Le temps du renouveau pour Hydro-Québec

Le nouveau président d’Hydro-Québec, Éric Martel, devra obligatoirement diminuer les coûts d’exploitation et accroître la productivité s’il veut plaire au gouvernement et apaiser les clients de la société d’État.

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Éric Martel (photo : Bombardier)

Éric Martel, un ancien de Bombardier, sera le nouveau président d’Hydro-Québec à compter du 6 juillet prochain. Il succèdera à Thierry Vandal, qui avait démissionné à la fin janvier.
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C’est lui qui devra rétablir la relation avec ses clients frustrés par les récentes hausses de tarifs et outrés par le comportement souvent arrogant de la société d’État, tout en continuant d’obéir aux nombreuses commandes politiques et aux attentes de profitabilité de son actionnaire, le gouvernement du Québec.

Voilà un poste exigeant, qui demande à la fois beaucoup de doigté et d’autorité. Son actionnaire n’est pas le plus commode.

Hydro-Québec doit vendre son électricité à prix d’aubaine aux grands clients industriels et acheter à gros prix celle produite par les éoliennes, le tout au nom du développement économique. En plus, Hydro-Québec a réalisé l’an dernier des dépenses d’immobilisations de 3,9 milliards de dollars, contribuant de façon importante à l’activité économique.

La contribution budgétaire d’Hydro-Québec est plus que jamais nécessaire, alors que l’état des finances publiques est précaire. En 2014, la société d’État a engrangé des profits de 3,8 milliards de dollars, payé 981 millions en taxes et redevances et versé un dividende de 2,5 milliards à son actionnaire unique. Je suis prêt à parier que le gouvernement a les mêmes attentes pour cette année.

Le poste exige aussi beaucoup d’autorité parce qu’il faut secouer et dépoussiérer une immense entreprise de plus de 20 000 employés qui se trouve en situation de quasi-monopole et qui est devenue un État dans l’État. Il y a tout un changement de culture à effectuer.

L’entreprise paie extrêmement bien son personnel, mais elle ne s’est jamais signalée par l’excellence de son service à la clientèle, sa grande transparence et une productivité exemplaire. En toute justice, il faut reconnaître que l’effectif de la société d’État a diminué de 2 458 postes, surtout grâce à l’attrition, entre la fin de 2011 et la fin de 2014.

Éric Martel a bien saisi l’enjeu quand il a déclaré, en conférence de presse, que ses quatre priorités étaient la transparence, le service à la clientèle, la croissance et la productivité.

Le nouveau patron devra obligatoirement diminuer les coûts d’exploitation et accroître la productivité s’il veut plaire au gouvernement et apaiser ses clients, qui n’ont pas aimé les augmentations des dernières années.

Tout un défi pour un gestionnaire chevronné qui a travaillé pour de très grandes organisations comme Bombardier (où il dirigeait la division des Avions d’affaires), Pratt & Whitney, Rolls Royce, Procter & Gamble et Kraft.

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25 commentaires
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Mais…pourquoi diable devons-nous « renouveler » Hydro-Québec?

Les gauchistes interventionnistes québécois nous chantent sur tous les tons depuis des lustres que c’est un modèle de bonne gestion de « nos actifs collectifs » dont nous devrions tous être fiers…

Réveil brutal les boys?

— Citation : « Dans notre philosophie, toute interaction entre humains doit être volontaire et consensuelle (…) » — François1 (le 3 juin 2015 à 5 h 14 min)

Monsieur François1 démontre une fois de plus la nature consensuelle de ses commentaires et de ses propos. Quel grand philosophe ! Nous sommes vraiment chanceux de l’avoir parmi nous.

Je te rappelle pour une multitude de fois que nous payons l’électricité là MOINS CHER en Amérique du Nord GRÂCE à Hydro Québec et ses employés et à l’état.

Méfie toi, il y a des pourris qui tentent hypocritement de salir le Québec et ses citoyens pour vendre Hydro à des grandes entreprises afin que nous payions le double par kilowatts heure.

Ce sont des salauds, des judas.

NOTRE Vérificateur Général QUÉBÉCOIS a mis en lumière les innombrables cas de MAUVAISE GESTION d’Hydro-Québec.

Serait-il lui également devenu un « salaud et un judas »??? Tout comme NOTRE Juristeconsulte qui a été nommé par le Parti québécois et qui semblait pourtant faire un travail exemplaire jusqu’à maintenant et qui, lui également, est soudainement devenu un perfide renégat aux yeux des rampants péquistes de l’ère PKP seulement parce qu’il a continu de faire un travail irréprochable?

« Les gauchistes interventionnistes québécois nous chantent sur tous les tons depuis des lustres que c’est un modèle de bonne gestion de « nos actifs collectifs » dont nous devrions tous être fiers… »

Êtes-vous capable de citer une seule personne là-dessus?

Personnellement, je ne me souviens pas d’avoir lu ou entendu ce commentaire. Toutefois, j’ai souvent entendu que H-Q était la vache à lait du gouvernement, ce qui n’a rien à voir avec la qualité de sa gestion.

Sacram… Lisez les journaux (d’avant les inspections de notre Vérificateur Général qui ont finalement révélé qu’hydro-Québec était très mal gérée) et tentez de retrouver les commentaires des leaders Québécois de cette époque pré-vérification où l’aveuglément collectif était soigneusement entretenu et encouragé et vous y verrez un incroyable empilage de remarques dithyrambiques envers cet organisme. Autre preuve de l’époque de la pensée unique pro-étatique et complaisante envers les syndicats qui asservissait le pauvre Québec de l’époque.

Seuls quelques lucides, des Libertariens pour la plupart, mettaient en doute le professionnalisme de la société d’État et recevaient une pluie d’injures et d’insultes de la part des syndicaleux- interventionnistos-socialistes comme récompense de leur travail rigoureux et acharné.

Depuis que notre Vérificateur Général peut enquêter sur Hydro-Québec, on se rend finalement compte que les gens qui posaient les « VRAIES QUESTIONS » au lieu de servilement adhérer aux thèses farfelues de l’organisme étatique avaient RAISON.

LA preuve et des CHIFFRES.

Les libertariens ne sont pas forts en chiffres. Ils ne connaissent qu’une colonne en contabilité.

Bonne chance Avec les coûts faramineux de la retraite de Vandal, ce ne sera pas facile.

L’austérité pour toi, pour toi, mais pas pour moi…

Je comprends où vous voulez en venir, mais dans les faits ces ~425 000$ par année versés à Thierry Vandal n’auront pas un grand effet sur la rentabilité d’H-Q.

Ceci ne signifie aucunement que j’approuve la prime qu’il reçoit ou la pension qu’il va recevoir.

Bonjour,

Je comprends votre commentaire. En fait, la situation de Vandal ne représente que la pointe de l’iceberg. C’est un exemple d’une problématique plus généralisée.

Effectivement, un demi-million par année, ce n’est pas grand chose pour H-Q. Mais c’est quand même beaucoup pour une seule personne qui n’apporte plus rien à H-Q. Sans compter sa prime de départ d’un demi-million. Si on prend Vandal uniquement, c’est certain que c’est négligeable. Mais il y en a combien de dépenses comme celles-là?

Ce n’est pas l’austérité qui me pose un problème. Tant mieux pour Vandal. C’est, entre autre, le double vitesse qui m’embête beaucoup…

Les propositions de monsieur Martel, tenues aussi également par le ministre Pierre Arcand sont propres à rassurer l’ensemble de la clientèle, mettant sur un pied d’égalité les particuliers et les industries qui consomment de grandes quantités d’électricité.

La sécurité en matière d’approvisionnement est essentielle, c’est un facteur important pour le développement. Une amélioration de la productivité contribue à maintenir des tarifs de production raisonnables et aussi permet de conserver un des points forts de la société d’État : la distribution, par le maintien de coûts de distribution bas, facteur à considérer pour répondre aux attentes du gouvernement en matière de redevance élevée.

Une bonne gestion de la ressource permet aussi d’accroître l’offre énergétique, ce qui supporte les ventes à l’exportation.

Finalement, une ressource énergétique bien gérée est un avantage indéniable en termes de développement durable.

Je considère le fait que monsieur Éric Martel soit ingénieur en électricité comme un bien. La direction d’une société comme Hydro-Québec, ce n’est pas seulement de la gestion, c’est une grande quantité de la technique et de technologie en arrière. Au moment même où la production énergétique dans le monde est en pleine mutation. Cela requiert des personnes qui savent de quoi elles parlent. Je pense qu’avec la nomination d’Éric Martel, la société d’État devrait être en de bonnes mains.

Peut-être! Mais attendons de voir un premier bilan avant de se prononcer! Son curriculum vitea ne m’ impressionne pas! Mais que voulez-vous parfois repêcher un joueur de troisième trio peut s’ avérer un succèes phénomménal!!
Il reste que Hydro Québec est une grosse machine qui ne change pas de mentalité en criant lapin! Et aussi que le gouvernement a un urgent besoin de $$$$$$ actuellement pour arriver a boucler la boucle et a tendence a s’ apprivisionner chez Hydro plustôt que d’ investir dans les ressources naturelles et d’ affronter les environnementeux et les écologeux!

@ Beauly02,

Usuellement quand une équipe est bien « coachée » tous les joueurs prennent le goût de gagner. Et la division Avions d’affaire de Bombardier n’opère pas à ma connaissance dans les « ligues de garage »…

L’exploitation des ressources naturelles revient très chère au Québec, pour prétendre atteindre promptement des seuils intéressants au niveau de la rentabilité. Même lorsque le prix du baril de pétrole tourne autour de 60$00, la province de l’Alberta souffre car une part importante de l’extraction de ses sables revient à peu près à ce prix-là.

Imaginer qu’on puisse produire du pétrole en suffisance à Anticosti ou dans le golfe du Saint-Laurent, — alors que les réserves précises ne sont toujours pas avérées —, tout cela sans investir des milliards dont une bonne part, —ne serait-ce qu’en infrastructures —, serait à la charge de l’État et sous forme de crédits d’impôts et de garanties de prêts pour les corporations, tout cela relève essentiellement de la pensée magique. Quand dans le plus favorable des cas, cela prendrait des années avant qu’on obtienne le premier dollar de profit advenant un prix plus élevé des ressources naturelles.

Hors des ressources naturelles trop chères nuisent à l’industrie de transformation et finalement ont un impact négatif sur la consommation.

Penser qu’une exploitation extensive des ressources naturelles n’aura aucun impact ou un impact négligeable sur les écosystèmes, cela relève du vœu pieux ! Ça reviendrait beaucoup moins cher de retourner à l’église…

À contrario, Hydro-Québec est une société qui a fait ses preuves. Diminuer sensiblement ses coûts d’exploitation et accroître la productivité de la société d’État me semble un objectif parfaitement réaliste à court, moyen et long terme. Il y a trop de gens qui pensent qu’avec des chimères, ils peuvent avoir le beurre, garder l’argent du beurre et en prime disposer des charmes de la fermière 🙂

Ha les vilains environnementalistes, hé qu’on serait bien sans eux. On pourrait enfin tout raser pis se promener dans des camions (pardons, chars) encore plus gros (donc dépenser plus). Pis quand on aura tout rasé, ben on dira que c’est de la faute des socialissss (vous voyez, moi aussi je peux écrire comme quelqu’un de secondaire 2).

Hey, bonne journée là.

« Il reste que Hydro Québec est une grosse machine qui ne change pas de mentalité en criant lapin! »

Le 14 janvier 2011,
« HYDRO-QUÉBEC ÉLUE ENTREPRISE D’ÉLECTRICITÉ DE L’ANNÉE
par le magazine Electric Light & Power,
la « voix » du secteur des services publics depuis 1922

« Notre équipe de rédaction a évalué toutes les compagnies d’électricité d’Amérique du
Nord, a expliqué Mme Hansen. Hydro-Québec devance nettement ses concurrents sur les
plans de la responsabilité environnementale, de la satisfaction des clients, des techniques
de transport, des tarifs et des bénéfices. » (Mme Hansen rédactrice en chef d’Electric Light & Power)

Vous avez raison, on ne change pas de mentalité en criant lapin!

http://www.hydrosourcedavenir.com/docs/sizes/4d305971d7019/source/Entreprise-electricite-de-l_annee–FR.pdf

Mais c’était avant ceci:

http://www.lapresse.ca/actualites/201505/27/01-4872971-hydro-quebec-vend-75-000-des-equipements-achetes-a-79-millions.php

Extrait:

« Acquis au coût de 79 millions, des équipements neufs destinés à la centrale nucléaire Gentilly-2 ont été écoulés pour moins de 75 000 $ sur le marché de la ferraille, révèle un rapport de la vérificatrice générale Guylaine Leclerc. »

Je me demande bien combien d’autres scandales comme celui-ci cet organisme étatique et qui bénéficie d’un monopole cache dans ses placards.

Il y a les éoliennes qui nous coûtent COLLECTIVEMENT des centaines de millions de beaux $ PAR ANNÉE, l’usine de Bécancourt:

http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201307/31/01-4675921-becancour-1-milliard-pour-une-centrale-au-gaz-fermee.php

Extrait:

« (Québec) Les années se suivent et se ressemblent pour la centrale au gaz de TransCanada Énergie (TCE), à Bécancour. Pour la garder fermée de nouveau l’an prochain, Hydro-Québec versera 150 millions $ à TCE. La centrale, qui n’a jamais produit un électron depuis 2008, aura ainsi coûté plus de 1 milliard$ à la société d’État. »

Le projet du Suroît, les lignes électriques qui défigurent notre patrimoine national paysagiste, la ligne Hertel-Des-Cantons où le gouvernement péquiste de l’époque a dû faire une loi RÉTROACTIVE pour assommer ses propres citoyens qui avaient GAGNÉ LEUR CAUSE en Cour supérieure, et des tonnes d’autres malversations comparables.

L’usine de Bécancourt était une commande politique du gouvernement de John James Charest.

Le développement de l’industrie éolienne était une commande politique du gouvernement de John James Charest.

Hydro Québec agit comme dictateur dans un monopole d’ état! Faites un sondage auprès des clients qui ont reçu pas moins de 25% d’ augmentation de tarifs et vous allez voir qu’ on est loin des honneurs reçues en 2011! On pourrait donner a Vandal la turbine qui nous a coûtée au bas mot 75,000,000$ et qu’ on a revendu 75,000$; a la place de son fond de pension @ prestation déterminée de près de 500,000$ par année!

Je suis persuadé qu’ il pourrait la vendre plus cher que ses petits fonctionnaires d’ Hydro qui se câllissent des clients propriétaires!

« Faites un sondage auprès des clients qui ont reçu pas moins de 25% d’ augmentation de tarifs et vous allez voir qu’ on est loin des honneurs reçues en 2011! »

C’est le gouvernement libéral qui commande en dictateur les hausses des tarifs approuvé par la Régie de l’énergie. Pas Hydro.

Parlant d’honneur, l’électricité à New York USA frôle les 0,21$ du kilowatt contrairement à 0,07$ au Québec.

« …la turbine qui nous a coûtée au bas mot 75,000,000$ et qu’ on a revendu 75,000$… »

Quelle turbine que l’on a revendu?

Désolée, mais toutes les bavures ont été faites sous la direction du gouvernement actuel, le principal actionnaire d’Hydro-Québec. Si vous devez vous en prendre à quelqu’un, c’est à celui qui donne des ordres : notre gouvernement libéral actuel. Cette compagnie est rentable et vous le savez. Elle pourrait l’être plus si elle était gérée efficacement. Le renouveau serait de rendre efficace cette entreprise sans devenir des perdants en croyant que nous ne sommes pas en mesure de la diriger efficacement. Les multinationales attendent justement depuis longtemps voyant la poule aux œufs d’or. Comme retour d’investissement, l’électricité pourrait se vendre au prix du marché américain et si vous croyez que si elle était vendue à plusieurs entreprises, le prix baisserait, vos illusions seront déçues. Preuve à l’appui, les compagnies pétrolières qui se concurrencent ont-elles baissées le prix du litre d’essence ? Ou se sont-elles entendues pour un prix du marché ? Soyons réalistes, vendre Hydro-Québec, c’est perdre notre moyen de financement à long terme et je dirais, c’est comme brûler les murs de notre maison pour se chauffer.