avez fait une crise de larmes parce qu’on a perdu quelques emplois au mois d’août.

Monsieur Duhamel, vous demandez que la population québécoise sauver les alumineries au non des richesses naturelles qui nous ont mis au monde au temps de la fourrure et des trappeurs.
Sachez que la plupart des pays de la planète se sont mis au monde avec les richesses naturelles même à l’âge de pierre. Certains l’ont fait avec les richesses des autres dont l’Angleterre et les USA. Maintenant c’est la Chine qui s’accapare des richesses naturelles. L’Angleterre qui n’a plus accès aux richesses naturelles des autres a perdu sa puissance de premier rang mondial remplacée par les USA qui à leur tour maintenant la perdent au profit de la Chine.

Vous êtes contre sauver des entreprises avec vos taxes, c’est bien connu. Et vous nous demandez, nous Québécois, de sauver une entreprise américaine qui s’est mise les pieds dans les plats dans un secteur mou et de payer au nom de notre prospérité économique??

Hé, toc toc ça va pas non?