Le retour à la production locale ?

Les pays développés pourraient-ils se réindustrialiser ? Est-ce la fin du mouvement de délocalisation de la production manufacturière vers les pays émergents  ? Je crois que cela pourrait devenir  l’une des tendances fortes des prochaines années.

Trois facteurs militent en faveur de la production locale.

1.  La hausse des salaires

En interview au canal Argent jeudi, Salvatore Parasuco, un grand nom de la mode québécoise, indiquait que les coûts de production de ses vêtements avaient augmenté de 40 % depuis l’an dernier en raison de l’augmentation des salaires en Chine et de la flambée du prix du coton.

Un des plus importants sous-traitants chinois prédit une augmentation de 80 % des salaires en Chine au cours des cinq prochaines années. Trouvant la Chine trop chère, certains ont délocalisé à nouveau leur production vers des pays comme le Vietnam et le Bangladesh. Le développement de ces pays pousse aussi les salaires à la hausse. Le salaire minimum a augmenté de 87 % au Bangladesh l’an dernier.

2. La hausse des coûts de transport

Le prix du baril de pétrole est en recul ces jours-ci, mais la tendance à moyen et à long terme est nettement haussière. Certains importateurs américains ont accusé une hausse de 150 % de leurs coûts de transport l’an dernier.

3. Les délais de production

Cela prend de plus en plus de temps pour faire expédier des marchandises en provenance des ports asiatiques. On parle de délais de quatre mois pour la Chine. Cela commence à être un casse-tête quand il s’agit d’approvisionner des usines où le juste à temps est devenue la norme ou des magasins dont la clientèle est entichée des derniers vêtements à la mode.

L’écart de prix entre un produit fait en Amérique du Nord et un produit fabriqué en Chine ne cesse de se rétrécir. Le prix n’est pas le seul enjeu, car certaines productions ne sont dorénavant possibles qu’en Asie en raison des technologies utilisées et du vaste bassin de fournisseurs.

Il n’empêche que certaines entreprises pourraient reconsidérer leur décision de faire produire à l’étranger. Ce n’est peut-être plus une si bonne affaire pour elles.

Salvatore Parasuco s’est dit prêt quant à lui à confier des mandats de production à des manufacturiers québécois.

 

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En fait il y a 3 Chines. Celle qui se développe est la première. La cotière. Y’en a deux autres dernières qui attendent…

Ceci dit les deux autres facteurs sont justes. C’est sans parler de tous les problèmes de qualité et de sécurité.

Vous connaissez Jeff Rubin ?

Selon lui, la réindustrialisation de l’Amérique se limitera au sud de la frontière puisque le dollar canadien devrait se situer autour de $1,20 US à cause des richesses bitumineuses de nos amis albertains. Bref, c’est l’Ontario et le Québec qui sortiront grands perdants de l’enrichissement des compagnies étrangères à l’oeuvre en Alberta. Quand le massacre environnemental en cours deviendra trop évident et que ce sera le temps de payer le nettoyage, devinez qui seront mis à contribution ?

http://www.ruefrontenac.com/jpdecarie/17791-jeff-rubin-petrole

AVIS aux anti-mondialistes et anti-capitalistes (bref, aux gauchistes): « Un des plus importants sous-traitants chinois prédit une augmentation de 80 % des salaires en Chine au cours des cinq prochaines années. Trouvant la Chine trop chère, certains ont délocalisé à nouveau leur production vers des pays comme le Vietnam et le Bangladesh. Le développement de ces pays pousse aussi les salaires à la hausse. Le salaire minimum a augmenté de 87 % au Bangladesh l’an dernier. »

Le capitalisme a ainsi contribué grandement à l’essor économique de ces pays qui vivotaient dans la misère AVANT!!!

@ Francois1

Peut-être voudriez-vous jeter un coup d’oeil sur ce vidéo avant de décrier le capitalisme comme LA solution universelle?
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/le-debat-de-lavenir-developpement-durable-vs-decroissance/9744/?cp=all#comments

Ça dit en gros que le capitalisme, qui prône une croissance infinie, va frapper un mur parce qu’on vit dans un monde fini…

Ceci étant dit, lorsqu’on lit les références de M. Duhamel, j’ai dû mal à faire le corolaire que le capitalisme est la cause directe de l’augmentation des salaires. Le taux de suicide élevé des employés, les grèves et la peur de soulèvement populaire me semblent plus un facteur que le merveilleux monde du capitalisme…

Ce n’est pas de gaieté de cœur que les dirigeants ont augmenté les salaires. La preuve, ils veulent délocaliser leurs productions à des endroits où les employés sont payés moins cher.
On repassera pour les bienfaits du capitalisme…

Vivement le retour à une production locale, puisque l’environnement va grandement en profiter!

J’ai fait quelques voyages en Chine par affaire depuis 2005. Ce que je vois personnellement est exactement le même phénomène qui s’est produit au Japon après dans les années 50 et 60. La production Japonaise augmentait très rapidement à cause des coûts très bas de production.

Naturellement au début, plusieurs appelaient les biens fabriqués au Japon « Jap Scrap » car la qualité demeurait très en deçà de nos normes. Mais graduellement la situation à changé et finalement les prix ont monté mais la qualité aussi.

Appelleriez-vous une Lexus « Jap Scrap » aujourd’hui? Même que Toyota a dépassé GM comme géant mondial de l’automobile pour quelque temps dans les dernières années en plus du fait quel les Japonais et maintenant aussi les Coréens gagnent des prix de Qualité pour tout ce qu’ils fabriquent.

Il faut croire que c’est tout simplement le même phénomène qui se répète. Les Chinois ont commencé par offrir de la main d’œuvre bon marché, ils ont ensuite « copié » ou contrefait beaucoup de biens manufacturés et maintenant ils innovent et deviennent meilleurs dans le design, la fabrication et la distribution. C’est aussi plus cher car les salaires et forcément les prix augmentent. Mais comme les Japonais, ils ont pris une bonne part du marché mondial et feront, toujours comme les Japonais, tout pour la conserver.

Les prix ne re-baisseront pas mais la qualité augmentera, même ici pour des produits comparables. Encore une fois regardez le marché automobile et comment nos « grosses américaines gourmandes » se sont raffinées et amincies ces dernières années.

Il y a un 4e point à ajouter: l’énergie. La Chine commence à manquer d’électricité et doit rationaliser. Ce qui freine la productivité. Une contrainte dont toute industrie se passerait bien.

On peut donc se demander si le pays n’a pas atteind le maximum d’entreprise. Le gouvernement, qui soutient grandement la croissance, interviendra-t’il une fois de plus ?

@ Jacob (# 4):

J.-F. Lisée comme référence en économie…on repassera.

Le capitalisme est le pire des systèmes…mis à part tous les autres! (Churchill je crois!).

TOUS les pays qui ont tenté autre chose que le capitalisme ont dû modifier leur approche et revenir au capitalisme, incluant la Suède, pays fétiche des gauchistes des années ’80.

Il reste quelques pays « socialistes » (terme bonbon pour nommer le communisme) au monde dont Cuba et la Corée du Nord et si vous êtes un tant soit peu informé, vous les savez miséreux et totalitaires (le « socialisme » implique que le pouvoir DOIT être centralisé entre les mains de quelques-uns qui se croient plus intelligents que le reste du peuple) à l’opposé du capitalisme qui fournit au peuple des libertés et des opportunités incroyables.

Les opposants au libre marché sont nombreux, mais rare sont ceux capables de définir en quoi consiste un marché qui fonctionne librement. C’est pourtant simple: un marché est libre lorsque des millions de personnes prennent elles-mêmes les décisions qui les concernent, et s’engagent de manière pacifique et sur une base libre et volontaire dans des échanges mutuellement avantageux. Ainsi, un marché est libre quand chaque individu peut décider sans que personne ne vienne lui dicter son comportement. Le libre marché, c’est la liberté de choisir. C’est l’absence de contrainte.

Les ennemis du libre marché qualifient celui-ci de système sans foi ni loi où les riches escroquent les pauvres, de capitalisme sauvage dépourvu de scrupules et d’humanité. Pourtant, c’est dans les économies de marché que sont nés le mouvement pour les droits de l’homme, le féminisme, l’acceptation de l’homosexualité, la liberté de presse, etc. Par contre, c’est à Cuba que l’on censure la presse et que l’on exécute les dissidents du parti. C’est également dans les pays communistes que les populations meurent de faim et sont tyrannisées.

Le libre marché n’est peut-être pas le meilleur système économique, mais c’est certainement le moins mauvais!

@Francois 1

« Le capitalisme est le pire des systèmes…mis à part tous les autres! (Churchill je crois!). »

En fait, c’est bien de Churchill, mais ce n’était pas le capitalisme mais la démocratie.

Cela démontre que la néo-droite confond capitalisme et démocratie!

@ François1 (#7)

D’une part, je n’ai nullement écrit que le communisme était une solution et ce n’est pas du tout ce que J-F Lisée défend non plus. Vous n’avez même pas pris le temps de regarder mon vidéo, parce que ce sont des chercheurs qui parlaient d’économie, J-F Lisée ne faisait que les interviewer…

Sérieusement, je vous dis que le capitalisme se dirige tout droit dans un mur, et vous me répondez que le communisme ne fonctionne pas? Quel est le lien svp?

Expliquez-moi comment l’économie mondiale va pouvoir poursuivre une croissance infinie alors que nos ressources naturelles sont extrêmement limitées et je vais être un converti qui va crier sur tous les toits que le capitalisme est la solution.

Vous savez, il existe des alternatives au capitalisme, au socialisme et au communisme et il y a d’autres façons de vivre sa vie que le « americain way of life ». Le capitalisme n’est pas la seule option. On ne peut pas défendre ce système-là en disant que c’est le moins pire de ce qui a été essayé à date…

Oui on passera d’une économie de surconsommation et de surendettement à une économie d’épargne, d’investissement, d’entreprises et de production. L’avenir est notamment dans la production de produits complexes et de très grande qualité ayant une forte valeur ajoutée.

Même si les raisons que vous invoquez sont probablement valables, ce sera avant tout par la force des choses, parce que l’endettement des ménages n’est pas une stratégie économique viable et que le prévisible échec de celle-ci débouchera nécessairement sur un nouveau modèle. En fait c’est le marché lui-même qui forcera le changement.

La transition est déjà amorcé chez nos voisins du sud qui ont une économie plus flexible que la notre (et beaucoup plus flexible que l’Europe). Les américains souffrent beaucoup en ce moment, mais en même temps leur économie vit des changements structurels qui la rendront très compétitive dans un avenir pus ou moins proche.

Au Canada la transition n’est pas encore commencée, notre économie carbure encore sur la croissance de l’endettement des ménages. A mon avis c’est très inquiétant d’autant plus que notre économie réellement productive a perdu beaucoup de plumes ces dernières année. Au Canada et au Québec en particulier le réveil risque d’être brutal.

La robotisation généralisée des usines ne remplacera-t-elle pas une hypothétique réindustrialisation, ici comme ailleurs? Je vous (me) le demande…

@François 1

Bien des choses vous échappent….

@PBrasseur

L’Endettement est une drogue sociale. C’est une question de dépendance et non de choix du consommateur comme vous le croyez dure comme fer.
Au finale, à qui profite cette consommation?