Le règne de l’imprévisibilité

Nous bénéficierons d’un pétrole moins cher, mais les perturbations engendrées par la glissade du cours du pétrole ont été nombreuses — et certaines d’entre elles sont tout aussi imprévisibles, dit Pierre Duhamel.

Il y a sept ans, un philosophe libano-américain, Nassim Nicolas Taleb, publiait un superbe essai sur la puissance de l’imprévisibilité, intitulé Le cygne noir (Éditions Les Belles Lettres).
Blogue Economie

La dégringolade subite et prononcée du prix du baril de pétrole, tout comme ses nombreuses conséquences sur l’économie mondiale et canadienne et sur les marchés boursiers, est l’un des innombrables exemples qui illustre combien il est souvent futile d’essayer de prédire l’avenir.

D’abord, un mot sur le plus grand spécialiste mondial des sciences du hasard. Il est lui-même un ancien trader (courtier de Bourse), rompu aux transactions boursières de haut niveau et aux mathématiques financières. Il est aussi un philosophe qui enseigne l’ingénierie du risque à l’Institut polytechnique de l’Université de New York. Par son seul cheminement, on voit déjà que c’est un drôle d’oiseau.

Son cygne noir est la métaphore qu’il emploie pour identifier des événements hautement improbables que personne n’a su voir venir. Les Européens croyaient en effet que les cygnes ne pouvaient être que blancs, avant qu’on en observe des noirs lors de la découverte de l’Australie.

Aucun économiste prévisionniste ou financier n’avait envisagé que le baril du pétrole pourrait se retrouver à 65 dollars le baril à la fin de 2014, même les plus pessimistes d’entre eux. Ils se sont tous plantés. Et que dire des économistes comme Jeff Rubin, qui écrivait, en 2009 (Why the world is about to get a whole lot smaller), que la rareté du pétrole pousserait son prix à 200 dollars le baril !

Pour que le prix baisse au niveau actuel — et qui dit qu’il ne pourrait pas descendre encore plus bas ? —, il a fallu que l’économie chinoise accentue sa décélération et fasse moins bien que prévu, ce qui a restreint la demande.

Il a aussi fallu que les producteurs de pétrole de schiste américains fassent mieux que prévu, ce qui accroît l’offre. Les réserves américaines sont en effet à leur plus fort niveau depuis 1975.

Il a fallu enfin que les Saoudiens inondent le marché pour casser les prix et conserver leur part de marché, ce qui a perturbé au plus haut point les producteurs à coûts plus élevé, comme la Russie, l’Iran et le Nigeria, mais aussi les États-Unis et le Canada. L’hebdomadaire anglais The Economist a, à ce sujet, une très belle page couverture, cette semaine.

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Nous bénéficierons d’un pétrole moins cher, mais les perturbations engendrées par la glissade du cours du pétrole ont été nombreuses — et certaines d’entre elles sont tout aussi imprévisibles.

Il y a d’abord l’instabilité. Les milieux financiers n’aiment pas les revirements brusques aux conséquences incertaines, et les Bourses sont en recul partout.

Ce lundi a été pitoyable à la Bourse de Toronto, qui a connu sa pire journée en 18 mois. Le recul de 2,3 % de l’indice a effacé une partie des gains de l’année. Voilà une mauvaise nouvelle pour les investisseurs et les fonds de pension.

Il y a aussi l’inquiétude. Les devises des pays émergents sont à leur plus bas depuis 14 ans. Pour certain d’entre eux, le recul de leur monnaie face au dollar américain signifie une dette de 2 600 milliards libellée aux trois quarts en billets verts plus lourde à supporter, ce qui rend les prêteurs plus nerveux.

Il y a enfin la fragilité. La Bourse de Shanghai accuse, mardi, un recul de 5,3 %, parce qu’on se rappelle tout d’un coup que l’économie chinoise n’est pas à l’abri d’un crash immobilier et de ses conséquences. Signe d’un ralentissement : les importations chinoises ont baissé de 6,7 % en novembre.

La Bourse d’Athènes plonge de 11,3 %, mardi, et le coût du financement de sa dette grimpe, parce qu’on craint les résultats des élections qui viennent d’être annoncées. Cela nous fait d’un coup penser que l’économie de la zone euro n’est guère florissante.

De plus, malgré les milliards qui pleuvent sur l’Italie et le Japon pour relancer leur économie, ces deux importants pays restent dans le coma. Standard & Poor’s vient d’abaisser d’un nouveau cran la note de l’Italie, et la récession est plus importante que prévue au Japon.

Le Canada montre également ses zones de fragilité. Si la Bourse de Toronto recule, c’est évidemment parce que le secteur de l’énergie est fortement secoué. Cela est prévisible. La demande plus faible pour les matières premières en Chine et dans d’autres pays explique aussi le tassement des titres du secteur des ressources.

Ce qui était plus imprévisible, c’est le repli des banques. La plupart d’entre elles ont déçu les attentes des analystes, et les experts craignent que leurs clients empruntent moins, à cause de leur endettement et de la conjoncture morose.

Le prix du pétrole semble se stabiliser aujourd’hui, et le dollar canadien a arrêté sa chute. La Bourse de Toronto accuse toujours un recul, mais il est bien moins accentué que celui de lundi, et rien n’interdit un redressement de fin de séance.

Mais cela reste imprévisible.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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(pas d’accent sur ce claver, desole) Tout ce que l’on apprend que c’est le cours du petrole est toujours aussi volatile, mais qu’il peut arriver que ca se drige egalement vers le bas (ce qui ne sera pas une surprise pour quiconque n’ayant pas une memoire selective).

Il est difficile de dire combien de temps cela va durer, mais il y a fort a parier que la croissance de la consommation de petrole va reagir a ces nouveaux prix et ceux-ci risque de remonter a la hausse. Si vous voulez mon conseil, n’aller pas changer votre vehicule pour un plus gros cylindre en vous disant que les prix diminuent. Ce ne peut etre que temporaire : 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans peut-etre.

Personnellement je crois que nous serons de retour vers des prix a la pompe de 1,25$/L et plus des la prochaine periode estivale. Entre-temps, pensez plutot a rembourser les cartes de credit plutot que d’acheter de plus gros cadeaux a noel!

Monsieur Lussier

Le prix à la pompe n’a rien à voir (du moins presque) avec le prix du baril puisque les pétrolières en profitent pour se remplir les poches.

En ce qui a trait aux problèmes d’accents dont plusieurs invoquent. Il s’agit tout simplement d’une procédure de deux minutes pour y remédier.

Allez dans votre panneau de configuration, cliquez sur l’icône ou item “clavier”, dans le menu qui apparaît, il y a un onglet qui permet d’installer plusieurs langues, celle que vous avez est probablement celle de France et est indiquée au bas du même onglet. Installez le clavier Canada-Français à partir du menu déroulant et voilà.

Dans la section où sont indiqués les claviers installés, veuillez utiliser la flèche vers le haut pour choisir la langue par défaut qu’utilisera Windows à chaque démarrage. Dans un des onglets vous aurez la possibilité de cocher un item qui permet d’avoir une icône sur la barre de tâche.

Veuillez la cocher si vous voulez facilement basculer d’un clavier vers un autre, une petite icône carré apparaîtra à droite de la barre de tâches et pourrez cliquer sur celle-ci pour changer de clavier.

Imprévisible !!!!

Imprévisible surtout pour ceux qui, le nez collé sur le court terme, ne cherchent qu’à spéculer sur les soubresauts de la bourse pour une richesse rapide.

De nombreux économistes ( voir Stiglitz ou Piketty ) savent très bien que la croissance mondiale sera stoppée tant que nous ne reviendrons pas à une énergie bon marché comme dans la premiére moitié du XXième siècle, mondialisation ou pas. Et le Moyen-Orient l’a compris. Exxon et les autres pétrolières ont tout simplement poussé le bouchon trop loin…. Les spéculateurs adoraient la propagande de la rareté et des pick pétroliers. Et les bulles éclataient.

Les spéculateurs ont mis le monde à genoux… Quand la débacle des marchés arriva (plusieurs économistes l’avaient prévu, malgré le positivisme et l’arrogance de Wall Street) des milliers gens ont perdu leur maison aux USA à cause du crédit prédateur de certaines banques commerciales. Et notre élite financière nord-américaine a partagé d’autres genres de bulles ennivrantes…. ( le seul groupe qui a continuer de s’enrichir depuis 2008 )

Aujourd’hui, avec des taux d’intérêts anémiques, cette élite mandatent des COMPTABLES dans tous les gouvernements pour s’assurer de pouvoir, au moins, récupérer leurs prêts avant une potentielle récession…. C’est la propagande de l’austérité que d’autres perroquets répandent avec enthousiasme….

Le Grand Capital tente de démembrer les États pour ne pas être à nouveau règlementer comme il le fût dans les années qui avaient suivi la Grande Crise…

Il y a IMPRÉVISIBILITÉ que pour ceux qui veulent ignorer l’Histoire et qui pratique l’aveuglement volontaire, tout comme les climato-sceptiques qui accusent les scientifiques d’être des marxistes qui veulent détruire la profitabilité américaine !!!!! ( Misère…)

La spéculation a un effet stabilisateur sur les prix, plus il y a de spéculateurs dans un marché, plus la volatilité diminue. Pour preuve, on peut regarder la volatilité du seul marché aux USA où la spéculation est interdite : le marché des oignons. Allez sur google et tapez « onions price volatility vs oil price volatility » et regardez les graphiques. C’est ahurissant!

VOLATILITÉ!!!!!

La micro-spéculation automatisé par des algorithes de plus en plus sophistiqués font engranger des milliards à des consortiums qui ont les moyens financiers de se les payer…. Ce qui produit une volatilité qui n’est même reliée à des facteurs d’analyse de rentabilité des entreprises., ce dont se plaignent les analystes financiers eux-même….

Parlez-moi de libre marché maintenant !!!!

Je pensais naïvement que les day-traders(et les algorithmes) augmentaient la liquidité du marché et réduisaient ainsi la volatilité des prix…

Et même si ces algo valent des milliards, ils ne sont pas infaillibles. Acheter « the intelligent investor » coûte 20$ et peut amener d’excellents rendements…

Et si ces algo ne sont pas reliés aux fundamentals des entreprises, c’est à leur risque et périls!

Bien dit. L’histoire se répète. La spéculation a un prix. Pour ceux qui visent le long terme, et qui possèdent des portefeuilles équilibrés, tout va bien. Il suffit de prendre ses profits quand ils passent. Bref, faut voir à son affaire. La fin du monde n’est pas pour demain. Pour investir dans les marchés, il faut une colonne vertébrale. Ce n’est pas donné à tout le monde. C’est pour ça que les pauvres restent pauvres. Un pour cent d’intérêt leur suffit, ce qui qui permet aux investisseurs de s’enrichir à leur dépens. C’est malheureux, mais c’est la vie. L’avenir appartient aux audacieux.

La spéculation me passionne… Pour parler ainsi Pierre, cela ne doit pas faire longtemps que vous JOUER à la bourse….. Bien sûr, lorsque l’on suit les gouroux « conseilleux » qui vous promettre des analyses de premières mains ( lire: » presque délit d’initié » ) pour une « légère cotisation ». Tout cela semble tellement rationnel de prendre son destin financier en main !!!!

Vous écrivez: » L’avenir appartient aux audacieux. » Oui, surtout lorsque l’on le fait avec l’argent des autres… comme les Golden Boys de Wall Street. Les Grands Spéculateurs qui les bonifiaient grassement ont besoin de TONDRE une multitude de petits investisseurs pour s’enrichir … ( il n’y a qu’à lire les commentaires que ces valets devenus millionnaires s’échangeaient à propos de leur clients !!!)

Il est essentiellement là le PRIX de la spéculation, comme vous le dites. Vous dites: » C’est malheureux, mais c’est la vie « …. Peut-être…

Surtout si NOUS ne nous sentons pas cabables de nous ÉLEVER au dessus de la mentalité de CRO-MAGNON et de la loi du plus fort
qui, quoiqu’elle fût très utile pour nous faire sortir de nos grottes, nous conduit aujourd’hui vers la sur-consommation de nos ressources.

Ah…ah…ah…un gauchisto-interventionniste qui vient publiquement protester contre l’utilisation de l’argent « des autres ». Ça me donne des crampes…

L’argent que les boursiculteurs « donnent » aux conseillers financiers leur est donné LIBREMENT alors que l’argent « des autres » que le gouvernements de gauche que vous défendez avec tant d’ardeur est littéralement VOLÉ par les étatistes.

Vous vous en prenez aux spéculateurs du LIBRE marché qui sont en fait des tireurs d’alarme? Qu’attendez-vous alors pour dénoncer le système socialiste oppressant qui démolit les LIBERTÉS individuelles et qui utilise l’argent « des autres » (les lourdes taxes et les impôts étouffants de ceux qui travaillent!) à des fins perverses et nocives et qui nous imposent leurs décisions contre lesquelles les citoyens n’y peuvent rien?

Ça ça serait toute une avancée non?

Francois faites-vous une faveur… Lisez: » La sociale-démocratie 2.0: Le Québec compareé aux parys scandinave. » par Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque. (2014)

J’en suis qu’au 1er chapitre et j’ai déjà dû RÉ-AJUSTER mes propres opinions sur la gauche, la droite, le libéralisme et le progressivisme…. Comme quoi, il est toujours intéressant d’apprendre… à moins d’avoir déjà la tête pleine ….

La Sociale-Démocratie contemporaine a évolué; Elle n’est plus ce que vous et moi avons appris. Je suis certain que la RENTABILITÉ et le Succès économique de ces pays doivent vous interpeler…

Avez-Vous, encore, le goût d’apprendre ? Vous serez surpris de retrouver plusieurs des valeurs que vous prôner chez ces Nordiques !!!!

Article intéressant qui met en évidence l’imprévisibilité des marchés quand différentes puissances s’affrontent pour le contrôle de ressources limitées, épuisables, auxquelles nous sommes devenuent accros par dessein. Il y a quand même des certitudes qu’on se doit d’inclure dans la discussion élargit sur les hydrocarbures.Le pétrole dit »conventionnel » est le plus facile à extraire et donc le moins polluant. Les scientifiques les plus crédibles mondialement (GIEC) nous explique depuis 1988 que nous devons amorcer une transition vers une économie basée sur d’autres formes d’énergies qui permettent la survie de la biosphère. Les réserves mondiale en pétrole conventionnel sont suffisantes pour réussir la transition si nous désinvestissons les capitaux, subventions, crédits, etc. des hydrocarbures maintenant et investissons dans les secteurs d’avenir. L’ère du pétrole tire à sa fin, c’est une certitude. L’humanité lui survivra-t-elle? Cela reste imprévisible. Robert Beaulieu

Afin d’ébranler certaines de vos « certitudes », je vous invite à écouter le documentaire « l’arnaque du réchauffement climatique », disponible sur youtube.

Bonjour M. P. Avez-vous peur de vous nommer? J’ai déjà regardé cette vidéo à laquelle vous faite référence. Elle a été produite par des scientifiques intéressés, c’est à dire qu’ils ont tous des liens avec l’industrie d’une façon ou d’une autre. Vous n’ébranlez rien du tout M. » P ». Mon intérêt à moi c’est qu’il y est un monde vivable après notre passage.

Guillaume Poulin de la Beauce.

Soupir…Parfois je me demande pourquoi je me casse la tête à essayer d’étudier les différents arguments de différents groupes de la société. Je pense que je me torture l’esprit inutilement. Je pourrais laisser tomber tout ça et devenir un gauchiste écolo. Les choses seraient plus simples ainsi.

Quand je verrais un documentaire qui expose clairement les failles de ma thèse, je pourrais simplement dire que ce documentaire « a été produite par des scientifiques intéressés, c’est à dire qu’ils ont tous des liens avec l’industrie d’une façon ou d’une autre ». Plus besoins de douter, il suffit de balancer des ad hominem à tout ceux qui falsifient ma thèse.

De plus, je me ferais plein d’amis! Il y a des gauchistes écolos en masse au Québec. Et je suis tanné d’être le rabat-joie dans les discussions de groupe.

Enfin, je pourrais passer pour un ange qui veut sauver la planète et dire des choses comme « Mon intérêt à moi c’est qu’il y est un monde vivable après notre passage. » Évidement, ceux qui souhaite que le développement économique ait préséance sur sur les élucubrations du GIEC sont de facto des complices du meurtre de la planète Terre.

Comme disait Thomas Sowell : « The vision of the left is not just a vision of the world. For many, it is also a vision of themselves — a very flattering vision of people trying to save the planet, rescue the exploited, create « social justice » and otherwise be on the side of the angels. This is an exalting vision that few are ready to give up, or to risk on a roll of the dice, which is what submitting it to the test of factual evidence amounts to. Maybe that is why there are so many fact-free arguments on the left, whether on gun control, minimum wages, or innumerable other issues — and why they react so viscerally to those who challenge their vision. »

Pardon de m’être éloigné su sujet, il fallait que ça sorte.

Guillaume,

lisez » Les Marchands de Doute » par Noami Oreskes et Eric m. Conway (2012) pour aiguiser votre esprit critique…

Ou bien, confortez-le avec :

» Measuring the Real State of the World (L’écologiste sceptique: le véritable état de la planète), épouse étroitement la perspective cornucopienne selon laquelle le monde irait de mieux en mieux, et selon laquelle les affirmations des environnementalistes seraient, au mieux, des exagérations, au pire, des déformations délibérées et des faux purs et simples.
De fait, The Skeptical environmentalist débute par une citation de Julian Simon: «En résumé, voici ma prévision à long
terme: les conditions matérielles de la vie vont continuer de s’améliorer
pour la plupart des gens, la plupart des pays, la plupart du temps, et ce
indéfiniment. Dans un siècle environ, toutes les nations, et la plus grande partie de l’humanité, auront atteint ou dépassé le niveau de vie occidental d’aujourd’hui. J’imagine aussi que beaucoup de gens vont continuer de penser et de dire que les conditions de vie continuent d’empirer. »»
Dans The Skeptical Enuironmenialist, Lomborg répète des
affirmations devenues familières: Rachel Carson se trompait avec
le DDT, le réchauffement climatique n’est pas un problème grave,
nos forêts se portent bien. La vie, en général, est bien meilleure
pour à peu près tout le monde, et il n’y a «pas lieu de s’inquiéter
pour le futur ». Alors pourquoi les environnementalistes font-ils
tant d’histoires ? »

(:-) le libre arbite ET la conscience…

…et à lire le « Mythe du Québec vert ».

J’abonde dans votre sens surtout depuis l’arnaque du « Climategate ».

Oups…Francois. Je crois que vous lisez TROP vite ou vous ne lisez pas assez… Dans les marchands de doute; On nous montre comment les entreprises de relations publiques de l’industrie du tabac ont réussi à tromper le public et le gouvernement aux USA pendant des années…. Et comment, les scientifiques pro-environnement ont été accusé d’être des MARXISTES cherchant à détruire la supériorité économique américaine !!!!!

Vive le Tea Party et FOX News.. ( 🙂

L’histoire se répète. Lors de l’apparition des projets de plate-forme de forage au début des années 80 tels que le projet FRIG en Mer du nord ainsi que dans le Golf du Mexique, l’Arabie Saoudite a subitement baissé son prix de façon à contrecarrer la venue de nouveau gisement. Elle eut de l’aide puisque plusieurs catastrophes sont survenues avec plusieurs centaines de mort à chaque occasion durant les années 80.

La stabilité n’est survenue qu’à la fin des années 80 mais il y eut un ralentissement des investissements puisque les nappes d’huiles ne comportaient peu d’huile pour s’engager dans une nouvelle technologie qui compta de nombreuses embûches.

C’est grâce à Shell puis à BP par la suite que la technologie fit des avancées mais Shell fut la plus productive en exploration et a découvert de nombreuses nappes d’huile très importante en eau peu profonde. C’est d’ailleurs pour cette même raison que le projet des Sables Bitumineux fut mis en presque arrêt total, hormis Syncrude et produisit le même arrêt du projet de Dome Petroleum de la Mer du nord qui fut vendu fin des années 80 par Brian Mulroney pour des peanuts.

Il n’y a pas seulement l’Arabie Saoudite qui est au centre de la controverse mais bien tous les pays au sud de la feu U.R.S.S. et l’Iran qui produisent presque qu’uniquement pour la Chine et le marché asiatique et demeurent tout de même un manque à gagner pour les pays de l’O.P.E.P. qui ont besoin de plus en plus d’argent pour payer les charges sociales de leur pays respectif.

Tout comme 78 à 86, le prix devrait demeurer très bas de façon à attendre que les équipements de pétrole de Chistes en sol américain soient dans un état qui ne leur permettent plus de les réutiliser et soient abandonné suite à plusieurs faillites que le prix fera une remonté catastrophique. L’économie mondiale n’étant pas encore remise de ses abus, nous devront continuer de vivre une période de vache maigre.

Nous assistons à un phénomène de destruction créatrice, selon les termes de l’économiste Joseph Schumpeter. Nous voyons en effet émerger des méthodes d’exploitation de réserves pétrolières et gazières qui étaient jusqu’à il y a peu de temps qualifiées de « marginales », donc inexploitables, et cela grâce aux avancées que permet la fracturation hydraulique. Cela chamboule toutes les filières énergétiques et induit des comportements nouveaux. Il était de bon ton il y a dix ans d’annoncer la fin prochaine de l’emploi des hydrocarbures (peak oil). Aujourd’hui il n’en est rien et le moment est venu d’en gérer l’utilisation, intelligemment et frugalement. Hélas, sans interventions politiques courageuses, on sait bien que les consommateurs s’empresseront, dans ce nouveau contexte, d’acheter de plus gros véhicules et d’avaler plus de kilomètres, de même que de multiplier le nombre de piscines et de spas chauffants.
Le gouvernement fait bien d’imposer, à ce moment, une taxe additionnelle sur les hydrocarbures et sur les grosses cylindrées. Il devrait aller plus loin et combler une meilleure part des économies générées par la baisse des produits pétroliers, pour la rediriger dans le transport public et les infrastructures.

Je ne suis pas certain que Schumpeter approuverait votre dernier paragraphe. L’excellent texte de Duhamel nous fait bien comprendre qu’en matière de prévisions économiques, nous sommes tous ignorants, du premier jusqu’au dernier. Et à en juger par les faits, on pourrait même dire que les politiciens sont pires que les entrepreneurs privés pour faire des prédictions et en plus ils administrent du capital qui n’est pas leur propriété. Alors je ne comprends pas pourquoi vous soutenez la spéculation politique en matière de transport public? Pourquoi ne pas laisser le libre-marché et la destruction-créatrice en charge pour résoudre cette question?

Je vous met au défi de venir habiter en « région » et de tenter d’utiliser ce transport public que vous prônez. Prenez Trois-Rivières, ville de 140 000 habitants environ. La où il y a des autobus, elles sont vides sauf pour les heures d’achalandage des étudiants. Ce n’est pas tant une question de coûts qu’une question de densité de la population. Pourquoi faire un trajet de 40 minutes en autobus alors qu’il en prend moins de 10 en voiture? Vous pouvez multiplier les trajets d’autobus, au final, elles resteront vides justement par manque de densité de la population. Alors les taxes sur l’essence, c’est peut-être bien beau à Montréal, mais c’est l’ensemble du Québec qui paie, y compris ceux qui en ont pas et qui sont obligé de prendre leur voiture. Pour ma part, mon boulot est à 40 km de chez moi (sans transport en commun possible), celui de ma conjointe à 10km, les taxes sur l’essence ne sont qu’une ponction fiscale de plus. Investir en transport en commun en région est une vraie farce et ne fait que donner « bonne conscience » à des politiciens idéologues.

Pour les autres, arrêtez de citer Krugman et Piketty, vous n’arriverez à rien. Ca fait le même effet aux libéraux (dans le sens libéralisme) que la citation de Friedman et d’Hayek pour les sociaux-démocrates. C’est un peu comme citer l’IRIS ou l’IEDM. Vous ne convaincrez que ceux qui sont déjà d’accord avec vous. Mais il y a pire, si vous utilisez l’expression « le grand capital », vous vous retrouverez sur le même banc que les Chavez et Castro et là, vous ne ferez que bidonner ceux qui sont en désaccord avec vous.

Comme c’est bizarre…

Tous les enverdeurs accusaient les pétrolières de collusion et de connivence (en réalité, la seule collusion prouvée a été menée tambour battant par de bons Québécois pure laine qui manipulaient le prix de l’essence et qui ont avoué leur crime!!!) à chacune des montées de prix au Québec, MAIS maintenant que les prix sont en baisse, remercient-ils les pétrolières?

Très puissante, cette métaphore du Cygne noir (the black Swan).

Ce qui est prévisible pourtant, c’est qu’il ne faut jamais de fier à ceux et celles qui se livrent à des prévisions. Dans la vie de tous les jours, on se fie à des personnes qui exercent une « certaine » autorité et qui nous disent : « quoi faire ».

Ce qui est prévisible, c’est que la personne qui vous dit « quoi faire » dispose d’un pourcentage de chances que ce qu’elle vous dit de faire vous soit bénéfique et d’un pourcentage de chances à peu près égal que ce qui vous est dit, ne soit pas bénéfique.

Quoiqu’il en soit, ce que j’écrivais voici quelques semaines sur ce blogue… à l’effet, que le prix élevé des matières premières, en particulier le pétrole, que cela avait un impact négatif sur la reprise économique mondiale. Comme je l’ai dit, écrit et réécrit au fil des ans, sur ce blogue ou ailleurs… Une économie équilibrée doit reposer sur l’exploitation et la transformation de ses ressources propres.

Étonnamment, c’est ce qui permît aux américains de devenir la première économie mondiale, c’est cette capacité de produire selon ses besoins ; lorsqu’avant son Indépendance, on vivait sous l’emprise et le dictat de la nation colonisatrice pour toutes sortes d’échanges.

Aujourd’hui, bien des économies et bien sûr les gens, sont devenus dépendants de toutes choses, incluant toutes sortes de services servis à la population. Cette dépendance permanente (donc très prévisible) justifie des distorsions sur les marchés financiers, lesquelles ne reflètent ni la valeur réelle du produit (coût de production) ni la valeur à laquelle le produit ou les sous-produits seront effectivement échangé sur la place publique.

L’offre devient essentiellement conditionnée par la recherche d’un prix (de préférence élevé) ce qui revient à soumettre la demande aussi. Dans ce cas, la supposée loi de l’offre et de la demande ne s’applique en partie pas. Puisqu’elle donne à l’intermédiaire un pouvoir d’arbitrage qui ne lui revient pas.

Le premier arbitre, c’est le producteur, ce qu’ont fort bien compris plusieurs pays membres de l’OPEP. Quand le dernier arbitre, c’est le consommateur-utilisateur qui ne devrait acheter qu’à un prix qu’il peut réellement payer.

C’est pourquoi, les nations pour pouvoir obtenir des échanges équilibrés, gagneraient en premier lieu à coopérer. Ce devrait déjà être une priorité entre les provinces canadiennes. La coopération permet tout simplement de mettre en commun des ressources communes. Et puis d’avancer. L’objectif recherché étant de satisfaire l’ensemble des demandes au plus juste prix.

Au fond dans un monde conçu simplement, tout devient tellement plus prévisible, lorsque les imprévus alors, deviennent toujours plus faciles à surmonter. Quelquefois, ils seront le prélude d’un nouvel élan, une autre forme de l’enrichissement.

— J’ai le sentiment que l’établissement d’un nouvel ordre économique ne saurait en aucun temps être synonyme de néant !

Preuve que le temps est venu de protéger les réserves de pétrole qui restent et qui pourront toujours servir de carburants d’appoint dans le futur. ET PASSONS AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES ET PROPRES… !

Rappelons nous la montée progressive des cours du pétrole il y a quelques années. Et conséquemment l’empressement de tous les producteurs de produits de consommation de « sauter » sur l’occasion pour augmenter les prix à la consommation. Devrions-nous voir sous peu les mêmes producteurs nous annoncer une baisse des prix dans les meilleurs délais?

Hé bien!

Faut pas être « Standard » ou faut être religieux ou larbin pour désirer emplir les poches de riches spéculateurs soit disant qu’ils ont un effet stabilisateur.

Ils ont un effet stabilisateur parce qu’ils font monter les prix jusqu’à la barre de tolérance de la population en mettant le fric dans leur poches.

En 2008 ils ont manqué ou mis leur argent ailleurs et les prix se sont effondrés.

Depuis le 9 décembre le prix du baril de pétrole à chuté d’avantage encore de même que les titres boursiers des pétrolières et de toute évidence c’est le bris de collusion entre les différents producteurs de pétrole de la planète pour maintenir les prix du baril et même le taux de croissance du prix du baril qui en est la principale cause.

Ce que nous vivons présentement c’est une guerre de titans qui chacun de leur bord tentent de maximiser « leur » richesse et à maintenir leur taux de rentabilité même en offrant plus de pétrole au total que la demande (ce qui est impossible), cette fois ce sont les producteurs des USA avec le pétrole de schiste qui sont les délinquants du club et qu’il viennent débalancer l’équilibre « artificiellement » maintenu entre l’offre et la demande à un prix convenu d’avance par les membres de ce club de pétrolières, dans les coulisses de ce club sélect le message semblait encore être lançé à l’Arabie Saoudite : » limitez vous votre production pour créer la rareté et maintenir les prix du baril » mais cette fois l’Arabie ne joue pas le jeux, avec les résultats qu’on voit.

C’est ce que je retiens de ce qui arrive, qu’il existe une véritable collusion entre les producteurs de pétrole de la planète. Les politiciens à multiples reprises nous ont dit que ce genre de collusion n’existait pas, qu’ils n’étaient pas en mesure de la prouver.

Bref, la compétition capitaliste à son meilleur. Bravo. Vous avez compris…

Maintenant, pourquoi cette saine compétition serait-elle un avantage pour les citoyens dans le domaine du pétrole et ne serait-elle pas un avantage équivalent pour ces mêmes citoyens au niveau gouvernemental?

Par exemple, la SAQ? La SAAQ? Lot–Québec?, Etc…

« Bref, la compétition capitaliste à son meilleur. Bravo. Vous avez compris… »

Mois toi tu n’as rien compris. Boff! À mon avis tu comprends tout. Un larbin qui sert de tapis se doit d’exécuter les ordres de son maître.

Pour la SAQ, ce sont les assurances les moins cher de l’Amérique depuis que l’assurance automobile est étatisé et ÇA C’EST UN FAIT.

Pour la SAAQ, depuis la privatisation des alcools en Alberta les prix ont augmenté de plus de 70% contre environ 30% pour la SAAQ, ce qui fait que les alcools de l’Alberta sont plus chers et ÇA C’EST UN FAIT.

Pour Loto-Québec, la réponse de libertarien: tu n’as qu’à pas acheter de billet. Tu n’est pas capable de comparer le prix de différentes loteries et ÇA C’EST UN FAIT.

En fait tu nous fait toujours par que de tes avis non crédibles, jamais de faits.

Vous avez mêlé la SAQ et la SAAQ mais je ne vous en tiendrai pas rigueur. C’est votre style d’être mélangé…

Quiconque a un peu voyagé ailleurs au Canada et dans le monde sait pertinemment que les cprix pratiqués par la SAQ au Québec sont prohibitifs, voire fous et que nous nous faisons littéralement VOLÉR par cette institution.

D’ailleurs, en quoi la vente de boissons alcoolisées, d’assurance auto ou de billets de loterie (tous des monopoles étatiques dignes du Soviet Suprême je vous le rappelle) cadrent-ils dans le rôle de l’État? Pourquoi pas la vente de bobettes? de chemises? de steak haché? tant qu’à y être???

Toutes ces sociétés soviétisées comptent parmi les plus mal administrées au Canada et il serait intéressant de permettre à notre Vérificateur Général d’y faire quelques enquêtes.

À quand une Commission Charbnneau pour les monopoles étatiques québécois???

Tout FAUX ton affaire!

Tu n’as pas voyagé.

C’est la Colombie Britannique qui vends ses alcools le plus cher, public, privé. En deuxième lieu c’est l’Alberta privé et l’Ontario le moins cher entièrement public. Essaye de trouver de la bière dans les dépanneurs et les épiceries en Ontario.

La SAQ est la plus privatisée au Canada excepté l’Alberta qui est plus cher que la SAQ
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http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201404/19/01-4759120-alberta-20-ans-de-privatisation-et-de-debats.php

Smirnoff 1,14l: en Alberta 46,20 $ la SAQ seulement 31,90 $
Ménage à Trois: en Alberta 15,34 $ la SAQ seulement 17,85 $
Jack Daniel 1,14l en Alberta 52,50 $ la SAQ seulement 40,50 $

« La SAQ a compilé le prix des bouteilles recensées par la firme indépendante Integrated Marketing Solutions Inc. (IMC) dans une centaine de magasins en Alberta en 2010. Parmi les produits sélectionnés par la compagnie IMC, une soixantaine sont également en vente au Québec. Selon la comparaison effectuée par la SAQ, les Albertains paient en moyenne 4,14$ de plus que les Québécois, soit une différence de 17%. » (la Presse)

En passant la Russie a depuis 10 ans privatisé 65% des grosses entreprises surtout d’hydrocarbure et le niveau de vie a doublé et la croissance économique est d’environ 7,5 contre moins de 3% au Canada.

Faque fait attention quand tu parles des socialistes. Ce sont les pays (Russie, Chine) champion de la croissance économique.

« C’est ce que je retiens de ce qui arrive, qu’il existe une véritable collusion entre les producteurs de pétrole de la planète. »

Ca s’appelle le cartel de l’OPEP et c’est en place depuis des dizaines d’années. Rien de nouveau.