Le supplice de la goutte d’eau fiscale

C’est quand on compile les manchettes nous annonçant des hausses de taxes, tarifs ou droits que l’on se rend compte de l’effet cumulé de toutes ces mesures sur notre portefeuille.

Une annonce à la fois, cela n’a pas l’air si pire. C’est quand on compile ces petites manchettes nous annonçant des hausses effectives ou probables des taxes, tarifs ou droits que l’on se rend compte de l’effet cumulé de toutes ces mesures sur notre portefeuille.

Les mesures du dernier budget provincial (hausse des taxes sur l’essence, palier d’impôt supplémentaire, maintien et réaménagement de la taxe santé) et les hausses induites par les restrictions budgétaires fédérales et provinciales ou l’inflation (hausse des frais d’immatriculation, du transport en commun, Régie des rentes, assurance-emploi) se seraient traduites cette année, selon mon collègue André Dubuc de La Presse, par une ponction supplémentaire d’environ 550 dollars par ménage. 550 dollars de moins dans nos poches pour épargner ou consommer, cela commence à paraître. De son côté, l’Institut Fraser estime que la facture d’impôt totale des ménages québécois augmentera de 1340 dollars en 2013, en hausse de 3,6 %.

La famille canadienne moyenne consacre déjà 42,7% de ses revenus aux impôts et divers divers. C’est plus que pour se nourrir, se loger et s’habiller. Depuis 1961, le fardeau fiscal a augmenté de 1787% selon l’Institut Fraser, plus que le logement (+1290%) dont l’évolution des coûts inquiète tant. On sait aussi que les ménages québécois sont les plus taxés au Canada.

Ce qui dérange, c’est que les 550 dollars de 2013 s’ajoutent aux milliards supplémentaires récoltés au cours des dernières années et au flot ininterrompu d’annonces de hausses de taxes ou de coûts réelles ou demandées.

Le gouvernement a coupé 215 millions de dollars dans les budgets des commissions scolaires. Ces dernières haussent les taxes scolaires, de plus de 25% dans certains cas.

Pour payer les éoliennes non nécessaires et répondre aux attentes du gouvernement, Hydro-Québec demande de hausser ses tarifs de 5,4% en avril prochain. Le gouvernement évoque la possibilité d’une nouvelle contribution santé de 1,4 milliard sur 10 ans pour financer le maintien à domicile des aînés. On parle aussi d’une cotisation supplémentaire pour financer une rente de longévité (1,65% du salaire et 1,65% de l’employeur) pour les personnes de plus de 75 ans.

On pourrait justifier chacune de ces mesures. Le problème, c’est qu’il faut les additionner. Mises ensemble, elles diminuent encore plus le pouvoir d’achat des citoyens et plombent l’activité économique. En retour, cela se traduit par moins de revenus fiscaux… et de nouvelles taxes.

C’est à devenir fou…

*****

Wikipédia et le supplice de la goutte d’eau:
Le supplice de la goutte d’eau serait une méthode de torture d’origine chinoise consistant à attacher un condamné immobile sur une planche. Dès lors, à intervalle régulier, une goutte d’eau tombe sur son front. Il en résulterait une altération physique et psychologique de la victime, qui finit par devenir folle.




 

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37 commentaires
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Pourtant il y a des solutions. Y`a trop de monde qui travaille pour le gouvernement et ses organismes. Ce sont des dépenses, pas de la création de richesse. On a pas besoin d`autant de députés, de fonctionnaires, d`organisme de toutes sortes financés par les payeurs de taxes qui gèrent nos vies. Ça prend plus de gens qui créent de la richesse au lieu d`être des dépenses. Et pour ça, il faut créer des emplois pour les faire travailler dans la création de richesse. Il faut exploiter notre pétrole, notre gas, pour nous même au Québec et pour l`exportation. Exploiter aussi notre uranium pour l`exportation. Il faut baisser les taxes et impôts des entreprises pour en attirer des nouvelles et pour que ceux déjà ici embauchent plus d`employés.

Mais pour arriver à ça. Ça prend un peuple qui fait des efforts au lieu d`être un peuple de dépendant du gouvernement qui lui est dépendant des emprunts. Ça prend des gens qui ont pas peur de prendre leurs responsabilités individuelles. Sinon, si on continue dans le même sens, un peuple de materné et d`assisté, on s`en va droit vers la catastrophe.

« Il faut baisser les taxes et impôts des entreprises pour en attirer des nouvelles et pour que ceux déjà ici embauchent plus d`employés.», écrivez-vous. En réalité ce n’est pas nécessaire. D’abord il y a celles qui s’en donnent à cœur joie via les paradis fiscaux.

Ensuite il y a celles comme la MMA qui réclame la protection des tribunaux pour ne pas assumer leurs responsabilités. Cette entreprise est l’exemple parfait de phénomène suivant : privatiser les revenus et les profits et nationaliser les coûts et les frais. J’aimerais bien savoir combien, au cours des 10 ou 15 dernières années, le grand patron de la MMA s’est payé comme salaire, bonus et avantages. J’ai comme l’intuition qu’il n’a pas vécu comme un « quêteux » ce petit monsieur.

«Le capitalisme ne donne pas ce qu’il a promis et donne ce qu’il n’a pas promis : la pollution, le chômage et – c’est le plus important – la dégradation des valeurs jusqu’au niveau où tout est acceptable et où personne n’est responsable»
[Joseph E. Stiglitz; Le Prix de l’Inégalité]

Avez-vous fait la liste de ce que votre petite famille canadienne de 4 personnes au Québec reçoit des contribuables?

La Carte-Soleil gratos. 30 milliarsds/8 millions, ca fait 3,745 piassses de la carte. Multipliez par 4 pour la famille. Ou par 10 si votre enfant a de gros problèmes de santé (pis si vous n’êtes pas content plaignez-vous au Journal de Montréal)

Le congé de maternité. Un gadget unique en Amérique du Nord. 50 semaines à 80% du salaire. La vie est belle est au Québec

Le congé de parternité. Un autre gadget unique en Amérique du Nord.

Les autoroutes gratos (etez-vous allé en France cet été? Ou au Japon? Ou au New Jersey? Ou en Italie? 300 piasses pour traverser la Botte italienne en péage.)

Les garderies à 7 piasses. Ca coute 50. Les contribuables paient 43 piasses fois le nombre de jours dans l’année où Jade ou Félix vont voir leurs tizamis Dans les 10,000 piasses!!!!.

L’école gratos. C’est plus de 10k par année

Le cegep gratos. Vous pouvez devenir infirmières ou flics sans jamais payer de frais de scolarité de votre vie, un autre gadget unique en Amérique du Nord.

L’université à 2,2k par annnée. Un autre gadget unique en Amérique du Nord, en plus d’un substantiel programme de prets et bourses..

Un salaire minimum à 10,15 l’heure (saviez-vous qu’un travailleur américain sur quatre ne gagnait pas 10 piasses de l’heure.

Les tarifs d’électricité parmi les moins chers au monde.

Tannés de payer? Ok, on coupe ou?

Si on mettait en place les mesures nécessaires pour éviter l’évitement fiscal via les paradis fiscaux, peut-être que l’entretien de nos infrastructures serait moins problématique. C’est comme dans la chanson, « Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir ! »

C’est aussi sans parler des milliards engloutis dans la corruption et la collusion.

Je suis de plus en plus fatigué d’entendre les plaintes répétées de tout ceux qui ne veulent pas payer d’impôt mais qui sont les premiers à se plaindre du piètre état de nos routes, de nos écoles ou de nos hôpitaux. En plus ils se plaignent également des coûts de l’administration de la justice. On ne s’en sort pas.

Il faut nécessairement revoir les privilèges fiscaux accordés aux vrais détenteurs de la richesse, ceux qui composent le fameux 1%. Si ces derniers payaient le même pourcentage d’impôt que la classe moyenne paie, les chances sont que les coffres de l’État seraient moins dégarnis.

Pour ceux qui n’ont pas peur de remettre leurs idées en causes, je leur conseille cette lecture tout à fait instructive : « Le Prix de l’Inégalité » de Stiglitz. Ça ouvre l’esprit en nous faisant sortir de nos ornières intellectuelles.

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

S’il y a des paradis fiscaux, c’est qu’il y a des enfers fiscaux dont le Québec.

Pour le mythe du 1%, je vous suggère cette lecture très instructive:

http://www.antagoniste.net/2013/01/30/les-legendes-urbaines-du-1/

Et celle-ci:

http://www.antagoniste.net/2013/01/31/le-declin-tranquille-xii-la-richesse/

Bref, votre philosophie économique se résume à une seule chose: tuer la poule aux œufs d’or. Même les enfants de prématernelle comprennent la stupidité de cette façon de faire!

Même si l’État confisquait la totalité de la richesse des très rares riches qui s’entêtent toujours à continuer de vivre au Québec, ceci ne couvrirait qu’à peine quelques jours des dépenses du Québec et nous priverait des avantages que ces riches nous apportent car imaginez-vous une seule seconde la réaction qu’auront ces riches si l’on planifie de leur confisquer LEURS biens. Ils ne resteront pas inactifs à se faire plumer. Vous vous rappelez la réaction des Québécoises et des Québécois ORDINAIRES lorsque votre Parti québécois gauchiste a entrevu d’imposer rétroactivement les gains en capital l’automne dernier? Imaginez maintenant la même réaction mais à plus grande échelle.

Je vous suggère également d’écouter cette entrevue sur l’incontinence fiscale québécoise:

http://jomarcotte.wordpress.com/2013/08/07/incontinence-fiscale/

Faux ! Archi faux !

Les paradis fiscaux existent pour toutes les entreprises où qu’elles soient situées. Évidemment il ne faut pas être un génie pour comprendre qu’une entreprise qui est située sur un territoire réputé pour être un paradis fiscal n’aura aucun intérêt à organiser ses affaires pour profiter des largesses d’un autre paradis fiscal.

J’imagine que si votre thèse s’avérait, aucune entreprise américaine ou britannique n’utiliserait les paradis fiscaux puisque la fiscalité américaine ou britannique leur est plus favorable. Évidemment l’expérience montre clairement le contraire. Plusieurs multinationales américaines ou britanniques utilisent au maximum les paradis fiscaux uniquement pour engranger le plus de profits possible. Ces entreprises se foutent complètement de la société qui les fait vivre. Elles éludent ainsi des milliards de dollars en fiscalité.
Nous devrions redonner de la place au concept derrière l’expression rendue célèbre par David Lewis : «corporate welfare bums.»

Les seuls endroits où les paradis fiscaux ont le moins d’impact ce sont sur les territoires qui ont décidés d’être plus sévères envers leurs «corporate welfare bums.»

J’estime donc que tous ces défenseurs de ces «corporate welfare bums» doivent être bien malheureux de vivre ici. Au fin fond de la jungle ou du désert, il n’y a aucune fiscalité. C’est la liberté totale. La loi de la jungle en somme. Bizarre qu’on n’y retrouve pas plein de libertariens comme vous. À quoi ça tient ? Est-ce car il n’y a personne à exploiter ?

« Entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »
[Lacordaire]

Je répète: prenez tous les riches du Québec (les rares VRAIS riches, pas ceux qui font $50,000.00 / année comme les qualifie Revenu Québec!!!), confisquez-leur leurs biens au COMPLET (incluant ceux transférés dans les abris fiscaux), remettez cet argent au gouvernement québécois et vous couvrirez les dépenses de l’État québécois pour une grosse semaine tout au plus et il ne vous restera plus aucun riche sur qui compter pour payer vos élucubrations gauchistes car ils auront depuis longtemps déserté votre enfer fiscal.

Vous pourrez alors vous attaquer au 1% suivant et les écœurer eux également et ainsi de suite jusqu’à épuisement des contribuables.

Vous aurez alors gagné votre pari, et vous vous retrouvez entre gauchistes purs et durs…mais sans plus personne pour payer la note car comme vous le savez (peut-être?), le socialisme est un parasite qui a besoin d’un hôte, la capitalisme pour se faire vivre; il tire sa subsistance de la différence entre votre salaire brut et votre salaire net.

Quelqu’un a déjà publié une petite histoire à ce sujet qui impliquait 10 buveurs de bière et qui, au final, se retrouvaient entre pauvres avec personne pour payer leur bière…

Franchement, vous n’avez aucune idée de la dynamique complexe et nécessaire de la répartition de la richesse. Votre proposition :«confisquez-leur leurs biens au COMPLET (incluant ceux transférés dans les abris fiscaux), » est tellement farfelue et dehors de toute réalité. C’est comme si on proposait de transférer le contenu du Lac St-Jean dans le Sahara et qu’on s’amusait à en évaluer les conséquences. Vos prémisses sont absurdes, loufoques et ne peuvent mener qu’à des bizarreries intellectuelles et idéologiques sans aucun lien avec la réalité.

Revenez sur terre nom de Dieu ! Vos théories et vos hypothèses ne tiennent tout simplement pas la route.

«Rien n’est si dangereux qu’un imbécile qui a les apparences d’un homme intelligent.»
[Edouard Herriot]

@ François 1 :

1-Les Paradis fiscaux, n’ont de paradisiaque que l’appellation.

2-Certains fonds corporatifs transitent par ces paradis, lorsque la majorité des corporations payent heureusement leurs impôts et leurs taxes en excellents citoyens corporatifs qu’ils sont.

3-Certains particuliers, soit directement, soit par le truchement de sociétés écrans transfèrent des fonds dans ces paradis. L’Objectif n’est pas nécessairement d’échapper à l’impôt. Les objectifs diffèrent d’un individu à l’autre. L’objectif visé pour quelques-uns d’entre eux, serait plutôt de constituer une réserve à l’abri du fisc et de l’impôt. Il n’est pas rare même que ces gens souhaitent simplement verser quelques choses à des proches, le moment venu.

Aussi les paradis fiscaux sont plutôt dans ce cas des réserves patrimoniales et ce sont dans plusieurs pays les règles de succession en cas de décès qu’il faudrait simplifier et assouplir. Ce qui soit-dit en passant est à la portée de n’importe quel gouvernement.

4-Malheureusement, ces paradis fiscaux sont dans les faits de véritables enfers. Si certains pays comme la Suisse ont pris des mesures à fin de se libérer si besoin est du secret bancaire. C’est parce que de nombreux fonds transférés sont issus du crime organisé. Ici tous les crimes sans exceptions sont représentés. Bien qu’on n’ait pas de chiffres définitifs. L’argent du vice et du crime représente des sommes colossales qui ont un impact nocif sur absolument toutes les économies du monde.

Bien sûr dans ce cas, ces transferts servent au blanchiment ; cet argent sale vient polluer l’économie réelle lorsqu’il est finalement réinjecté pour financer certes une portion de l’économie réelle et simultanément encore soutenir d’autres gains produits par le vice, autant d’activités qui comme un cancer retirent à chaque année quantités de forces vivent du monde, frappant ainsi sournoisement toutes les classes confondues. Lorsque quoiqu’il en soit ces produits échappent pour ainsi dire toujours à quelque forme de taxation que ce soit.

5-Le salaire et autres avantages consentis aux mieux nantis ne tient pas seulement compte des talents des plus hauts dirigeants, il prend toujours en compte la fiscalité propre à chaque pays où exercent ces « top managers », ainsi si les prélèvements augmentent pour ces « corporates », le salaire et autre bonis qui leurs seront versés prendront en compte tous ces aspects.

Au contraire, les revenus et les salaires des moins nantis ne prennent que plutôt rarement en compte ces paramètres qui pourtant font que dans un cas vous êtes à l’aise et que dans l’autre vous rejoignez la cohorte des économiquement faibles. Dont la gestion supplémentaire de ce fardeau social a nécessairement un impact sur la fiscalité.

*****
On voit bien dans ce vaste débat, que ce ne sont pas seulement la question des prélèvements sur laquelle on doit se pencher, puisque les prélèvements sont en quelques sortes corollaires des choix faits en amont au niveau de l’investissement. C’est plutôt le « contrat social » et les choix de société qui gagneraient à être dûment révisés. D’ailleurs certains principes ultra-libéraux de l’École de Vienne, ne sont pas contraires au bien-être social, peu s’en faut ! Cela requerrait plus de transparence quant à la provenance et aux usages qui sont faits de tous les capitaux.

Contrairement à l’adage, l’argent peut avoir une odeur. Ouvrez votre portefeuille et humez-en les effluves jusqu’à l’extase avec délectation 🙂

Un récent sondage de la BMO nous apprenait que :
83 % des ménages canadiens sont endettés en 2013. EN 2012, ils n’étaient que 74%. Les canadiens dépensent de moins en moins d’argent pour rembourser leurs dettes. 986 $ en moyenne contre 1138 $ l’an passé.

Mais la bonne nouvelle c’est que pour plus de 40%, le niveau d’endettement baisse depuis cinq ans et que 58% des personnes interrogées estiment qu’elles se seront libérées de leurs dettes d’ici 5 ans.

Il est possible que les gens rêvent singulièrement en couleur…. Mais peut-être pas. On verra….

La banque TD va un peu aussi dans ce sens, puisqu’elle considère que le taux d’endettement des canadiens est sage lorsque comparé à celui des américains.

Voici quelques jours Radio-Canada nous apprenait que de plus en plus de canadiens pensent qu’ils mourront avec des dettes mais ne semblent pas s’en formaliser plus que cela, puisqu’ils ont intégré le crédit dans leur style de vie.

L’augmentation de toutes sortes de prélèvements est une aubaine pour les banques, puisque tout cela contribue à garantir leur rente et aussi leur profits en assurant à leur aimable clientèle une marge de crédit raisonnable mais suffisante pour parer à l’ensemble de ces dépenses supplémentaires pratiquement incompressibles pour les citoyens. Qui plus est le taux du crédit est toujours plus élevé sur ce type de découverts autorisés, peu importe que le taux directeur de la banque du Canada soit très bas. Sans compter les frais supplémentaires si par mégarde il vous venait de faillir à vos obligations.

Il s’agit donc bien dans la circonstance d’un choix de société ; de savoir optionnellement si ce que veulent les gens, c’est de vivre toute leur vie à crédit ou bien d’épargner en vue d’obtenir du crédit au besoin. Ces choix et de tels aspects ont aussi une incidence sur le volume de crédits alloués, sur les exigences minimales au niveau du revenu de l’emploi, sur le taux d’employabilité et même sur notre capacité de générer des richesses et de la prospérité. Bien sûr intrinsèquement sur les prérogatives qui devraient revenir à l’État. Évidemment, tout cela ne peut avoir qu’un impact sur la dure réalité de la fiscalité puisque trop de prélèvements de toutes sortes réduisent la perspective d’un véritable impôt progressif pour tous. Tout est lié.

Si ce n’est que d’après mes observations, nos concitoyens ne vont pas descendre massivement dans la rue, si leur facture d’Hydro devait s’accroitre de 5 ou de 6%. Et il n’y aura pas de d’automne érable parce que la taxe scolaire et certains frais afférents sont devenus prohibitifs dans certaines Commissions qui ne savent plus comment faire pour maîtriser leurs frais.

Je me garderais bien ici de faire le procès du gouvernement actuel, car leurs prédécesseurs ont su non sans brio ouvrir la voie et paver le chemin. Mais faut pas s’étonner si les gens coupent dans quantité de bonnes choses que voici 15 ou 20 ans ils pouvaient sans problème se payer au comptant.

Que voulez-vous…ça prend de l’argent…beaucoup…beaucoup d’argent pour payer les tapocheux de chaudrons et les carrés rouges qui sont au pouvoir à Québec.

Et ajoutez à cela le troupeau de fon-fons syndiqués à l’os et très généreusement pensionnés et qui ne cesse d’augmenter (les derniers en lice étant les gardiennes d’enfant étatiques!!!) et auxquels il ne faut surtout s’attaquer, droits acquis et gouvernance souverainiste obligent, et vous avez un aperçu du « modèle québécois » dans toute sa splendeur.

Pas surprenant que personne ne nous imite…

Au Québec, 80% des contribuables qui n’ont accès à aucun fonds de pension et qui ne peuvent compter que sur LEURS économies propres accumulées à force de travail acharné tout en étant les plus tarifiés en Amérique (ça tient presque du miracle!!!) subventionnent 20% de privilégiés gras durs employés de l’État. Et on n’a pas encore abordé le dossier de l’efficacité et de la performance de ces dits employés… Voilà la vérité!

20% de privilégiés qui exploitent 80% de défavorisés. Et on vient nous parler de « justice sôôôciale »!!! Et en plus, certains viennent ici nous parler du 1% de riches… Eh misère.

Le Québec se dirige drette dans un mur (ça devient de plus en plus clair à mesure que le temps passe) et ça fait des dizaines d’années que nos actuaires le prédisent mais nos politiciens sont trop lâches pour nous dire la vérité, pour remettre en question le troupeau de vaches sacrées et pour prendre les mesures nécessaires pour corriger cette situation qui se détériore à une vitesse grand V. Au contraire, ils multiplient les interventions qui, au final, créent encore plus de problèmes qu’ils n’en solutionnent.

J’ai été témoin juste cette année de 3 départs de personnes qui ont quitté le Québec pour d’autres cieux plus cléments pour les contribuables. Elles étaient toutes les trois de bonnes personnes Québécoises parlant le Français et tout le kit mais elles en avaient marre de l’ambiance politique et fiscale. Comme bien d’autres avant elles, elles ne reviendront pas si ce n’est pour visiter leur famille de temps à autre et se rendre compte combien leur décision était sage.

J’invite ici les gauchistes et les socialistes à se débarrasser de leurs œillères et à se remettre en question. Il y a de notre futur.

Vous n’en avez pas marre d’endetter NOS enfants? Moi si!

L’incontinence fiscale doit cesser!

Il y a sûrement eu 3 autres personnes immigrantes qui ont quitté leur pays d’origine pour venir payer des taxes ici. Donc …

Au fait, sommes-nous en déficit de côté-là ? Y a-t-il plus de citoyens canadiens qui quittent qu’il y a de personnes qui essaient de devenir citoyens canadiens ? Il y a même des citoyens qui se plaignent que nous ouvrons trop nos portes à l’immigration et d’autres évidemment qui disent strictement le contraire.

Votre argument est complètement absurde une autre fois encore. Vous devriez vous rendre compte de la faiblesse de vos arguments et réfléchir un peu plus avant d’écrire.

«L’excès du langage est un procédé coutumier à celui qui veut faire diversion.»
[François Mitterrand]

Oui Denis, nous sommes en déficit « de ce côté-là » également.

Notre taux de rétention des immigrants est dangereusement bas. Une fois installés au Québec, ces derniers sont mieux en mesure d’évaluer les différentes options que leur offrent les autres provinces canadiennes (impôts plus raisonnables, services étatiques plus rapides et mieux accomplis malgré les impôts plus bas, facilité de créer des entre prises, présence syndicale minimaliste, etc… et plusieurs déménagent ailleurs après avoir subi les affres du système socialiste québécois.

Comme d’habitude, vous avez la mauvaise manie de nous lancer des statistiques frivoles. Une consultation rapide sur le site de la RRQ, vous aurait appris qu’il y a 58% des travailleurs qui n’ont aucun régime complémentaire de retraite (puisque c’est bien d’un régime complémentaire dont vous faites allusion) contrairement à votre affirmation (80%).

Les régimes de pensions complémentaires des employés de l’État sont des salaires différés auxquels les employés participent à leurs financements, ce n’est pas un « cadeau » de l’État ni l’exploitation de ceux qui n’ont aucun régime complémentaire. Sans régime complémentaire de pensions, les employés de l’État auraient négocié des salaires plus élevés pour compenser le sacrifice de revenus qu’ils font en versant à un régime complémentaire de pension.

« Les régimes de pensions complémentaires des employés de l’État sont des salaires différés auxquels les employés participent à leurs financements, ce n’est pas un « cadeau » de l’État ni l’exploitation de ceux qui n’ont aucun régime complémentaire. Sans régime complémentaire de pensions, les employés de l’État auraient négocié des salaires plus élevés pour compenser le sacrifice de revenus qu’ils font en versant à un régime complémentaire de pension. »

70% des pensions des fon-fons sont payés par le gouvernement (NOUS TOUS)!!!

De plus, avec ces fonds de pension à cotisation pré-déterminées, c’est l’employeur (NOUS TOUS) qui devons renflouer la caisse comme c’est le cas présentement.

Les fon-fons ont DÉJÀ un salaire au-dessus des conditions normales, une charge de travail risible, une certaine sécurité d’emploi ET des conditions de travail idylliques.

N’importe quel Québécois qui a un membre de sa famille qui « travaille » pour l’État est en mesure de s’en rendre compte

Mon Dieu François, vous faites surement des cauchemars pour vous lever à 5h00 et écrire ces lignes. La fixation que vous avez sur les Fon-fons « grassement payés » est peut-être un présage de quelque chose de plus sérieux.

Je suis néanmoins d’accord avec vous, il faut arrêter de payer les fon-fons à des salaires si mirobolants. Coupons les salaires et engageons les moins compétents, c’est ce que nous méritons nous les Québécois! Beau raisonnement!
Curieux que l’on ne parle du fond de pension « exorbitant » des fonctionnaires que depuis le crash de 2008? Quand tout le monde faisait de l’argent avec ses placements, tout allait bien. Pourtant, en regardant mes relevés, je crois avoir récupéré ce que j’avais perdu en 2008 alors, faudrait oublier la rancœur (ou l’envie)

Ah…parce qu’ils sont « compétents » nos fonctionnaires, ceux-là mêmes dont nous pouvons tous apprécier les multiples « talents » à la Commission Charbonneau?

N’importe quoi…

Curieux tout de même que le libertarien de dise pas un mot quand il paye plus cher son train de vie. Son traîneau, ses opérations bancaires, ses guenilles, sa poutine pis son mecdo augmentent à cause de l’augmentation du salaire moyen environ 1 100,00$ en 1212.

Le problème est que c’est impossible de faire du Québec bashing avec des choses sérieuses pour le libertarien moyen.
Ça prend des légendes urbaines et puis des préjugés même des mensonges tels que:

« L’attente dans les urgences, les gens ont le temps de mourir, c’est le couloir de la mort. »
Alors que le temps d’attente est de 2 H 02 min.

« Les fon-fons ont DÉJÀ un salaire au-dessus des conditions normales, une charge de travail risible, une certaine sécurité d’emploi ET des conditions de travail idylliques. »
Alors que c’est absolument faux. Les employés de l’état sont recherchés dans le privé.

« De plus, avec ces fonds de pension à cotisation pré-déterminées, c’est l’employeur (NOUS TOUS) qui devons renflouer la caisse comme c’est le cas présentement. »
Alors que :
« Les cotisations de l’employeur et des participants sont versées à une caisse de retraite. Cette caisse représente le » compte de banque » du régime. » (Régie des rentes du Québec)

« 70% des pensions des fon-fons sont payés par le gouvernement (NOUS TOUS)!!! »
Bien sûr que se sont les citoyens qui payent l’état.

« N’importe quel Québécois qui a un membre de sa famille qui travaille pour l’État est en mesure de se rendre compte qu’il ne font rien »
Alors que les employés de l’état sont recherchés dans le privé.

« Le troupeau de fon-fons syndiqués à l’os et très généreusement pensionnés.
Alors qu’ils l’ont payé leur pension.

« Le Québec se dirige drette dans un mur »
Alors que c’est absolument faux.

« Les Québécois sont les plus taxés. »
Alors que la journée d’affranchissement de l’impôt est :

Alberta (19 mai)

C.-B. et Île-du-Prince-Édouard (4 juin)

Manitoba et Nouveau-Brunswick (6 juin)

Ontario (9 juin)

Nouvelle-Écosse (10 juin)

Saskatchewan (11 juin)

Québec (18 juin)

Terre-Neuve-et-Labrador (22 juin)
Même pas la différence de 10 jours sur 182 jours.

Le salaire moyen est de 835,60$ par semaine excluant les salaires agricoles, 42 4512$ par année un niveau de vie moyen égal aux USA.
http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/salaire-moyen-quebec-26072012

Personne ne coure après les taxes, mais des services sa se paye et lis sont moins cher au Québec. Augmentation de salaire de 1100$ et hausse fiscale de 550.

Curieux tout de même que les clowns libertariens de dise pas un mot quand ils paye plus cher leur train de vie. Son traîneau, ses opérations bancaires, ses guenilles, sa poutine pis son mecdo augmentent à cause de l’augmentation du salaire moyen environ 1 100,00$ en 1212.

Le problème est que c’est impossible de faire du Québec bashing avec des choses sérieuses pour le libertarien moyen.
Ça prend des légendes urbaines et puis des préjugés même des mensonges tels que:

« L’attente dans les urgences, les gens ont le temps de mourir, c’est le couloir de la mort. »
Alors que le temps d’attente est de 2 H 02 min.

« Les fon-fons ont DÉJÀ un salaire au-dessus des conditions normales, une charge de travail risible, une certaine sécurité d’emploi ET des conditions de travail idylliques. »
Alors que c’est absolument faux. Les employés de l’état sont recherchés dans le privé.

« De plus, avec ces fonds de pension à cotisation pré-déterminées, c’est l’employeur (NOUS TOUS) qui devons renflouer la caisse comme c’est le cas présentement. »
Alors que :
« Les cotisations de l’employeur et des participants sont versées à une caisse de retraite. Cette caisse représente le » compte de banque » du régime. » (Régie des rentes du Québec)

« 70% des pensions des fon-fons sont payés par le gouvernement (NOUS TOUS)!!! »
Bien sûr que se sont les citoyens qui payent l’état.

« N’importe quel Québécois qui a un membre de sa famille qui travaille pour l’État est en mesure de se rendre compte qu’il ne font rien »
Alors que les employés de l’état sont recherchés dans le privé.

« Le troupeau de fon-fons syndiqués à l’os et très généreusement pensionnés.
Alors qu’ils l’ont payé leur pension.

« Le Québec se dirige drette dans un mur »
Alors que c’est absolument faux.

« Les Québécois sont les plus taxés. »
Alors que la journée d’affranchissement de l’impôt est :

Alberta (19 mai)

C.-B. et Île-du-Prince-Édouard (4 juin)

Manitoba et Nouveau-Brunswick (6 juin)

Ontario (9 juin)

Nouvelle-Écosse (10 juin)

Saskatchewan (11 juin)

Québec (18 juin)

Terre-Neuve-et-Labrador (22 juin)
Même pas la différence de 10 jours sur 182 jours.

Le salaire moyen au Québec est de 835,60$ par semaine excluant les salaires agricoles, 42 4512$ par année un niveau de vie moyen égal aux USA.
http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/salaire-moyen-quebec-26072012

Personne ne coure après les taxes, mais des services sa se paye et ils sont moins chers au Québec qu’en Ontario.

Augmentation de salaire au Québec de 1100$ en 2012 et hausse fiscale de 550$ 2013.

Le tout est de savoir si c’est en impôts pour les hauts salariés ou, en taxes pour paire payer les riches autant que les pauvres.

C’est drôle, mais moi je suis tanné d’entendre que si nous faisions payer les riches et trouvions une solution à la corruption, il n’y aurait plus de problèmes de finances publiques au Québec. Rappelons que 4% (ceux qui gagnent plus de 100,000$ par an) des contribuables québécois contribuent à près de 30% de tous les impôt. On veut quoi, que ce 4% donnent tout leur revenu à l’état? Rappelons que le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches, c’est en encourageant ces derniers à l’exil que notre sort collectif va s’améliorer.

À la corruption, la corruption, elle a le dos large. C’est drôle, mais je crois que la corruption existe parce que l’état est gros, qu’il a de nombreux privilèges à consentir donc certains vont chercher à les accaparer pour eux-mêmes. Regarder les différentes représentations de firmes d’ingénieurs auprès du gouvernement depuis quelques mois, c’est pas édifiant et le gouvernement qui ne sait trop répondre (on joue le chaud et le froid : « la loi c’est loi mais on laissera pas tomber les fleurons de notre économie »). Mon père a une belle image, il dit que l’état brûle 20% de ce que nous lui envoyons (pur perte, programmes inutiles, corruption, etc.). Si je lui envoie 10,000$, l’état va brûler 2000$, mais si j’envoie 5000$, il va brûler 1000$. C’est drôle, mais j’aime mieux la seconde option et pas parce que je suis un gros égoïste, mais il faut rouler 30 minutes sur nos autoroutes (autoroute 10, 20 ou 40 pour se rendre compte de la catastrophe – un milliards $ de travaux à réaliser dans nos écoles publiques de l’île de Montréal, le temps d’attente dans les urgences…). Payer, je suis d’accord, mais pour des services de qualité, oui! A-t-on des services de qualité?

Mais, comme le suggère un des commentaires, on fait quoi? Je l’ai déjà écrit. Grosso modo, Québec octroie 6 milliards de dollars en aide, subvention, crédit d’impôt, et autres bebelles aux entreprises (rappelons que l’Ontario octroie 2 milliards $ pour une économie nettement plus importante). On coupe de moitié : 3 milliards$. De la coupe, 1,5 milliards va à éliminer le déficit et 1,5 milliards $ va en baisse d’impôt aux entreprises, à toutes les entreprises pas juste celles que le gouvernement dans sa grande sagesse voulait aider. Pas compliquer.

Vous écrivez : «C’est drôle, mais je crois que la corruption existe parce que l’état est gros,[…]». Pourtant, de nombreux spécialistes et analystes n’ont pas arrêté de souligner qu’au ministère des Transports et Travaux publics, le régime minceur qu’on lui a imposé depuis des années l’aurait empêché d’avoir l’expertise nécessaire pour encadrer adéquatement et contrôler les travaux sous sa responsabilité.

Il ne s’agit pas d’en envoyer moins à une structure qui gaspille ce qu’on lui envoie. Ce qu’il faut c’est de faire sorte de l’empêcher de gaspiller. Autrement nous risquons de tomber dans un cynisme épouvantable qui ne profitera qu’à ceux qui se graissent la patte avec notre argent. Mais ce n’est pas en réduisant constamment les effectifs de l’État qu’on y réussira. Le croire c’est encore croire à un mythe. C’est de la pensée magique.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements»
[Jean Dutourd]

« Pourtant, de nombreux spécialistes et analystes n’ont pas arrêté de souligner qu’au ministère des Transports et Travaux publics, le régime minceur qu’on lui a imposé depuis des années l’aurait empêché d’avoir l’expertise nécessaire pour encadrer adéquatement et contrôler les travaux sous sa responsabilité. » (sic)

Vous avez omis de mentionner que ces « spécialistes » sont tous des syndicalistes qui ne demandent pas mieux que d’augmenter leur membership…

De plus, toutes les infrastructures qui sont tombées et/ou délabrées ont TOUTES été construites alors que le MTQ regorgeait de fon-fons, soit bien AVANT les pseudo coupes.

Voilà…maintenant, c’est clair!

Les solutions? Voter avec ses pieds, travailler au noir ou au moins travailler le moins possible. Vivez en cigale au jour le jour et vous serez probablement récompensés par le gouvernement. Ne soyez surtout pas pas une fourmi.

Une animatrice de télé a convaincu le gouvernement que c’était le voisin qui devait payer pour son problème. Résultat: un autre « acquis » de style bar ouvert qui coûte 70 millions par année … pour le moment. Dites-vous que chaque semaine des lobbys se présentent à l’assemblée nationale dans le but de faire payer leurs affaires par le voisin. Les carrés rouges ont réussi à cet égard également. Et en plus, les baisses de taxes au fédéral sont confisquées par le provincial!

L’article essais de nous culpabiliser, que les québécois marchent courbés vers l’avant surchargés par les impôts et les taxes. On oublie souvent de dire que ces impôts et taxes nous reviennent directement en services de la naissance à la vie adulte.

« … les impôts que l’on verse nous reviennent directement, et nous sont même déjà revenus, lorsque nous sommes né, lorsque nous avons été malade, lorsque nous étions enfant, adolescent, jeune adulte, et que nous avons bénéficié de soins de santé gratuits qui nous ont permis de… naître en bonne santé et avec une mère vivante elle aussi, puis lorsque nous sommes allés à l’école, au collège, au lycée, voire à l’université, en payant une part infime du coût de notre éducation. Ensuite, l’Etat assure la justice, la police, les infrastructures (routes, réseaux de trains, etc.), qui nous sont tous très utiles.

Préfèrerait-on garder tout “son” salaire et payer pour tout cela ? Ou faut-il que l’Etat facture tous ses services pour … se rende compte de tout ce qui … est apporté gratuitement ? » (*)

« Les systèmes socialisés nous font faire des économies.

Mais on peut en dire plus. Il est en effet possible de remarquer empiriquement que les systèmes socialisés sont plus efficaces, plus rentables pour les cotisants, que les systèmes privés.

1. Etant en concurrence les uns avec les autres, elles doivent financer de coûteuses campagnes de publicité.

2. Etant créées par des investisseurs privés, elles doivent dégager suffisamment de bénéfices afin de reverser une part de ces bénéfices à leurs investisseurs (ce que l’on appelle les dividendes).

3. Etant des entreprises privées, elles doivent verser de très hauts salaires à leurs cadres dirigeants, afin d’attirer les “meilleurs”.

4. Enfin, étant par nature plusieurs, en vertu des bienfaits supposés de la “concurrence”, elles conduisent à une multiplication des coûts de gestion : dans les pays où de tels systèmes sont la règle, comme au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, ou en Australie, il est courant (voire obligatoire) pour un salarié de cotiser à plusieurs fonds de pension. Ce qui signifie que cette personne a un compte géré administrativement par plusieurs entreprises (car il existe des administrations privées, et elles sont parfois pires que les administrations publiques, comme le savent tous ceux qui essaient de contacter leur agence MGEN). Les coûts de gestion sont donc multipliés.

Tous ces coûts sont finalement payés par le client, qui est alors très heureux de ne pas être un malheureux contribuable français [ou québécois], car il peut payer plus cher pour avoir des services de moins bonne qualité. Heureusement, il ne s’agit que de services accessoires, comme la santé, l’éducation et la retraite, et non pas les voyages en avion ou le téléphone portable.

Empiriquement, Joseph Stiglitz et Peter Orszag avaient, dans une étude remettant en cause “10 idées reçues à propos des systèmes de retraite publics” constaté que les coûts de gestion de l’assurance vieillesse sont de l’ordre de 2% dans les systèmes socialisés comme le nôtre, quand ils atteignent 20% dans les systèmes privés (cf. Mythe n°7, pp. 29-30). Systèmes où, de plus, le versement de la retraite n’est même pas garanti, puisqu’il dépend des fluctuations de la Bourse.

Ah mais au moins les Anglais, les Américains, les Australiens ne passent pas leur temps à travailler pour l’Etat, eux ! ». (*)

Et on veut nous faire croire après tout cela qu’on aurait plus d’argent dans nos poches, si on payait moins de taxes et d’impôt.

* Gilles Raveaud, http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2011/07/27/selon-france-inter-a-partir-daujourdhui-27-juillet-le-fruit-de-votre-labeur-sera-pour-vous-et-pas-pour-letat/

Il y a 8 provinces moins taxées que le Québec et, imaginez-vous donc, ces provinces ont aussi des hôpitaux, des écoles, des tribunaux, des policiers et des routes. Incroyable non?

J’espère que c’est dans une de ces 8 provinces que vous vivez. Autrement vous seriez malheureux en diable et un peu beaucoup masochiste sur les bords.

En comptabilité, on apprend à faire les liens entre les passifs et les actifs. Ce qu’à l’évidence vous ne faites pas. Si le Québec est si mal foutu, expliquez-moi pourquoi le ROC est prêt à même ne pas obéir aux lois québécoises pour qu’il reste dans ce si beau plusss meilleur pays du monde.

« Les idées fixes sont bonnes cavalières, elles reviennent vite au galop. »
[ Emmanuel Wathelet]

Je vous invite à relire mon commentaire, nulle part il est question de comparer le niveau d’imposition des provinces d’autant que je cite en grande partie un blogueur français. Le point que je défend est qu’il est plus profitable de recevoir les services que vous nommez par l’État que par le privé, même si parfois il faut payer des impôt plus élevés.

@ Marc Sauvageau,

Vous devriez préciser dans le texte que vous reproduisez que l’acronyme MGEN est : « Mutuelle Générale de l’Education Nationale » qui est la première mutuelle de santé française. Et que les propos de Gilles Raveaud que vous citez n’engagent que leur auteur, même si vous êtes en droit de les approuver.

Quant à moi, j’ai plutôt connu quelques personnes qui étaient pleinement satisfaites des prestations de la MGEN. Comme quoi l’appréciation que nous avons de toutes choses et somme toute relative.

Comme vous l’avez remarqué, j’ai cité intégralement cette partie du commentaire de Gilles Raveaud y incluant cette remarque entre parenthèse qui ne changeait rien à l’ensemble de son propos. Je vous remercie d’apporter la signification de l’acronyme MGEN, j’étais dans l’ignorance totale là-dessus.

@ Marc Sauvageau,

L’exemple de la MGEN trouvé par Gilles Raveaud est justement problématique puisqu’il évoque comme base de son argumentation la multiplication des coûts de gestion. Hors cette Mutuelle est un organisme sans but lucratif qui relève du mouvement coopératif. Bien sûr qu’elle a des coûts de gestion, mais elle rend des services connexes à ceux qui sont financés par l’État français. Si vous demandez à l’État de rendre exactement les mêmes services. L’État va devoir lever les ressources (impôts) nécessaires pour ce supplément de services, de même il va devoir recruter les ressources humaines et acquérir le matériel et s’il y a lieu des locaux pour pouvoir gérer et fournir ces services.

Gilles Raveaud part du principe que de regrouper la gestion de tous les services en une seule structure (ici l’État) que cela aurait pour effet mécanique de réduire automatiquement les coûts de gestion.

Si cela marchait exactement de même, cela fait longtemps qu’on le saurait et cela fait aussi longtemps qu’on l’aurait !

Je ne partage pas votre point de vue. Raveaud a raison, si je prends en exemple une autre coop, les caisses Populaire Desjardins, que je connais mieux et je décide de déposer 1000 dollars. On me demandera à l’ouverture du compte de m’abonner à un forfait de services (qui couvre les frais administratifs de mon compte) dont le coût varie en fonction du nombre des services rendus. Mais, si je décide de diviser en trois ce 1 000 dollars et d’aller déposer ce montant dans trois caisses différentes, je devrai m’abonner à trois forfaits différents ce qui augmentera les frais que je n’aurais eu en continuant dans une seule caisse. Bien entendu en restant dans cette caisse mes transactions seront plus nombreuses et j’aurai besoin d’un forfait plus élevé que si j’avais pris un forfait de base dans trois caisses différentes, mais beaucoup moins que la somme des trois forfaits de base.

Et pendant que le Parti québécois nous extorque encore plus de NOTRE argent pour le gaspiller en carrés rouges et en éoliennes inutiles, les mêmes péquistes nous donnent ici une excellente démonstration de leur savoir-faire EN ÉCONOMIE:

http://argent.canoe.ca/nouvelles/le-quebec-perd-30-000-emplois-9082013

EXTRAIT:

« …un total de 30 400 emplois ont été perdus, dont 22 500 à temps plein. Il s’agit des pires pertes d’emplois au pays. »

30,400 emplois…c’est des emplois en tabarn.. comme dirait Moose! Dont 22,500 À TEMPS PLEIN!!!

Way to go les péquisto-gauchistes!!!

Ah oui…juste pour compléter le tableau:

« L’Alberta a compensé une partie des emplois détruits au pays, avec une création de 16 600 emplois. »

Comment diable s’y prennent-ils en Alberta???

Ah…c’est vrai, ils ne suivent pas le « modèle québécois » EUX!!

@ Cher François 1,

— La réponse à votre question est on ne peut plus simple : en multipliant les investissements dans le secteur toujours très porteur de l’énergie de préférence gazière et pétrolière, dans l’exploitation minière, de préférence ailleurs qu’en Alberta. C’est beaucoup plus payant d’exploiter les ressources naturelles au Chili ou au Botswana.

On se contente tout simplement de concevoir l’ingénierie depuis par exemple Calgary.

Même si on a du pétrole chez nous, je ne croirais pas que nos réserves, le type d’exploitation, le volume et les coûts de production se comparent très précisément à ceux de l’Alberta.

Hélas, toutes les provinces et territoires du Canada ne sont pas égaux. Pourquoi d’après-vous on ne crée pas 16 600 nouveaux emplois bien rémunérés dans l’île de Prince Edward qui est si je ne m’abuse une province à part entière du Dominion du Canada ?

@ Marc Sauvageau,

Pour apporter réponse à votre commentaire du 10 août 2013 à 20 h 31 min :

La Caisse Desjardins doit pour opérer, entrer en concurrence avec d’autres banques, de la même façon elle doit répondre aux exigences réglementaires qui régissent le système bancaire canadien. Le fait qu’elle ait un statut coopératif ne change rien à l’affaire.

Aussi que vous fassiez affaire avec la Caisse ou que vous fassiez affaire avec une autre banque à charte privée, vous devrez acquitter effectivement des frais. Si vous faites affaire avec une coopérative de téléphonie pour vos services, vous devrez acquitter aussi un certain nombre de frais que vous devriez également acquitter avec une compagnie privée.

Si j’ouvre trois comptes distincts, même dans la même succursale dans une institution privée, je vais devoir aussi payer les frais propres à trois comptes différents, à moins que comme bon client, on ne me concède une ristourne sur mes frais. À la Caisse d’ailleurs tous les membres reçoivent une ristourne chaque année.

Une coopérative, ce n’est pas une OSBL, elle peut et même doit faire des bénéfices, c’est l’allocation et la redistribution des bénéfices qui diffère en partie de celle du privé.

D’autre part, lorsque dans mes commentaires j’ai écrit : « (…) cette Mutuelle est un organisme sans but lucratif qui relève du mouvement coopératif », la première proposition est exacte, il s’agit bien d’un organisme sans but lucratif, toutefois ma comparaison avec le cadre juridique coopératif portait à confusion, lorsque je voulais dire qu’une mutuelle n’a pas pour fin de réaliser des profits.

Vous trouverez ci-dessous une courte définition juridique précise pour une mutuelle dans le droit français :
http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/mutuelle.php

— Enfin, quel intérêt auriez-vous à découper votre 1000 dollars en 3 pour le répartir dans trois comptes dans trois Caisses différentes ? Si vous avez trop d’argent, donnez-le plutôt à des pauvres 🙂