Le Royalmount, le DIX30 et les jugements de valeur

L’évolution des centres commerciaux n’est pas terminée. Dans d’autres secteurs, on appelle cela l’innovation.

Photo : Carbonleo
Photo : Carbonleo

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L’idée de construire un nouvel ensemble commercial de 1,7 milliard de dollars à l’intersection des autoroutes 15 et 40 suscite des craintes, et certains élus et chroniqueurs ont peur qu’il fasse ombrage aux efforts de revitalisation de la rue Sainte-Catherine et mine les commerces de quartier.

Les réactions au projet Royalmount me semblent aussi démesurées que le projet lui-même.

Investir 1,7 milliard de dollars dans le commerce de détail au Québec me paraît un pari audacieux, alors que la population vieillit et que les revenus après impôts stagnent. À ce que je sache, le Québec n’est pas en manque de magasins ni de centres commerciaux. Pour rendre son offre alléchante, le promoteur Carbonleo joue la totale avec un parc aquatique, des cinémas, une grande salle de spectacle et deux hôtels. Des hôtels pour qui, au juste ? Réponse dans quelques années.

Mais bon, il est dans la nature d’un promoteur d’implanter des projets, et il est impossible de construire quelque chose de la sorte en plein centre-ville. Il n’investit que de l’argent privé dans ce projet et il assume 100 % du risque. Mont-Royal devra bien sûr investir dans ses infrastructures, mais la Ville ne peut pas résister à un projet susceptible de lui rapporter 45 millions de dollars par année en taxe foncière de ce quartier sous-exploité.

Cela dit, je n’aime pas beaucoup les termes du débat engagé sur ce projet. Jean-François Nadeau, du Devoir, le regarde de haut et avec mépris. L’excellent François Cardinal, de La Presse, est l’un de ceux qui tendent à opposer ce projet au redéploiement de la rue Sainte-Catherine. L’éditorialiste de The Gazette partage les mêmes craintes, même s’il est plus favorable au projet.

Deux autres chroniqueurs de La Presse, Yves Boisvert et Alain Dubuc, sont pour le projet, tout en évoquant des raisons différentes pour justifier leur appui. Celui de Boisvert est plus circonstancié, alors que Dubuc revoit dans ce débat la répétition d’une longue série d’oppositions à des investissements d’envergure au Québec et à Montréal.

Je pense qu’il faut se méfier des jugements de valeur envers un tel projet et la clientèle visée. Les termes de ce débat me ramènent aux grandes critiques des urbanistes contre la banlieue. Je comprends très bien cette position, car en urbain inconditionnel, je suis tenté de reprocher aux banlieusards les coûts économiques et environnementaux importants qu’ils imposent à la société.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les banlieues ont néanmoins gagné la bataille contre les villes. Il a fallu construire des routes, des écoles, des systèmes d’aqueduc, des ponts… et des centres commerciaux pour répondre à ce mouvement de population. La population a choisi, et c’est pour cela qu’il y a aujourd’hui plus d’habitants dans les banlieues montréalaises que sur l’île de Montréal.

Les centres commerciaux ont eux-mêmes évolué. La petite galerie marchande des années 1950 a été remplacée par un plus grand «centre d’achats» dans les années 1960, et par un centre commercial avec un toit dans les années 1970. Ces mêmes centres commerciaux ont dû subir l’arrivée, il y a une vingtaine d’années, des centres regroupant des grandes surfaces («big box») et des centres de type «outlet», puis, plus récemment, des «quartiers de magasinage», comme le DIX30. L’évolution n’est pas terminée. Dans d’autres secteurs, on appelle cela l’innovation.

Les concepts changent parce que nous changeons. Nos besoins ne sont plus les mêmes, et nous cherchons un environnement commercial qui nous convient et qui nous plaît. Mes parents achetaient leurs meubles chez Eaton, au centre-ville. De nos jours, on achète plutôt son canapé et son frigo dans un magasin spécialisé installé dans un environnement propre à accueillir des grandes surfaces.

Il n’y a pas que la rue Sainte-Catherine qui a vu son importance relative diminuer au fil des ans. Faites la navette, un samedi après-midi, entre le Mail Champlain — le centre commercial de référence de la Rive-Sud de Montréal pendant des décennies — et le DIX30. Le dernier est un aimant à véhicules motorisés.

Aurait-il fallu interdire la construction du DIX30 pour ne pas causer de tort au Mail Champlain ? Empêcher la construction sur le site du Marché central pour protéger le Centre Rockland ? Cesser de développer Laval pour ne pas fragiliser Montréal, tant qu’à y être ? Il me semble que ceux qui opposent la rue Sainte-Catherine au projet Royalmount font le même genre de raisonnement. Le public choisira où il veut aller, et ce ne sont pas les jugements de valeur des urbanistes qui leur feront changer d’idée.

Quant à la rue Sainte-Catherine, je ne m’inquièterais pas trop pour elle, car elle fait preuve d’une grande résilience. Elle regroupe 1 200 commerces, soit quatre fois plus que le DIX30. Savez-vous qu’elle abrite elle-même 11 galeries marchandes, qui ne sont en fait que des centres commerciaux urbains ?

Vous êtes impressionnés par le montant de 1,7 milliard investi dans le projet Royalmount ? Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, investit un milliard de dollars cette année et l’an prochain pour fusionner le Centre Eaton et le Complexe Les Ailes, créer un observatoire au sommet de la Place Ville-Marie, rajeunir cette propriété emblématique et construire un nouvel immeuble de 28 étages sur de Maisonneuve. Un autre promoteur, Cadillac Fairview, investit deux milliards de dollars pour construire de nouveaux gratte-ciels au centre-ville.

De plus, on investira 95 millions de dollars d’argent public au cours des prochaines années pour rendre la rue Sainte-Catherine encore plus belle et attrayante. Elle aura des trottoirs chauffants, des terrasses et de plus beaux espaces publics. Sans compter un accès incomparable au métro et au Montréal souterrain, qui permet de se promener à l’abri des intempéries.

Vous êtes médusés par les deux hôtels du projet Royalmount ? Il y en aura six de plus au centre-ville de Montréal d’ici la fin de 2016, sans compter la rénovation en profondeur du Reine Elizabeth.

Un projet comme celui du Royalmount et le développement du centre-ville et de sa principale artère commerciale sont deux «bibittes» complètement différentes, qui ne se nourrissent pas des mêmes clientèles et qui ne répondent pas toujours aux mêmes besoins.

L’idée d’investir 1,7 milliard de dollars dans un projet comme celui de Carbonleo m’apparaît donc comme la cerise sur le sundae. Au net, c’est un plus pour Montréal aux dépens de sa banlieue, et cela ne diminuera pas les autres investissements au centre-ville. Quant à la rentabilité de tous ces projets, elle dépendra de nos choix et de la qualité de ce qui nous sera proposé.

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36 commentaires
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Quel bonheure pour les enfants ! il y aura une belle place pour le Pére-Noel

Même si ma langue principale est l’anglais, je trouve difficile de croire que quelqu’un puisse faire deux erreurs d’orthographe et une erreur de grammaire dans une phrase contenant 15 mots. Le développement économique est important, mais si nous utilisions une partie de l’argent pour investir en éducation, nous serions probablement en mesure de stimuler l’économie en créant une génération mieux éduquée qui aurait une plus grande valeur sur le marché global.

C’est un projet super! Je suis de Drummondville. Juste pour le parc aquatique, imaginez l’hiver avec les enfants. Et si en plus il y avait une navette direct pour le metro, on pourrait allez au centre-ville, dans des musées, au biodome, …

Pourquoi pas une navette sousterraine directement de Drummondville jusqu’au trou d’eau gelé?

Vous comparez avec les rénovations au centre-ville mais ce n’est pas la même chose, ces infrastructures ont besoin d’être rénovées et améliorées.

Le projet Royalmount ne répond pas à un «besoin», c’est une passe financière basée sur le dézonage d’un secteur industriel situé à proximité d’une vaste population. Rien qu’en dézonant la valeur des terrains achetés par le promoteur va tripler. Ensuite on construira ce méga-centre en profitant de taux d’intérêt au plancher puis comme pour le Dix30 on en revendra une bonne partie à des investisseurs institutionnels en mal de rendements (fonds de pension) à cause des taux très bas. Une belle passe quoi! En quelque sorte ce projet représente l’apothéose de l’ère de l’argent facile et de l’endettement qui justement semble tirer à sa fin.

Le Dix30 (comme la plupart des méga centres d’achat dans le monde) a été construit loin du centre là où la voiture est normalement de mise et où une affluence accrue ne pose pas réellement problème. Le Royalmount est très différent à cet égard, plus de voitures causera forcément des problèmes dans ce secteur déjà très engorgé, des problèmes qui risquent de nuire à une économie qui souffre déjà à cause de la congestion.

Vous parlez de Rockland et des autres et c’est vrai que pour un investissement privé en principe on doit laisser la concurrence agir. Sauf que la ville a la responsabilité de faire en sorte que ses décisions de zonage soient viables. Or si le commerce de détail souffre déjà dans plusieurs secteurs est-il bien raisonnable d’accepter une demande de dézonage qui ajoutera des centaines de magasins?

Tout ça pour fournir une demande qui n’est pas vraiment là et qui risque de l’être encore moins avec le vieillissement et avec le retour vers la normale des taux d’intérêt et l’arrêt de la course à l’endettement.

Pour plusieurs, dont la ville, le Royalmount est un coup d’argent à court terme mais qui risque de coûter très cher à long terme…

« plus de voitures causera forcément des problèmes dans ce secteur déjà très engorgé, des problèmes qui risquent de nuire à une économie qui souffre déjà à cause de la congestion. »

Je demeure non loin de là et je suis sidéré de voir que le dimanche après-midi à 15h la 40 se transforme en terrain de stationnement entre les deux 15. On est loin de l’heure de pointe de la semaine. Je vois mal comment un endroit où il y aura 8000 places de stationnement ne viendra pas contribuer davantage au capharnaüm qui existe déjà. Ça va prendre un trésor d’ingéniosité pour gérer tout ce trafic dans une zone déjà saturée.

Il était question dans vos propos de commerces bien sûr et de l’évolution du commerce dans le temps. Comme il est aussi question d’urbanisme. Indubitablement, il y a un lien important entre le commerce et l’urbanisme. Tout comme il est possible d’apprécier l’architecture des centres commerciaux. Il y a des concepts qui vieillissent bien et d’autres moins.

Pour bien connaître le DIX30, j’étais assez séduit au début par ce nouveau concept. Qui d’ailleurs regroupe aussi des habitations. À première vue le concept était bon et correspondait à une demande réelle en matière d’offre commerciale mais encore de logements. En contrepartie, cela a entrainé progressivement la migration vers le DIX30 de commerces situés sur le boulevard Taschereau et la disparition progressive de quelques autres, certains commerces pourraient disparaître encore.

On cherche bien sûr à donner une nouvelle vocation à Taschereau et plusieurs personnes voudraient le rendre plus convivial. C’est une bonne idée, pourquoi pas !

À première vue j’appréciais tout particulièrement ce principe d’une rue centrale, avec ses boutiques aux dimensions humaines, cette allée qui débouche par une vision perspective gracieuse sur un hôtel et sur un théâtre. Pourtant plus le DIX30 évolue et plus je trouve que cet ensemble est devenu anarchique et moche. Sans compter qu’on a développé un merveilleux ilot de chaleur, pratiquement invivable sous la canicule de l’été. En plus de cela, ce quartier a amené une nouvelle clientèle pas nécessairement distinguée et aussi diverses formes de délinquance et de criminalité.

Un excellent concept peut tout aussi rapidement se dénaturer et je ne suis pas sans craindre que le projet Royalmount n’apporte à Ville Mont-Royal plus de tracas qu’il n’apportera de bienfaits. Qui plus est, pour l’instant tout ce que j’ai vu du projet, c’est essentiellement une grosse esquisse au visuel tape à l’œil, tout cela ne me dit rien qui soit particulièrement bon. Sans compter que ce financement privé à 100% ne respire pas encore si je ne m’abuse : la limpidité (c’est beaucoup plus facile d’identifier d’où proviennent les fonds d’Ivanhoé Cambridge).

Pour celles et ceux qui l’ignoreraient encore, la construction de divers centres commerciaux sert aussi d’échappatoire pour recyclée des sommes d’argent issues de provenances douteuses. Ce qui en soit en passant… n’apporte rien de bien novateur sur horizon. La question est bien de savoir qui a les reins assez solides pour pouvoir autofinancer un objet comme ça !

Pourtant, je suis d’accord avec vous. Le commerce se doit aussi de suivre l’évolution. Et précisément rien n’indique que le futur n’appartienne pas à un domaine encore sous-exploité : celui de la simplicité volontaire et de la proximité.

D’abord l’image dite photo de Carbonleo rappelle la série «The prisoner» diffusée initialement en 1967.

Ensuite, je questionne non pas précisément ce futur centre d’achats et de divertissement mais l’extension de la place du commerce dans nos vies. On nous dit d’une part qu’il faut se serrer la ceinture, que l’État est endetté, ce qui est vrai. Certains commentateurs de droite répètent inlassablement que le Québec est pauvre par rapport au reste de l’Amérique. Il faudrait donc augmenter le nombre d’élèves par classe, y compris les élèves ayant des difficultés, que les écoles privées rejettent. Et on coupe dans les services d’orthopédagogie. Et dans les repas pour les enfants pauvres. On impose aux fonctionnaires provinciaux des gels de salaires ou des augmentations sous le taux d’inflation. Mais nous avons les moyens de faire croître indéfiniment la superficie globale des commerces afin de «vivre de nouvelles expériences !».

Maintenant, Pierre Duhamel prétend que le mode de vie à l’américaine avec son hypertrophie des banlieues complètement dépendantes et au service de l’automobile serait le choix de la population. Curieux, je ne me souviens pas que les citoyens aient été conviés à faire un tel choix au cours des 50 dernières années. Au contraire d’un choix réfléchi fait devant diverses propositions et précédé d’un débat public, le développement anarchique des banlieues ou l’étalement urbain se fait par des décisions individuelles, à courte vue, qui ne tiennent pas compte des conséquences globales et à long terme. Autrement dit ce sont des décisions de consommateurs pas de citoyens éclairés et responsables.

La définition du «choix de la population» de Duhamel est faite au mépris de la dimension politique comme si seuls les choix économiques quotidiens pouvaient être qualifiés de libres. Alors que l’État interventionniste et la planification de l’habitat de façon responsable seraient perçus comme des restrictions à la liberté. Les Suédois ont une conception toute autre de la liberté qui leur a permis de planifier leur habitat de façon rationnelle et agréable tout en produisant 4 fois moins de GES par habitant que le Nord-Américain moyen.

L’idéologie de Pierre Duhamel est libérale. Elle est basée sur une conception étroite et étriquée de la liberté qui nie les dimensions sociale et environnementale.

Encore et toujours le Saint Néolibéralisme.
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Votre papier nous décrit très bien, par l’énumération de projets inutiles, sans odeurs et sans saveurs, que c’est le capital($) qui décide de la qualité de vie des citoyens. Pollution visuelle ou pollution par le pétrole; du pareil au même. N’nmporte quoi n’importe où, pas grave, ça ne vous regarde pas, ce sont des capitaux privés. Nous pourrions ajouter à votre liste le pont de Québec à l’abandon (pas rentable), les boules monstrueuses au port de Québec (pas beau mais payant payant). Et pourquoi ne parlerions-nous pas du recyclage des bouteilles de vin. Ça découle de la même « logique ». C’est pas rentable…who’s care!
N’en jerez plus la cour est pleine.

Comme argument contre le Royalmount, la simplicité volontaire est mis de l’avant par certains de l’élite. Trop souvent ces ‘certains’ sont des fonctionnaires grassement payés ou des professionnels subventionnés par l’état.

Ces bien pensants travaillent à Montréal, mais vivent leurs beaux domaines de Val David ou des Cantons de l’est. Ils se permettent de nous dire comment NOUS les vrais Montréalais devrions vivre.

@ tangaroa,

Je comprends que vos commentaires s’adressent à tout le monde et qu’ils ne m’étaient pas en particulier adressés, si ce n’est que je me sens interpellé par vos propos puisque vous parlez de « simplicité volontaire » — mais pas dans le même sens que moi — et que vous attribuez cela à une partie d’une population que vous considérez comme « privilégiée », élite d’ailleurs à laquelle je n’appartiens pas.

Donc comme vous êtes contre la « simplicité volontaire », la simplicité volontaire à l’avantage de ne pas être imposée justement, cela me porte à croire que vous tenez en grande valeur la « complication forcée » que est maintenant offerte à tout ce petit peuple prolétarien ; quelquefois « crotté » et mal éduqué, lequel est très avisé en l’art de faire rouler les cartes de crédit. Mêmes prolos qui font déjeuner leurs enfants à l’école — quand ils en ont — pour sauver quel qu’argent grâce au « Club des petits déjeuners » ; lesquels encore sont bien contents de profiter de la gratuité des soins de santé, parce que c’est l’État qui paye ; lesquels fraudent allègrement les taxes et l’impôt à chaque fois qu’ils le peuvent parce que l’État c’est un voleur, c’est un fait bien connu !

Eh bien oui ! Tangaroa, le Royalmount est fait pour vous ! Le promoteur a su magistralement parfaitement bien cibler leur clientèle et il y a fort à croire que vous en serez ! Et puis, ce sont les mêmes qui pestent contre ces privilégiés qui vivent dans les Cantons de l’Est ou à Val David qui vont supporter ces petites frappes qui choisissent de saccager et vandaliser les boutiques de commerçants honnêtes qui exercent encore tant bien que mal leur métier dans Hochelaga ou dans Saint-Henri. Quand il n’y aura plus aucun commerce vaillant dans ces quartiers là nous ferons tous la richesse des « Power centers ».

Que de prétention M. Duhamel dans votre propos. Vous distribué des qualificatifs à des collègues ou leurs textes concernant ce projet, mais vous-même devriez vous réserves car il est toujours évident lorsqu’on vous lis : investissement capitaliste à tout pris.

Vous oubliez que maintenant tous les internautes ont accès à des centaines de milliers de textes ou données en référence sur le NET. Ainsi, en très peu de temps, j’ai trouvé de très nombreux articles reprenant des idées, des concepts des propos de spécialistes dans le domaine de la mise en marche ou du développement commerciale analysant les modifications importantes que nous vivons actuellement dans le domaine du commerce de détail.

À titre d’exemple, je vous réfère à Don Wood, le PDG de la Réality fédéral Investment Trust qui indiquait l’an passé There is too much retail supply in this country, and that will affect values and redevelopment and whether or not something gets torn down,”.

Ou le consultant en détail Howard Davidowitz qui indique « Dans les 15 à 20 ans, la moitié des centres commerciaux de l’Amérique sont voué à l’échec ».

OU selon Green Streets Advisors, une société immobilière et d’analyse de la FPI, environ 15% des centres commerciaux aux États-Unis vont être en faillite ou être converti en espace non-détaillant dans les 10 prochaines années.

Avez-vous analysé les nombreuses faillites de chaines de boutiques causant la fermeture de centaines de boutiques au Québec depuis 1 an?

Avez-vous lus les causes des faillites de chaines de commerce américains tel Mervyns (189 magasins) , les nombreuses fermetures de magasins de Sears, JCPenney, Macy’s

L’échec probable de nombreuses propriétés de détail dans les années à venir en raison de la hausse continue des achats en ligne par des inconditionnels tels que Best Buy et Abercrombie & Fitch.

Une analyse simple par des étudiants de CEGEP en administration en viendrait à une conclusion simple et moins prétentieuse que la votre » Le marché actuel et prévisible de Montréal, ne permet pas de faire vivre ce genre de construction ».

Vous savez, je suis aussi très sceptique sur le succès de ce projet compte tenu du marché. J’en fais d’ailleurs état dans mon texte. Je dis tout simplement que ces gens sont prêts à parier que ça va marcher et ils mettent 1,7 milliard dans l’équation. Est-ce à moi – ou à vous – de leur dire quoi faire avec leur argent ? Telle est la question.

La question est que nous devrons payer pour les infrastructures pour amener les gens
a consommer là, parce que des investisseurs,au nom de leurs seuls profits, sont prêt à nous mettre dans le visage l’horreur et la démesure.

«La question est que nous devrons payer pour les infrastructures pour amener les gens
a consommer là»

Absolument et compte tenu de la congestion déjà existante dans le secteur ça coûterait vraisemblablement très cher de rehausser les infrastructures pour maintenir le peu de fluidité qu’on a dans ce coin.

Pas surprenant que les promoteurs soient intéressés à s’installer en plein cœur d’une zone très populeuse, c’est pour ainsi dire une garantie de succès (et au diable les conséquences ailleurs sur un marché déjà saturé voire en déclin)! Pourquoi pas dézoner et évincer le port de Montréal tant qu’à faire, nul doute que les promoteurs en saliveraient d’envie là aussi!

Si ces promoteurs croyaient vraiment que l’ajout d’un autre méga-centre d’achat dans la région de Montréal était viable ils iraient à St-Thérèse ou à Vaudreuil où il y aurait peu de controverse, le simple fait qu’ils convoitent cet endroit déjà hyper congestionné montre qu’ils reconnaissent eux même que le marché est fatigué et que ce projet n’est rien d’autre qu’une passe de spéculateur aux dépends de l’équilibre et de la qualité de vie de l’ensemble de la région.

« Les concepts changent parce que nous changeons. Nos besoins ne sont plus les mêmes, et nous cherchons un environnement commercial qui nous convient et qui nous plaît. »

Si on permettait à la population de choisir, je ne suis pas certain que ce nouveau centre serait le choix #1 des gens. Nos besoins de magasinage ne changent pas tant que ça. Quand j’ai besoin d’un outil en particulier, je cherche avant tout un endroit près de chez-moi qui vend l’outil dont j’ai besoin à un prix raisonnable et où je peux garer la voiture sans problème (et y repartir sans devoir attendre trop longtemps après le flot de voitures qui veut quitter également). Il va de même pour la plupart de mes besoins. Que ce soit un endroit comme le DIX30, le marché Central ou le Carrefour Laval, ça m’importe peu en autant que mes critères de sélection soient respectés le plus possible. Il n’y a, certes pas, d’endroit parfait.

Ceci dit, je me demande vraiment quels commerces iront s’installer là. Ils existent tous déjà à proximité de cet endroit. Une chose est sûre. Si j’étais propriétaire d’un commerce au Centre Rockland ou au Marché Central, je me dépêcherais de le vendre puisque les moutons vont le déserter dans quelques années.

Si je comprend bien, l’austérité est terminé?
Ah c’est vrai, on est pas dans des choix conservateurs, pardon: libéraux d’austérité.

« Il n’investit que de l’argent privé dans ce projet et il assume 100 % du risque. Mont-Royal devra bien sûr investir dans ses infrastructures, mais la Ville ne peut pas résister à un projet susceptible de lui rapporter 45 millions de dollars par année en taxe foncière de ce quartier sous-exploité. »

« mais la Ville ne peut pas résister à un projet susceptible de lui rapporter 45 millions de dollars par année en taxe foncière »

« susceptible de lui rapporter 45 millions de dollars par année »

« il assume 100 % du risque. »

Le 45 millions susceptibles ne font pas partie du risque?

Vous et bien d’autres accusez les Québécois ou des Québécois de toujours bloquer des projets d’envergure…

« Les réactions au projet Royalmount me semblent aussi démesurées que le projet lui-même. »

Les réactions sont aussi à la mesure de ce que l’on nous présente et de la manière dont on nous les présente.
Ici comme dans tous les autres projets d’envergure ou non, l’on nous présente tout celà que comme une publicité pour vendre des iWatch et tous ses avantages et sans jamais parler des véritables coûts à tous les niveaux, et des inconvénients.
Et c’est toujours comme ça.
Nous ne sommes plus en 1914 alors que la population était ignorante de tout, et ne pouvait faire autrement que de se fier sur ce que l’élite lui disait et lui promettait.
Nous sommes à l’ère des communications et des recherches de renseignements relativement faciles pour qui veut s’y attarder.
Or les gens d’affaires nous prennent encore pour des attarder et de retarder.
Et les réactions sont dans cette mesure, puisque nous, nous avons évolué.

Les promotteurs, les investisseurs, les gens d’affaires, les entreprises, les villes ont tous les détails des coûts inhérants, des avantages et des inconvénients aux projets ou devraient les avoir. Or ils nous parlent que des avantages comme toutes les « bonnes publicités » auxquelles j’accorde 0 de crédibilité. Combien je leurs accorde donc de cridibilité: devinez?

Et donc à cause de cela comme pour tous les projets, celui-ci en tant qu’intérêt et crédibilité, part à 0.
C’est aux promotteurs et aux élus de me faire changer ce pourcentage. Pas à moi? Pas à la population? Mon expérience d’homme de 65 ans qui a beaucoup d’intérêts dans l’information, me démontre que j’ai toutes les raisons d’agir et de réagir, de croire ainsi.
Hors avec ce projet, comme pour 99% des autres, on part déjà avec des affirmations douteuses, voir mensongères et incroyables et un grand manque de clareté et de transparence.
1-Le promotteur à partir du moment ou je l’entend dire une phrase aussi simple: à s’avoir qu’il n’y aura pas d’augmentation de traffic significatif (et nuisible) dans le secteur, il aura dès lors une pente insurmontable pour faire augmenter sa crédibilité d’un point. J’habite Saint-Laurent juste au nord de la 40 presqu’en ligne droite de la rue Royalmount. La circulation dans le secteur est déjà problématique. Le réamménagement pour qui y circule n’a rien amélioré… L’ajout de son projet n’empirera pas la situation? Je ne sais trop quoi en penser: blague ou mensonge crapuleux pour tromper les arriérés?
Où sont les études de traffic qui démontrent ses affirmations?
2- Le maire déjà c’est peinturé dans le coin. Il se réjouit des nouvelles entrées de taxes. Où sont les études qui le démontrent? Mais pire, jamais il nous a dit combien coûteraient les infrastrutures! On comprend tout de suite avec qui il couche. Je ne peux m’empêcher de me poser la question: personnellement qu’est-ce que ça lui rapportera, tôt ou tard?

Pour moi, déjà mon sac d’incrédibilité est plein et moi, je n’ai rien à prouver, ni à démontrer!

Serge Drouginsky pose une bonne question: d’où proviennent ses argents? Est-ce de l’argent sale?
C’est privé direz-vous?
Le dézonage lui, est-il privé?
Les investissements d’infrastructures sont-elles privés?
Le traffic supplémentaire, la pollution, les inconvénients comme le bruit, l’achalandage, une possible accroissement de la criminalité, et quoi d’autres, est-ce privé?
En 2015, alors que Google et Apple, pour ne nommer que ceux là mènent la vie dure
à ma vie privée, ainsi que les gouvernements États-Uniens même et surtout en dehors de leurs juridictions aussi mais depuis de nombreuses années ainsi que le gouvernement Harper qui s’approchera de la dictature des cerveaux s’il est réélu, que reste-t-il de privé?
Des projets aussi imposants ne peuvent pas cacher quelques portions sous le caractère privée lorsqu’ils impliquent autant pour la population!

« de ce quartier sous-exploité. »
Depuis longtemps, et même maintenant dézoner le même secteur pour y construire des immeubles d’habitations dont 60% seraient pour des loyers subventionnés, avec évidemment des commerces de proximités en feraient un secteur dynamique et fort rentable, et qui ne serait plus sous-exploité!

Assumer tout les risques pour moi, voudrait dire payer pour toutes les études nécessaires, payer les coûts d’infrastrutures, et offrir d’emblée des sections rejoignant toutes les couches de la société.
Si c’est aussi payant et rentable, pourquoi pas?
Qui veut le dézonage pour son projet aussi grandiose et sans aucun doute rempli de succès? Que du succès mur à mur?
Et si ça fouaire, qui en assumera les coûts à part les investisseurs?
Pour vous les coûts se mesurent en $, mais pour moi, les coûts ont de multiples facettes!

Non ! Non ! Par pitié Sir Descelles, me faites pas dire c’que j’ai pas écrit. J’ai jamais prétendu que ce serait de l’argent sale. J’ai parlé de « sommes d’argent issues de provenances douteuses », c’est une simple hypothèse, c’est pas pareil, l’argent a très bien pu passer au blanchissage préalablement… Donc il n’est plus sale maintenant.

Dans la vie, tout est dans ce cas dans le bon choix du détergeant, voilà tout, quand c’est bien lavé c’est propre, peu importe la provenance bien évidemment 🙂

Je lis les commentaires et ça me fait rire! Ça me fait penser aux gérants d’ estrades après le match des canadiens qui expliquent le pour du comment du contre et ce qu ‘ ils devraient faire pour gagner!!! C’ est très humain cette réaction! Mais c’ est ennuyant a écouter, car ils n’ ont mis aucun effort sur la patinoire!.

Mais les gens qui vont investir des fonds privés de 1,7 milliards de dollars n’ ont sans doute pas décider de le faire sans une étude d’ impact et de faisabilité! L’ île de Montréal a besoin de se ravigorer économiquement et cela sans attendre de se faire bouffer par les rives nord et sud!

Je suis propriétaire sur l’ île et sur Ste-Catherine par surcroit et je vois d’ un très bon oeil cette investissement car il va obliger a refondre les infrastructures et a forcer de façon positive les passagers de véhicules a s’ arrêter au MOUNT ROYAL pour y faire halte sur l’ île plustôt que de passer tout droit et s’ arrêter en dehors de Montréal! Montréal c’ est d’ abord l’ île !! En tout cas c’ est a cet endroit que Maisonneuve a planté la croix!

@ beauly02,

En fait vous mettez la charrue avant les bœufs. Actuellement, il n’y a aucun projet définitivement arrêté. Seulement une sorte d’esquisse très approximative. Il y a seulement des terrains qui ont été acheté par le promoteur, la faisabilité est acquise, pas besoin d’études approfondies puisque les terrains acquis ont vu leur zonage modifié à la demande du promoteur par le Conseil municipal de Ville Mont-Royal.

Si ces terrains s’étaient trouvés sur la ville de Montréal, le changement de zonage aurait probablement été beaucoup plus difficile à obtenir. Toute l’astuce est là. Quant à l’Étude d’impact, je ne suis pas sûr qu’elle soit là. — L’avez-vous vue ?

L’objectif recherché pour le moment, c’est surtout de recruter des investisseurs justement. Et le projet et les délais se feront en fonction précisément des investisseurs qui se présenteront. Pour un investisseur, ce qui compte, ce n’est pas le projet, c’est essentiellement le retour, la vitesse du retour sur investissement et les plus-values le cas échéant.

Actuellement, c’est une opération de « marketing » et de relations publiques à laquelle nous assistons. Et en bon gérant d’estrade, je vous dis que rien dans cette partie n’est encore joué. Pas sûr que de Maisonneuve retrouverait où il a planté sa croix dans tout ce gâchis.

« Mais les gens qui vont investir des fonds privés de 1,7 milliards de dollars n’ ont sans doute pas décider de le faire sans une étude d’ impact et de faisabilité! »
Effectivement!
Et ils ont donc aussi les chiffres de ce que cela coûtera pour les infrastructures, sur l’augmentation ou la stabilité au niveau actuel du traffic comme le prétend le prometteur, et tout le reste et quoi d’autres?
Alors que l’on nous en fasse rapport.
Les prometteurs, les insvestisseurs, les gens d’affaires ne sont pas blancs comme neige, n’ont pas le monopole de la vérité et surtout pas de l’honnêteté.
La promesse de profits en argent, et même cette réalité lorsque réalisée n’est pas une garantie que ce soit profitable à tous les points de vues pour la population.
Nous ne sommes plus à l’ère de la dictature absolue et les rois et reines d’hier au pouvoir indéniable n’ont pas été remplacé par les investisseurs de 2015, à qui sont dus les courbettes de circonstances des petits peuples, en tout cas pas sans mot dire!
En bout de ligne, si ce n’est pas aussi rentable, qui remboursera le coût des dizaines voir des centaines de millions en infrastuctures et ce qui sera laissé à l’abandon, comme cela arrive entre autres lorsque les très connaissants et bons investisseurs miniers quittent en laissant la place et les espaces polués au bons soins de nos gouvernements? Qui paiera pour dépoluer les centaines de millions de kilomètres carrés de terres souillées par les minières en Alberta? Si les Albertains d’aujourd’hui roulent sur l’or noir, ceux de demains n’auront jamais assez d’argent pour suffir à la tâche!

Vous comme les Duhamel me font rire en nous démontrant que les bons côtés des choses en ommettant tout ce qui restera aux frais de la population. Optimiste débordant ou malhonnêteté?

« …véhicules a s’ arrêter au MOUNT ROYAL pour y faire halte sur l’ île… »

Aille c’est pas des farces, vous écrivez le bilingue.

« On rit pu »

Je suis sidéré de constater que le nom même de Royalmount ne soulève pas plus de tollé. Ce nom rappelle une aristocratie pas tellement lointaine qui subjuguait le Québec. Un peu de connaissance en histoire du Québec de la part des divers media les amènerait peut-être à plus de réactions.

Il faut avoir entendu le promotteur sur cette question qui dit avoir choisit ce nom en raison de la rue adjaçente…et « promettre » qu’il pourrait changer.
Pour les gens d’affaires, de l’aviation, de la science et quoi d’autres, sans l’anglais leurs cerveaux ne fonctionneraient plus.
On peut comprendre qu’ici en même temps, surtout au stade de projet, comme pour de nombreux autres avant et qui suivront, la stratégie et la mise-en-marché est très importante. Mais les gens d’affaires semblent lent, eux, à le comprendre et surtout à agir en conséquences des faits et non de leurs opinions.
Au Québec comme en bien d’autres lieux quoi qu’en disent nos dénigreurs professionnels qui pensent dollars à compter et oublient tout les autres aspects, ils n’ont pas encore compris, qu’ici, au Québec, que le français a encore sa place, une place importante. À part d’avoir suivi la fluctuation de leurs avoirs, ils n’ont pas eu le temps, parce qu’ils n’ont pas d’autres intérêts, de prendre connaissances des déboires en route jusqu’en court suprême des noms anglophones sur les commerces…et donc de l’importance de cette question pour le peuple Québécois, de son gouvernement et des lois québécoises sur la langue, la, la langue, sans quoi même après un revers, cette question n’aurait pas fait ce chemin…et ce n’est pas finit.

Les gens d’affaires comprennent vite tout ce qui concerne leurs poches…d’argent mais ils sont très lent à comprendre les autres aspect de la vie, de la vie en société. D’ailleurs leurs réactions restent prémitives lorsqu’ils rencontrent de l’opposition, et répètent d’un projet à l’autre les mêmes erreurs. À la place de les corriger, principalement leurs stratégies de mises-en-marché, ils invectives les opposants et les qualifient d’ignorants, de petits, de ne rien comprendre aux affaires et quoi d’autres? S’ils ne le font pas toujours directement, leurs adeptent se chargent de passer le message…comme ici d’ailleurs.

La langue…, la langue française n’est pas dans leurs priorités.
Nous en avons une belle preuve avec ce projet du mont de la royauté!
Ils n’ont pas compris non plus que les Québécois ne sont pas en adoration avec la royauté!
C’est vrai que le projet est à ville Mount-Royal!

p.s. au promotteur/prometteur: le fait que je traduise Royalmount par mont de la royauté n’est pas une suggestion. Traduire bien ou mal un mot anglais tant bien que mal en français n’est guère mieux que de le laisser dans la langue du gagnant des plaines d’Abraham (précision pour les gens d’affaires: c’est à Québec et Abraham est mort ça fait longtemps).
Ce faux part dès le départ, même bien corrigé laissera des traces.
La première impression laisse toujours des traces…là aussi, comme en affaire la première poignée de main ou lors de la première entrevue d’embauche!
Suggestion pour impliquer la population dès le départ la prochaine fois: faire un concour pour choisir le nom de la place avec un prix à la mesure du projet au gagnant. Un million de dollars serait certainement à la hauteur pour un projet de 1,750,000.00$.

Je vois que mon commentaire a suscité des réactions! Je me met dans la peau d’ un investisseur et pour moi ce qui m’ intéresse c’ est la rentabilité!

Si c’ est rentable , j’ embarque comme dans l’ émission des dragons. Pour ce qui est de la malhonnêteté des investisseurs on repassera OK ! Souvent les gens les malhonnêtes en ce monde , ce sont les jaloux et les envieux!

« Souvent les gens les malhonnêtes en ce monde , ce sont les jaloux et les envieux! » (sic)

…ou des fonctionnaires de l’État déjà grassement payés et syndiqués jusqu’à l’os comme nous l’a si bien rénvélé la Commission Charbonneau.

Ces gens ne demandent RIEN à l’État (pas une cri..e de cenne!!!) et ils prennent TOUS les risques. S’ils se plantent, ce sont EUX et seulement EUX qui dégusteront.

Je commence à en avoir plein les baskets des bien pensants québécois auto-proclamés qui veulent tout régenter chez nous mais qui se gardent bien de se mouiller personnellement dans quelque projet concret que ce soit.

Les investisseurs en question veulent investir LEUR argent? Qu’ils le fassent. C’est LEUR affaire!

On en a marre de tous les projets du genre Colisée de Québec où c’est l’État qui, au final, défraiera les coûts mais où c’est le privé (Péladeau en l’occurrence!!!) qui empochera les profits s’il y en a.

Certains commentaires me font réellement penser a ma tante GERMAINE, qui gère et qui veut mener sur tout ou si vous voulez régenter tout!

Les plaines d’ Abraham ont été nommées en l’ honneur d’ Abraham Martin , un fermier sous le régime français qui y faisaient montées ses moutons par la Côte d’ Abraham un petit sentier aujourd’hui devenue une grande rue pour y faire brouter son troupeau!!

Les mémères aux Québec on en a et des braillards aussi a la tonne ; mais des gens d’ affaires qui veulent créés de l’ économie et par le fait même faire travailler les gens ( y compris les mémères) pour qu’ ils puissent avoir une vie décente; ça devient de plus en plus rare et ça vaut de l’or!!
Vous savez endurer constamment ses Germaines, mémères, envieux et jaloux qui se pensent propriétaires de toute la province et qui en plus portent des jugements sur les gens d’ affaires; ça prend du courage et de la patience!!

On crée de l’ économie avec de l’ argent, de la vision et du courage!! Pas avec de multiples interventions de l’ état!

La bataille pour les plaines d’Abraham, ou première bataille de Québec, se déroula le 13 septembre 1759 durant la guerre de Sept Ans à Québec.

Je vous excuse, l’homme d’affaires que vous êtes ne peux pas tout connaître!

Je ne comprend pourquoi vous m’ excusez! Les plaines d’ Abraham de ce nom étaient connues bien avant la fameuse bataille en 1759!

« On crée de l’ économie avec de l’ argent, de la vision et du courage!! Pas avec de multiples interventions de l’ état! »

FAUX!

La mythologie américaine est coriace.

En Russie l’état est très interventionniste et la Chine est hyper-interventionniste. Enfin l’Asie est interventionniste.

Pourtant, l’Asie a le double de croissance économique des USA et de l’Occident.

Sans planification de l’état, c’est l’anarchie. On a vu ce que ça donné en 2008. L’état a réparé les pots cassés des gens d’affaires qui ont voulu créer.

À Lac Mégantic c’est l’état qui a réparé les pots cassés par les gens d’affaires.

Pour le 15 40 certains états perdront des des revenus, probablement l’équivalent du commerce du 15 40.
« Au net, c’est un plus pour Montréal aux dépens de sa banlieue… » (P. Duhamel)

Vouloir améliorer les choses à mon avis est très louable et ce que je recherche.
Le faire en comparant à pire c’est discutable.
« En Russie l’état est très interventionniste et la Chine est hyper-interventionniste. »
Poutine c’est remplie les poches et est probablement le pire bandit et crminel de la terre en 2015. Il fait d’ailleurs emprisonner, empoisonner et assassiner ses oposants. Ils c’est fait construire un château comparable aux châteaux des rois français. Il veut emprisonner les gais.
« Enfin l’Asie est interventionniste. »
Les communications sont bloquées par le gouvernement pour un oui ou un non.
Dans ces deux environnements que vous donnez en exemple, on a adopté ce qu’il y a de pire de notre capitaliste et tout ce qu’on voudrait voir changer.
Évidemment qu’il ne faut pas oublier que partout, ceux qui tirent les ficelles sont rarement transparent et généreux sans intérêts.

Le gazoduc russe est à se propager en Europe sous l’eau et sur la terre et sera une menace environnementale à surveiller là comme ici. Les intérêts poutiniens sont biensur là aussi très grands. Mais il aura l’Europe à sa mercie d’ici quelques années. Tu paies ce que j’en demande ou je te coupe comme il a déjà commencé à le faire. Qui osera le contester après? Jusqu’où ira-t-il dans l’agrandissement de son univers?

Sans louanger les exemples de qui que ce soit, il est possible de chercher ici à changer les choses. Mais ça ne peut se faire que par la collaboration de tous. Mais les lavages de cerveaux font que chacun pensent de plus en plus à son mirage miraculeux qui le randra riche et indépendant en développant « sa » petite affaires qui se développera et deviendra une multi-nationnale…pour son, son, son plus grand bien.
Or multi-nationales, mondialisation, et jeux de la bourse et leurs actionnaires, n’ont rien pour améliorer l’économie mondiale ni aucun peuple, mais que pour faire grandir la richesse jamais satisfaisante et jamais assez grande pour quelques dizaines de milliers d’individus au travers le monde.
Comme personne ou si peu, ne veut déranger son quotidien et surtout manquer sa partie de hockey et de baseball que l’on subventionnera à Montréal bientôt en dépensant des centaines de millions juste pour la construction d’un stade, sans parler du reste, alors que notre gouvernement vient de couper de 50% les subventions aux logements sociaux…par faute d’argent…on ne peut qu’espérer pire.
Surtout, que les bons tits québécois et montréalais n’hésitent pas à remplir les arénas, en payant souvent l’équivalent de plusieurs jours de salaire pour quelques heures de plaisirs, alors que les revenus minimums de ceux qu’ils iront voir, eux, feront l’équivalent en ses quelques heures ce qu’ils gagneront dans une année de travail…et pour certains, dans un an l’équivalent de ce qu’un spectateur fera en revenu dans une vie entière. Sans oublier, que pour les joueurs de baseball Montréalais, il faudra compenser, pour la différence de la valeur d’argent (États-Unis/Canada) et le niveau de taxations plus élevés…pour des gens qui ne dépenseront pas leurs revenus ici…!!!???

« Poutine c’est remplie les poches et est probablement le pire bandit et crminel de la terre en 2015. «

« Les communications sont bloquées par le gouvernement pour un oui ou un non.”

Je vous en invite en a faire la preuve.

Vous lisez trop de journaux Américains.

Ce sont des allégations provenant les USA qui veulent traîner dans la boue la Russie et Poutine afin de maintenir leur hégémonie et ils ne s’en cachent pas de vouloir l’atteindre. La Chine et la Russie sont en guerre froide avec les USA

Et ne me fournissez pas des infos provenant des Américains c’est-à-dire de l’OTAN du New York Time, du journal Le Monde en fait des journaux de l’Union Européenne contrôlé par les USA. Informez-vous aussi en Asie et dans les petits journaux électroniques indépendants.

« Le gazoduc russe est à se propager en Europe sous l’eau et sur la terre et sera une menace environnementale à surveiller là comme ici. »

Ce sont les USA qui ont manigancé pour que le South-Streem échoue au détriment de l’Europe qui en a besoin. Alors Gazprom a décidé de le faire passer par la Turquie. Les USA sont beau mauzus et ne le prennent pas.

Les USA ont essayés dernièrement de renverser le gouvernement du Brésil parce qu’il fait partie des BRICS. Ce sont les USA les envahisseurs avec plus de 600 bases militaires dans le monde pas la Chine, la Russie et l’Inde.

Pour votre info, un gazoduc ne peut PAS être UNE MENACE pour l’eau. Si une fuite il y a, le gaz remonte très rapidement à la surface de l’eau contrairement au tuyau de l’Alberta qui « beurrera » le fleuve St Laurent pour 150 ans. Si le gazoduc ne passe pas l’Europe devra s’éclairer à la chandelle.

« Comme personne ou si peu, ne veut déranger son quotidien et surtout manquer sa partie de hockey et de baseball… »

Panem et circenses. Du pain et des jeux!

L’Amérique a copié Rome pour nous fermer la trappe, mais pas celle de l’Asie.

Effectivement Youlle, puisque je ne sais pas lire le russe et le chinois, et à vous lire il ne semble pas y avoir beaucoup d’autres alternatives qui ne soient pas américaines d’une manière ou d’une autre, il serait difficile pour moi de répliquer avec vous, sans me fier sur mes bases de connaissances aussi corrompus.
Content d’apprendre un peu tout de même.
Comme que les actions provenant de la russie et de la chine, elles, ont l’avantage de ne pas être dénaturées et n’ont pas subit les détournements de la propagande!
C’est certainement un point de vue!