Lectures pour Nicolas Marceau

Nicolas Marceau ne trouverait pas l’argent dont il a besoin pour compenser l’abolition de la contribution santé dans la hausse des impôts sur les revenus les plus élevés et la réduction des avantages fiscaux accordés aux dividendes et au gain de capital. C’est du moins ce qui ressort de deux études publiées ces derniers jours.

Les nouvelles mesures fiscales du Parti Québécois font travailler les fiscalistes et les économistes. (Et les agents d’immeubles ontariens, s’il faut se fier à l’article publié ce matin dans La Presse.) Pris d’assaut par leurs clients, les fiscalistes essaient de trouver les façons qui permettront aux contribuables mieux nantis de s’en tirer au moindre coût alors que les économistes essaient d’anticiper ce que les trouvailles de leurs collègues signifieront pour le Revenu provincial.

L’Institut C.D. Howe vient de publier une étude signée par l’économiste Alexandre Laurin.

À partir d’une étude réalisée en 2010 par le ministère fédéral des Finances sur la réaction des particuliers aux changements du taux effectif marginal d’imposition, Alexandre Laurin estime que les hausses d’impôts et autres mesures fiscales proposées proposées entraîneront une baisse d’environ 8,9 % du revenu imposable déclaré par les contribuables touchés.

Loin de se maintenir au niveau actuel, l’assiette fiscale devrait baisser de 3 milliards de dollars suite à ces hausses. Résultat : le gouvernement québécois n’aurait que 317 millions de dollars de plus dans ses coffres, au lieu des 1,2 milliard de dollars qu’il anticipe.

En bout de piste, le nouveau gouvernement se retrouverait avec un manque à gagner de 810 millions de dollars dans son budget, un écart que les Québécois devront combler autrement.

Stephen Gordon, professeur d’économie à l’Université Laval, fait une démonstration semblable dans le MacLean’s et, de façon plus scientifique sur son blogue. Il estime que le Québec ne recevra tout au plus que la moitié de ce qui est prévu par le gouvernement du Parti Québécois.

Les deux études sont aussi révélatrices sur la pauvreté relative du Québec. Même si 24 % des formulaires d’impôts fédéraux proviennent du Québec, il ne compte que 16 % des contribuables qui affichent des revenus supérieurs à 150 000 dollars. L’Alberta, dont la population est deux fois moindre que celle du Québec, compte sur 20 % des contribuables dont les revenus imposables sont supérieurs à 150 000 dollars.

Je voudrais vous signaler deux autres textes qui devraient alimenter la réflexion de notre nouveau ministre des Finances.

Dans The Gazette, le chroniqueur Jay Bryan fait ressortir que les mesures proposées touchent de plein fouet la classe moyenne et pas seulement les « riches ». Citant les statistiques fiscales, il indique que 578 700 des 813 400 contribuables qui ont rapporté des revenus de dividendes gagnaient moins que 70 000 dollars en 2009. 168 200 des 268 100 contribuables qui ont déclaré des gains de capital cette année-là affichaient également des revenus inférieurs à 70 000 dollars.

Enfin, l’économiste de l’UQAM Pierre Lefebvre amène aujourd’hui dans La Presse un point de vue qu’on a peu entendu. Il compare la contribution santé, si décriée pour son injustice fiscale, au tarif de base à payer pour maintenir et assurer le système.

D’abord, 1 million de contribuables aux revenus modestes sont déjà affranchis et n’ont jamais rien eu à payer. Pour les autres, ce serait comme payer un tarif minimal pour recevoir le gaz naturel ou l’électricité, même si la consommation est nulle. Ou comme le titulaire d’un permis de conduire qui n’a pas de véhicule, mais qui doit payer le droit d’en conduire un éventuellement pour payer l’entretien du réseau routier.

Cette contribution santé ne serait pas plus scandaleuse que les services de garde offerts à 7 dollars, indépendamment de la capacité de payer des familles. Pourquoi défendre l’un et s’acharner sur l’autre ?

 

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Bref, parce que les plus aisées ont les moyens de se payer des fiscalistes et des comptables qui vont leur trouver des abris fiscaux (abris qui n’existent pas pour les moins riches), il ne sert à rien d’augmenter leurs impôts.

Un peu comme de dire à Batman « Mais pourquoi vous donnez-vous la peine de mettre Joker en prison? Vous savez très bien qu’il va trouver un moyen de s’évader d’ici 3 mois! ».

Ce n’est pas tout à fait un système fiscal juste et équitable que décrit l’étude. Et ce n’est pas d’instaurer des « flat tax » qui va arranger le problème.

Les « moins riches », Mathieu, ont l’abri fiscal par excellence: ils ne paient pas d’impôt du tout. Ils sont 40 % de la population dans ce groupe…

Lire le Maclean’s, c’est vraiment sérieux??

Y en a qui sont vraiment en croisade au point de s’appuyer sur n’importe quoi.

On devrait faire une copie de votre « article » et le ressortir lors de la publication des comptes publics de l’année prochaine. On pourrait comparer voir si les histoires de bonhomme sept heures se seront effectivement avérées fondées.

Lors des derniers gouvernements péquistes, comme par hasard, les théories de la peur se sont avérées sans fondement finalement. Bien hâte de voir l’an prochain!

Ma définition de l’économie est que c’est une science humaine qui étudie la relation entre l’argent et les comportements humains.

Il faut être naïf pour croire que de changer aussi brusquement la facture fiscale n’aurait pas d’effet sur l’économie du Québec.

Si un commerce de votre quartier augmentait ses prix de 8% d’un coup, vous seriez prêts à faire quelque km de plus pour sauver quelques $ surtout si le concurrent vendait déjà moins cher. Vous trouveriez que ça en vaut le déplacement, surtout si vous envisagez de gros achat. Si en plus, le concurrent vous accueille avec le sourire au lieu de vous faire la tête comme votre ancien commerçant. Votre magasin de quartier voit ses revenus diminuer malgré l’augmentation de ses prix. Éventuellement, il sera déficitaire ou même en faillite. Car une fois le concurrent bien installé, les habitudes bien prises, il est fort peu probable que vous reveniez à votre ancien magasin même s’il révisait sa position. Vous n’auriez plus confiance en lui.

Qui est à blâmer, le client ou le commerçant?

Avoir des services gratuits ou à faible coût n’est pas un droit, c’est un privilège. Pour que la péréquation fiscale soit acceptée, il faut que toutes les parties aient l’impression d’y trouver son compte. C’est une sorte de pacte. Quand on brise le pacte, quand on change les règles du jeu, il se peut qu’un des joueurs se sente floué et ne veuille plus jouer.

Mathieu K. et Guy Masson,

Ce ne sont pas seulement des riches qui dépendent de dividendes. Comme l’explique Jay Brian, des retraités de classe moyenne ou même à faibles revenus, surtout s’ils n’avaient pas les régimes de retraite à revenu déteminé, mais ont épargné pour leur retraite, ont investi dans des actions à dividendes et sont maintenant pénalisés.
C’est ça votre idée de justice fiscale?

Je pense que Stephen Gordon démontre de façon pertinente qu’il n’y a aucune garantie que les hausses d’impôts envisagées par Nicolas Marceau génèrent les revenus escomptés. Toutefois ce que son étude approfondie démontre, c’est que les revenus générés devraient être au moins de la moitié des sommes escomptées. Reste entre 400 et 500 millions à trouver. Si ce n’est qu’une organisation optimisée des services de santé, devrait permettre des allocations plus adéquates du revenu. Je suis convaincu qu’une réorganisation bien faite de l’ensemble des services publics devrait conduire à obtenir des comptes plus équilibrés.

L’autre aspect présenté par Stephen Gordon est aussi la démonstration qu’il y a déficit de hauts revenus et même de moyennement hauts revenus (entre 130 et 250 dollars) au Québec. Si ce n’est que la chose n’est pas entièrement nouvelle ; les 9 ans passés au pouvoir par les Libéraux n’ont pas réussi à infléchir cette tendance d’un iota. C’est le talon d’Achille de la Province, celui de regorger de talents et cependant de ne pas avoir su établir jusqu’à présent une société plus développée du savoir.

L’exploitation extensive des ressources naturelles permet sans doute à des techniciens et des ingénieurs de trouver un emploi bien rémunéré, ce n’est toutefois pas assez pour nous permettre de réduire drastiquement l’écart entre les riches et les pauvres. Il faut donc travailler sur tous les fronts. Lutter efficacement contre la pauvreté, augmenter significativement le nombre des contribuables, développer des structures qui favorisent la création d’emplois de qualité. Ce qui veut dire qu’il faut investir dans la matière grise, développer un style de vie attractif et des modes de rémunérations motivants. En somme il ne faut pas faire de l’argent, c’est de la richesse qu’il faut produire, la production de valeurs étant la source d’attraction par excellence, y compris pour l’investissement.

J’imagine aussi que pour augmenter les revenus fiscaux au maximum, il faudrait carrément éliminer toute forme de taxation. Les études le démontrent plus de taxes = moins de revenus, donc moins de taxes = plus de revenus alors poussons l’idée au bout de sa logique. Bientôt nous aurons, fort probablement, des économistes qui nous diront que si les pauvres n’ont pas de pain et bien qu’ils mangent du gâteau.

Les économistes sont les oracles d’aujourd’hui, quand nous voulons faire une action quelconque on se rend à Delphes et on consulte les économistes qui nous disent l’avenir. Le seul problème c’est que l’économie est une science inexacte et que dans la plupart des cas les économistes ne font que prédire le passé.

La seule réelle réussite des économistes c’est d’avoir réussi à se poser en diseurs de vérité remplaçant les prêtres d’autrefois.

Pour moi, les économistes ne sont que des philosophes, qui ont leur utilité, mais qui n’ont que le rôle de tenter de trouver des réponses à des questions sans réponses.

C’est à croire que (comme Hollande en France) l’objectif des clowns du PQ est de mettre le Québec en faillite le plus rapidement possible. Vous êtes bien partie madame Marois, lâchez pas, la décote s’en vient…

@ Mathieu K (# 1):

Votre comparaison est boîteuse.

Dans le vrai monde, au-delà de Gotham City, le Québec vit avec des voisins qui, heureusement pour les pauvres Québécois, ont des gouvernements plus sensés et intelligents que le Parti québécois et qui taxent leurs contribuables de façon plus…raisonnable; donc, les mieux nantis ET la classe moyenne du Québec, qui est également frappée de plein fouet par ces mesures abusives de Pauline Marois, peuvent comparer des pommes avec des pommes et choisir entre plusieurs options dont celle de déménager, de travailler moins, ou de disparaître au noir.

Trop d’impôt tue l’impôt et nous en sommes rendus là au Québec.

Déjà, dans le système actuel, 2% des Québécois paient 33% des impôts!!!

Que trouvez-vous de socialement inacceptable là-dedans?

Marceau (en fait, il n’est qu’un pion de Pauline Marois…) a semble-t-il reculé sur la rétroactivité des mesures fiscales et il est en train de reculer également sur ces mesures mêmes!!!

Avec tous les triples saltos arrières que Madame Marois a exécutés depuis les dernières semaines, on l’enverrait bien aux prochaines olympiques si ce n’était de son âge.

@Francois 1

« les mieux nantis ET la classe moyenne du Québec, qui est également frappée de plein fouet par ces mesures abusives de Pauline Marois, peuvent comparer des pommes avec des pommes et choisir entre plusieurs options dont celle de déménager, de travailler moins, ou de disparaître au noir. »

À ce sujet, j’écoutais justement une entrevue ce matin à la radio avec un agent d’immeuble de Gatineau. Vous saviez que beaucoup de familles de la classe moyenne ontarienne préférait vivre au Québec parce que les conditions sont plus avantageuses pour elles ici?? Il ne fautpas croire que la mobilité va toujours dans le même sens. De plus, quelqu’un qui travaille à Montréal n’ira pas rester en Ontario pour la simple et bonne raison que le trajet en voiture serait beaucoup trop long tous les jours. De plus, le maisons de l’autre côté du canal Rideau coûtent beaucoup plus chères que les comparables au Québec.

Bien sûr que certaines personnes voudront partir, d’autres voudront rester, et certaines viendront d’ailleurs. C’est ça la mobilité et ça ne se fait pas dans une seule direction. Mais il faut aussi dire que pour partir, il faut se trouver un emploi où on s’en va. Les gens de la classe moyenne ne se lève pas un matine en disant à leurs enfants : faites vos valises on déménage! Ou encore : papa va faire moins d’heures au bureau alors qu’on diminue son fardeau fiscal??

Ce qui m’amuse dans ce débat, c’est qu’on se fait casser les oreilles depuis quoi : au moins 20 ans sur le fait qu’on est les plus taxés en Amérique du Nord?? Et après ça on veut nous faire croire que tout à coup, plusieurs personnes se lèvent un matin et disent : nous allons partir parce que nos impôts vont augmenter un peu?? Laissez-moi rire : ces personnes seraient parties depuis longtemps parce qu’elles étaient déjà les plus taxées.

@François 1:

Disons qu’un seul contribuable a 100% des revenus au Québec. Est-il juste que celui-ci paye 100% des impôts?

Les 1.5% les plus nantis gagnent 12.7% des revenus et payent 15.1% de leur revenus en impôts québécois.

Bonjour.

Nombre de joueur deux le revenu et le dividende deux bénifices le choix de certain se limite sur le revenu mais il y a un mais d’autre ont le choix soit de se versé du salaire ou des dividendes alors un complément est nécessaire.

M.Duhamel la première chose à faire est de changer la taxe santé pour une contribution santé par $3.00 dollars par tranches de $1,000 dollars du revenu de chaque contribuable.

La contribution santé doit être prix aussi sur les dividendes soit $3.00 dollars par $1,000 dollars mais il y a un mais avec un total combiné du revenu plus dividende de $600.dollars peut importe l’interprétation fiscale pour un total de $600. voilà.

Bonne réflexion.

« Marceau (en fait, il n’est qu’un pion de Pauline Marois…) a semble-t-il reculé sur la rétroactivité des mesures fiscales et il est en train de reculer également sur ces mesures mêmes!!! »

Tant mieux! Sauf qu’il est probable que beaucoup de mal est déjà fait, ceux qui ont commencé des démarches pour réduire leur exposition au fisc Québécois ne vont pas tous arrêter d’y penser parce que le ministre cogite. Après tout qu’est-ce qui dit que le prochain coup le PQ ne sera pas majoritaire, cette fois n’est peut-être qu’un avertissement mais il a été reçu 5 sur 5 par tout ceux qui ont quelque chose à perdre.

Déjà je soupçonne que la hausse de TVQ par Bachand ne donnera pas les revenus attendus. En tout cas moi je peut vous dire que je m’y suis adapté: je magazine systématiquement en ligne dans d’autres provinces ou aux USA et je sauve les 10% de TVQ (9.5% sur le montant + TPS ça donne 10%). Je suis pas mal certain que juste avec ces achats en ligne j’ai déjà largement récupéré l’augmentation…

La réalité est que les Québécois sont déjà surtaxés et toute hausse de ce fardeau ira directement heurter l’économie qui à chaque hausse perd un peu plus de compétitivité face à ses voisins. Pour rendre l’état Québécois viable il ne reste qu’une solution: COUPER. Et ça presse.

@ Mathieu (#7) :

Si le rôle de l’économiste est entre autre d’établir des prévisions. Sa connaissance en principe de la science et des techniques devrait logiquement permettre de produire de prévisions qui se tiennent et qui par conséquent soient fiables. Le rôle des économistes n’est pas de guider les hommes. Alors que c’était en quelques sortes la mission des oracles de Delphes. Ce n’est pas l’emploi des philosophes de guider qui que ce soit et leur objectif n’est pas de faire des prévisions. Le rôle du philosophe est plus modeste. Il consiste principalement à s’instruire et à retransmettre.

Ce que vous relevez, c’est que les prévisions des économistes ne sont pas fiables ou du moins pas toujours. L’économie étant une science humaine, elle n’est pas imperméable aux idéologies. D’autre part, tout le monde parle d’économie, parce que c’est la mode, plus rares sont ceux qui la pratiquent et beaucoup d’économistes sont comme tout un chacun aussi préoccupés de leur propre condition humaine. Ce qui dans certains cas conduit à des indulgences et quelques compromis.

Si probablement des économistes peuvent être philosophes et certains philosophes peuvent être économistes, il n’en demeure pas moins que vous nous soumettez une vision réductrice de la philosophie, une vision réductrice des oracles et une vision réductrice de l’économie. Il est vrai que par la réduction de toutes choses ont peut aussi faire de grandes économies 🙂

Je lis toujours avec un grand intérêt le blogue de Stephen Gordon, et le vôtre évidemment. Mais je tiens à vous remercier pour la chronique de Jay Bryan, The Gazette. Il s’attarde à ce qui me tracassait, et dont personne n’a ôsé parler. Ce sont ceux qui (son exemple)ont des revenus de pension de 40,000 $ et des revenus d’investissement de 10,000 $, le capital investi provenant de la vente de leur domicile , ce sont eux qui en grand nombre paieront plus de 800 $ par année de plus en impôt. Il y a bien plus de ces gens que des richissimes. Le gouvernement le sait très bien et ne fait que mentir sans que personne n’en parle.

Qui ôsera dire à ses enfants d’épargner, d’investir ? Selon le gouvernement péquiste, vaut mieux dépenser tout ce que l’on gagne sans jamais épargner et quand vous serez vieux ce sera le gouvernement qui décidera comment on s’occupera de vous – et probablement lui aussi qui décidera quand on và vous envoyer cogner à la porte de Saint-Pierre.

D’accord que défendre les garderies à 7 $ n’a pas de sens. Pas plus que cette taxe régressive de 200$. Le système fiscal travaillait très bien avec les frais de garderie avant l’idée de fou de Madame Marois des garderies à 5$. Les personnes à faibles revenus ne payaient pas plus que 5$ par jour (une fois le crédit déduit) en frais de garde, même que pour certains, c’était moins. Et les gens plus fortunés payaient leur juste part. En passant, est-ce que nous avons un manque à gagner en terme de crédit d’impôt au fédéral avec ces garderies à 7$? Et regardez toute la bureaucratie engendrée par cette décision et toute la fraude qui a suivi sous le règle libéral. Et pourquoi avoir imposé une taxe santé avec ce flat rate? Ce ne sont rien que des bebelles inventées par des politiciens ignorants et inconscients. Ces mêmes politiciens qui nous promettent de diminuer la bureaucratie, mais qui ne prennent que des mesures pour l’augmenter. A quand des mesures fiscales équitables et simples?
A quand un seul rapport d’impôt pour le pays du Québec?

@Serge Drouginsky

Je me suis relu et franchement je ne pense pas avoir eu des propos qui soit réducteurs pour les philosophes.

La comparaison que je fais avec les oracles c’est que dans notre monde moderne, dès qu’un politicien veut faire quoi que ce soit, il faut que les économistes prédisent un effet bénéfique pour que soit crédibilisé son action. Le hic c’est qu’en économie, il n’y a jamais un effet identique pour une mesure identique, d’où son inexactitude.

Je suis pas contre les économistes mais je pense qu’avant de prendre leurs prédictions pour du « cash », il faut relativiser un peu. Je veux bien que ce soit possible que la hausse des taux d’imposition puissent produire un effet contraire sur les entrées d’argent mais qui peut affirmer qu’il est certain que ça soit le cas et que si c’est bel et bien le cas que ça va être de x millions de dollars. C’est malheureux mais ,selon moi, nous ne pourront jamais (même à postériori) pouvoir affirmer à 100% que la baisse de revenu, s’il y a, causée par la hausse des taux a été de quelque montant que ce soit. il y a trop de variables dans la réalité. Bien sur, les théoriciens iront d’hypothèses appuyant leur idéologie mais on peut faire dire ce qu’on veut au chiffres.

@Michel – je vis au Canada, en Ontario, et je remplis un seul rapport d’impôt. Si les Québécois en remplissent deux c’est bien leur choix et leur affaire – mais celà n’a rien à voir avec le Canada. Les Québécois, nous dit-on, sont fiers de leur collecteur d’impôts. Dans les autres provinces on se satisfait que nos gouvernements aient la liberté de décider de la fiscalité provinciale. Quant au collecteur cela pourrait bien être n’importe qui, tant que c’est fait dans le respect des contribuables et de nos fonds de poche.

@Mathieu – ce n’est pas l’effet, contraire ou pas, des hausses qui devrait agacer les contribuables, c’est le mensonge. Car c’est un mensonge de dire que ce sont les riches qui paieront la note.

Relisez le texte de M. Duhamel, particulièrement « …les statistiques fiscales, … 578 700 des 813 400 contribuables qui ont rapporté des revenus de dividendes gagnaient moins que 70 000 dollars en 2009. 168 200 des 268 100 contribuables qui ont déclaré des gains de capital cette année-là affichaient également des revenus inférieurs à 70 000 dollars »

La vaste majorité des gens qui seront mis à contribution sont des gens de la classe moyenne, des petits épargnants et des retraités. Sortez votre calculette si besoin est, car si les politiciens mentent, les chiffres eux ne mentent pas. C’est la classe moyenne qu’on veut faire payer, et c’est elle qui va partir. Justement, fruit du hasard, nos meilleurs amis sont arrivés dans ma région ajourd’hui, pour se chercher une maison dans la région du Niagara. Ils ne sont pas riches – il a travaillé en tant qu’ouvrier pendant 45 ans, elle fut ménagère – mais il sait compter, il a toujours complété lui-même ses rapports d’impôts et il est un petit épargnant. Ils ne peuvent ignorer l’impact fiscal qu’on leur impose déjà et la hausse qu’on veut leur imposer. Sans compter qu’il n’aura pas besoin de souffleuse dans le sud-ouest ontarien et qu’ils aiment bien les vins de ma région!

Les gros mensonges des péquistes sont la claque dans la face, ou la cerise sur le sundae, qui les a décidé. Je les comprends. Au 31 décembre, ils seront des résidents et contribuables ontariens, et ils obtiendront le meilleur rendement possible du capital qu’ils vont retirer de la vente qu’ils viennent de conclure sur leur maison à Montréal.

@ Serge Drouginsky #15, Mathieu #7

L’économiste est un spécialiste qui vous dira demain, pourquoi ce qu’il a prédit hier, n’est pas arrivé aujourd’hui. 🙂

@ Guy Masson (# 11):

Le seuil de tolérance aux taxes abusives est atteinr au Québec et ce, même Marceau commence à le comprendre.

Combien de sièges sociaux, de personnel spécialisé bien rémunérés, d’entrepreneurs dynamiques ces nouvelles mesures prohibitives vont-elles attirer au Québec selon vous?

Le message CLAIR que le gouvernement péquiste envoie au monde entier est le suivant: nous ne voulons pas de riches chez nous. Pour ceux qui y demeurent déjà, foutez le camp!

Pour ce qui est devotre argument de l’Outawais, je vous réponds ceci:

http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201210/02/01-4579395-lancaster-ontario-frenesie-immobiliere-made-in-quebec.php

Autre chose Guy?

@ seb (# 12):

…et d’où tenez-vous votre statistique?

À ce que je sache, 42% des contribuables québécois ne PAIENT AUCUN impôt (ils sont trop pauvres!) et 2% des contribuables restants paient presque 35% des impôts. Leur « juste part » est déjà dépassée.

L’impôt, c’est du VOL!

@ PBrasseur (# 14):

Comme vous avez raison.

Le lien de confiance est brisé et l’angoisse fiscale s’est déjà solidement installée.

On a affaire à un gouvernement illettré économiquement doublé d’un troupeau d’amateurs.

Les dommages que ces fumistes font à l’économie du Québec seront longs à réparer. Ça prend des années à se bâtir une réputation et une seconde à la perdre.

On s’ennuie déjà des Libéraux!

@Loraine King

En ce qui concerne le gain en capital, il se peut très bien que ça pénalise la classe moyenne… On jugera les effet des modifications lorsqu’on verra le projet définitif. Je ne suis pas pour un augmentation mal calibrée. Moi ce qui m’embête le plus avec les gains en capitaux ce sont les salaires versés sous forme de stock option qui font que les élites corporatives reçoivent des salaire qui sont imposés de façon très légère vs les employés qui eux sont payé en salaire normal.

En ce qui concerne le fond de la question, c’est à dire la fiscalité, je suis en faveur d’une refondation complète et innovatrice. Nous devrions taxer ce qui est improductif, par exemple la pollution, plutôt que le travail. Il y 10 ans, je travaillais sur la lois des impôts (entre autre) et j’ai été choqué de voir le nombre d’articles (en comparaison avec les autres lois, seul le code civil s’y compare) et l’épaisseur du/des volumes. Nous vivons avec une lois qui a été patché depuis des décennies et il serait bon, je pense, de repartir à neuf.

@Mathieu – D’après-vous, quand on gagne 150 000 ou 250 000 par année, s’achète-t-on un duplex pour vivre dans un des deux logements et louer l’autre ?

Que feriez-vous si aviez 55 ans, propriétaire d’un duplex que vous pensiez vendre ? Mettriez-vous la pancarte ? On verra en effet le texte final, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le gouvernement a agit de manière irresponsable et amateure. On n’annonce pas de telles improvisations.

@Loraine King

Les questions que vous me posez ne peuvent pas avoir de réponse universelle…

Être imposé sur 75% de son gain en capital au lieu de sur 50% c’était la situation qui prévalait au début des années 2000. Je vous parlais des stock option et vous me ramenez l’exemple des plex. Il pourrait y avoir une disposition qui épargne les propriétaires occupants, par exemple.

Il fut une époque où je louais un appartement, mon propriétaire habitait un superbe bas de quadruplex (avec cave terrain et garage) à Montréal (je m’ennuie encore de cet appart parfois), il avait plus de revenu avec les logements que le montant de son hypothèque. Donc il vivait dans 2400 pieds carrés qui ne lui rapportait plus qu’il lui en coutait et après 4 ans, il a fait plus de 140 000 de profit. Je considère que ce qu’il a payé sur son gain en capital était tout de même très avantageux malgré tout. L’impôt total qu’il paya (ou aurait payé avec le régime proposé) représente moins que ce qu’un loyer lui aurait couté.

Comprenez moi bien j’étais très heureux pour lui et j’ai regretté amèrement n’avoir pas pu profiter d’une manne similaire. Je veux, par cet exemple, simplement illustrer que les avantages des plex (habités) représentent plus qu’un simple montant d’argent.

Je suis convaincu qu’il vous sera facile de trouver un contre exemple, ce genre de débat est propice aux arguments circulaires.

Je semblez vous imaginer que je prône une fiscalité injuste et égorgeante. Vous faites erreur. Nous vivons dans une société qui produit beaucoup de richesse et de l’argent, il y en a. Les gouvernement depuis 20 ou 30 ans on fait des choix fiscaux qui tarirent les sources de revenus. Maintenant, ils cherchent des manières de renflouer les coffres, je souhaite qu’ils trouvent une manière juste et efficace de le faire.

@Mathieu – ce n’est pas ce que vous prônez qui me dérange, c’est l’incertitude qu’a créé le gouvernement. Un ministre des finances qui annonce des scénarios, qui recule après quelques heures pour refaire des calculs, cela donne l’impression que le gouvernement est dirigé par des amateurs.

Pour ce qui est des ‘stock options’, on s’en fout. Quand on est capitaliste on sait qu’il faut apprendre à vivre avec deux possibilités : celle de faire un gain et celle d’encaisser une perte. On joue nos options en conséquence.

@Francois 1

« Le message CLAIR que le gouvernement péquiste envoie au monde entier est le suivant: nous ne voulons pas de riches chez nous. Pour ceux qui y demeurent déjà, foutez le camp! »

C’est le message que VOUS voudriez qu’on retienne. C’est la troisième fois qu’un gouvernement péquiste arrive au pouvoir, et chaque fois on sort les théories de la peur : instabilité, angoisse, etc.

Sur le plan politique, la CAQ proposait sensiblement les mêmes mesures que le PQ : hausse de l’imposition des dividendes et des gains en capitaux.

Biasser toujours l’impôts des riches et ne rien donner à la classe moyenne, c’est exactement ce que l’administration Bush a fait entre 2000 et 2008, et on a vu le résultat.

Quant à l’article que sur lequel vous vous basez, il ne démontre en rien que nous sommes face à un exode massif. Tout ce que ça dit, c’est qu’un agent immobilier reçoit plus d’appels de Québécois qu’à l’habitude. C’est vrai qu’en Ontario on paie moins d’impôts. On a aussi moins de services publics, le coût des maisons est plus élevé, et c’est très de Montréal si c’est là que vous travaillez.

Vous pouvez donc continuer à angoisser, on verra bien dans un an lorsque les mesures auront été mises en place. Entre temps, je vous laisse à vos angoisses et à vos suppositions!

@ Mathieu (#18)

D’accord avec vous quant au caractère relatif de toutes choses. Quant aux mesures fiscales, notamment pour ce qui est des hausses d’impôts, je suis également de votre avis. On ne peut établir le bienfondé d’une mesure qu’à l’usage. Et non sur des bases idéologiques. D’autre part les lois sont évolutives, c’est aussi le cas du budget qui repose sur un ensemble de dispositions qui peuvent aussi évoluer et s’ajuster dans le temps. Les revenus des diverses communautés étant aussi liés à la conjecture, laquelle n’est jamais entièrement prévisible.

La question est toujours de savoir à quoi servent les revenus de l’impôt. L’allocation d’une somme identique ne produit pas des effets identiques. Attendons déjà de voir ce que nous propose Nicolas Marceau avant de monter au créneau. Et vous avez sans doute raison qu’une réforme fiscale bien faite permettrait à certains égards de produire des états financiers plus équilibrés.

@ Mathieu #27

« Il pourrait y avoir une disposition qui épargne les propriétaires occupants, par exemple. ». Un propriétaire qui habite en partie son immeuble est exempté de l’impôt sur le gain en capital, seul l’espace locatif est pris en compte pour calculer le gain en capital.

Votre exemple à propos de votre ex-propriétaire me trouble. Il laisse croire que les revenus de loyers auraient servi pour le calcul du gain en capital. Le gain en capital est calculé sur la vente de la partie locative de l’immeuble seulement.

Si je vous ai mal interprété, veuillez m’excusez.

Les riches qui se lamentent pour une bagatelle devraient payer et se la fermer.

S’ils essaient de faire de l’évitement fiscal alors les vérificateurs fiscaux de Revenu Québec s’occuperont d’eux avec pénalités et intérêts en prime.

Bravo Madame Marois et Monsieur Marceau pour vos décisions courageuses et équitables.

Ça fait changement de la corruption Libéraleuse.

Une entreprise qui est mobile et dont le modèle d’affaire n’est pas lié à une localisation québécoise devrait s’en aller et du coup augmenter sa rentabilité instantanément.

Il doit exister déjà plein de compagnies spécialisé dans la facilitation de déménagement corporatif.

bye bye québec…

@ Guy Masson (# 29):

La CAQ proposait de couper dans l’gras de l’État québécois pour compenser mais vous pouvez être certain que Mme. Marois évitera à tout prix de s’aliéner ses « alliés naturels » que sont les grosses centrales syndicales et les étudiants en sciences molles.

Elle préfèrera plutôt tenter de presser encore plus un citron auquel il ne reste plus de jus; mais la réalité la guette car on sent déjà un vent de révolte devant ses lubies (68% des Québécois ont voté CONTRE elle!!!) et surtout, les finances québécoises sont dans un gouffre profond, merci aux politiques socialistes irréalistes appliquées depuis 50 ans.

Près de 45% des québécois ne paient AUCUN impôt (sont trop pauvres!) et 2% des contribuables paient près de 35% des impôts.

Y-a-t’il quelque chose là-dedans que vous trouvez « inéquitable »???

Combien de sièges sociaux de grandes entreprises ou de travailleurs hautement qualifées le Parti québécois va t’il attirer avec ses nouvelles politiques fiscales? Hein?

Par contre, combien de ces mêmes éléments quitteront le Québec en douce ans tambours ni trompettes, en emmenant avec eux leurs emplois bien rémunérés et les relations qu’ils possèdent?

@ Bernard Colagrosso (# 32):

Au Québec actuel (avant les horreurs péquistes!) près de 45% des québécois ne paient AUCUN impôt (sont trop pauvres!) et 2% des contribuables paient près de 35% des impôts. Y-a-t’il quelque chose là-dedans que vous trouvez “inéquitable”???

Pour ce qui est de la corruption, je voudrais vous faire remarquer que jusqu’à maintenant, seul le Parti québécois a été CLAIREMENT déclaré COUPABLE de corruption via le Rapport Moisan et qu’un député péquiste est déjà dans l’eau chaude dans la Commission Charbonneau.

Pas un seul Libéral!

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/360304/commission-charbonneau-le-pq-defend-son-depute-andre-villeneuve

Je crois en plus que ce n’est qu’une question de temps avant que l’Ontario ne déroule le tapis rouge pour attirer les entreprises québécoises que les péquistes font fuir.

Si j’était à leur place, je travaillerais sur un plan pour attirer les entrepreneurs québécois.

Actuellement, les contribuables qui réalisent un gain en vendant un immeuble qu’ils n’habitent pas ne sont taxés que sur la moitié ce profit. Ce seuil sera haussé à 75% dès l’an prochain, si la CAQ avait été élue. Ce changement fiscal aurait rapporté 416 millions de plus au gouvernement.

Un gouvernement caquiste réduirait aussi les crédits d’impôt sur les dividendes, ce qui forcerait les détenteurs d’actions à payer davantage d’impôt. Cette mesure rapporterait 127 millions.

http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201208/17/01-4566005-les-riches-paieront-plus-dimpot-sous-un-gouvernement-caquiste.php

@ Virginie Checa (# 37):

Vous avez raison MAIS EN PLUS, la CAQ a également élaboré un programme de dégraissage de l’état québécois opressif et tentaculaire, ce que s’est bien gardé de promettre le Parti québécois qui doit son élection à ses alliés naturels, soient les grosses centrales syndicales qui verraient d’un très mauvais eoil toute réduction de la quantité de fonctionnaires au Québec car moins de fon-fons = moins de cotisations syndicales = moins de pouvoir pour la mafia syndicale!

Il est intéressant de noter qu’une certaine partie des ‘riches’ au Québec sont des fonctionnaires !!!
Et si on incluait la valeur de la portion de leur fond de pension qui est payée par le gouvernement (et non inclus dans leur revenu déclaré ), on se rendrait compte qu’une bonne partie des riches au Québec sont haut fonctionnaires, députés ou syndicalistes.