Le siècle du train ?

Mardi, Bombardier Transport annonçait un contrat pouvant aller jusqu’à 2,4 milliards de dollars avec les chemins de fer allemands. Mercredi, le premier ministre Gordon Brown indiquait que Bombardier était « bien positionnée » pour remporter les appels d’offres déjà lancés pour un futur train rapide britannique. En fait, il me semble qu’il n’y a pas une semaine sans qu’un communiqué annonce un autre contrat fumant de la division méconnue et mal-aimée de Bombardier.

Avec Alstom et Siemens, Bombardier est un des géants mondiaux du transport ferroviaire avec une présence dans 60 pays et un parc de 100 000 véhicules. Au troisième trimestre qui se terminait le 31 octobre dernier, Bombardier Transport affichait des revenus en hausse de 21 % et une intéressante augmentation de sa marge bénéficiaire.

L’avenir s’annonce intéressant. Si les Britanniques vont de l’avant avec un train à haute vitesse, on parle d’un investissement de 36,2 milliards de dollars. Peut-être que le président Obama et, qui sait, le premier ministre Harper, ont des projets similaires dans les grands chantiers d’infrastructures qu’ils sont en train de concocter ?

On assiste depuis 30 ans à une renaissance du transport ferroviaire. Les grandes agglomérations comptent sur lui pour diminuer le trafic automobile entre les banlieues et les villes centres alors que les gouvernements sont fascinés par les trains à haute vitesse. Les coûts énormes constituent jusqu’à présent un obstacle majeur, surtout en Amérique du Nord. Mais de tels projets ont le grand avantage de générer beaucoup d’emplois et d’être irréprochables d’un point de vue environnemental.

À quand des trains à haute vitesse entre Québec, Montréal, Toronto et New York ? J’en rêve, moi qui adore voyager en train.

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À lire aussi : Le tunnel qui sauvera les Alpes.

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Les gouvernements britanniques et allemands ne devraient-ils pas subventionner leur propre industries et accorder des contrats aux entreprises locales sans appel d’offre pour stimuler leur propre économie?

À quand le retour du train, le meilleur moyen de transport pour les distances de 1000 km et moins ?
Il y aurait une conspiration contre le train, depuis les années trente, je ne sais pas, mais on dirait qu’il y a du vrai là-dedans !
Un train rapide Québec-Windsor serait une merveille ! Beau projet pour un pays en crise économique. Mettons-nous à l’œuvre aujourd’hui, quoiqu’en pensent Air Canada et GM…

Un TGV Québec-Montréal. Place Ville-Marie à la gare du Palais en 1h30. Rêvons. Ca fait juste 30 ans qu’on en parle. Mais comme Labaume est pour le projet, qui sait?

Ne le criez pas sur les toits, mais BBD.B a rebondi de 50% depuis son creux en novembre
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Déficit américain: 1,200 milliards. C’est le PIB du Canada! C’est 4k par américain! Chaque petite famille américaine de 4 personnes devrait envoyer 16k de plus chaque année à Washington juste pour balancer le budget!!!
4k c’est comme si Monique faisait un déficit de 30 milliards! Voilà l’héritage que le héros de nos Adéquistes lègue aux Américains!

Il faudrait développer le réseau, pas juste construire des trains. Il suffit d’un déraillement pour que toute la circulation soit arrêté.

Et il n’y pas juste le train, il y aussi le St-Laurent.

Moins de camions = moins de dépense énergétique = moins de dépendance énergétique = moins de circultaion sur les routes = moins de routes endommagés, bref des centaines de millions en économie… mais c’est le moyen le plus rapide de transporté la marchandise. Il faudrait une gestion différente des stocks.

«Et il n’y pas juste le train, il y aussi le St-Laurent.»

En effet. Le cabotage est un moyen de transport très utilisé en Europe et sur le Mississipi.

Il faut revoir sinon voir le film de Perreault, «Les Voitures d’eau», qui nous présente le souvenir des goélettes qui ont sillonné le St-Laurent.

Un train rapide Québec Windsor serait une absurdité complète, le nombre de passagers ne justifie absolument pas l’investissement gigantesque que ça prendrait. Votre rêve est celui d’un coûteux éléphant blanc.

Quand aux marchandises le transport ferrovière se développe, une gare inter-modale est d’ailleurs sur le point d’être construite à l’ouest de l’ile de Montréal.

Bien que j’adore voyager en train, je ne pense pas qu’un train haute-vitesse soit économiquement viable dans le corridor Québec-Windsor ou vers New York. Ceux qui sont pressés préfèrent l’avion ; ceux qui ne le sont pas préfèrent l’automobile. Par contre, il y beaucoup trop de camions sur la 401. Il faut trouver des nouveaux moyens de transport pour la marchandise – ou construire une nouvelle autoroute !

Ce que j’aimerais vraiment voir c’est l’élargissement de la concurrence dans le transport aérien. Lors de mon séjour en Australie j’ai été grandement impressionnée par la qualité du service de Virgin Airlines – à des prix ridiculement bas comparativement au Canada. Un aller Sydney / Adelaide acheté seulement quelques jours avant le vol m’a coûté 120 $ ; un trajet sur une distance comparable me coûterait trois fois ce prix au Canada. Et il n’y a que quelques vingt millions d’Australiens.

J’admire Richard Branson. Quel homme d’affaires ! Je suis une heureuse abonnée chez Virgin Mobile et je rêve qu’il élargisse son empire au Canada. Allez, Sir Richard, venez faire peur à nos dinosaures de monopoles canadiens.

Le fleuve Saint Laurent oui.

Très bonne idée la voie est déjà construite et plane comme une table de billard. Un système (un train) de barges styles catamaran à faible tirant d’eau pourrait se tenir hors du chenal et circuler en aval des principales rivières.

Les trains et les tramways sabotés par l’industrie automobile, du pneu et du pétrole aura été la grande erreur du siècle en Amérique. Cette erreur donne aujourd’hui une bonne longueur d’avance à l’Asie et l’Europe. Regardez la Suisse présentement un bon exemple.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_de_base_du_Saint-Gothard

Il y aura une facture à payer pour cette erreur.

« Un train rapide Québec Windsor serait une absurdité complète, le nombre de passagers ne justifie absolument pas l’investissement gigantesque que ça prendrait. Votre rêve est celui d’un coûteux éléphant blanc.” (Brasseur)

Bien entendu ce projet n’est pas rentable puisque le privé comme l’industrie de l’automobile et de l’aviation s’y opposent formellement. Il faudrait probablement aussi consulter l’industrie du pétrole et du pneu.

Il faut dire aussi que le transport aérien de ce corridor serait du coup complètement éliminé. Il faudrait à cela ajouter certainement la majeure partie du transport auto. À cela il faut ajouter tout ceux qui prendraient ce train, faute de temps pour prendre l’avion ou la route.

Alors M. Brasseur, quel est ce nombre de passagers qui ne justifierait pas un TGV?

Aussi quel est le nombre de passagers qui justifierait un TGV?

Dans un troisième temps, quel est le nombre potentiel de passagers pour ce corridor?

Bien beau faire des affirmations comme celle d’éléphant blanc, mais encore faut-il qu’elles soient étayées ces affirmations.

Mais est-ce que l’investissement ne créerais pas de l’emploi et des retombées économiques qui elles-même rentabiliseraient celui-ci? Comme on disait, construire un maximum de routes et de ponts pour stimuler l’économie? À quand un calcul des retombées économiques pour prouver la rentabilité de la dépense? Si en plus des gens utilisent le train, c’est une bonne chose non? La densité de clientèle reste un facteur très secondaire.

Vous apportez d’excellent points, Monsieur Fleurent, en particulier sur les problèmes reliés à l’approvisionnement en pétrole.

Ça prendrait toute une volonté de changement des habitudes des consommateurs : un virage – une taxe sur le carbone servant entièrement à financer des baisses d’impôts sur le revenu des particuliers et des sociétés. Évidemment, j’appuie cette approche, comme le font la plupart des économistes canadiens, Charles Laffer et un nombre croissant d’économistes et de commentateurs de droite comme de gauche aux États-Unis !

Je note qu’Obama entend baisser les impôts de pratiquement tout le monde aux États-Unis. Une taxe sur le carbone est peut-être plus proche qu’on l’imagine. Les Américains associent l’économie et la sécurité nationale – ce que nous ne faisons pas au Canada. La sécurité nationale, l’approvisionnement et la dépendence au pétrole sont des enjeux économiques de première importance chez nos voisins – et dans de nombreux autres pays. Si pareille taxe devient réalité et que les États-Unis décident de pénaliser les importations provenant de pays qui ne taxent pas les émissions de carbonne, on aura pas le choix. Et des projets comme celui d’un train à grande vitesse dans le corridor Windsor-Québec pourraient être rentables.

En France la distance Paris Agen 705 Km 110 euro.

Paris – Bayone 766 Km durée 5 heures 18 min 160,40 Euro deuxième classe pour 2 personnes. Avec 2 heures de plus pour le trajet c’est le tiers du prix 49,80 euro.

Dépendamment d’où l’on prend le train en général, il est aussi rapide que l’avion, parfois plus et beaucoup plus souple. Le problème avec l’avion est qu’on doit se rendre à l’aéroport, peu importe si vous avez affaire 200 Km avant cette dernière. Le train lui le fait.

En France, le TGV a balayé le transport aérien sur ses corridors. Le service et le prix aérien n’arrive pas avec le train.

Québec Windsor couvrirait une population de plus de 14 millions d’habitants. C’est pratiquement le quart de la France.

Il est à noter qu’il faut arriver une heure à l’avance à l’aéroport. Pendant ce temps, le train lui, a fait 263 KM.

Si un train TGV électrique entre Québec et Windsor voyait le jour, la principale retombée serait la diminution importante de GES (gaz à effet de serre). Moins d’autos, moins d’autobus, moins d’avions, moins de camions, moins de VUS, moins de motos; bref, moins de pollueurs !

Avant de comparer le train entre l’Europe et l’Amérique, il ne faut pas oublier qu’en Europe ils sont très nombreux sur un très petit territoire. C’est pas mal plus facile que nous qui avons une très faible densité de population sur un énorme territoire.

@Yvon Fleurent

La France a 60 millions d’habitants sur un territoire équivalent au Québec habité qui en compte 7.

Il y a actuellement environ un avion toutes les 1/2 heure dans les deux directions entre Montréal et Toronto ce qui offre aux passagers beaucoup de flexibilité. Pour offrir la même chose il faudrait beaucoup de trains ce qui n’est tout simplement pas réaliste étant donné le nombres de voyageurs entre ces deux villes.

De plus les infrastructures férroviaires Nord-Américaines ne sont pas celles de l’Europe (pour de bonne raisons) y implanter un TGV exigerait des investissements considérables.

Si on veut favoriser le transport en commun, particulièrement ferroviaire, on devrait commencer par arrêter de gaspiller les fonds publics en nouvelles routes (dont ce monument à la stupidité, qui nous coûtera 1 milliard, qu’on est en train d’ériger dans le parc des Laurentides) et plutôt les consacrer à la réfection…

« La France a 60 millions d’habitants sur un territoire équivalent au Québec habité qui en compte 7. » (Brasseur)

Voilà qu’il ne tient compte que du Québec après nous avoir parlé de Toronto. C’est seulement avec l’art de désinformer que Brasseur et les libertariens essaye de nous convainque.

Va apprendre ta géographie et tu verras qu’il y a plus de 14 millions d’habitants qui sont autour de la ligne Québec Windsor, juste pour une ligne.

De plus les infrastructures pour le TGV n’existaient pas avant le TGV en France comme ici. Absolument rien à voir avec les voies ferrées actuelles.

C’est à se demander s’il a déjà pris l’avion Montréal Toronto. Comme si les avions ne coûtaient presque rien.

Décidément ils sont tous pareils; pro char, pro pétrole, pro tires, pourvu que le gouvernement paye les routes et qu’ils ne payent pas d’impôts.

Pour en revenir à la rentabilité du train, il faut se rappeler le métro de Montréal au temps où Drapeau était traité de rêveur. Pourtant aujourd’hui on donne expansion à son rêve.

Mme King je crois que souvent nous sous-estimons les USA sur le plan environnemental. Il est vrai que même si ils sont de grands défenseurs de l’auto, ils pourraient nous prendre par surprise sur les économies d’énergie. La population est très sensible sur ce plan. Il est très clair pour moi que nous n’avons pas de leçons à leur donner sur ce plan.

Justement voici avec quoi les USA pourraient nous surprendre; le solaire.

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/centre-du-quebec/200810/06/01-26709-becancour-la-future-vallee-du-silicium-solaire-.php

http://www.batiweb.com/news/a.asp?ref=09010710&titre=La-Chine-se-met-au-solaire-grande-échelle&rss=true

http://www.bati-depot.fr/actualite/le-portugal-accelere-le-developpement-du-solaire-1725.html

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M. Etienne je crois plutôt que la grande distance entre les agglomérations importantes est un avantage sur l’Europe pour le TGV.

Jamais un avion ne pourrait rivaliser de vitesse et encore moins de prix sur 200 KM. Le TGV a une vitesse moyenne de 263 KM à l’heure, mais ici cette vitesse serait de beaucoup supérieure vu qu’il y a plus de distance entre les stations et c’est ce qui se produit en France avec les trains qui font moins d’arrêts. Un autre avantage sur l’avion.

Au Canada les distances sont plus longues et d’une façon ou une autre il faut payer pour.
La France maintient en vie une ligne aérienne en attendant que la ligne de train soit prête.

L’absence de train ici a bien plus à voir avec la mentalité que le rationnel, comme ce fut le cas en Californie. De plus il ne faut pas compter que les avions, il faut compter aussi le trafic auto qui serait en majorité transféré au train.

@ francis

C’est quoi votre solution pour sortir cette région de son isolement?

Personnellement je crois que c’est justement à Montréal et ses alentours qu’il ne faut pas construire de route pour bouchonner encore plus la ville.

Enfin une bonne nouvelle. Vive le train. Longue vie au train. Ça ne coûte surement pas plus cher de contruire une voie ferrée qu’une autoroute. S’il n’y avait pas d’autoroute entre Québec et Winsor, ça coûterais combien en construire une? Commençons donc par les troncons où il y a le plus de trafic et on rallongera au fur et à mesure. S’il l’on fait en France pourquoi pas nous?

@Yvon Fleurent

La route actuelle fait parfaitement l’affaire et, pour l’avoir emprunté régulièrement, je peux vous assurer que les utilisateurs y roulent déjà à des vitesses d’autoroute (à 100 km/h, c’est « tasse-toé de là mononc ») et ne rouleront donc pas plus vite lorsque ce sera à 4 voies…

Par contre, on vient d’y doubler les coûts d’entretien (et récurrent avec ça)…

Pour Montréal, je suis parfaitement en accord avec vous (sauf pour la 30)…

« Pour Montréal, je suis parfaitement en accord avec vous (sauf pour la 30)… » (Francis)

Moi aussi Francis pour la 30 mais pour moi c’est le last call. Le pont de la 25 jamais pour moi.

Pour l’autoroute des bleuets c’est justement le » à 100 km/h, c’est “tasse-toé de là mononc” que je n’aime pas. Inutile d’avoir un cruse control. C’est leur seul moyen de communication contrairement à Montréal.

Le manque de fluidité fait partie de l’isolation et ralentit la vitesse et rebute les gens. Dans mon coin aussi négligé, la 55 se rend maintenant à la 20 comme la vieille route le faisait. Maintenant la différence est considérable et aussi sur le réservoir d’essence.
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@ Jacques d

La France a commencé par Première ligne entre Paris et Lyon, la LGV Sud-Est (LN1) environ 500 KM.

Une chose est sûre, le Québec et l’Ontario ont le moyen d’une telle ligne et je suis convaincu qu’elle serait profitable pour l’économie des deux.

Tant qu’a faire…

Il y a déjà eu une étude sur le sujet, mais elle est certainement périmé.

@Yvon Fleurent
D’accord sur le pont de la 25, une aberration totale…

Paur l’autoroute du Parc, je n’étirerai pas la discussion, mais vous ferai remarquer que vos commmentaires me montrent que vous ne l’empruntez pas souvent…

Mon allusion au 100 km/h était pour souligner que, comme la limite est à 90 km/h et qu’à 100 on est « dans les jambes », il n’y a certainement pas de problème de fluidité. Les possibilités de dépassement sont nombreuses pour les « pressés » (il est très rare qu’on reste « pogné » longtemps derrière un « branleux »).
On aurait certainement pu améliorer la situation mais à une fraction du prix d’un 4 voies « all the way » (je me permets de rappeler les coûts supplémentaires récurrents d’entretien que cela générera).
Et dernier point, le gouvernement a d’ailleurs du contourner ses propres critères d’achalandage (trop bas) pour en justifier la construction…

Pour ce qui est du sujet du billet, je suis d’accord avec le principe d’un TGV; ma seule crainte étant que le gouvernement complique tellement les choses, en y insérant des éléments autres que techniques (des politicailleries), qu’il en fasse une tour de babel inutile et coûteuse…

@ francis

.Pour ce qui est du sujet du billet, je suis d’accord avec le principe d’un TGV; ma seule crainte étant que le gouvernement complique tellement les choses, en y insérant des éléments autres que techniques (des politicailleries), qu’il en fasse une tour de babel inutile et coûteuse… »

Ça M. Francis, que ce soit privé ou publique on n’es sortira jamais. Il faut troujours un nanan pour quelques uns dépendamment de la surveillance des actionnaires ou des citoyens.

Cette crainte ne doit pas être un empêchement à un projet.

Bonne soirée.

Peu importe le projet d’infrastructure, si on le fait ça crée de l’emploi et des retombées économiques supérieures à l’investissement.. donc c’est rentable non?