L’économie mondiale aujourd’hui, par The Economist

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Ils n’auraient pas pu mettre un sous-marin ?

Situation très inquiétante mais tellement prévisible.

Voici encore très peu de temps, tout le monde encensait la prudence politique et économique de l’Allemagne et madame Merkel se tirait allègrement la première place des personnes les plus en vues des année 2010 et 2011. Il semblerait que le discours change quelque peu désormais. The Economist souligne fort bien de quelle manière le prédécesseur de madame Merkel – Gerhard Schröder – avait au cours de ses mandats accompli le travail difficile de la restructuration du pays en grande partie issue de sa réunification, lequel était au prise à un taux de chômage élevé. Le magasine n’hésite plus à faire porter le blâme de la médiocre gestion de la crise de l’Euro sur Berlin.

Aujourd’hui en effet de nombreuses voix se portent en Europe et dans d’autres pays du monde – le discours notamment de Stephen Harper aujourd’hui à Paris – en faveur d’un système financier (incluant une union fiscale) plus intégré aux institutions de l’Union, ce qui signifie entre autre une union bancaire, puisque plusieurs banques doivent impérativement être recapitalisées pour survivre. Ce que préconise l’article, c’est une « mutualisation » limitée de la dette européenne, en somme une mise en commun limitée de la dette.

L’article recommande comme base, le : « Troubled Asset Relief Program (TARP) » mis en place par l’administration de George W Bush pour limiter les impacts négatifs de la crise de 2008.

Une telle solution est très compréhensible, mais risque de faire grincer beaucoup de dents dans les chaumières, notamment auprès de la population allemande très attachée à sa primauté. Madame Merkel est-elle prête à sacrifier sa propre popularité ? – C’est pourquoi The Economist précise bien que tout cela forme un ensemble de mesures limitées qui renforcera à terme progressivement, la position de l’Union Européenne qui réunie, forme bien la première économie du monde.

Ainsi parachever la construction de l’Europe assure un gain de stabilité pour l’économie mondiale, permet de résorber progressivement les impacts des diverses crises qui actuellement minent la confiance de tout un chacun en un avenir prometteur pour tous.

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http://www.economist.com/node/21556577
http://www.economist.com/node/21556571

Et dire que Rozon met la baisse touristique à Montréal sur le dos des manifs étudiantes!

@ M Drouginsky #2

En accord en grande partie avec votre texte. Je crois toutefois que Mme Merkel n’est pas la seule responsable de tout ce bourbier. Le fait qu’on entrevoit si peu de solution me laisse croire que le problème est plus profond et global.

Après avoir assisté à la mort du communisme, nous vivons peut-être la fin du capitalisme tel que nous le connaissions. Le simple fait d’utiliser des termes « Recapitalisation de banques » est une preuve directe.

Soyons logique. Comment diable une banque peut-elle manquer d’argent sinon en raison d’une vision égoïste du profit dans un capitalisme sauvage?

@ Real (# 3):

Bien sûr, tous savent que les manifestations, l’intimidation, le vandalisme et l’agressivité envers les citoyens ATTIRENT le tourisme…comme en Syrie quoi.

Vous écrivez n’importe quoi!

@ Lange (#4)

En accord avec vous, madame Merkel ne saurait être responsable de tout, d’ailleurs mes propos n’avaient pas pour fin de faire porter le blâme en particulier sur qui que ce soit. Je pense que vous ressentez bien la profondeur de la crise.

Si les banques manquent de liquidités et de fonds propres, c’est parce que le système est fondé de la sorte. Les accords de Bretton Woods (1944) auraient dû en principe palier à tout cela, si ce n’est qu’ils n’ont jamais été réellement appliqués. Les accords de Bâle qui en principe visaient à réglementer les banques, n’ont pas apporté de solution durable face à la gloutonnerie de certains établissements, les accords de Bâle III (en vigueur de 2013 à 2019) qui visent à rétablir les fonds propres de banques et qui devraient en principe en garantir leur stabilité, confirment pratiquement que le premier bailleur des banques (privées) reste encore et toujours les États.

– En résumé, c’est : je te prête, tu me prêtes et je te tiens, tu me tiens par la barbichette 🙂