Le retour des Nordiques ?

La candidature de Québec pour l’obtention d’une nouvelle franchise dans la Ligue nationale de hockey (LNH) est en bonne position par rapport à celle d’autres villes… mais cela ne lui assure pas la victoire.

nordiques
Photo : Getty Images

La ville de Québec est-elle en bonne position pour obtenir une nouvelle franchise dans la Ligue nationale de hockey (LNH) ? Mercredi, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a indiqué que la Ligue recevra les candidatures des villes intéressées à soumettre leur candidature en vue d’une prochaine expansion, et Québecor a aussitôt manifesté son intention d’aller de l’avant avec ce projet.
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À première vue, tout favorise Québec. Elle a un propriétaire potentiel en Québecor. Elle aura bientôt un nouvel amphithéâtre prêt à accueillir une équipe professionnelle. Elle a surtout une base de partisans résolus, qui rêvent depuis longtemps au retour de la LNH à Québec. La Vieille Capitale est une véritable ville de hockey, et le succès populaire est assuré.

Cela place la candidature de Québec en bonne position par rapport à celle d’autres villes, mais cela ne lui assure pas la victoire. La décision dépend de la qualité des autres candidatures et, surtout, des ambitions et intérêts des dirigeants du circuit.

Examinons ces trois facteurs qui influenceront la décision de la LNH.

1. La rentabilité d’une équipe

Le succès économique d’une nouvelle équipe à Québec est probable, compte tenu du nombre de partisans enthousiastes. Mais les écueils sont nombreux. Québecor devra payer au bas mot 500 millions de dollars américains, soit le prix d’entrée minimal stipulé par Gary Bettman. Cela représente aujourd’hui 616 millions de dollars canadiens. Pour cette somme, vous n’avez rien, sinon un mot de félicitations.

C’est un montant astronomique. On évalue qu’une nouvelle franchise vaudrait plus que la valeur accordée par le magazine Forbes à 20 des 30 équipes actuelles de la Ligue nationale de hockey. Ironie du sort, la franchise des Nordiques déménagée en 1995 au Colorado ne vaudrait «que» 360 millions de dollars.

En plus de cet énorme déboursé, il faudra bâtir une organisation, sans compter qu’on devra embaucher des dirigeants, experts en marketing, entraîneurs et dépisteurs, et avoir une filiale dans un circuit mineur. Vous venez d’ajouter quelques dizaines de millions de dollars à l’addition. N’oublions pas non plus que le plafond salarial dans la LNH est de 71,4 millions de dollars. Il était de 16 millions quand les Nordiques ont déménagé en 1995.

Les équipes comptent sur deux types de revenus : les contrats de télévision nationaux et régionaux et les revenus aux guichets et de commandites.

La nouvelle équipe bénéficiera du contrat de télévision qui a été signé avec Rogers pour 5,2 milliards. Cela représente des revenus de l’ordre de 14 à 15 millions de dollars canadiens par année par équipe. Elle aura aussi droit à sa part du contrat signé aux États-Unis avec NBC.

Je vois quand même un problème pour les droits locaux. Bell, Rogers et TVA se sont disputés les droits locaux des Canadiens et des Sénateurs, ce qui s’est avéré très intéressant pour ces équipes. Privée des droits nationaux, Bell a dû s’engager pour 68 millions de dollars par année afin d’obtenir le droit de diffuser 60 matchs de la saison régulière des Canadiens.

Je vois mal Bell sortir son carnet de chèques pour acheter les droits des parties de l’équipe de Québecor jouant à l’amphithéâtre Vidéotron. Le marché de Québec est bien plus petit, et Québecor ne peut raisonnablement pas investir une somme aussi importante que ce que Bell paye pour le Canadien. D’autant que TVA dépense déjà 52 millions de dollars par année pour diffuser une vingtaine de parties en saison régulière du Canadien, sans compter 200 matchs des autres équipes et les séries éliminatoires.

Pour rentabiliser l’équipe, il faudra davantage compter sur les revenus au guichet et les commandites. Il faudra aussi oublier les matchs éliminatoires, parce qu’une équipe bâtie à partir des laissés pour compte des autres organisations n’y aura pas accès avant plusieurs années.

L’enjeu principal sera donc de vendre les 18 259 sièges du nouvel amphithéâtre soir après soir, malgré un coût du billet qui sera élevé. Ce n’est pas impossible compte tenu du bassin de partisans, mais ce n’est pas acquis pour autant.

Qualité de la candidature de Québec : B+

2. Les autres candidatures

Québec se trouve néanmoins en bonne posture comparé à ses rivales potentielles.

Sauf Las Vegas, évidemment. Cette candidature est la favorite, et cette ville devrait avoir son équipe. Gary Bettman rêve depuis des années d’établir dans la capitale du jeu la première équipe d’un circuit majeur.

Cela tombe bien, car elle fera naturellement partie de la Conférence de l’Ouest — qui ne compte actuellement que 14 équipes, contre 16 dans l’Est.

Seattle est logiquement la deuxième ville américaine la plus intéressante pour la LNH. La Ligue n’est pas présente dans le nord-ouest américain, et on pourrait créer une rivalité quasi naturelle avec Vancouver. Seattle n’est toutefois pas une grande ville de hockey, et les Seahawks (football) et les Mariners (baseball) occupent beaucoup d’espace commercial et médiatique.

Pourquoi pas Portland, en Oregon, dont la population dépasse les deux millions d’habitants ? De plus, la ville a une franchise de la National Basketball Association (NBA) et un amphithéâtre de 20 000 sièges. Portland est l’une des meilleures franchises de hockey junior… au Canada, car son équipe évolue dans la Ligue junior majeure de l’Ouest canadien.

Toujours dans l’Ouest, on parle aujourd’hui de Houston, et je parie que d’autres villes vont manifester leur intention. Il est aussi question d’une troisième franchise ontarienne.

À Toronto, Graeme Roustan — un investisseur dont l’une des entreprises possède les fabricants d’équipements de sport Bauer et Easton — veut une deuxième franchise dans la métropole canadienne, à Markham. Beau projet, car le marché de Toronto peut facilement faire vivre une deuxième équipe.

La facture sera néanmoins salée. En plus d’une équipe (616 millions), il lui faut ajouter un amphithéâtre (400 millions), et il devra payer un dédommagement aux Maple Leafs en s’établissant sur leur territoire.

Notons que toutes les villes mentionnées sont plus populeuses que Québec, et plus riches. Ce sont cependant des candidatures imparfaites, à qui il manque un ingrédient important : soit un propriétaire, soit des partisans, soit une patinoire.

Qualité de la candidature de Québec face à ses concurrentes : B

3. Les besoins de la Ligue nationale

Avant de prendre leur décision, les dirigeants de la Ligue nationale auront deux types de considérations en tête.

À court terme, l’octroi de deux franchises valant au minimum 500 millions de dollars américains chacune peut rapporter 35 millions de dollars à chacune des 30 équipes existantes. Voilà un bon moyen de renflouer des franchises plus fragiles, comme celles de la Floride ou de l’Arizona.

Sur ce seul horizon, la candidature de Québec est aussi intéressante que celle de n’importe quelle autre ville américaine. De plus, la Ligue sera en terrain connu avec une ville qu’elle apprécie et un partenaire qu’elle fréquente depuis deux ans.

Il y a cependant un facteur qui nuit énormément à Québec.

Le prochain défi de Gary Bettman sera de signer avec un réseau américain un contrat de télévision aussi lucratif que celui qu’il a obtenu au Canada. Rogers paie actuellement deux fois plus cher que NBC pour le hockey, ce qui est illogique. Le contrat avec NBC vient à échéance en 2021, et le début des négociations devrait se faire peu de temps après la saison inaugurale des nouvelles équipes.

Pour faire monter les enchères et susciter l’intérêt des réseaux américains, il serait sans doute plus intéressant d’investir un territoire qui n’est pas couvert actuellement, et de préférence aux États-Unis. D’où les marchés de Las Vegas et du nord-ouest américain.

Le marché canadien est bien couvert, et le Canadien de Montréal fait le plein de partisans dans l’Est du Canada et au Québec. Sa popularité est au zénith. Une équipe à Québec ne favorisera que marginalement la popularité du sport et ne contribuera pas à élargir le marché le plus convoité, à savoir le marché américain.

Avec Seattle ou Portland, la LNH obtient son milliard et élargit son marché. Je crains que cela ne fasse la différence quand il sera le temps de choisir les deux villes d’expansion.

Qualité de la candidature de Québec pour la LNH : C

 

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Je ne partage que partiellement vos réticences pour Québec.

Certains aspects géographiques peuvent être pris en considération au niveau des répartitions dans chaque division et non spécifiquement au niveau des conférences seulement.

Toujours sur le plan géographique, au niveau d’une répartition équilibrée, il est intéressant pour la bonne santé de la LNH de muscler encore un peu plus les équipes canadiennes, qui soit dit en passant sont les plus rentables de la LNH. Ce sont des aspects comme ceux-ci qui ont plaidé pour le retour des Jets de Winnipeg qui n’a pas un marché plus prolifique que celui de Québec. D’autant plus que le public américain apprécie aussi les confrontations avec les équipes canadiennes. Ce qui ne peut nuire pour la diffusion télévision.

Un match Boston-Québec attirera beaucoup plus de téléspectateurs de toutes parts, qu’un match Minnesota-Boston.

Ici, il est question d’une expansion et de nouvelles franchises. Nous savons en effet que Las Vegas est presque assurée de profiter d’une de ces expansions. Il reste cependant en plus, comme vous en faites mention : deux équipes (au moins) transférables ; en l’occurrence une dans l’Est avec la Panthers de la Floride et une dans l’Ouest avec les Coyotes de l’Arizona qui ne parviennent pas à réunir des audiences suffisantes. Grace à la finale de la Coupe Stanley et sa fin de saison exceptionnelle, Tampa Bay aura certainement été rentable en 2015, mais ces dernières années elle perdait de l’argent. La Floride n’est pas une terre de prédilection pour le hockey, malgré d’excellents joueurs.

Un possible transfert vers Québec de l’une ou l’autre de ces équipes devrait avoir l’avantage au total d’être un peu moins coûteux qu’une nouvelle franchise et… les équipes sont déjà constituées. On peut donc les améliorer. Quand un changement d’environnement avec un auditoire solide cela peut encore faire merveille.

Les droits de diffusions peuvent toujours être renégociés au besoin, pour accommoder de nouveaux partenaires. Certains matches comme Canadiens vs Nordiques devraient générer beaucoup de « cash-flow »….

Transfert ou nouvelle concession, Québec semble très bien positionnée désormais pour accueillir à nouveau une équipe de la grande ligue de hockey. J’ai bien peur même que son nouvel amphithéâtre ne soit presque trop petit pour accommoder une clientèle potentielle venue de toute part dans l’Est quand Québec et toute sa grande région regorgent d’autant d’agréments auxquels ne peuvent rester insensibles les amateurs de hockey les plus exigeants.

Voici pourquoi ma note est moins sévère que la vôtre : Je mettrais A- positif.

Vous apportez plusieurs points pertinents, principalement concernant le déménagement de franchises qui n’ont aucun avenir. Mais je voudrais revenir sur votre dernière remarque, vous dites :

« J’ai bien peur même que son nouvel amphithéâtre ne soit presque trop petit pour accommoder une clientèle potentielle venue de toute part dans l’Est quand Québec et toute sa grande région regorgent d’autant d’agréments auxquels ne peuvent rester insensibles les amateurs de hockey les plus exigeants. »

Il n’est pas nécessaire d’avoir un amphithéâtre de la taille du Centre Bell pour être rentable, il faut en premier lieu qu’il soit moderne, plein à tous les soirs et que ses loges corporatives soient réservées d’une année à l’autre. Les quelques milliers de sièges supplémentaires qu’il aurait été possible d’ajouter sans faire exploser les coûts sont ceux qui vont être les moins rentables et je suis loin d’être convaincu qu’il aurait été aussi facile de remplir un amphithéâtre de 21 000 sièges tous les soirs qu’à Montréal pendant les décennies à venir.

Après tout, il n’y a que 2 concessions de la LNH qui jouent dans un aréna de plus de 20 000 sièges (Montréal et Détroit), même le Air Canada Center des Maple Leafs ne compte que 541 sièges de plus que l’amphithéâtre Vidéotron. Les facteurs déterminants ici n’inclueront pas la taille de l’aréna et il est beaucoup plus important de remplir un aréna un peu plus petit tous les soirs que d’avoir un aréna sans ambiance parce qu’il y a 2 ou 3000 sièges vides.

@ Simon-Pierre Lussier,

Mes propos avaient essentiellement pour fin d’être légers, c’est une dimension que vous ne voyez décidément jamais dans mes écrits, vous vous privez du meilleur ! Mon intention était en termes simples et imagés pour dire que je pensais qu’un retour des Nordiques à Québec serait un succès.

Toutefois, je relève que vous avez une conception de la rentabilité qui est assez académique. Avec des arguments comme les vôtres, la ville de Québec n’aurait toujours pas construit de nouvel amphithéâtre multifonctionnel par peur d’avoir une salle surdimensionnée. Lorsqu’on conçoit un nouvel équipement, il faut avoir une vision de l’avenir et pas seulement une vision de comptable.

Ce n’est pas — contrairement à ce que vous affirmez — le nombre de place qui fasse nécessairement exploser les coûts. Ce sont plutôt de mauvais partis architecturaux, un manque de coordination au niveau des travaux, des dépenses additionnelles imprévues ou plus pragmatiquement le choix d’un site inadéquat.

Ainsi l’implantation du nouvel amphithéâtre à côté du Colisée Pepsi a réduit les prévisions de près de 30%, simplement parce que l’infrastructure existait déjà sur ce site lorsque l’emplacement initialement projeté, imposait la création et la construction d’infrastructures nouvelles, notamment en matière de voierie.

Vous oubliez de plus que ce qui intéresse la ville de Québec, c’est de recevoir des visiteurs en très grand nombre, venus de toutes parts. Si vous devez refuser des spectateurs pour des matchs, même si des places bien que meilleur marché ne vous semblent pas rentables, vous vous privez de retombées pour la ville et pour les commerçants de l’agglomération.

Finalement, vous ignorez la dimension symbolique des sports populaires, ce qui valorise une équipe, c’est avant tout l’engouement de la population. Cette foi d’une population dans une équipe, cela n’a pas de prix. Ou plutôt si, c’est aussi très profitable sur la vente des produits dérivés. Et cela fait monter la valeur de la concession. Aussi, dans le temps, toutes les places s’autofinancent largement pour autant que le succès soit au rendez-vous.

— Vos commentaires seraient beaucoup plus intéressants, si vous saviez y apporter généralement une note d’humanisme laquelle hélas chez vous, fait le plus souvent cruellement défaut. J’espère mieux la prochaine fois !

« Mes propos avaient essentiellement pour fin d’être légers, c’est une dimension que vous ne voyez décidément jamais dans mes écrits, vous vous privez du meilleur ! »

Je ne fais pas dans la critique littéraire version section commentaires d’un site de nouvelles, dans le sens où il est à mon avis absolument sans intérêt d’émettre son opinion sur la forme ou la qualité générale de ce genre d’écrits puisque tous peuvent se faire sa propre opinion en quelques minutes seulement. En fait, j’en vois une raison : pour encourager l’auteur dans un sens ou dans l’autre, mais je ne crois pas que vous ayez besoin d’encouragement! Bref, la seule raison vraiment pertinente, à mon avis, reste celle d’approfondir le débat, ce que je tentais de faire!

Ceci étant dit, je ne cherchais pas vraiment à faire un essai sur les raisons derrière les dépassements de coûts de construction ou encore les déterminants de la valeur financière et non-financière (émotive?) d’une équipe professionelle. Je ne m’en tenais seulement qu’à la taille de l’amphithéâtre et pourquoi sa dimension actuelle n’est pas forcément un problème.

Quand je parle de coût de construction qui explose, c’est ceteris paribus : même endroit, même qualité architecturale, même exécution des travaux, etc. Simplement un amphithéâtre plus gros aurait nécessité un projet beaucoup plus ambitieux. Toutefois, vous avez émis un argument qui ne semble pas du tout valide dans le contexte:

« Vous oubliez de plus que ce qui intéresse la ville de Québec, c’est de recevoir des visiteurs en très grand nombre, venus de toutes parts. Si vous devez refuser des spectateurs pour des matchs, même si des places bien que meilleur marché ne vous semblent pas rentables, vous vous privez de retombées pour la ville et pour les commerçants de l’agglomération. »

Si l’on s’en tient uniquement à l’aspect hockey (et je suis tout à fait conscients qu’il n’est pas voué uniquement à ça), n’importe quelle concession populaire vendra la totalité de ses billets à l’avance. Personne ne va parcourir une longue distance, se présenter au guichet et espérer avoir des billets restants. Dans la mesure où ces billets sont achetés à l’avance, personne de l’extérieur n’est désavantagé par rapport à un citoyen de la ville de Québec ou de la banlieue.

Je vous concède que si l’équipe éventuelle avait été en mesure de remplir un amphithéâtre de 20-21000 sièges (ou plus) à tous les soirs, il y aurait là une opportunité perdue en matière de tourisme pour la ville de Québec. Mais pour que l’argument tienne, il faut justement qu’il y ait salle comble pratiquement à tous les soirs, il n’y a rien de certain là.

Et si l’on considère les autres aspects que le hockey, bien, l’amphithéâtre a été construit en premier lieu pour ces autres aspects. En quelque part quelqu’un de sérieux a analysé qu’un amphithéâtre beaucoup plus gros n’était pas une bonne idée.

1995: on vend une équipe paketée pour 70 millions. Une équipe qui gagnera la coupe l’année suivante
2015: on veut nous vendre un bout de papier, avec des joueurs de 4e trio, pour 500 millions. 600 millions canadiens. Une fois et demi le cout du nouveau Colisée
Est-ce qu’on nous prend pour une bande de poissons?

C’pas toi, ni moi, qui va payer le 500M$ US pour avoir une franchise à Québec. C’est le montant que Bettman demande et s’il y a des propriétaires qui sont prêts à payer, ça les regarde.

Évidemment les partisans vont chiâler (avec raison ou pas) sur le prix des hot dogs et de la bière, comme au Centre Bell, mais si les partisans ne sont pas prêts à payer le prix, il y a d’autres marchés qui vont le faire (ou du moins, Bettman et les futurs propriétaires le croient).

Juste pour financer le 600 millions, va falloir allonger 25 millions chaque année!
As-tu idée de nombre de bières et de hotdog que cela fait?
Le marché? Ils le paient combien le hotdog en Arizona?

« Le marché? Ils le paient combien le hotdog en Arizona? »

Si au moins tu comparais une organisation qui va payer 500M$ pour avoir la franchise avec une autre organisation qui va (ou qui a) payé 500M$.

@ Simon-Pierre Lussier,

Votre conception du rôle des partisans est assez réductrice et péjorative. Si vous pensez que le prix de la bouffe est un élément déterminant dans le financement d’une franchise de la LNH, vous démontrez essentiellement votre méconnaissance des sports professionnels en général.

Vous démontrez en plus que vous avez un parti-pris contre Québec. Alors que vous devriez être fier d’apprendre que la province de Québec est enfin reconnue mondialement pour son expertise et ses talents du hockey peewee jusqu’aux ligues majeures.

Jack2 déplore que cette très bonne équipe ait été vendue initialement au Colorado pour une fraction de sa valeur lorsqu’aujourd’hui les futurs proprios sont prêts à payer près de dix fois plus pour en avoir une. Faut-il lui donner vraiment tort ?

« Votre conception du rôle des partisans est assez réductrice et péjorative. Si vous pensez que le prix de la bouffe est un élément déterminant dans le financement d’une franchise de la LNH, vous démontrez essentiellement votre méconnaissance des sports professionnels en général. »

Vous avez mal lu mon propos, il ne faut pas lire le 2è paragraphe en dehors du contexte apporté par le premier. Je ne parlais pas du rôle des partisans dans leur ensemble, encore moins des éléments déterminants dans le financement de la franchise.

Plusieurs partisans auront forcément la notion qu’ils paient pour ce 500M$ lorsqu’ils regarderont le prix des boissons et de la nourriture pendant les matchs, ce qui n’est pas le cas. Et si jamais il s’avère que de nombreux partisans commencent déjà à bouder/critiquer l’organisation, avant même d’avoir une franchise, simplement parce qu’ils anticipent ces prix élevés, ça va miner les efforts des candidats propriétaires.

« Vous démontrez en plus que vous avez un parti-pris contre Québec. Alors que vous devriez être fier d’apprendre que la province de Québec est enfin reconnue mondialement pour son expertise et ses talents du hockey peewee jusqu’aux ligues majeures. »

Honnêtement, je ne vois pas le lien entre les talents de hockey de la province et la possibilité d’avoir une équipe à Québec. Je ne vois pas non plus le lien entre ces mêmes talents et quelconque parti pris que j’aurais contre Québec. D’ailleurs, je ne crois pas en avoir et je souhaite ardamment qu’il y ait une équipe à Québec en 2017. Je dénonce justement l’attitude qui me semble exprimée par Jack2 parce que je crois qu’elle est nuisible à la réalisation de cet objectif, et qu’elle n’est pas non plus fondée.

« Jack2 déplore que cette très bonne équipe ait été vendue initialement au Colorado pour une fraction de sa valeur lorsqu’aujourd’hui les futurs proprios sont prêts à payer près de dix fois plus pour en avoir une. Faut-il lui donner vraiment tort ? »

À mon sens, Jack2 fait beaucoup plus que déplorer ce qui s’est produit dans le passé, surtout quand on regarde la dernière ligne. Son commentaire indique que les partisans ont un choix à faire, qu’ils doivent eux-même acheter (en partie) la franchise et qu’ils seraient crédules de le faire ou de croire que c’est une bonne affaire. Évidemment que ce n’est pas une bonne affaire (ce n’est pas un bon « deal »), mais non seulement les partisans n’ont pas à la signer cette affaire, mais ils n’ont pas besoin de croire qu’elle est bonne non plus. Ils n’ont pas non plus la responsabilité de la financer cette affaire et leur appui moral ne pèsera aucunement dans la balance de Garry Bettman.

Y’en a marre de subventionner un multi-millionnaire (PKP) et ses joueurs millionnaires (les futurs nordiques s’il y en a…) à l’aide de fonds publics ramassés parcimonieusement par de petits travailleurs.

En plus, on a muselé tout le Québec pour s’assurer que personne ne pourrait s’opposer à cette arnaque démentielle.

C’est à vomir.

Comme s’il n’y avait pas d’autres dossiers à privilégier.

Si le Canadien a été capable de se débrouiller SEUL avec son Centre Bell, pourquoi les gens de Québec et PKP en sont-ils INCAPABLES???

Tiens, Monsieur François est péquiste?

Le Gouvernement avait prêté 100 millions à un Américain pour acheter le CH. C’est-y pas colonisé celà?

Quoi? Des faits? Non, ça ne peut pas être autre chose de la propagande souverainiste pro-syndicats!

Allez revoir le dossier du nouveau Colisée et le rôle prépondérant qu’a joué Agnès Maltais dans celui-ci…

« Si le Canadien a été capable de se débrouiller SEUL avec son Centre Bel… »

Faux!

Le Canadien a eu des subventions de taxes de la ville de Montréal.

« Y’en a marre de subventionner un multi-millionnaire… »

Mais t’en a pas marre de subventionner et de faire la charité à même les le salaire des petits travailleurs aux multinationales étrangères du plan nord.

Si on te lit, le parti libéral est une Sainte Vierge économique, par contre c’est lui, qui de toute l’histoire du Québec l’a le plus endetté tout en coupant les services aux petits travailleurs et aux enfants.

Tu fais de la ti-politique libérale maladroite à partir de tous les sujets.

« Le Canadien a eu des subventions de taxes de la ville de Montréal. » (sic)

Ah oui? Donnez-nous des détails parce qu’aux dernières nouvelles, le Centre Bell contestait l’évaluation que faisait la Ville de Montréal de son édifice justement parce qu’il considérait que cette évaluation entraînait un compte de taxes beaucoup trop élevé…

La ville avait s’était servi du coût de construction du Centre Bell pour l’évaluation.

Donc la ville de Montréal a subventionné le Centre Bell par une baisse de taxes.

Fais attention: Je te le redis, les illettrés fonctionnels donnent des mauvaises informations.

???

Complètement farfelu Youlle.

Je vous pardonne cependant cette autre entorse à la vérité car je sais que les choses sont difficiles pour vous, et plus particulièrement depuis plusieurs mois qui ont vu votre monde songe-creux s’écrouler lamentablement.

Même si on faisait la supposition que les dés sont pipés en faveur de Las Vegas et d’une autre franchise quelque part dans le Nord-ouest américain, le groupe Québecor se doit de déposer une demande solide simplement pour démontrer le sérieux de l’organisation dans l’obtention d’une franchise et aussi fait comprendre aux 30 gouverneurs actuels que cette franchise sera profitable pour la ligue.

Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas de vente/déménagement de franchise(s) dans les prochaines années et Québecor doit positioner Québec comme le choix évident après Las Vegas (et l’autre équipe d’expansion, encore en assumant que les dés sont pipés).

@ Simon-Pierre Lussier,

Le plan d’affaire pour le nouvel amphithéâtre a toujours été conçu sur le principe que Québec retrouverait une équipe de la LNH. Jusqu’à encore récemment, la LNH ne prévoyait officiellement pas d’expansion. Le commissaire Bettman a clairement informé la presse que désormais la Ligue allait s’ouvrir à de nouvelles franchises. Il a évoqué si je ne m’abuse le nom de Québec.

Québecor suit son plan de match.

Je ne comprends pas pourquoi vous assumez que les dés soient pipés. L’implantation d’une nouvelle équipe doit répondre à un ensemble de critères objectifs. La candidature de Québec sera examinée avec la même attention que toute autre candidature. La question de la rentabilité n’est pas le seul critère qui sera pris en considération, puisque le hockey est un produit global de plus en plus mondialisé. A ce stade du projet rien ne permet de dire qu’une candidature de Québec soit tablettée. Au contraire, elle semble être perçue avec bienveillance.

Garry Bettman aime Las Vegas mais aussi Québec. J’aimerais finalement rappeler que les équipes canadiennes de la Ligue sont globalement plus rentables que les équipes qui évoluent aux États-Unis.

« Je ne comprends pas pourquoi vous assumez que les dés soient pipés. »

Je n’ai pas la prémisse que les dés sont pipés! « si on faisait la supposition que […] » indique que c’est un scénario hypothétique.

Autrement dit M Duhamel si Québec veut vraiment son équipe il va falloir sortir le chéquier pas à peu près pour compenser l’attrait d’autres villes US où le hockey n’est pas vraiment populaire.

C’est de bonne guerre et du point de vue de la LNH M. Betman fait bien son travail en faisant monter les enchères (et il le fait au bon moment alors que les taux d’intérêt sont encore très bas…).

Par contre il y a un risque si ça coûte si cher que ça compromet l’avenir de l’équipe et sa capacité d’opérer, comme vous dîtes Québec est un petit marché et les ressources qu’il génère ne sont pas illimitées. Québecor est déjà très endetté et le deviendra encore beaucoup plus, faudra voir ce qui se passera quand les coût d’emprunt augmenteront et si le CAD dégringole encore face au USD. Le monde télévisuel change vite (Netflix…) en fait heureusement qu’il y a le sans fil car sinon je ne donnerais pas cher de Québécor (et comme investisseur je m’en tiens loin…)!

Bref tout ça semble bien fragile, espérons au moins que le contribuable sera épargné…

La future équipe de Québec ne restera pas longtemps à Québec si jamais il y en a une. Le marché de Québec n’est pas assez grand pour soutenir une équipe à long terme. Le plafond salarial augmente plus vite que les salaires des pauvres partisans qui se saignent à blanc pour se payer des billets de saison. C’est un projet voué à l’échec. Il faut avoir vécu à Québec (ou bien connaître la région) pour comprendre que, contrairement à Montréal, c’est le petit peuple qui fait vivre l’équipe et non pas les grandes compagnies. Et puis bon, une bonne partie du Québec s’est désormais rangée derrière les Canadiens, pourquoi partir une autre guerre de clocher ?

Vous avez peut-être raison
Je pense que l’un des points les plus faibles de la future franchise sera la composition de l’équipe.
Les Nordiques avaient joui de la filière slovaque qui leur avait permis de sauter les étapes et du bassin important de joueur québécois dans le ligue.Tout ca est terminé
Combien d’années le nordicomanes va supporter, à 100 piasses le ticket, des pousseux de pucks de la Saskatchewan et de la Biélorussie?

« Le marché de Québec n’est pas assez grand pour soutenir une équipe à long terme. »

Même le marché du Québec n’est pas assez grand pour une équipe.

Le Canadien de Montréal a gagné sa dernière coupe Stanley le 9 juin 1993 probablement pour la dernière fois.

La raison est que les propriétaires ne peuvent pas se payer de bons joueurs. Dès qu’il y a un ils sont obligé de le vendre pour financer l’équipe. D’ailleurs il n’y a que 3 ou 4 Québécois dans l’équipe. Les autres sont aux états dans les équipes qui ont de l’ARGENT ce qui n’est pas le cas pour Montréal. Et ce n’est pas mon avis que je transmet.

Le hockey est un sport extrêmement dispendieux pour les parents, alors les jeunes s’intéressent bien plus au soccer qu’au hockey et Saputo le sait très bien.

Excellente démonstration de l’inutilité totale de mettre des fonds publics dans ce genre d’aventure! Aucune retombée réelle sauf celle de déplacer des fonds dans la poche des joueurs surpayés au détriment de distractions plus locales.

C’est drôle car en 1995 il y avait seulement 250 personnes à la marche dans les rues de Québec pour garder les Nordiques. Aujourd’hui, un milliard sera nécessaire pour avoir une franchise et celà à part les budgets pour avoir des joueurs et pour le fonctionnement de l’équipe. À croire que l’économie va beaucoup mieux au Québec et que 18000 personnes débourseront beaucoup de l’argent loisir de leur budget.

A l’époque l’équipe était dans les bas-fonds de la ligue depuis plusieurs années (comme les Expos à Mouriale) et peu de gens croyaient que Massel vendrait vraiment la saine-flanelle-bleue

Il y a une grosse erreur dans votre premier énoncé. TVA a les droits de télévision francophone pour toutes les parties de toutes les équipes canadiennes (incluant celles à venir). Cependant, chaque équipe peut choisir un autre diffuseur pour ses parties locales. C’est ce que le Canadien a fait en choisissant RDS. Il a cependant dû rembourser TVA au prorata du nombres de parties locales.

Donc puisque TVA a déjà les droits pour toutes les parties des futurs Nordiques, il serait surprenant qu’elle les revende à RDS. Elle pourra donc engranger plusieurs millions en revenus publicitaires.

Bonjour
afin de donner plus de moyens aux Nordiques pour le retour il faudrait envisager les moyens suivants…
1. Mariage entre les enfants de Bettman et les enfants du Comite Nordiques ….pour sceller le deal…
2. Envoyer un éclaireur au sein du conseil d’administration de la LNH pour contrôler le vote en faveur des Nordiques.
3. Envasiger des investisseurs Ontario…Pourquoi Pas le Gars de Blackberry…Colisee Blackberry Pepsi..Une Co-commandite..
4. Emission d’actions …On a besoin d’argent…

Merci.

On parle à plusieurs reprises d’une franchise coûteuse en dollar canadien à un coût qui peut inquiéter certains fans. Toutefois, ce n’est pas un achat sur un coup de tête. On parle d’un projet planifié par les acheteurs éventuels, notamment Quebecor. Donc, dans un tel projet à long terme, il est clair que les acheteurs, de Québec, ou ailleurs, ont placé les fonds requis en dollars américains (placements) lorsque le dollar canadien était favorable. Ils sont donc probablement à 100% indépendants de la fluctuation du dollar canadien. Donc, toute personne qui véhicule que le dollar canadien joue en défaveur d’une entreprise canadienne, sans connaître la devise réelle des fonds qui seront utilisés, erre dans ses propos.

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