Le tout-puissant dollar canadien

Les deux gouvernements devront intervenir rapidement pour aider les entreprises à sortir indemnes de l’ivresse du dollar canadien. Le huard termine la semaine à presque 1,04 américain. La parité, c’était le mois dernier. Notre devise est maintenant plus forte que le billet vert et devrait le demeurer encore pendant un certain temps.

Évidemment, la hausse de 21 % du dollar canadien depuis le début de 2007 s’explique en partie par celle du prix du baril de pétrole qui a atteint les 92 dollars au cours de la journée. Cette inflation devrait se poursuivre et on parle déjà d’un baril à 100 dollars.

Le président Bush a fait paniquer les marchés en menaçant l’Iran de sanctions économiques et militaires. Les marchés détestent l’incertitude et sont d’une grande nervosité, nous en avons une autre preuve.

Et il y a aussi la décision de l’Alberta de hausser de presque 20 % ses redevances pétrolières et gazières dès 2010. Il fallait que l’Alberta agisse en ce sens. La province ne profitait pas de la hausse du prix de ses ressources et doit assumer un coût considérable en infrastructures (routes, écoles, hôpitaux) pour appuyer son explosion économique et démographique.

Cela veut néanmoins dire que le pétrole pourrait coûter plus cher. L’augmentation des redevances de 1,4 milliard de dollars va augmenter les coûts d’exploitation et pourrait diminuer les investissements en Alberta et, conséquemment, l’offre de pétrole sur le marché.

Ce serait trop facile de blâmer seulement l’Alberta pour les malheurs de nos manufacturiers. La création d’emplois et le faible taux de chômage au Québec et en Ontario rassurent les marchés et participent également à la force du huart.

Mais un dollar à 1,05 ou même à 1,10 devient insoutenable pour nos exportateurs. Quand je parle d’une aide des gouvernements, je parle d’une abolition immédiate de toutes les taxes sur le capital et sur la masse salariale. Faisons en sorte que les entreprises fassent des profits… et taxons par la suite leurs bénéfices.

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«Cela veut néanmoins dire que le pétrole coûtera plus cher, car je ne crois vraiment pas que les pétrolières vont absorber la hausse des redevances de 1,4 milliard de dollars à même leurs profits.» (Duhamel)

C’est là qu’il est le grain de sable dans l’engrenage: les profits ne sont pas répartis également, ni les pertes, malheureusement.

« Le président Bush a fait paniquer les marchés en menaçant l’Iran de sanctions économiques et militaires. » (P. Duhamel)

Je serais curieux de savoir combien W. Bush a fait d’argent avec ces hausses du baril.

Pour le reste, je ne vois pas comment faire. La taxe sur le capital, c’est bien beau pour celui qui investit, mais les autres?

@Yvon Fleurent Nicolet

« La taxe sur le capital, c’est bien beau pour celui qui investit, mais les autres? »

En lisant le texte de M. Duhamel, on comprend bien que selon son opinion, en abolissant les taxes sur le capital, cela permettrait à « nos exportateurs » de survivre. On peut donc extrapoler que cela serait aussi « bien beau » pour leurs employés qui conserveraient leur emploi. Il n’est aucunement alarmiste de dire que les emplois dans les secteurs du textile et du bois, parmi d’autres, sont sérieusement menacés. Pourquoi leur donner le bouche-à-bouche sous forme de subvention quand on peut leur enlever un poids qui leur maintient la tête sous l’eau: la taxe sur le capital.

Aussi, puis-je me permettre de rajouter que nous sommes tous des investisseurs. Tous les Québécois ayant travaillé ont un fonds de retraite, que ce soit un fond privé ou un fonds de pension géré par la Caisse de Dépot et Placement du Québec. De plus, il y a maintenant le Fonds des Générations qui investit pour tous les Québécois.

Lecture intéressante: un « Taxe sur le capital for dummies »
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20070525/LAINFORMER/705250632/5891/LAINFORMER01

À quand une monnaie unique pour l’Amérique du Nord ?
Cette solution fait peur à plusieurs mais devra être envisagée un jour ou l’autre.

Imaginez un Québec indépendant qui verrait sa «piasse» monter et descendre sans arrêt, avec les tous problèmes que cela implique…

Il y a toujours moyen de moyenner.

La Taxe sur le capital pour moi est une folie. C’est une invention de l’état parce que les gens ne veulent pas payer d’impôts. Alors on déguise les impôts en taxes et sa passe auprès du public.

On n’a qu’à se rappeler de la tps qui remplaçait les taxes fédérale et provinciale. Elle a soulevé un tollé de protestations, et pour tant la sortie de la tps avantageait le consommateur et simplifiait l’administration pour l’entreprise. Le fédéral perdait beaucoup.

Cette taxe n’aurait jamais dû exister et ne devrait plus être, imaginez, vous investissez et pour avoir investi vous payez une AMANDE. Très motivant, très très motivant.

La question que je posait est; ce sera quoi l’aide pour ceux qui n’ont pas besoins d’investir de capital d’ici un ou deux ans ou qui viennent juste de le faire? Les investissements dans les pme ne se font pas sur une base régulière chaque mois.

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« Aussi, puis-je me permettre de rajouter que nous sommes tous des investisseurs. » (Frederick Gosselin)

Oui c’est très vrai. Mais pour nos enfants, pour l’avenir, pour notre sécurité future, nous devrions prendre plus de risque faire plus. Comme le dit le proverbe, qui ne risque n’a rien. Dépenser plus d’huile de cerveau et moins d’huile de bras.

Éliminer la taxe sur le capital, et le reporter sur les impôts.

L’état, pour aider les entreprises, pourrait, sans prendre beaucoup de risque, cautionner les emprunts déjà existants, ce qui permettrait aux entreprises exportatrices d’avoir des taux très près du prime sans subventions irritantes pour les USA.

Transformer l’assurance-chômage en société avec interdiction d’avoir des revenus, pour soulager les employeurs, qui finalement, par ce biais, sont taxés pour rembourser la dette d’épicerie fédérale.

Obliger la Caisse de Dépôt, le Fond des Générations, etc à avoir une % de fonds en capital de risque pour le Québec seulement, administré avec diligence, il va de soit.

Simplifier l’administration au plan fiscal des petites entreprises. Elle devient un fardeau insupportable pour les petits, ce qui les oblige à avoir recours à des experts qu’ils ont de la grosse misère à se payer.

Éliminer complètement l’impôt sur le profit des entreprises ainsi que les taxes et le remplacer sous conditions. Ces conditions seraient que ces entreprises n’auraient pour aucune raison le droit de sortir leurs profits du pays sous peine criminelle. Taxer à la source sous forme d’impôt les revenus remis sur les actions à des particuliers ce qui ferait en sorte que l’argent des profits resterait en entreprise ou dans les holdings du pays.

Créer un organisme sérieux et efficace de vétérans d’affaires bénévoles pour aider le démarrage d’entreprises et la résolution de problèmes de ceux qui sont déjà formés. Les grands pères aiment se sentir utiles et rien ne pourrait êtres plus motivants pour eux que de partager leurs expériences. La plupart d’entre eux sur ce plan sont encore jeunes.

Je suis sûr que plusieurs personnes pourraient ajouter beaucoup d’items à cette modeste liste sans être anti-social et en plus être pro gains.