Le test de la nécessité

On pourrait connaître cette semaine la décision du gouvernement Charest au sujet du dossier Rabaska, le projet d’un port méthanier de près de 1 milliard de dollars en face de Québec. Les militants écolos mènent une lutte de tous les instants contre ce projet. Ils le trouvent laid et dangereux, mais, ultime argument, ils ne le trouvent pas nécessaire.

J’ai beaucoup de misère avec ce principe. Qu’est-ce qui est vraiment nécessaire? Votre lave-vaisselle est-il nécessaire? Votre automobile l’est-elle? Avez-vous vraiment besoin de deux téléviseurs ? Ne pourrait-on pas chauffer nos résidences à 19 degrés et porter un gros chandail, plutôt que de mettre le thermostat à 21 degrés? Bref, je trouve qu’il y a beaucoup de jello dans l’argument de ce qui est ou de ce qui n’est pas nécessaire.

Mais il y a surtout l’illusion qu’il ne faut produire que ce que nous consommons. Dans le cas de Rabaska, nous n’avons pas besoin de plus de gaz naturel (ce qui est du reste faux), donc ce projet est inutile. Dans le cas des projets de barrages, l’électricité qu’ils produiraient serait destinée à l’exportation, ils ne seraient donc pas nécessaires. CQFD. Fin de la démonstration.

Cela est un concept stupide et dangereux. Le Québec exporte 60 % de sa production. Si je suis ce raisonnement, il faudrait diminuer notre production de biens de 60 % ? En prime, et je fais là de l’ironie, on pourrait fermer tant qu’à y être 60 % de nos usines et économiser autant en énergie non nécessaire!

Cet argument, servi trop souvent par les militants environnementalistes, est une supercherie. Nous vivons de notre commerce, soit de notre capacité à vendre ce que nous produisons de plus que ce qui nous est nécessaire. La mentalité du «pas nécessaire» est une aberration anti-économique. En plus, elle pourrait tuer dans l’œuf tous les projets susceptibles d’enrichir la communauté. La défense de l’environnement mérite mieux.

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Votre questionnement est très bien fondé Monsieur Duhamel.

Par ailleurs, récemment, le bien connu Steven Guilbault d’Équiterre cosignait un article avec Henri Massé de la FTQ par lequel il ne rejetait pas le projet de Rabaska. Au lieu de penser à sa cour arrière, il a poussé plus loin son raisonnement : le gaz naturel qu’on recevra au Québec servira à quoi? Non pas à abaisser l’utilisation des énergies « propres » comme l’éolien ou l’hydrolectricité, mais surtout à diminuer la consommation de mazout et de charbon encore utilisé dans beaucoup d’industrie. Donc, au bout du compte, le port méthanier, au bout du compte, aura des effets bénéfiques pour l’environnement, le gaz naturel étant beaucoup moins polluant que le pétrole et le charbon.

Quant aux risques environnementaux directs, du style déversement dans les eaux du fleuve, ils sont omniprésents. Mais entre vous et moi, ces risques sont beaucoup moins élevés que ceux de déraillement d’un train de pétrole (l’Ultra-train) qui circule abondamment à partir de Lévis (Saint-Romuald).

Quoi qu’il en soit, les « pour » et les « contre » se sont fait entendre, et le gouvernement aura l’obligation de prendre une position finale sur ces dossiers. Je parie qu’il dira oui et que les écolos se feront entendre fortement!

PAS DANS MA COUR.

Les tbr…D’écolos. Je n’ai rien contre le respect de l’environnement, mais ce que je n’aime pas est qu’ils sont exactement comme les entreprises qui se foutent de l’environnement. En fait ils se servent exactement des mêmes moyens qu’eux pour parvenir à leurs fins.

Pas de cochons pas de porcherie. Ils seront les premiers à acheter du porc de la Chine ou des USA (la cour de l’autre) parce que moins cher.

Pas de fumier pas d’odeurs, mais ils mangent de la vache, du cochon, du poulet, du fromage, de la poutine et boivent du lait et mangent de la crème glacée tous les jours.

Ça pue, mais ils s’achètent un terrain en campagne près d’un agriculteur et se plaignent à la municipalité des odeurs par la suite.

Ils ont des gros tas de vidanges mais le site d’enfouissement, de récupération et de compostage doit être dans une autre municipalité que la leur.

Ils usent des pneus à l’année, brûlent du pétrole pendent des heures chaque semaine avec leurs démarreurs à distance pour aller travailler, aller au dépanneur et se plaignent que le gouvernement ne fait rien pour les dépôts de pneus et le smog en ville.

Ils allument leur super poile à bois, empestent et empoisonnent leurs voisins et sont en confiance parce que le bois, c’est naturel, sans compter leurs soirées autour d’un bon feu qui boucane dans l’atmosphère.

Combien de ces opposants, dans les environs de Lévis, ont un Rabaska 10 fois plus dangereux branché à leur BBQ sur le patio, sans compter ceux qui le mettent dans le garage ce qui est 1000 fois plus dangereux que Rabaska.

Que le gouvernement passe une loi pour l’interdire les bombonnes de gaz à Lévis dans le garage et sur les patios et ils s’opposeront à cette loi avec 3 fois la ferveur qu’ils y mettent pour Rabaska.

Pour l’environnement, le gaz comme énergie devrait être privilégié avant le bois, l’électricité, le pétrole, le charbon et le bio gaz. L’électricité hydraulique elle devrait être développé à son maximum au pc.

C’est pas compliqué, les écologistes veulent le retour des sociétés autarciques. Quelque chose qui n »existe plus depuis le moyen-âge.

Le Québec est le plus gros consommateur canadien de mazout lourd, le combustible le plus polluant qui soit. Remplacer le mazout lourd par le gaz naturelle serait un choix écologique.

L’objectif des écologistes occidentaux est de faire du capitalisme le seul coupable de la pollution et du réchauffement climatique. Car nos écologistes ne sont pas des écologistes: ce sont des gauchistes. Ils ne s’intéressent à l’environnement que dans la mesure où, en feignant de le défendre, ils s’en servent pour attaquer le néolibéralisme. Jamais ils ne dénoncent la pollution causée par l’extraction du pétrole des sables bitumineux vénézuéliens. Ce n’est pas une pollution capitaliste. Exiger que Chavez stop le développement de ses sables bitumineux serait, de leur point de vue socialiste, sans utilité. Car cette entreprise fatigante ne renforcerait pas leur croisade contre le capitalisme. Il y a eu jadis un écologisme sincère, mais il a été depuis longtemps récupéré et retourné par un écologisme mensonger, devenu le masque de vieilleries marxistes coloriées en vert. Cet écologisme idéologique ne voit le danger que dans les nations capitalistes.

L’écologisme extrémiste de plusieurs mouvements est justement l’opposé et la réponse au, pour qui ce qui est bon pour l’entreprise libre très libre est bon pour M. tout le monde.

Les vieilleries marxistes de M. Gagnon ne se sont jamais intéressées à l’environnement.

Le néolibéralisme extrémiste de M. Gagnon s’applique presque exclusivement qu’aux pays capitalistes. Le plan social, qui est à l’origine de la survie de l’être humain, n’as pas d’importance pour ces extrémistes de la liberté à outrance, ce qui est néfaste pour l’organisation d’une société et ses entreprises.

Ca fait 3 ans et demi que la saga dure. A Québec on est tanné. Sont contre le Suroit, sont contre Orford, sont contre Rabaska, sont contre tout. Pis surtout sont bruyants. Le Soleil est rempli de leurs lettres (le gars du Soleil qui s’occupe des lettres ouvertes est près d’eux)

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la nouvelle taxe de ,08 va rapporter 200 millions au gouvernement. Ca veut dire qu’on consomme pour 22 milliards de pétrole et de mazout par année. C’est énorme sur un PIB de 280 milliards. En fin de semaine, Duceppe disait qu’on importait maintenant pour 14 milliards de pétrole. Ca n’a plus de bon sens. Faut chercher des alternatives, à commencer par avoir le droit de faire de l’exploration dans le golfe du St-Laurent (Ottawa nous le défend).

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SNC vient de devenir la première firme de génie au monde. Ca va mal au Québec…

« Ca n’a plus de bon sens. Faut chercher des alternatives, à commencer par avoir le droit de faire de l’exploration dans le golfe du St-Laurent (Ottawa nous le défend). » (jacques noel)

Oui M. Jacques Noel à raison Ottawa s’oppose à l’exploration pétrolifère le long du golfe. Le gouvernement du Québec s’est fait planter pour entamer cette recherche. Les relevés sismiques indiquent que sur le plan géologique que le Québec a des chances de découvrir des gisements gaz pétrole de classe mondiale.

De plus au moins une entreprise au Québec a le moyen de faire ces recherches : Hydro Québec.

Évidemment, pour les fédéralistes ce n’est pas une affaire pour le. Québec le gaz et le pétrole, on n’a pas d’affaire là-dedans, c’est juste pour les gens importants.

Parlant d’écolos ils sont revenus à charge contre les producteurs de foie gras.

Ces lâches s’attaquent presque toujours aux entreprises les plus faibles.

Leurs seuls but leur religion et pour leurs dirigeants leurs salaires.

Si Rabaska devait être construit à Montréal, devant le centre-ville, tout le monde serait contre, bien évidemment !
Rabaska à Montmagny? bonne idée ! c’est où ça Montmagny ? au Labrador ? pas de problème !
Bref: peut-on garantir à 99.99% que Rabaska ne connaitra jamais de pépin (genre Tchernobyl) ?? Non? eh bien, je comprends tous ceux qui n’en veulent pas chez eux !

Peut-on garantir que le complexe Desjardins dans le centre-ville de Montréal ne s’effondrera jamais? que tel viaduc ne s’effondrera jamais? Ici à Baie-Comeau, qu’est-ce qui nous dit que Manic-5 ne s’effondrera jamais, emmenant avec lui toute la ville? Peut-on garantir qu’Ultramar à Lévis n’explosera jamais? Puis-je garantir que je ne m’enfargerai pas dans une craque de trottoir pour ensuite me pêter la tête dans une vitrine?

Mme bertie,

« Si Rabaska devait être construit à Montréal, devant le centre-ville, tout le monde serait contre, bien évidemment ! » (bertie)

C’est évident qu’il ne peut pas être construit dans le centre ville.

Mais cela serait possible en démolissant pour faire le même dégagement entre les réservoirs et les édifices qu’à Lévis.

Deuxièmement ce même dégagement n’est pas possible pour laisser passer les bateaux dans la voie maritime.

Il y a environ 5 ou 6 km entre les réservoirs et la ville de Lévis. Même avec une bombe Lévis ne serait pas touché ni les voisins.

http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&q=l%C3%A9vis+Qu%C3%A9bec&ie=UTF8&ll=46.829077,-71.077423&spn=0.07082,0.128231&t=h&z=13&om=1

Je demeure près d’une centrale nucléaire et je ne m’opposerais pas à la construction d’une deuxième.

Tchernobyl, il en a eu un dans le monde et c’est dû à des négligences extrêmes dans la conception, dans la production et dans la sécurité.

Chez nous nos petites pilules d’iodes sont prêtes.

@ Yvon Fleurent:

Je vous signale que les pays capitalistes sont les seuls qui sont démocratiques.

Que la démocratie à besoin du capitalisme.

Et oui, en matière de liberté je suis un extrémiste et j’en suis TRÈS fier.

je vais citer Barry Goldwater: quand vient le temps de défendre la liberté, l’extrémisme est une vertu, pas un vice.

Liberté à outrance.

Cher M. Gagnon,

M. Gagnon vous vous déclarez extrémiste.

C’est justement ce que je voulais vous faire écrire. De plus vous ajoutez que vous en êtes fier, ce qui est au-delà de mes espérances.

Vous remarquerez, si voulez faire des recherches, que l’extrémiste gage d’instabilité est l’ennemi juré de l’entreprise.

Je vais vous citer directement Barry Goldwater (si vous ignorer qui est cet homme, je peux vous faire une petite bio):

« I would remind you that extremism in the defense of liberty is no vice! And let me remind you also that moderation in the pursuit of justice is no virtue! »

Si pour vous les gens qui défendent bec et ongle, sans compromis l’égalité entre les hommes et les femmes (par exemple) sont de dangereux extrémiste c’est votre problème.

Moi je dis qu’on a plus à craindre de ceux qui sont prêt a saborder nos libertés pour accommoder certains groupes.

Liberté extrême.

Je n’ai besoin de personne pour faire mon propre jugement.

Extrême, c’est l’extrémité le bout du bout.

« Moi je dis qu’on a plus à craindre de ceux qui sont prêt a saborder nos libertés pour accommoder certains groupes. » (Gagnon)

Justement ce que je craindrais le plus de M. Gagnon s’il était dans mon entreprise est qu’il sabote mon entreprise au nom de sa liberté extrême.

Les gens les plus dangereux sont les extrémistes qui au nom de leur liberté font sauter des tours à New York et brime la liberté de vivre des autres.

La liberté ne peut qu’être proportionnelle et modérée en conséquence du droit des autres.

Saboter une entreprise au nom de la liberté extrême ?

Voulez-vous bien me dire de quoi vous parlez ?

Je pense que vous devriez lire Ayn Rand au lieu de dire des âneries du type que les kamikaze du 9/11 était des défenseur de la liberté…

Quand on pense à Rabaska, il faut raisonner en parallèle avec le développement du superport méthanier de Cacouna… et à ce moment là tout votre raisonnement est erroné… car si Cacouna se réalise… il n’y a aucun doute raisonnable que Rabaska n’est non seulement pas nécessaire…. les gens qui y investiraient (nos banques) y perdraient environ 1 milliards de $…. C’est un Mirabel en puissance , comme Pierre Lavallée (ancien Haut-fonctionnaire au Ministère de l’énergie du Québec) l’a écrit dans les journaux, Rabaska c’est un éléphant bleu (allusion au bleu de Gaz Metro).

Avec le dollar canadien qui est en voie de dépasser le dollar étatsunien, nos usines manufacturières (grande consommatrice d’énergie) ferment une après l’autre (crise forestière, etc…) alors la demande ppour le gaz….

Remarquez que je ne suis pas contre Cacouna et son port méthanier… mais celui ci sera amplement suffisant… disons que ce ne sera qu’une moitié d’éléphant bleu.

Donc dans le cadre que je présente nous pouvons écrire que si Cacouna se réalise, Rabaska est certainement non-nécessaire.

M. David Gagnon,

Les lecteurs peuvent très biens juger par eux mêmes de qui dit des âneries.

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