Le secret du 1 %

Comment est-il possible que certains accaparent autant de richesses, alors que des milliards d’êtres humains vivent dans des conditions souvent difficiles ? L’économiste Thomas Piketty explique ces inégalités par une formule très simple : le rendement sur le capital croît plus vite que les revenus de travail. 

Blogue EconomieSelon Oxfam, 1 % de la population détiendra la moitié des richesses du monde en 2016. Pire, 80 hyper-riches possèdent autant que les 50 % les plus pauvres de la planète.

L’inégalité entre les très riches et les autres suscite beaucoup d’inconfort, quand ce n’est pas de la révolte. Comment se peut-il que certains accaparent autant de richesses, alors que des milliards d’êtres humains vivent dans des conditions souvent difficiles ?

Le livre de l’économiste français Thomas Piketty sur cette question brûlante — Le capital au 21e siècle — a été le best-seller économique de l’année 2014, et cet enjeu fait partie de l’ordre du jour du Forum économique mondial de Davos, cette semaine.

Thomas Piketty explique ces inégalités par une formule très simple : le rendement sur le capital croît plus vite que les revenus de travail. Les riches qui ont accumulé un portefeuille et un patrimoine immobilier s’enrichissent donc plus vite que ceux qui ne comptent que sur leurs revenus de travail ou les aides de l’État.

Tous ceux qui détiennent des actions ont constaté avec plaisir que l’indice TSX-S&P de la Bourse de Toronto a bondi de 7 % en 2014. Les propriétaires de résidences de la plupart des villes canadiennes à l’ouest du Québec ont vu leur résidence continuer de s’apprécier dans une proportion semblable. On pourrait dire que ces personnes chanceuses sont 15 % plus riches depuis un an sans avoir eu à travailler.

Imaginez maintenant que vous vous appelez Alain Bouchard et que vous êtes le principal actionnaire d’Alimentation Couche-Tard. Vous aurez probablement acheté la plupart de vos actions au moment où elles valaient moins d’un dollar à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Il y a cinq ans, elles se transigeaient à moins de 7 dollars. Elles ont clôturé l’année 2013 à 26,83 dollars et ont fait un spectaculaire bond à 50,24 dollars à la fin de 2014.

Voilà pourquoi Alain Bouchard serait aujourd’hui plus riche que Charles Bronfman, avec une fortune estimée à 2,5 milliards de dollars par le magazine Canadian Business.

La plupart de ces nababs qui scandalisent la planète — 50 sur les 80 identifiés par Oxfam — sont des entrepreneurs comme Alain Bouchard. Ils ont connu beaucoup de succès, comme Bill Gates, qui vaudrait 76 milliards de dollars, ou Amancio Ortega, l’Espagnol qui a fondé Zara, dont la fortune est évaluée à 64 milliards.

Dix-neuf autres mégariches ont hérité, mais en faisant fructifier l’héritage de leurs parents, et il y en aurait 11 qui ont juste eu la chance inouïe de tomber dans l’argent quand ils sont nés. Cela ne fait tout de même que 15 % de rentiers.

La grande majorité des super-riches québécois sont d’ailleurs des entrepreneurs comme Lino Saputo, Jean Coutu, Aldo Bensadoun ou Guy Laliberté.

Ces personnes peuvent avoir des revers de fortune si leurs affaires vont moins bien. Rien n’est acquis.

Prenez la famille Bombardier. Leur actif aurait diminué de 12 % en 2014, toujours selon Canadian Business. Mais la valeur de l’action a culbuté du tiers depuis le début de l’année, détruisant du coup une valeur de quelques centaines de millions de dollars.

Cette valeur accordée aux méga-super-riches est en effet une valeur théorique, en partant de l’hypothèse que leurs biens seraient liquidés à une date convenue. Remarquez que dans la pire des hypothèses, il n’y aura pas de membres de la famille Bombardier et Beaudoin astreints à la pauvreté, loin s’en faut. La fortune réelle serait toutefois bien inférieure à celle attribuée par des magazines comme Forbes ou Canadian Business, qui établissent ce genre de classement.

Les fortunes sont en grande partie établies en fonction de la valeur des actions détenues ou de celle attribuée à l’entreprise quand celle-ci n’est pas cotée en Bourse. C’est sans doute comme cela que Canadian Business évalue la fortune d’Aldo Bensadoun à 1,9 milliard de dollars, le double de l’an dernier.

Quand les marchés boursiers n’arrêtaient pas d’augmenter, avant 2007, le nombre de millionnaires s’est multiplié aux États-Unis. Au moment de la récession de 2008 et 2009, les millionnaires américains ont perdu le tiers de leur fortune. En 2014, l’indice S&P 500 a crû de 11,4 %. Si vous aviez un million de dollars dans votre portefeuille boursier en début d’année, vous avez toutes les chances d’avoir pu réaliser un gain de plus de 100 000 dollars juste à la Bourse.

L’effet paradoxal, c’est que la récession a diminué les inégalités, alors que la reprise les a accrues.

Je suis le premier à admettre qu’une société trop inégalitaire dans laquelle il n’y a aucune mobilité sociale est dommageable pour l’économie. En revanche, une société entrepreneuriale qui encourage la réussite crée à la fois des riches et de meilleures conditions de vie pour l’ensemble de la population.

 

AJOUT

Je vous invite à lire le texte de l’économiste français Alexandre Delaigue sur «les absurdes statistiques» d’Oxfam.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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83 commentaires
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Monsieur Duhamel calcule d’une curieuse façon que si un indice de la bourse de Toronto a augmenté de 7% en 2014 et que, durant la même période, la valeur des résidences a augmenté du même pourcentage, l’enrichissement des personnes qui possèdent une maison et des actions serait de 15% !?! Quel mauvais comptable il ferait !

« Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport publié par Oxfam. Voilà, à mon avis, la principale donnée qui ressort de cette étude.

L’économie moderne génère énormément de pollution et de destruction des ressources. En plus de provoquer une extinction des espèces animales et de perturber le climat. Alors que 80% de la population est encore dans la pauvreté.

« Alors que 80% de la population est encore dans la pauvreté. »

Il y a 100 ans, 99.9% de la population vivait dans la pauvreté. La pauvreté et la misère ont été la norme durant la majeure partie de notre histoire. Nous allons donc dans la bonne direction.

J’ai parlé vite. Je n’ai rien pour backé mon 99.9%. Mais ça ne change rien à ce que je voulais signifier : la pauvreté a été la norme des humains durant la majeure partie de notre histoire. C’est nous qui sommes anormaux alors questionnons-nous sur les causes qui ont fait de l’occident un endroit aussi riche. Une chose est certaine, nous ne sommes pas devenu riche en revendiquant la richesse des autres, nous avons travaillé pour atteindre notre niveau d’aisance.

Pour l’environnement, il n’y a rien de vraiment grave de ce coté là. Le seul problème qui était réellement préoccupant, c’était le réchauffement climatique de cause antrhopique, mais cette thèse s’est avéré être une grosse connerie, car tous les modèles sur lesquels étaient basé le catastrophisme se sont avérés être pleins d’erreurs factuels. Ainsi, les problèmes humains ont préséance sur les problèmes environnementaux. Quand on aura enrayé la pauvreté dans le monde, on reparlera de l’environnement!

@ Guillaume P.

— Changements climatiques :

La planète Kepler 186-f récemment découverte par la Nasa, laquelle se trouve à seulement 500 années lumières de notre petite boule, elle serait une exo-planète qui ressemblerait comme une sœur à la Terre. D’après nos informations à date, on ne noterait pas de changements climatiques notoires sur cette planète.

—Ma question est la suivante, pour vous qui ne voyez pas se profiler les moindres problèmes climatiques à l’horizon : « Seriez-vous un résident de Kepler 186-f ? » Car votre discours sur : « l’état de la Terre » m’apparait tout-à-fait stupéfiant.

Ben oui Guillaume,

Les climato-sceptiques affirment que tous les scientifiques qui confirment les causes humaines du réchauffement de la planète ne sont, en fait, que des MARXISTES qui veulent détruirent l’économie américaines !!!!!!!!! ( Voir les Marchands de doute, par Noami Oreskes et Erik Conway 2012 )

Idéologues du statu-quo insistent: si vous ne trouvez pas de solutions parfaites…Alors on ne bouge pas…. Ou bien un problème à la fois… tant qu’il ne sera pas règlé…. on ne bouge pas… TOUT VA TRÈS BIEN, Mme la Marquise !!!!

Y a toujours eu des pauvres… Alors, demeurons des Cro-Magnons, et continuons à maintenir les lois de la JUNGLE…

Il semble qu’il y en a qui ne désire VRAIMENT pas en sortir…..

@Serge

La méthode scientifique(hypothético-déductive) :

1. Tu formules une hypothèse
2. Tu prédis quels vont être les conséquences observables de ton hypothèse.
3. Tu observes la réalité

Si tes observations ne concordent pas avec les conséquences que tu avais prédis, alors ton hypothèse est fausse.

Les hypothèses des réchauffistes-catastrophistes, c’est les modèles climatiques(surtout ceux du GIEC). Or, ces modèles ont été incapable de prédire plusieurs comportements du climat, le plus notable étant l’absence de réchauffement depuis 1998. Donc leurs modèles sont faux.

Je ne dis pas que le réchauffement n’existe pas, mais je dis que les scientifiques vont devoir réviser leurs modèles pour me convaincre qu’il existe.

D’ici là, je vais d’abord me soucier des problèmes humains, comme la pauvreté.

@ Guillaume P.

En fait, l’un des facteurs qui a conduit à la Première guerre mondiale, c’est l’accroissement des inégalités et de la pauvreté. Aussi bien que votre chiffre de 99% soit contestable. Il appert que dans la fin du 19ième siècle, beaucoup d’inégalités étaient en train de s’estomper. Cela s’est inversé en dépit des apparences, dans les premières années du siècle suivant.

En ce sens on pourrait être tenté dire que l’histoire est en train de se répéter.

@ Guillaume P.

Votre texte est incorrect, vous écrivez : « On s’en fiche des inégalités » lorsque vous devriez écrire : « Je me fiche des inégalités », dans ce cas l’usage du « on » se veut inclusif. Donc votre « on » m’inclut dans votre raisonnement. C’est vraiment un trop grand honneur que vous faites là ! C’est pourquoi, je tiens à préciser que je me dissocie entièrement de votre raisonnement.

— Oui ! Je me soucie des inégalités.

Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire par : « L’économie n’est pas un jeu à somme nulle » ? Devrait-on voir dans vos mots de l’humour, de la légèreté ou encore de la bouffonnerie ou bien la preuve patente que ce sont vos connaissances en économie dont la valeur en « somme » avoisine le « nul » ou qu’elles se trouvent en la matière approchantes du zéro par défaut ?

@ Guillaume

Il y aura toujours de l’inégalité…. C’est une TROP grande inégalité qui entraine le CHAOS, les guerres et le recule des civilisations. L’évolution de la culture, des connaissances et des schémas mentaux humains se fait à vitesse grand V comparativement à l’évolution génétique… Alors réfléchissez un peu plus et RÉAGISSEZ un peu moins bêtement !!!!

@Serge

« Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire par : « L’économie n’est pas un jeu à somme nulle » ? »

Si je décide de fabriquer 5 tables dans mon sous-sol et que je les mets en vente, je vais augmenter le stock de tables auquel le reste de l’humanité(du moins ceux qui habite assez près de moi!) va avoir accès. Tout le monde s’en trouvera mieux après mon acte.

Si l’économie était un jeu à somme nulle, il n’y aurait pas de croissance économique, seulement une redistribution infinie des actifs existants comme dans un tournoi de poker sans rebuys, ce qui ne correspond pas à la réalité évidement.

@ Guillaume P.

Si vous fabriquez 5 tables dans votre sous-sol et que vous décidez d’en faire profiter les habitants de votre quartier, cela part d’un bon sentiment. Encore faut-il que vous puissiez être assuré qu’il y a bien un marché potentiel pour ces tables. Encore faut-il que votre prix soit convenable pour vos acheteurs potentiels. Encore faut-il que vous fassiez un bénéfice raisonnable en tenant compte des frais : matériaux, énergie, etc… plus le temps que vous aurez passé.

À toutes fins pratiques. Vous auriez intérêt à construire une seule table, la mettre en exposition et prendre des commandes subséquentes pour la clientèle intéressée. Ainsi vous vendrez plus que 5 tables, si votre produit en vaut la peine et si ce n’est pas le cas, vous minimiserez vos coûts d’exploitation.

Si enfin vous faites de trop bonnes affaires, vous serez peut-être tenté de sous-traiter la fabrication de vos tables en Thaïlande par exemple pour augmenter vos marges de profit. Vous voici devenu alors une véritable capitaliste et dans ce cas « the sky is the limit ».

En économie humaine, toutes choses ont un coût. Même le traitement des inégalités et de la pauvreté introduisent toutes sortes de coûts. L’inactivité humaine ou encore le chômage ont des coûts induits et des coûts indirects. Vous vendrez d’autant plus aisément vos tables à vos voisins, s’ils ont assez d’argent dans leurs poches pour faire ces achats.

— Enfin pour revenir sur la question des climats : Mieux vaut se préparer au pire et s’organiser en conséquence que de devoir parer à toutes sortes de catastrophes lorsqu’elles se présentent. Les coûts liés à la prévention sont toujours moins élevés que les coûts liés à la réparation surtout quand on atteint pratiquement le seuil de l’irréparable dans un certain nombre de cas.

« Il y a 100 ans, 99.9% de la population vivait dans la pauvreté. »

En 1915, la population mondiale était d’environ 1,6 milliards d’individus. 25% de la population mondiale vivait en Europe (effectivement, la Chine et l’Inde ont connu une explosion démographique plus tard) et 5% en Amérique du Nord.

Pour que le chiffre de 99,9% soit vrai, il faudrait que 99,7% de la population en Europe et en Amérique du Nord vive dans la pauvreté. Si vous disiez que 99,7% de la population n’était pas riche (ou même dans la classe bourgeoise, peu importe), je serais prêt à vous donner le bénéfice du doute. En l’occurrence, si on prend le chiffre que vous avancez littéralement, la classe moyenne (et celles supérieures) était composée de seulement 1,6M d’individus dans le monde en 1915. Absurde.

Certes, la pauvreté a été la norme pendant la majeure partie de l’histoire, c’était peut-être même vrai en 1915. Mais si on veut faire prendre connaissance aux gens que nous vivons néanmoins à une époque où il y a une aise économique relative plus élevée qu’à toutes autres époques précédentes, laisser entendre que la création de la classe moyenne est un phénomène récent (parce qu’il y a 100 ans 99,9% des gens étaient pauvres) n’est pas la façon d’y parvenir.

Qui a besoin de 100 millions de dolars par année, sinon pour essayer d’en faire plus? Je crois qu’un plafond à leur revenu, de ces grands riches, ne leur ferait aucun mal, par contre le retour d’assenceur monétaire sur les surplus aiderait combien de personnes dans la misère ici et ailleurs dans le monde. À quand une loi pour normaliser la trop grande richesse?

Une loi par ci, une loi par là, etc… Tiens…pourquoi pas une loi contre l’hiver et contre la mauvaise température?

Nous avons DÉJÀ une loi contre la pauvreté au Québec et voyez où nous en sommes.

Comme tout le monde le sait, les riches le sont parce qu’ils se sont levés un beau matin et ils ont trouvé des milliards de beaux $ dans leur cour arrière. Ils n’ont eu qu’à se pencher pour les ramasser… Ils n’ont eu aucun sacrifice à faire, n’ont pris aucun risque, n’ont étudié nulle part, n’ont toujours fait que du 8 à 4, 5 jours par semaine et ont pris leurs 5 semaines de vacances par année plus tous leurs congés de maladie et 2 ou 3 années sabbatiques.

Bref, ils ont vécu comme tout le monde.

N’importe quoi….

« Bref, ils ont vécu comme tout le monde. »

Ah oui, tout le monde vit comme ça? Je ne sais pas où vous travaillez, mais je suis dans le privé et après 4 ans d’ancienneté, je n’ai toujours que les 2 semaines de vacances prévues par la loi sur les normes du travail.

D’ailleurs, le salaire de l’ensemble des employés est gelé depuis bientôt 3 ans, alors que l’entreprise n’a fait de pertes pendant aucune de ces 3 années.

Bref, ce genre de train de vie rêvé que vous décrivez, je ne sais pas qui en profite exactement.

Arrêtez de vous plaindre et devenez travailleur autonome! À moins que votre patron vous tienne enchaîné à un boulet comme les Dalton?

Vous pouvez nous expliquer en quoi faire des sacrifices, prendre des risques, faire des études, travailler plus de 35 heures par semaine et ne pas prendre de vacances justifie d’obtenir des revenus obscènes? Je ne parle pas de ceux qui gagnent dans les 6 chiffres, ou même dans les 7 chiffres. Je parle de ceux qui ont des fortunes colossales, pas seulement sur papier, ceux qui ont des revenus dans les 8 chiffres lorsque l’économie va mal.

Pourquoi est-ce que leur dur labeur serait rémunéré des centaines de fois plus que disons, un médecin dévoué, un chef d’État compétent ou le meilleur avocat du pays? Qu’est-ce que ces gens méritent de plus que d’autres personnes tout aussi, sinon plus talentueuses qui ont faits des sacrifices, pris des risques, ont fait des études, ont travaillées de longues heures toutes les semaines pendant des années?

Ultimement, le salaire est déterminé par tes clients. Bill Gates a aidé des centaines de millions de personnes a pouvoir utiliser un ordinateur personnel. Moi je n’aide qu’une dizaine de personnes à mon travail, ainsi c’est normal que mon potentiel de gains soit inférieur à celui de Billy.

Et le salaire des dirigeants est aussi déterminé par les conseils d’administration des compagnies. Je pense que dans toutes les compagnies cotées à la bourse, il y a un comité de la rémunération(composé de membre du CA) qui a comme mission de déterminer le salaire optimal pour les dirigeants. Alors si vous trouvez qu’un tel dirigeant gagne trop cher, bien vous pouvez aller faire votre démonstration au comité de rémunaration de la compagnie concernée. Leur but est de maximiser les profits alors si vous avez une solution pour leur épargner certains coûts, ils vont vous écouter! (Mais je pense qu’ils vont vous rétorquer que pour avoir Sidney Crosby dans son équipe, il faut payer le prix!)

Tiens…faites passer une loi limitant les revenus des dirigeants des grosses sociétés juste pour voir…

Vous croyez que vous allez attirer ces dirigeants et leur sociétés (avec les jobs stables et payantes) à s’établir ici de cette façon? Un exemple: à l’élection du PQ en 1976, des dizaines de sièges sociaux ont quitté le Québec avec leurs dirigeants, leurs jobs stables, leur relations et ils sont allés en faire profiter l’Ontario. Le Québec ne s’en est jamais remis. Imaginez maintenant une loi dans le genre de celle que je vous suggère.

De plus pourquoi le fait que certains gens dont les talents sont exceptionnels attise-t-il tant votre envie et votre jalousie? Seriez-vous à court de certaines choses?

Personnellement, je ne vois absolument rien de scandaleux à ce qu’une personne qui crée beaucoup de richesse gagne dans les 6,7,8,10 chiffres par année. C’est tout à fait son droit. S’il réussit à gagner ces revenus, c’est qu’il le vaut. Rien de mal là-dedans et rien n’empêche qui que ce soit de tenter l’aventure…à condition de vouloir faire les sacrifices nécessaires sans aucune assurance que l’aventure sera un succès. Allez-y…vous êtes LIBRE de vous risquer dans l’épreuve. Personne ne vous empêche de le faire. Cependant, ce que les gens de la go-goche oublient de nous dire, c’est que ces « ultra riches » ne sont pas nés ainsi sauf exception. Rappelez-vous que Bill Gates ou Steve Jobs ont débuté dans un sombre sous-sol avant de devenir ce qu’ils sont (ou ont été!). Guy Latraverse du Cirque a débuté dans les ruelles. Warren Buffet a débuté avec…rien.

De plus, les gens qui font partie de ce 1% créent des emplois et font avancer le monde. Que ce soit dans le domaine médical, de l’électronique, de l’immobilier et autres, ces personnes exceptionnelles sont d’une très grande valeur pour nous tous car ils ont des talents que peu de gens possèdent et nous devons les soutenir plutôt que de tenter de leur voler leurs valeurs et leurs incitatifs. De plus, ils contribuent tous via des fondations à endiguer la pauvreté.

L’URSS, l’ancienne Chine sous Mao, Cuba actuel, la Corée-du-Nord et le Vénézuela ont tous déjà mis en pratique le genre de pensée qui vous semblez appuyer avec les « succès » qu’on leur connaît.

« Égalisez » les riches au niveau auquel vous voudriez le faire et qui créera la richesse nécessaire à notre bine-être collectif? Le gouvernement? Vous avez votre réponse ici:

Expliquer la fiscalité avec 10 bières…

////////////////

Voici donc l’explication
Supposons que tous les jours, 10 hommes se retrouvent pour boire une bière
et que l’addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). S’ils payaient
la note de la façon que l’on paie les impôts, selon les revenus de chacun,
on aurait l’exemple suivant:

Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent.
Le cinquième paierait 50 cents.
Le sixième paierait 1,50$.
Le septième paierait 3,50$.
Le huitième paierait 6$.
Le neuvième paierait 9$.
Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul.
On arrive donc bien à 50$.
Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix hommes se retrouvèrent
chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur
arrangement. Jusqu’au jour où le tenancier du bar les plaça devant un
dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous
faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.»

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon.
Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six
autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de
façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$.

Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et
le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16
cents). Le tenancier suggéra qu’il serait plus judicieux de réduire
l’addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs.

Alors?
Le cinquième homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre
de plus.
Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction).
Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction).
Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction).
Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction).
Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction).
On arrive bien à un total de 40$.
Chacun des six clients payants paya moins qu’avant, et les quatre premiers
continuèrent à boire gratuitement.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie.
«J’ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il
ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!»

«C’est vrai», s’exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais
alors que moi je n’ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse
réduction!»

«Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n’avons rien eu du
tout. Le système exploite les pauvres».
Les neuf hommes cernèrent le dixième et l’insultèrent.
Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas. Les neuf autres s’assirent
et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils
découvrirent quelque chose d’important: ils n’avaient pas assez d’argent
pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition.

Et cela est le reflet de notre système d’imposition. Les gens qui paient le
plus d’impôts tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe et, c’est
vrai, ils resteront plus riches. Mais si vous les taxez encore plus fort et
les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

@ francois,

Petit syllogisme simplet pour esprit simple, véhiculé par des perroquets qui ne comprennent souvent même pas ce raisonnement…. Slogan pré-mâché, copié-collé, matière à propagande populiste…..

Personne ne parle dans cette histoire de la grosseur du verre et d’où vient l’argent du riche au fait ? La morale de l’histoire est que le riche est parti après une bonne réduction ! Donc pour que les riches restent, il faut augmenter les impôts. Merci pour cette désaltérante démonstration complètement stupide.

@ Réflecteur le 21 janvier 2015 à 14 h 33 min:

La conclusion qui s’applique avec tellement de perspicacité dans votre cas:

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

@ Marc Sauvageau le 21 janvier 2015 à 16 h 52 min:

Voir ma réponse à Réflecteur car elle s’applique tout autant dans votre cas mais qui me semble un peu plus désespéré que celui de votre comparse.

@ François 1

Si vos professeurs durant vos études manifestaient ce sentiment, je comprends pourquoi vous êtes si ignorant.

Parfaitement d’accord avec toi. Quand on veut quelque chose dans la vie, on se lève et on travaille. On fonce et on fonce encore. J’ai bien aimé ta réponse. Bonne soirée.

« Une maladie qui serait plus répandue chez les dirigeants d’entreprises : »

Je suis d’accord avec vous.

Une psychologue disait la même que vous il y a deux ou trois ans.

Autrefois, les psychopathe avaient beaucoup de misère à se trouver un emploi.

Vous voulez dire comme les dirigeants de Bombardier, du Cirque du Soleil, d’Alimentation Couche-Tard, de Canam-Manac, et même de…Québécor???

Vous nommez cela de la cupidité et de l’avidité? Moi j’appelle ça de l’ambition, de la passion et de la vision (Cirque du Soleil, Couche Tard, Jean Coutu et autres).

La différence entre vous et moi? Je ne suis pas envieux et jaloux du succès des autres qui possèdent un talent extraordinaire. Vous, vous l’êtes.

« À quand une loi pour normaliser la trop grande richesse? »

Tiens, un mini-dictateur qui veut violer la propriété privée d’autrui, c’est nouveau ça!

Mais avez-vous seulement lu l’article? Duhamel explique que la majorité des riches de notre époque sont des entrepreneurs. Un entrepreneur, ça s’enrichit en satisfaisant les besoins des consommateurs. Leur richesse tend à être proportionnelle à leur utilité sociale. En plus de ça, vous voudriez leur voler leur actif pour le distribuer comme bon vous semble! Eh ben…

Non. Duhamel parle de 50 personnes seulement, pas de la majorité des riches. Les financiers et ceux qui profitent de revenus de capital pour s’enrichir ne sont pas nécessairement des entrepreneurs.

Les financiers aident à canaliser l’épargne vers les emprunteurs. Ils aident aussi a déterminer le coût du capital et le coût de la dette des entreprises(ou des différents projets d’individus). Ils occupent donc une fonction essentielle dans notre société.

Et ceux qui vivent d’un capital hérité…so be it! Je me réjouis pour eux!

Aujourd’hui, les supers riches ( le 1% ) continuent de s’enrichir par la spéculation qui, contrairement à l’entreprenariat, ne batit aucune richesse pour l’humanité autre que la leur….

C’est cela LÀ le problème et il ne faudrait pas tenter de tout embrouiller… Il est FAUX de croire qu’une limite à l’accumulation de patrimoine empêcherait la créativité des entrepreneurs. Les solutions existent ( voir Joseph E. Stiglitz et Thomas Piketty ) qui sont une taxation du capital, la loi TOBIN et une transparence des services bancaires.

Sinon ce sera le retour en arrière qui a contribuer aux deux guerres mondiales et l’émergence de plus de pouvoir aux gouvernements qui ont mis en place des taux d’imposition plus progressifs…

Ce sont ces mesures plus sociales qui ont favoriser une augmentation de l’éducation et de la santé de la classe moyrenne et fourni une main d’oeuvre compétente efficace. PAS LES SUPER-RICHES comme on essait de nous faire croire !!!!

A Davos, si le monde financier ne prends pas des mesures INTELLIGENTES et responsables, ce sera une troisième GUERRE mondiale qui ré-éqilibrera la situation….

petit détail: il y a autant de spéculateurs qui s’enrichissent qu’il y en a qui s’appauvrissent. Cependant, le spéculateur mise SON argent contrairement aux gouvernements interventionnistes et oppressifs qui, eux, utilisent l’argent DES AUTRES.

Je crois que ces analyses sont simplistes et ne reflète en rien les causes du préjudice.

La réalité sur le terrain n’est pas de savoir combien ont les gens mais bien les méthodes d’acquisition de leurs fortunes.

Depuis des milliers de lunes, les grandes entreprises de ce monde exploitent les moins nantis en Afrique, Amérique du sud et en Asie et leur vole leur ressources naturelles. Alcan, ce fleuron du Québec a exploité la faiblesse politique de la Guinée pour s’approprier durant plus d’un siècle, la bauxite nécessaire à la fabrication de l’aluminium tout comme Iron Ore s’est approprié le fer du nord du Québec sous Duplessis pour un cent par tonne durant une période de 49 ans et que Brian malronné a voulu renouveler au nom de son patron de Cincinati.

Au moins Iron Ore a pourvu à de nombreux emplois rémunérateurs au Québec, Alcan de son coté a préféré laisser les citoyens de la Guinée de côté pour amener des québécois payés à fort prix pour faire le travail. Les grandes entreprises européennes ne sont pas meilleures et leur bilan social est aussi pauvre que les citoyens qu’elles tiennent dans des conditions abjectes depuis 70 ans.

Il y a combien d’Alcan en Amérique du nord, ils se comptent par milliers, les entreprises canadiennes se multiplient comme des petits pains chauds dans le domaine minier, surtout depuis 20 ans.

L’Afrique est sur le point de devenir le prochain Eldorado de la foresterie de la planète alors que le secteur minier diminue puisque dévalisé depuis un siècle.

En fait, la disparité de la richesse a comme élément de base les grandes entreprises (et leurs directeurs dont les membres des CA et les gestionnaires) qui vivent sur le dos des moins nantis en leur volant carrément la seule chose dont il dispose et laissent derrière eux des sols détruits à jamais dont le nombre de milliers de kilomètres carrés n’a jamais été inventorié jusqu’à présent.

Vous prenez un exemple particulier(Alcan) et vous dérivez une norme que vous appliquez à tous les acteurs du secteurs. Je pourrais faire la même chose! Je connais une compagnie qui a obtenue ses ressources en négociant de bonne foi avec les propriétaires de la ressource(genre bien des compagnie de gaz de schiste aux USA dans les 15 dernières années)et conclure que la norme dans le secteur, c’est des transactions volontaires et qu’il n’y a pas de corruption.

Pour étayer votre point, il faudrait une étude historique des toutes les relations d’affaires qu’il y a eut dans le secteur. Avez-vous une telle étude?

Il y a tellement d’exemples et études sur le sujet pour remplir une bibliothèque. Ce n’est rien de nouveau puisque c’est la norme en Afrique depuis les présumés “retour à leur indépendance” de l’ensemble des pays africains dont l’Algérie fut la première en 1959 mais dont la presque totalité des entreprises du continent proviennent des pays du colonialisme français, anglais qui se séparaient 98% des pays ainsi que l’Italie et le Portugal qui avait une colonie, chacune, soit l’Angola pour le Portugal et la Lybie pour l’Italie.

Lors de l’indépendance de chaque pays, compte tenu qu’il n’était pas permis aux populations locales de se scolariser, même au niveau primaire, se sont les ressortissant des pays colonialistes qui sont demeurer en place pour que l’économie des pays ne tombent pas dans la déchéance.

Dans ce processus il fallut près de deux décennies pour que les Africains obtiennent des écoles primaires, mais elles n’étaient disponibles que dans les capitales nationales. l’Unicef créé en 1959 par les Nations Unies mit vingt ans pour édifier un véritable système scolaire (primaire et les deux premières années du secondaire) dans chaque pays. La contribution de l’Unicef fut reconnue en 1979 avec “l’année de l’enfant”. Il y a encore plus de 60% des pays qui n’ont pas de système d’éducation au-delà de ce niveau et des 60% il y a seulement 40% qui ont un système scolaire de niveau secondaire entier à ce jour mais dispensé que dans les capitales nationales.

Ce système de tortue permettait aux pays colonialistes de garder le contrôle sur les ressources naturelles des pays et leur permettait d’écouler les surplus d’inventaire en nourriture, très souvent périmés. Au lieu d’enseigner aux africains côtiers de faire de la pêche commerciale, les colonialistes préféraient vendre les produits périmés (dont beaucoup de poissons) aux pays et par la même occasion les endetter pour des décennies. En fait c’est grâce au World Food Program institué par les Nations Unies que la tendance fut renversée en faisant des prêts de micro-économie en 1991 que les Africains furent introduits au commerce local puis régional en 1997.

Pendant tout ce temps, quelques pays dont la Grande Bretagne fut le premier, le Canada le deuxième et la Belgique le troisième constituèrent des programmes universitaires pour les citoyens africains mais la tâche en 1976 était de taille puisqu’il fallait rendre les étudiants jusqu’au niveau d’un secondaire (13 années de scolarité selon les normes européennes) avant de les introduire dans des programmes universitaires. Les premiers diplômés de ces programmes furent couronnés de succès en 1989 seulement, soit 30 ans après l’obtention de leur indépendance.

Par la suite, ce fut le manque de capitaux et les ressources universitaires qui manquaient et revenaient pour prendre la relève des colonialistes qui bien entendu ne voulaient pas quitter leurs postes car les entreprises n’avaient pas confiance aux diplômés africains.

Bref, en 2015, les problèmes ne se sont pas résorbés, le maintient de despotes par les Américains qui fournissaient des armes à des factions qui voulaient prendre le contrôle fut le nerf de la guerre partout en territoire africain. Mobutu, au Zaïre fut délogé en 1997 et depuis, trois factions armées se confrontent sur le terrain pour obtenir le pouvoir, tous financés par les grandes entreprises. Firestone fut jusqu’en 2003, le financier d’un despote (Taylor) au Liberia qui conduisit le pays dans une guerre civile pendant plus de 30 ans.

Se sont le Japonais par le biais de Bridgestone qui acheta Firestone qui mit fin au trafic d’armes payé par Firestone et vint changer le cours de l’histoire de ce pays.

Pour parfaire vos connaissances sans trop de recherches, veuillez vous référer à chaque pays dans Wikipedia (anglais) et verrez que l’ensemble des pays du tiers monde, tant en Afrique qu’en Amérique Centrale et du sud, ainsi que de l’Asie ont toutes et chacune un passé teinté d’une guerre sans fin, bien orchestrée par les États-Unis et certains pays européens, dont un très grand nombre le sont encore et toujours en 2015.

Estate of Paul Desmarais Sr. $5,581,765,394

Le scandale est là. Après avoir ramassé 5,5 milliards, Paul les a transmis à ses enfants plutot que d’en léguer la moitié à Revenu Québec et Revenu Canada.
On dit souvent qu’on n’emmène pas son argent au ciel. Mais on le transmet à ses enfants et petits-enfants.

La richesse des Desmarais est principalement en action. Vous êtes entrain de dire que le gouvernement aurait du devenir propriétaire de la moitié de power corp? Hahaha

Je pense qu’il y quelque chose que vous ne comprenez pas.

Power Corporation du Canada est une ENTREPRISE à société par action dont la capitalisation est de 12,6 milliards de dollars. Cette société société gère des actifs d’environ $500 milliards.

La fortune personnelle de Paul Desmarais Sr. valait environ 5,6 milliards.

Les deux sont différents.

Mais la richesse personnelle de Paul Desmarais et de ses descendants, ce 5,6 milliards est composé en grande partie d’actions de Power Financial Corp, plus de 65% du capital de POW.

Qu’en savez-vous des détails de l’avoir de Paul Desmarais?

Vous étiez une confidente de Paul?

Des preuves!

Et vous youlle, d’où vous vient votre déclaration du montant de la fortune de la succession de Paul Desmarais? N’est-ce pas un estimé? Qui êtes vous pour pouvoir prouver ce chiffre?

Cela s’appelle l’édification d’une dynastie familiale…. Cela concentre la fortune toujours plus entre les mains d’une oligarchie qui s’enrichit plus vite par la spéculation que par la création de richesse pour l’humanité… Qui se fout de la planète parce qu’elle espère avoir les moyens financiers de la quitter, avec sa famille, lorsqu’il ne sera plus possible de l’habiter !!!! Le rêve de la loi du plus fort….

L’imposition PROGRESSIVE sur le patrimoine et les lois contre les abris fiscaux sont des mesures INTELLIGENTES qui dépassent la mentalité de Cro-Magnon dont la PROPAGANDE néo-libérale ne cesse de vanter les » succès »……

Les fortunes des riches sont l’accumulation de profits antérieurs, lesquels ont été assujettis à l’imposition par les gouvernements. De plus il faut faire une différence entre la richesse intrinsèque mentionnée par P. Brassard qui n’est rien d’autre que la valeur au livre. La valeur en action d’une entreprise est éphémère et change rapidement. Vous avez du constater lors de la débâcle de 2007-8 que les actions ont perdu entre 29% et 43% de leur valeur. Si un chef d’entreprise détient 50% des actions de son entreprise, sa fortune a perdu en moins d’un mois entre 29% et 43%.

Il faut toujours regarder l’équité (la valeur au livre) d’une entreprise pour connaître sa valeur réelle. L’équité est le total des immeubles, meubles, équipements, inventaire, compte de banque etc moins la valeur des dettes sur les immeubles, meubles, équipements, inventaire etc.

Pour simplifier l’équation, ce n’est pas parce qu’une personne a deux MW devant sa maison d’un million de dollar qu’il vaut ce qu’il semble posséder mais bien le total de ses actifs (maison et automobiles) moins son hypothèque et ses prêts automobile.

Finalement Roger,

les Ultra-riches, cela n’existent pas… Et le fait que leur patrimoine économique est le seul qui ait augmenté malgré la crise de 2008 n’est pas vrai n’ont plus….

L’aveuglement volontaire est une excellente façon de nier les problèmes ou de maintenir son idéologie intacte…..

Donc, défense à tout individu de transmettre SES biens à ses descendants, biens qu’il a accumulé de façon tout à fait légale et en payant les impôts qui s’y rattachent.

Une fois décédé, les biens d’un défunt seront confisqués par l’État…

Et vous pensez attirer des investisseurs ici avec une telle mentalité???

Les anciens pays communistes ont déjà tenté l’expérience avec le « succès » qu’on leur connaît…

«1% de la population détiendra la moitié des richesses du monde»

C’est un chiffre qui ne veut absolument rien dire. Il y a des limites à ce que même les immensément riches peuvent dépenser et ça représente très faible pourcentage de leur richesse.

Le reste est simplement du capital en circulation, donc prêté et investi. Cet argent sert à faire rouler l’économie et les entreprises. À part pour le plaisir de regarder des gros relevés les riches n’en profitent pas réellement, ils sont simplement les gardiens de ce capital.

En d’autres mots si on prenait aux riches pour donner aux autres (et c’est vraiment cet agenda socialiste qui se cache derrière ces grosses manchettes) cela mènerait à diminuer les fonds disponibles pour l’investissement pour à la place bruler le capital dans la consommation et les dépenses étatiques. Bref la recette parfaite pour s’appauvrir.

De plus la valeur des actifs financiers et autres fluctue énormément et la valeur ponctuelle au marché s’éloigne souvent grandement de la valeur intrinsèque. Par exemple on pourra dire que les inégalité augmentent après une excellente année boursière mais ça veut dire quoi on réalité si les actions sont surévaluées? Si par ailleurs tous se mettaient à vendre pour réaliser un profit alors que les prix sont élevés les cours s’effondreraient, les inégalités diminueraient mais on serait probablement en récession.

Les inégalités sont inhérentes au système capitaliste, c’est le prix à payer pour avoir un système économique performant et capable de sortir l’humanité de la pauvreté abjecte. D’autre part que la masse de capital augmente signifie que l’économie mondiale est en croissance, préféreriez-vous la déflation?

Ce que vous dites est faux. Les corporations et les mieux sont assis sur des sommes faramineuses de cash. Plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. Toutes les études démontrent que la notion selon laquelle les riches font rouler l’économie est totallement fausse. De toute façon, ils sont trop peu nombreux pour avoir un réel impact. La majorité des employeurs sont les petites et moyennes entreprises et la majorités des dépenses sont attribuées à la classe moyenne. Donc sans une classe moyenne en santé financièrement, il n’y a aucune création de richesse réelle.

« Les corporations et les mieux sont assis sur des sommes faramineuses de cash. »

Les corporations qui ont du cash ont aussi de grosses dettes! Je vous invite a lire le billet de blog de Mike Shedlock « Cash Cow: Of the 50 Largest US Companies, Who has the Cash? Who has the Debt? »

« Toutes les études démontrent que la notion selon laquelle les riches font rouler l’économie est totallement fausse. »

Avez-vous seulement lu l’article? Vous avez peut-être manqué ce passage : « La plupart de ces nababs qui scandalisent la planète — 50 sur les 80 identifiés par Oxfam — sont des entrepreneurs comme Alain Bouchard. Ils ont connu beaucoup de succès, comme Bill Gates, qui vaudrait 76 milliards de dollars, ou Amancio Ortega, l’Espagnol qui a fondé Zara, dont la fortune est évaluée à 64 milliards. »

« Donc sans une classe moyenne en santé financièrement, il n’y a aucune création de richesse réelle. »

Je ne comprends pas votre lien, pouvez-vous mieux expliquer svp? Que signife création de richesse réelle?

Bon commentaire M. Brasseur, cette manchette est là pour stimuler l’amygdale et nous faire bondir.
La destruction du capital par redistribution et consommation n’est pas porteuse à long terme. Non le système n’est pas parfait mais c’est le seul qui crée de la richesse. Si on veut confisquer le capital aux riches qui le détiennent, ce dernier se sera probablement déplacé vers des cieux plus cléments avant que les lois soient votées. Regardez ce qui est advenu de la taxe de 75% des socialistes de François Hollande, il a dû reculer car cette dernière était inopérante et n’a pas donné les résultats escomptés. Croyez vous que les pays ne jouent pas sur leur compétitivité fiscale pour attirer la richesse? Nous ici au Québec il parait que nous n’en avons pas assez de riches et nous aimerions bien les attirer et les voir investir pour en créer (de la richesse)…
Ne croyez vous pas que les riches auront l’embarras du choix quand viendra le temps de trouver une juridiction accueillante? Cela me surprendrait fort qu’à Davos tous parleraient bientôt d’une même voix en émettant un communiqué ou tous s’engageraient à confisquer l’excès de richesse accumulé par le capital et ce peu importe ou il se trouverait déplacé dans le monde. Les riches détestent se voir confisquer leur argent et estiment qu’ils paient plus que leur juste part déjà. En revanche ils sont plus susceptibles d’aliéner leur fortune vers une cause qui leur tient à coeur (à la Bill Gate). Il ne s’agit pas d’être cynique, mais réaliste; Travaillons sur des politiques qui assainissent nos finances publiques et encourage l’entreprenariat. Personne n’aime les disparités mais elles ne vont pas disparaître comme par magie en faisant des manchettes avec.

@ Richard, La belle excuse pour maintenir le statu quo…. La concurrence entre les pays pour plaire aux oligarques tous puissants !!!!!

On parle de Mondialisation… Alors pourquoi les nations ne se concerteraient-elles pas pour enrayer la TRICHERIE organisée par le secret bancaire à la Suisse et les bureaux de comptables spécialisés dans l’ÉVITEMENT FISCAL ?????

@ Richard Sagala

— Vous écrivez ceci : « Regardez ce qui est advenu de la taxe de 75% des socialistes de François Hollande, il a dû reculer car cette dernière était inopérante et n’a pas donné les résultats escomptés. »

Ce que vous dites n’est pas tout à fait exact, vous n’êtes d’ailleurs pas tenu de savoir ces détails. Toutefois, il n’y a pas eu de recul du gouvernement sur ce sujet mais une décision du « Conseil constitutionnel » qui est un peu au niveau administratif pour la France, l’équivalent de la Cour Suprême.

Ce qui a été fait par le Conseil constitutionnel, c’est d’invalider un article du texte de loi et modifié quelques articles subséquent afin de faire rencontrer au texte de loi les principes de la progressivité de l’impôt conformément au droit français. Ce qui était inconstitutionnel, c’était la manière de calculer cette surtaxe. Pas fondamentalement le principe des 75% qui ne sont pas inconstitutionnels puisque l’État a le droit de déterminer les taux.

Toutes ces mesures sont un peu techniques mais elles avaient pour fin d’épargner à quelques contribuables de devoir en raison de ces paramètres de calcul mal faits, de finalement être imposés à plus de 75%. Les décisions prise par le Conseil constitutionnel sont exécutoires et ne peuvent être révoquées par aucune assemblée ni même par le président.

Il est vrai toutefois que depuis peu, le gouvernement de la France entend réformer l’ensemble de son système de prélèvements qui sommes toutes est assez compliqué.

@ pbrasseur,

Sur quelles données est ce que vous vous fondez pour affirmer que le système est performant ?

@ PBrasseur

Personnellement, j’ai appris de la vie à vivre dans le présent et pas dans un passé que je n’ai pas visité. Je ne sais pas dans quel livre d’histoire vous avez trouvé les termes de « monde pré-capitaliste », comme s’il eût un avant le capitalisme et un avènement présent qui serait le capitalisme.

Mais si tel devait être le cas, il faudrait en conclure qu’il y aura un jour : « un monde post-capitaliste »

— La seule question qui semble intéressante alors : « c’est dans quels délais ? »

Certes, ils ne peuvent pas du jour au lendemain liquider leurs actifs pour dépenser tout cet argent. Ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas en profiter. Ces personnes sont devenues aussi riches en réussissant à exploiter des opportunités qui pouvaient leur rapporter beaucoup d’argent, ils ont dû à plusieurs moments obtenir des liquidités qu’ils ont décidé de réinvestir en partie. Cela ne signifie aucunement qu’ils n’ont pas une capacité démesurée de dépenser. Sur des fortunes comme celles-là, seuls les dividendes vont représenter des dizaines, voire des centaines de millions de dollars, ce qui serait suffisant pour sortir 500 à 20 000 personnes de la pauvreté abjecte comme vous dites. 500 à 20 000 pauvres de moins pour chaque multi-milliardaire. Il n’en faut pas plus pour relancer la consommation et l’économie au complet dans un pays de taille moyenne.

L’autre problème principal avec votre argumentaire c’est qu’il pose l’hypothèse qu’il y a toujours des opportunités intéressantes d’investissements. Ceci reste vrai tant que l’inflation est plus basse que le retour sur investissement (risque inclus), mais ce que la théorie financière ne dit pas que ce retour sur investissement dépend directement d’une augmentation de la productivité ou de la consommation.

Si la productivité augmente, les travailleurs n’en bénéficient pas, ce sont les détenteurs du capital qui en bénificient. Et si la consommation n’augmente pas, alors il n’y aura pas davatange de travailleurs embauchés pour rencontrer la demande.

Et c’est là que le bât blesse, on ne peut pas seulement compter sur la classe moyenne pour faire augmenter la consommation, les ultra riches doivent faire leur part plutôt que de se poser en « gardient du capital ».

C’est vrai, il faut que l’argent circule. Regardez le Pavillon de musique de l’U MC Gill. C’est un philanthrope de l’Ouest canadien qui l’a financé. Un homme qui de son propre aveu n’aimait pas particulièrement la musique mais voulait aider Mc Gill. Il avait déclaré dans un entrevue à l’époque:
Money is like dung, you pile it it stinks. You put it in the field it fertilise…

@ pbrasseur,

L’économie mondiale n’EST plus en croissance et le capitale est pourtant très disponible… Il sert maintenant à spéculer et non à produire. Même en période de récession, les spéculateurs arrivent à accroitre leur patrimoine par le DAY TRADING de gros capitaux transigés à la nano-seconde par des algorithmes informatiques « réservés » aux grosses fortunes !!!!

Laissez-moi rire avec vos théories économiques du siècle dernier !!!! Théories qui étaient plus des actes de foi qu’une science avérée par des statistiques aujourd’hui disponibles. Voir Piketty.

Oui, la structure intrinsecte du système capitaliste provoque la concentration du capital entre les mains d’une minorité, MAIS cela ne veux pas dire qu’il faille lui laisser la bride sur le cou et ne pastenter de le DOMESTIQUER !!!! , pour le bien de l’humanité….

Bien sûr que la propagande médiatisée par les puissants VAUTOURS financiers vante les mérites du LIBRE-MARCHÉ et démonise les gouvernements qui tentent de règlementer leur pratique… ( Il y a même de petits perroquets sans esprit critique qui s’agitent en leur faveur en idéalisant le bon vieux rêve américain )

Je suis en partie en accord avec vous mais il y a une différence entre le capitalisme et le capitalisme sauvage qui s’est instauré depuis les années de l’après guerre et prend de plus en plus d’expansion. Ce que les entreprises engrangent, les citoyens s’en passent. Les paradis fiscaux dont le problème était connu et que des cambistes ont mis sur la place publique fera avancer l’état des chose en faisant payer les entreprises et les individus qui s’en sont servis mais cela ne corrigera pas tout, il reste beaucoup de « gimmic » à contrecarrer.

Thomas Piketty explique aussi qu’il y aurait lieu d’établir un impôt mondial sur le capital qui, par le biais de la transmission automatique d’information bancaire (y compris les paradis fiscaux du genre îles Caïmans, Suisse et compagnie) et transparente, pourraient pour réguler le capitalisme patrimonial mondialisé. Ainsi, nos milliardaires québécois et canadiens pourraient investir et prêter plus ouvertement auprès de nos gouvernements québécois et canadiens. J’ai hâte de lire les reportages, suite au Forum économique mondial de Davos, dans les semaines à venir.

À mon avis, il n’y a pas beaucoup de gens qui sont offusqués de la fortune de M. Bouchard ou de M. Laliberté, lorsqu’il ne jette pas des millions dans l’espace du moins. Mais les gens ne peuvent digérer que des membres d’une direction partent avec des millions alors que l’entreprise ne peut s’acquitter de ses obligations au régime de retraite de ses employés. Ou encore, qu’un membre de la direction parte avec des millions sur une plus-value de l’action dont il n’est absolument pas responsable. Tout comme les politiciens s’approprient les bonnes nouvelles économiques et se désolent de ne pas avoir de contrôle lorsqu’elles sont mauvaises.

« Mais les gens ne peuvent digérer que des membres d’une direction partent avec des millions alors que l’entreprise ne peut s’acquitter de ses obligations au régime de retraite de ses employés. »

Ça peut être frustrant, mais ça fait partie des contrats.

« Ou encore, qu’un membre de la direction parte avec des millions sur une plus-value de l’action dont il n’est absolument pas responsable »

Si vous n’êtes pas actionnaire de cette compagnie, ce n’est pas votre problème. Inutile de vous torturer l’esprit avec ça.

Il faudrait faire la différence entre la valeur virtuelle de l’argent investi et celle bien concrète d’un salaire empoché. Les salaires des plus riches ne semblent jamais menacés et toujours appelés à augmenter dans des proportions scandaleuses. Qui peut se targuer de faire un travail qui justifie une rémunération dix, vingt, trente fois supérieure à celle d’un neuro-chirurgien ou autre spécialiste de la médecine? Comment peut-on excuser qu’une personne exige un salaire qui dépasse amplement sa capacité de le dépenser au cours de sa vie? Que dire de ceux qu’on doit payer somptueusement pour qu’ils quittent leur poste? J’aimerais voir les salaires confinés dans une fourchette beaucoup plus réaliste de la valeur du travail et des compétences. À mon avis, personne ne vaut mille dollars ou plus de l’heure. Si leur travail rapporte autant à l’entreprise sur papier, c’est sur papier qu’il faudrait compenser pour la différence. Il m’apparaît correct de récompenser les bons coups d’un gestionnaire en augmentant ses parts dans l’entreprise en autant qu’il ne puisse pas transiger celles-ci pendant 7 à 10 ans pour s’assurer que sa gestion vise le long terme. C’est vraiment trop facile de faire des bêtises pour lesquelles on ne peut pas être tenu responsable sous prétexte qu’on n’est plus en poste quand vient le temps d’en payer le prix.

« Qui peut se targuer de faire un travail qui justifie une rémunération dix, vingt, trente fois supérieure à celle d’un neuro-chirurgien ou autre spécialiste de la médecine? »

Il y a une grande corrélation entre le salaire des dirigeants et la taille des entreprises et c’est logique. Je vous invite à lire le billet « Les salaires des PDGs : injustice? » de Minarchiste.

Votre conclusion reflète bien la position du « Néo libéralisme » on voit bien ou vous avez été endoctriné.
C’est pourquoi que les gouvernements élus par les 99% devraient faire en sorte de mieux répartir la richesse, qui d’ailleurs est créée par les travailleurs qui se font exploités par le 1%. D’ailleurs est-ce normale comme vous dites que certains sont 15% plus riche sans travailler. Comme rien ne se crée et rien ne se perd, ce 15% provient justement de ceux qui ont travaillé mais qui ont dû payer de l’impôt, des taxes, des tarifs, des augmentations du coût de la vie etc. pour satisfaire les appétits de nos gouvernement pour voter des lois qui favorisent encore davantage les plus riches.

De plus si la richesse serait mieux répartie dans le monde il y aurait moins de terroristes.

Tant mieux s’il y a des entrepreneurs qui ont du succès, sauf qu’il ne faudrait pas me prendre pour un naïf et qu’on me fasse croire que les baisses d’impôt, l’évasion et l’évitement fiscal tout comme les largesses des gouvernements par des crédits, des subventions, un système financier dérégulé n’ont pas participé à la richesse de ces privilégiés.

lls sont où les paradis fiscaux dans votre analyse?
Ils sont où tous ces gens spoliés de leur terre par des méga riches sociétés qui n’ont que le profit abyssale comme leitmotive?
Elles sont où les analyses sur les comportements de minières canadiennes dans les pays moins fortunés, et ces mêmes minières qui s’accaparent les budgets de l’ACDI pour pouvoir encore plus exploiter les populations?
Ces mêmes Bombardier qui ont siphonné les gouvernements, donc le peuple, à coup de centaines de millions, tout en se faisant construire château et dépendances dont une écurie dont les stalles sont en chêne massif sans aucun nœud (exigence du boss…)
Elles sont où les analyses concernant toutes ces multinationales qui détruisent l’environnement pour s’en mettre encore plus dans les poches? Etc., etc.!

Comme en toutes choses, la nuance a bien meilleur goût, ce ne sont pas 80 milliardaires qui possèdent réellement 50% de la richesse, c’est plutôt le nombre de milliardaires requis pour posséder 50% de la richesse.

D’ailleurs, vous en établissez la distinction, puisque pour établir la richesse réelle d’un individu, il faudrait qu’il liquide tous ses avoirs à un moment donné, ce serait donc la valeur liquidative qu’il faudrait prendre en compte. Et si tous les millionnaires décidaient de brader leurs avoirs en même temps, il n’y aurait probablement plus assez de liquidités disponibles au même instant pour les honorer.

D’où précisément le caractère paradoxal de la richesse. Puisque ce qui valorise la richesse, c’est précisément qu’elle n’est pas entièrement dépensée. Ce qui nous réfère à une notion fondamentale en économie : l’épargne.

Nonobstant, les chiffres parlent-ils d’eux-mêmes. En 2010, il fallait 388 personnes (physiques ou morales) pour parvenir à 50% de la valeur de la richesse cumulées, en 2013 seulement 92 personnes (physiques ou morales) suffisaient, l’an passé le chiffre montait à seulement 80.

Ce qui est intéressant — gracieuseté du Crédit Suisse –, c’est de pouvoir constater dans « Global Wealth Report 2014 » ; que les millionnaires ont continué de croitre en nombre en 2013 et 2014, quand ce qui est plus passionnant encore, c’est de voir que les personnes les plus choyées de la société ne sont pas (loin s’en faut) réparties uniformément sur la planète. Rappelons d’ailleurs que le « Rapport thématique d’Oxfam » est fondé sur les études du « Research Institute » qui est en grande partie financé par le Crédit Suisse.

En cette occurrence, ceci pourrait être une partie du problème. Le problème n’étant naturellement pas la richesse et le fait qu’il y ait des personnes plus riches que d’autres. Ce qui pose problème, n’est pas seulement, la concentration de la richesse dans un nombre réduit de mains, cela tient plutôt du fait que ces « mains » ne soient pas réparties sur toute la planète, lorsqu’elles sont plutôt réparties dans des « zones réservées » assorties d’une appropriation d’espaces terrestres exclusivement réservé aux riches.

Pour illustrer ce fait, l’un des exemples parmi les plus probants est celui de l’oligarque ukrainien Ihor Kolomoïsky, qui ne cumule pas moins de 4 nationalités différentes (bien qu’il soit né en Union-Soviétique), en plus de la nationalité Ukrainienne, il est Suisse, Chypriote et Israélien. Hors à part encaisser des dividendes dans son pays d’origine. Monsieur Kolomoïsky, redistribue peu aux ukrainiens, hormis dans le soccer le financement de milices armées d’extrême droite très utiles pour déstabiliser le pays.

En sorte que le monde riche forme à toutes fins pratiques une sphère érigée en classe, laquelle se déplace dans un espace clos réservé, assez imperméable pour ne pas dire étanche. Cette observation de la réalité, rejoint plusieurs principes énoncés par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz sur le bienfondé du ruissellement de l’argent.

Lorsque les riches agissent comme promoteurs dans la société, ils contribuent en la matière à créer de la prospérité, l’argent investit de cette façon rejoint toutes les tranches de la société, dans ce cas, la prospérité se développe partout et les plus pauvres sortent effectivement de la pauvreté. Cela rejoint de la même façon quelques fondements énoncés par Thomas Piketty. La mission que s’est fixée Alain Bouchard, dont vous parliez dans ce billet, est articulée dans cette direction.

En cette occurrence, c’est le rôle qui est échu aux détenteurs de la richesse qui devient la source première du questionnement. Quand l’essentiel de l’exercice consiste à accumuler de la richesse pour la richesse ; quand cette richesse par divers dispositifs ne retourner qu’infinitésimalement dans l’économie réelle, pour objet de produire et renouveler la richesse. Il devient possible de constater alors, que ceci contribue à instaurer le déséquilibre planétaire qui finalement rend justifiable toutes les formes perverties d’idéologies, incluant les plus destructrices qui inéluctablement ne pourront conduire qu’au chaos.

Bravo M. Duhamel, vous avez bien l’ambition de faire parti de la Troïka » Banco-Politico-Médiatique » dont la propagande précipite l’Humanité vers la misère climatique et les guerres payantes pour au moins un certain 1 % qui se croit bien à l’abri…

Mais Vous, comme Nous tous et Nos enfants, serez vous bien à l’abri ????

Le choix de la photo illustrant votre article est PERVERS et MESQUIN…. Lorsque l’on parle du 1 %, on désigne les ULTRA-RICHES, ceux qui font parti de dynasties multi-gérationnelles, ceux qui investissent les pouvoirs publiques pour assurer le maintien de leurs privilèges et des politiques d’évitement fiscal, si chères au gouvernement canadien…. Voir: Les Paradis fiscaux: La filière canadienne par Alain Denault et LES MILLIARDAIRES: Comment les ultra-riches nuisent à l’économie. Par Linda McQuaid et Neil Brook.

M. Alain Deschamps correspond-t-il à cette caste ???? Que pensez-vous de la notion de DÉSINFORMATION….?

Non mais qu’est-ce qu’on lit comme connerie dans les commentaires. Je vais simplifier les choses:

1) ce n’est pas pcq c’est légal que c’est moral;
2) en admettant que les riches créent de la richesse, ils pourraient aussi la partager;
3) les riches n’hésitent pas à délocaliser leurs entreprises pour appauvrir leurs concitoyens et exploiter les 2 autres tiers des humains de la planète;
4) la croissance économique infinie est impossible quand les ressources sont limitées;
5) les chinois (que nous exploitons comme s’ils étaient nos esclaves) ne se sont pas vraiment enrichis. D’ailleurs ils commencent à sous-traiter en afrique pour diminuer le coût des bébelles qui nous rendent si « heureux »;
6) toutes vos belles théories sur la richesse et le capitalisme vont devenir caduques quand il n’y aura plus de pétrole.