L’endettement, maladie du siècle

L’endettement des États, on en entend maintenant parler tous les jours. La crise de la dette souveraine fait les manchettes car son ampleur et les menaces qu’elle fait peser sur les États et leurs populations sont énormes.

Mais il y a aussi d’autres dettes qui plombent l’économie mondiale – surtout celles des pays développés. L’endettement des ménages, celui des institutions financières et des entreprises («non-institutions financières» dans le tableau qui suit) sont autant de menaces et de freins pour la croissance économique.

McKinsey, premier cabinet de consultation au monde, et The Economist, ont préparé ce tableau interactif il y a quelques mois.Pour y avoir accès, cliquez ICI.

Laisser un commentaire

Cette dette qui se gonfle telle un ballon ne serait-elle pas que le simple résultat de notre course effrénée pour la croissance?

Si oui, cela voudrait dire que pour réduire notre dette, il faudrait accepter une croissance nulle, ou négative. Comme la sagesse économique dicte que cela est inacceptable, alors on s’endette un peu plus pour relancer la croissance.

Il ne faut donc pas s’étonner que cette balloune pète régulièrement. C’est comme une soupape pour réguler la pression.

Le problème de l’endettement est véridique et primordial pour expliquer la crise actuelle. Toutefois, il convient de se demander pourquoi il y a eu une telle explosion de la dette, afin de pouvoir éviter une réédition de la crise actuelle.

Certains veulent monter les gens moyens et les pauvres en bouc émissaires, prétendant qu’ils étaient irresponsables et se sont endettés seulement à cause de tares personnelles. On fait aussi le même argument sur certains gouvernements.

Je trouve que c’est une tentative de détournement afin de dévier l’attention des vraies causes de cette explosion de la dette, les politiques économiques de déréglementation, d’affaiblissement des travailleurs et du libre-échange (notamment la délocalisation que cela entraîne).

Entre 1945 et 1980 environ, la croissance économique était répartie plus ou moins équitablement, dans certaines années les employés au bas de l’échelle voyaient leurs salaires augmenter plus vite que les revenus de ceux en haut de l’échelle. Ils n’étaient donc pas nécessairement obligés de s’endetter pour acheter les produits qui inondaient les marchés grâce à la croissance économique. L’économie produisait plus, mais en même temps, les gens voyaient leur pouvoir d’achat augmenter, donc tout allait bien.

Mais voilà, suite à des chocs économiques qui ont créé des crises de stagflation, des économistes et politiciens ont profité de la crise pour faire le procès des politiques d’avant. Au lieu de simplement réformer les théories et politiques soutenant le système jusque là, ils ont jeté le bébé avec l’eau du bain et ont fait plonger l’Occident dans un nouvel ordre économique mondial.

Quel est ce nouvel ordre? Libre-échange, déréglementation, la redistribution de la richesse vers le haut plutôt que vers le bas. L’idée était que le Marché pouvait s’auto-réguler et que les interventions étatiques étaient toujours moins efficaces que le libre marché. L’idée était aussi que la croissance économique ne reposait pas sur la consommation mais uniquement sur l’investissement (voir la loi de Say), et puisque les riches investissent une plus grande part de leurs revenus que la classe moyenne ou les pauvres, alors il fallait concentrer la richesse entre les mains des riches pour augmenter les investissements privés et donc avoir une croissance économique plus grande.

À noter qu’ils n’ont pas tort sur toute la ligne, le libre marché a certains avantages dans certaines situations, le libre-échange peut avoir de bons résultats et l’investissement est essentiel à la croissance économique. Mais leur péché est l’extrémisme dont ils ont fait preuve. Plutôt qu’un monde d’équilibre, ils ont cru que le plus radicaux ils pouvaient être, le mieux ce serait.

L’édifice qu’ils construisaient était bâti sur du sable mouvant. Avec la délocalisation résultante du libre-échange avec des pays pauvres, les usines qui donnaient une chance à tous les travailleurs occidentaux la chance d’avoir un emploi décent avec des conditions acceptables sont disparues. À la place, les McJobs du secteur des services ont augmenté, des emplois aux salaires ridiculement bas, avec des avantages sociaux quasi-inexistants. Les syndicats ont été cassés ou forcés à la modération, créant une nouvelle pression à la baisse des conditions de travail.

Le résultat est que la majorité de la population qui travaille pour gagner son pain n’a pas de quoi se payer les nouveaux produits ou services que génèrent l’économie avec leurs seuls salaires stagnants. En même temps, les plus riches et les investisseurs ont plein d’argent qui traînent et qu’ils veulent investir. La solution a semblé évidente: les riches prêtent leur argent à la classe moyenne pour leur permettre d’augmenter leur consommation et de soutenir la croissance économique. En même temps, quand ceci ne suffit pas, les investisseurs ont inventé des produits financiers absurdes et dangereux qui ont contribué au crash financier.

C’est pourquoi la dette a explosé. Le consensus néolibéral qui règne depuis les années 80s (ou fin 70) a des pieds d’argile, il est insoutenable car non balancé, basé sur une augmentation incessante de la dette de nombreux secteurs de l’économie.

Nous devons établir un nouveau consensus économique qui sera plus soutenable. Ce nouveau consensus doit remettre en question les bienfaits du libre-échange et réaliser que celui-ci n’est bénéfique que si certaines conditions sont remplies, notamment la similitude réglementaire et monétaire entre les économies en question. Il doit trouver un moyen de redonner aux travailleurs la force pour se négocier une meilleure part du gâteau de la richesse que nous créons collectivement. On doit aussi mieux réglementer les marchés, notamment les marchés financiers (surtout le secteur des produits dérivés), pour éviter les dérives des dernières années.

J’avais un à priori que les pays socialisant avaient une dette publique plus importante et une faible dette privé alors que les pays individualistes avaient plutôt une faible dette publique et laissait les individus gérer leur dette, en somme plus élevé.

La mentalité qu’en laissant les individus faire leurs choix eu même, ils géreraient mieux leur dette a ses limites.

La crise de 2008 a démontré que des individus trop endetté peuvent entrainé toute une nation dans le pétrin.

Mon opinion est que pour laisser des individus libre à eux-même, il faut les éduquer.

L’éducation économique est primordiale. C’est comme un enfant qu’il faut éduquer avant de le laisser aller de façon autonome.

Hélas, gérer son budget et sa carte de crédit on apprend pas ça à l’école au québec.

L’endettement des ménages au Canada, qui augmente de façon continue depuis plus de 30 ans et qui atteint maintenant un record à 150%, vit son dernier souffle.

En ce moment, 12% des ménages canadiens ayant contracter une hypothèque aurait de la difficulté à supporter une augmentation de taux de 1%!!:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011/11/09/013-taux-hypothecaires-sondage.shtml

Cela représente plus de 600 000 hypothèques à risque au pays. La folie des taux réels négatifs pendant une trop longue période est en train de peinturer l’économie canadienne pour plusieurs années…

Jamais les ménages canadiens n’ont eu une aussi faible marge de manoeuvre.

Lorsque la limite physique de l’endettement des ménages canadiens sera atteinte, l’immobilier cèdera de façon marquée et l’économie canadienne peinera pendant de nombreuses années.

La dette mondiale en % du PIB est de 69,2%.

Le PIB représentant la valeur totale de la production de biens et services, plus le niveau d’endettement se rapproche du 100% du PIB mondial, plus la quantité d’argent qui peut être prêtée aux pays en difficultés devient rare. À 100%, théoriquement, la banque sera vide.

Il ne restera plus qu’une seule option aux gouvernements: imprimer de l’argent qui créera de l’inflation. L’an dernier, les Britanniques ont perdu l’équivalent de 57 milliards de dollars canadiens dans leur compte d’épargne à cause de l’inflation.

http://buttonwood.economist.com/content/gdc

« Cette dette qui se gonfle telle un ballon ne serait-elle pas que le simple résultat de notre course effrénée pour la croissance? »

croissance menée par les gouvernements. Le « vrai » capitalisme ne permet pas une course aussi effrenée sous peine de consommer les biens de production.

« Je trouve que c’est une tentative de détournement afin de dévier l’attention des vraies causes de cette explosion de la dette, les politiques économiques de déréglementation, d’affaiblissement des travailleurs et du libre-échange (notamment la délocalisation que cela entraîne). »

rien de plus faux. AUCUNE déréglementation n’aurait pu causer une telle crise. Ce que nous voyons à l’oeuvre, une fois de plus, c’est une crise de l’interventionnisme. AUCUN état « néolibéral » ne se serait rendu là

David, tu confonds « inflation » et « taux de change ». Les britanniques ont peut-être perdu des sommes colossales si on juge les fonds en devise étrangère, car la livre a perdu beaucoup de valeur face au dollar canadien. Une livre valait environ 2,15 dollars en 2006, elle en vaut maintenant environ 1,63, soit une chute de presque 25%. Mais le pouvoir d’achat de la livre n’a pas diminué autant, l’inflation n’était que de 4% en 2010. Donc leur pouvoir d’achat n’a pas diminué significativement, sauf quand ils changent leur devise en devise étrangère pour visiter d’autres pays.

Inflation et taux de change sont deux concepts différents, ils s’influencent l’un l’autre, mais ne sont pas la même chose.

@lemoutongris

« Le “vrai” capitalisme ne permet pas une course aussi effrenée sous peine de consommer les biens de production. »

Ah, l’argument « no true Scotsman »/ »pas un vrai Écossais ». Genre, « tous les Écossais font 7 pieds de haut », « Attends une minute, j’ai un ami Écossais, et il ne fait pas 7 pieds », « Bah, c’est parce qu’il n’est pas un vrai Écossais ».

À part ça, ton argument est assez faible merci. « Ça ne peut pas être le capitalisme qui est en cause, parce que je crois que le capitalisme ne peut pas causer ça ». Ton raisonnement est illogique, tu commences avec la conclusion que tu désires et tu prétends que c’est un argument pour prouver cette même conclusion.

« rien de plus faux. AUCUNE déréglementation n’aurait pu causer une telle crise. Ce que nous voyons à l’oeuvre, une fois de plus, c’est une crise de l’interventionnisme. AUCUN état “néolibéral” ne se serait rendu là »

Un des états les plus néolibéraux était l’Irlande. C’est un des pays les plus frappés par la crise. L’Islande était très néolibérale au niveau de son secteur financier, et elle a été très affectée également. Le Canada n’a rien de néolibéral au niveau du secteur financier, et les banques canadiennes ont mieux traversé la crise que la majorité des banques des autres pays.

La déréglementation peut causer une telle crise. Tout d’abord, en déréglementant le secteur des produits dérivés en finance, on permet aux investisseurs de faire des gageures sans avoir besoin de les supporter par l’achat de biens réels ou l’investissement dans de vraies compagnies. Les produits dérivés dérivent leur valeur de produits d’investissement réels, mais ils n’ont aucune réalité concrète.

L’affaiblissement des règles concernant le ratio entre les actifs et les fonds propres des banques a permis à celles-ci d’emprunter plus d’argent pour faire plus de gageures sur le marché. Ce qu’on appelle du « leverage » en anglais. Vu que les banques plaçaient plus de gageures avec autant de fonds en réserve, quand les gageures ont foiré, elles étaient en risque de fermer. Voici un exemple concret où la déréglementation peut provoquer une crise dans le secteur financier qui entraîne la vraie économie dans son sillage. Au Canada, malgré du lobbying de plusieurs banques, le ratio maximal fut conservé à 20 pour 1, et on s’en tire mieux.

Sans être méchant, il me semble que ton commentaire est plus une profession de foi envers le capitalisme et le libre marché qu’une argumentation logique.

@ lemoutongris #6

« Le “vrai” capitalisme ne permet pas une course aussi effrenée sous peine de consommer les biens de production. »
Si je comprends bien, le vrai capitalisme doit être fortement réglementé pour empêcher cette course effrénée. Cela implique donc l’intervention de l’état ou du moins, une surveillance continue par une agence externe.

La crise selon moi, n’a pas été seulement provoquée par l’interventionnisme étatique comme vous le dites si bien mais beaucoup plus par le manque de surveillance des Grands Financiers de ce monde qui se sont comportés comme des truands. Dans un monde idéal constitué de personnes aux grandes vertus morales, le capitalisme « libre » associé au Libertarianisme est possiblement le meilleur régime puisqu’il encourage la liberté et l’indépendance.

Mais dans le monde actuel où l’individualisme et l’argent règnent en maître, il est complètement faux de prétendre que le Libertarianisme est la solution miracle. Bien que basée sur le respect des libertés, cette doctrine ne sera pas applicable tant que les valeurs humaines ne seront pas rehaussées autrement, ce sera « au plus fort la poche » comme on le voit si bien à Wall Street.

Cela fait longtemps que le GBS nous dit que la mondialisation n’a pas de maudit bon sens. Comment concurrencer des pays comme la Chine et l’Inde?

Les politiciens et nos plus brillants économistes nous répètent que nous sommes nuls en économie. La preuve que la mondialisation fonctionne: Regardez comme le PIB progresse depuis que nous avons embarqué dans ce bateau.

Si mon revenu augmente de 1000 milliards, et fait exploser le PIB, est-ce que nous sommes vraiment plus riche. Non, il n’y a qu’une seule personne de plus riche. Pas « nous ».

Apparemment, il se crée des emplois pour remplacer les emplois qu’on perd. Toutefois, si on remplace un emploi à $40K pour un autre de $20K, on s’appauvrit. Si on remplace un emploi à temps plein pour un emploi à temps partiel, on s’appauvrit.

Et quand on s’appauvrit, l’état s’appauvrit. De plus, l’état doit supporter des charges sociales qui augmentent.

Donc, pour compenser on emprunte. C’est peut-être un peu simpliste pour expliquer la bulle de l’endettement, mais elle en vaut bien d’autres que personne n’arrive à comprendre réellement.

Pardonnez-moi, M. Duhamel, mais je vais écrire un blasphème.

Ne faudrait-il pas retourner au protectionnisme? On pourrait ainsi recréer des industries qui ont pratiquement disparus ici: chaussure, vêtement, vélo, etc…

Évidemment, il y aura des pertes associées à un tel changement de paradigme. Je suis toutefois loin d’être convaincu qu’au final, la situation serait pire. malheureusement, je doute qu’il existe encore des économistes possédant les compétences ET l’objectivité nécessaire pour faire un tel bilan.

« Si je comprends bien, le vrai capitalisme doit être fortement réglementé pour empêcher cette course effrénée. »

non, tu comprends très mal. Le « vrai » capitalisme se réglemente lui-même. Ce qui cause une course affrenée à la croissance, c’est l’intervention de l’État et le crédit facile

« Un des états les plus néolibéraux était l’Irlande. C’est un des pays les plus frappés par la crise. »

ses dépenses publiques ont explosé ces 10 dernières années. Pas très néolibéral à mes yeux

« L’affaiblissement des règles concernant le ratio entre les actifs et les fonds propres des banques a permis à celles-ci d’emprunter plus d’argent pour faire plus de gageures sur le marché. »

peut-être en partie. DANS CE CAS PRÉCIS, l’État doit « intervenir » pour renforcer les contrats et s’assurer que les banques ont des réserves intégrales

« il est complètement faux de prétendre que le Libertarianisme est la solution miracle »

la seule autre solution est l’interventionnisme, et il a encore montré sa faillite.

Par ailleurs, CHAQUE FOIS que l’État s’est délesté de son intervention (ce qui n’est pas le cas présentement), l’économie s’en portait mieux.

» cette doctrine ne sera pas applicable tant que les valeurs humaines ne seront pas rehaussées autrement, »

et les valeurs de qui seront appliquées?

« Ne faudrait-il pas retourner au protectionnisme? On pourrait ainsi recréer des industries qui ont pratiquement disparus ici: chaussure, vêtement, vélo »

c’est pas un blasphème, c’est complètement dément. Le protectionnisme, au final nuit à tout le monde parce que tout est plus cher.

Si l’État s’endette, c’est parce qu’il dépense trop, point à la ligne. Solution : couper dans les subventions et dans les programmmes inutiles (garderies, assurances de toute sorte)

Afin de suivre la croissance économique des pays émergents ,exemple: les états-unis ou l’inde ,il faut recréer l’économie ou l’indice de la vie comme Toronto.Peut-être effacer une partie de la dette mondiale.

@ Simon V

Si l’Irlande s’était abstenue de sauver les banques, elle n’en serait pas là. D’ailleurs, si la majorité des pays en problème n’étaient pas intervenu, la situation ne serait pas aussi grave aujourd’hui. Je me trompe ?

Une des questions serait de savoir de qui proviendraient les investissements pour sauver l’économie.

@LeMoutonGris:
Pour sortir d’une dépression, la recette généralement admise est d’investir pour relancer l’économie. Or quand le marché se rétracte, le privé n’est pas très enthousiaste à investir. Donc, par défaut, le public emprunte et lance des programmes de relance. Lorsque la locomotive se remet à avancer, alors le privé prend le relais.

Selon ta théorie, est-ce que:

a) Le gouvernement ne devrait pas intervenir, et le marché va se rétablir de lui-même.

b) Il devrait intervenir, mais ne pas emprunter. Soit en supprimant les garderie, l’assurance-emploi, fermant hôpitaux et écoles, pour ré-investir l’argent épargné dans des choses plus productives.

c) ni a), ni b). La vrai solution est… (je te laisse complété)

d) La prémisse est toute fausse, et la problème ne se pose pas du tout ainsi.

« Pour sortir d’une dépression, la recette généralement admise est d’investir pour relancer l’économie. Or quand le marché se rétracte, le privé n’est pas très enthousiaste à investir. Donc, par défaut, le public emprunte et lance des programmes de relance. Lorsque la locomotive se remet à avancer, alors le privé prend le relais. »

ce qui cause une dépression, c’est justement l’intervention du gouvernement. al Grande Dépression a été causée par une décennie de crédit facile, et a été prolongée parce que les gouvernements sont INTERVENUS massivement dans l’économie.

ne rien faire est donc la solution. Ça a amrché avec harding en 1921

@MoutonGris:
« c’est pas un blasphème, c’est complètement dément. Le protectionnisme, au final nuit à tout le monde parce que tout est plus cher. »

Je trouve ton argument un peu court. C’est vrai que dans le temps du protectionniste, les biens coûtaient plus cher qu’aujourd’hui au Wal-Mart.

Toutefois, nos achats servaient à créer/maintenir des emplois locaux, et à faire tourner la roue économique locale. Aujourd’hui, on contribue à faire tourner la roue économique de la Chine.

Dans le système actuel, la seule voie possible que je perçois pour avoir une économie durable à long terme est qu’on aligne la rémunération des salariés sur celles des pays offrant la plus basse rémunération. Cette spirale vers le bas est d’ailleurs bien engagée.

C’est la course vers le fond. Je ne suis pas très optimiste pour l’avenir des générations à venir.

@Francis Nadeau

On peut discuter de quelle manière l’Irlande aurait pu mieux sauver son secteur financier, mais la nécessité de sauver ses banques n’est pas vraiment discutable. L’effondrement des banques irlandaises auraient résulté dans un effondrement complet de l’économie irlandaise.

@lemoutongris

« ses dépenses publiques ont explosé ces 10 dernières années. Pas très néolibéral à mes yeux »

L’Irlande restait l’un des pays les plus néolibéraux. Même si le gouvernement dépensait plus, ce que je ne suis pas capable de confirmer pour l’instant, le pays continuait d’avoir un secteur financier hautement déréglementé.

« Le “vrai” capitalisme se réglemente lui-même. »

Encore une autre profession de foi. Dans la réalité, cette belle théorie échoue l’épreuve des faits. L’histoire du capitalisme est une série de booms économiques et de crises graves, même, voir surtout, dans les endroits et les lieux où l’intervention étatique (exemple: la présence d’une banque centrale) était très faible. Le capitalisme se comporte souvent comme une poule sans tête, elle peut courir vite, mais elle peut aussi bien tomber en bas d’une falaise que d’aller dans la bonne direction.

« la seule autre solution est l’interventionnisme, et il a encore montré sa faillite. »

Ça, c’est une manière extrémiste de penser. C’est soit l’interventionnisme total ou le libertarianisme, il n’y a rien entre les deux. Désolé de te l’apprendre, mais c’est complètement faux. Il y a une infinité de teintes entre les deux extrêmes, et la situation la meilleure pour l’homme se situe dans le centre, pas dans un des extrêmes.

« Par ailleurs, CHAQUE FOIS que l’État s’est délesté de son intervention (ce qui n’est pas le cas présentement), l’économie s’en portait mieux. »

C’est parce que l’État s,est délesté de son intervention dans le milieu financier que la crise est survenue. Ton argument est donc incorrect. CQFD.

À noter qu’il y a d’autres exemples, comme la Nouvelle-Zélande durant le début des années 90s.

« c’est pas un blasphème, c’est complètement dément. Le protectionnisme, au final nuit à tout le monde parce que tout est plus cher. »

Dans un monde idéal, peut-être. Dans le monde réel, ce n’est pas vrai. Le protectionnisme peut servir à éliminer certains déséquilibres entre les pays et à éviter la destruction d’une économie pour des raisons d’avantages compétitifs temporaires ou créés par des distorsions dans le marché.

Je te suggère de lire Ha-Joon Chang, un économiste de Cambridge se spécialisant dans le développement des pays en développement. Il n’y a aucun cas de pays ayant atteint un degré de développement élevé par le libre-échange.

« Si l’État s’endette, c’est parce qu’il dépense trop, point à la ligne. »

Absolument faux. Regarde, déficit = dépenses moins revenus. Si un déficit est trop élevé, il y a deux manières de le résorber, diminuer les dépenses ou augmenter les revenus. C’est mathématique.

Ce dernier commentaire sonne comme les extrémistes du Tea Party.

« Toutefois, nos achats servaient à créer/maintenir des emplois locaux, et à faire tourner la roue économique locale. »

ah, les fameux sophismes mercantilistes : il faut protéger la production nationale. Je suppose que tu voudrais payer tes t-shirt 50$ et tes souliers 400$ seulement parce que c’est produit « localement »? Ben pas moi

.L’histoire du capitalisme est une série de booms économiques et de crises graves, »

l’endoctrinement marxiste de ton école a très bien fonctionné.

La SEULE ET UNIQUE cause des cycles économiques, c’est l’intervention de l’État, principalement par une réduction artificielle du taux d’intéret.

« C’est parce que l’État s,est délesté de son intervention dans le milieu financier que la crise est survenue. Ton argument est donc incorrect. »

Donc, le Community Reinvestment Act, le Equal Credit Opportunity, le Department of Housing and Urban Development, la National Home Ownership Strategy, la nationalisation des hypothèques à risque par Freddie Mac et Fannie Mae sont toutes des non-interventions du gouvernement.

» Il n’y a aucun cas de pays ayant atteint un degré de développement élevé par le libre-échange. »

vraiment? http://www.guardian.co.uk/technology/2011/jul/24/mobile-phones-africa-microfinance-farming

http://www.youtube.com/watch?v=ZO2-XRQ4r-0&feature=player_embedded

Et je suppose que le Canada serait un pays aussi prospère s’il n’avait pas un accès aussi facile au marché des ÉU

.Si un déficit est trop élevé, il y a deux manières de le résorber, diminuer les dépenses ou augmenter les revenus. C’est mathématique. »

pas quand vient le temps de « dealer » avec des actions humaines. Je vais te viser : si le gouvernement te confisque 50% de ton salaire, seras-tu porté à travailler autant, plus ou moins?

@ Simon V.

Les cycle de boom & Bush c’est pas du au capitalisme mais aux politiques monétaires.

Pas la même chose.

Et tes solutions économiques qui consiste à augmenté les revenus de l>’état sont aussi complètement discrédité.

En 2009, deux économistes de l’université Harvard ont publié une étude dans laquelle on a analysé les 107 réformes fiscales réalisées dans 21 pays de l’OCDE sur une période de 37 ans, pour déterminer lesquelles ont été en mesure de réduire le niveau d’endettement des pays. Le résultat est clair, net et sans appel:

107 réformes dans 21 pays sur une période de 37 ans ne peuvent mentir: le seul moyen efficace de réduire l’endettement passe par une réduction des dépenses et des impôts/taxes. N’en déplaise à tous les gauchistes de ce monde, les faits parlent d’eux-mêmes: les pays qui ont opté pour le compromis en coupant dans leurs dépenses et en augmentant leur assiette fiscale ont tous empiré leur niveau d’endettement. Sans compter sur le fait qu’aux États-Unis, pour équilibrer le budget en taxant les riches (revenus supérieurs à 250 000$), leur taux d’imposition devrait être de 134%.

http://www.economics.harvard.edu/faculty/alesina/files/Large%2Bchanges%2Bin%2Bfiscal%2Bpolicy_October_2009.pdf

David, la méthodologie d’Alesina est à pleurer. Nous sommes dans l’âge des bénéfices sociaux et de l’assurance-emploi. Donc, quand l’économie va mal, les dépenses des États augmentent automatiquement, c’est le filet social. Quand l’économie va mieux, les dépenses tendent à diminuer, même sans changement de politiques. Non seulement ça, mais souvent il y a des stimuli économiques dans le pire des crises, des stimuli qui prennent fin lorsque l’économie va mieux, et la disparition de ces stimuli crée un leurre que le gouvernement entreprend une cure d’austérité.

Alesina pêche donc en confondant corrélation et causation. Les baisses des dépenses sont un symptôme d’une économie qui prend du mieux et qui permet aux gouvernements de réduire le poids de leur dette. Le FMI a publié une étude qui a pas mal montré à quel point Alesina s’est fourré et qu’il avait tout faux d’ailleurs, et c’est loin d’être un nid à socialistes.
http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2010/02/pdf/3sum.pdf

@ Simon V. (# 21):

« Quand l’économie va mieux, les dépenses tendent à diminuer, même sans changement de politiques. » (sic)

Hein? Où ça?

Jamais vu un gouvernement socialiste RÉDUIRE ses dépenses…

François 1, c’est simple.

L’assurance-chômage, quand il y a moins de chômeurs, baisse ou augmente?
Le bien-être social, quand il y a moins de chômeurs, baisse ou augmente?

On peut énumérer plein de programmes d’aide qui augmentent automatiquement quand le chômage augmente (= quand l’économie entre en récession) et qui diminuent automatiquement quand le chômage diminue (= quand l’économie reprend du poil de la bête).

Imagine que le chômage baisse de 1 point et que chaque personne représente quelqu’un qui était sur l’aide sociale. Ça veut dire environ 40 000 personnes de moins qui reçoivent de l’aide sociale. La prestation de base est de 7 100$, ignorons le fait que c’est plus haut pour les parents ou autre et supposons que tous recevaient cette prestation de base. Ça fait une baisse des dépenses de 284 millions automatique.

Aussi, les programmes de stimulus économique sont temporaires. Il serait faux d’affirmer que les nouvelles dépenses engagées dans de tels programmes « s’incrustent » dans le système. Ce n’est pas vrai du tout.

Ce qui fausse le portrait, c’est qu’avec l’inflation et le vieillissement de la population, la valeur nominale des dépenses gouvernementales tend à augmenter naturellement, même si le gouvernement n’engage pas de nouvelles dépenses. Ainsi, des coupures dans les services peuvent ne pas faire diminuer le nombre de dollars que le gouvernement dépense, mais il y a quand même une baisse du niveau des dépenses si on regarde selon d’autres critères (par exemple par rapport au PIB ou en ajustant pour l’inflation).

Simon V. m’a fait beaucoup rire en parlant de « dépenses temporaire ».

En passant pour l’assurance chômage je vais te citer Larry Summers, il a travailler pour Obama.

« Unemployment insurance also extends the time a person stays off the job. Clark and I estimated that the existence of unemployment insurance almost doubles the number of unemployment spells lasting more than three months. If unemployment insurance were eliminated, the unemployment rate would drop by more than half a percentage point, which means that the number of unemployed people would fall by about 750,000.

Another cause of long-term unemployment is unionization. High union wages that exceed the competitive market rate are likely to cause job losses in the unionized sector of the economy. Also, those who lose high-wage union jobs are often reluctant to accept alternative low-wage employment. Between 1970 and 1985, for example, a state with a 20 percent unionization rate, approximately the average for the fifty states and the District of Columbia, experienced an unemployment rate that was 1.2 percentage points higher than that of a hypothetical state that had no unions. »

http://www.econlib.org/library/Enc/Unemployment.html

En passant Alesina a mesurer ce qui permettait de sortit les pays de la dette, pas la sortie d ela crise, donc ta critique n’est pas valable.

Et les résultat d’Alesina ont aussi été confirmé par une autre étude de la banque nationale:

http://www.antagoniste.net/2010/03/24/la-solution/

@ Simon V (# 23):

Vos explications sont nébuleuses et confuses.

Ça me fait penser aux exposés embrouillés des socialo-interventionistes québécois qui nous affirmaient (sans rire!) qu’ils avaient atteint le « déficit zéro » (!) et ce, même si notre dette étatique AUGMENTAIT à vue d’oeil.

De la bouillie pour les chats je vous dit.

Lorsque l’on RÉDUIT ses dépenses, on les RÉDUIT point! Et très peu de gouvernements ont réussi ce qui semble comme un tour de force pour eux.

En période de vaches maigres, ils dépensent à go-go pour supposément maintenir les emplois mais en période de vaches grasses où ils sont supposés les RÉDUIRE, ils font preuve d’une imagination débordante pour nous trouver d’autres « besoins » dont nous ne soupçonnons même pas l’existence et ils transfèrent les fonds dégagés par certains ministères vers ces autres « besoins ».

@François 1 (#22) – De toute évidence vous étiez encore dans le ventre de votre mère ou dans votre pays d’origine dans les années 90 car ici au Canada le gouvernement a réduit ses dépenses de manière marquée. Le premier tableau qui me tombe sous la main, celui de Stephen Gordon, Laval:

http://worthwhile.typepad.com/worthwhile_canadian_initi/2011/02/deficit.html

Le gouvernement Chrétien avait à la fois réduit ses dépenses et profité de la croissance mondiale pour équilibrer le budget et s’attaquer à la dette. Entretemps, l’Espagne, d’ou je reviens justement, profitait aussi de la croissance économique et des aibles taux d’emprunt mais ils ont choisit de dépenser pour améliorer les infrastructures, avec les résultats que l’on peut lire aujourd’hui. Le système espagnol de TGV est l’un des, sinon le meilleur au monde, Séville et Madrid ont des édifices d’une modernité que je n’ai jamais vu au Canada – que dire de Barajas, l’aéroport de Madrid:

http://es.wikipedia.org/wiki/Archivo:Barajas_interior5.jpg

Malheureusement nous sommes maintenant pris avec un gouvernement qui ne peut contrôler ses dépenses – même en période de forte croissance (avant 2008) – mais qui jouit de la popularité d’un jeune électorat qui carbure sur la marque de commerce ‘conservateur’ plutôt que de penser longuement à ce qu’ils lisent et entendent.

« If unemployment insurance were eliminated, the unemployment rate would drop by more than half a percentage point, which means that the number of unemployed people would fall by about 750,000 »

Il y aurait donc 750,000 emplois qui demeurent vacants à cause de l’assurance-emploi.

@ loraine King (# 26):

Le gouvernement Chrétien était socialiste? (SVP relire ma pourtant courte intervention # 22)…

Eh ben…

Pour être vraiment honnête, Michael Wilson Ministtre des Finances du gouvernement Mulroney, avait déjà fait la job de bras. Le gouvernement Chrétien n’a fait que surfer sur la vague Conservatrice.

@ loraine King (# 26):

J’allais oublier: l’Espagne est un pays en sursis au bord de la faillite, comme la Grèce et l’Italie.

Facile d’avoir le plus beau TGV ou le plus bel aéroport du monde lorsque les AUTRES paient pour.

Vous pouvez acheter une Mercedez à crédit et vous donner l’illusion d’être riche et opulent mais la réalité vous rattrappera éventuellement.

Lire ici pour plus de détails:

http://martincoiteux.blogspot.com/2011/11/les-europeens-parlent-aux-quebecois.html

» Entretemps, l’Espagne, d’ou je reviens justement, profitait aussi de la croissance économique et des aibles taux d’emprunt mais ils ont choisit de dépenser pour améliorer les infrastructures, avec les résultats que l’on peut lire aujourd’hui. »

oui : une économie complètement à terre, un chômage endémique et une électricité qui coute les yeux de la tête

L’explosion de l’endettement n’est pas un frein de la croissance. C’est le symptôme d’une économie qui ne peut plus croître et qui vie sur la pensée magique que demain ira mieux.

Une économie de junkies, si vous me permettez.

Sans nouveaux apport énergétique, sans l’exploitation de nouveaux travailleurs et sans relever le rythme de l’extraction des matières premières, pas de croissance notable en vue (autre que des bulles spéculatives).

Le problème, c’est que nous avons franchi les limites du possible de puis quelques années pour ce qui est de l’exploitation des humains et de la planète, sans compter le désastre de la pollution. Il ne faut donc plus compter ni sur la dette, ni sur la croissance économique pour augmenter notre qualité de vie.

Une virage s’impose, à 180 degrés svp!

@François 1 – il faut être totallement endoctriné pour écrire que le gouvernement Chrétien n’a fait que surfer sur la vague des conservateurs de Mulroney. Les coupures de 50 000 emplois dans la fonction publique n’avaient rien à voir avec Mulroney, pas plus que l’exercise de révision des programmes, détaillé brillamment par l’ancienne greffière du Conseil privé, Jocelyne Bourgon (en anglais seulement) :

http://www.instituteforgovernment.org.uk/pdfs/Canada's_deficit.pdf

A lire absoluement, mais je doute que vous vous en donnerez la peine. Enfin, vous aimez l’endettement dans lequel nous entraine Stephen Harper. On vit dans un pays libre, c’est votre choix, mais ce sera à vous de payer la note !

En passant, je citais l’Espagne comme exemple à ne pas suivre. Lorsque j’écrivais « avec les résultats que l’on peut lire aujourd’hui » je parlais évidemment de la situation économique désastreuse de l’Espagne.

Le Canada serait comme l’Espagne aujourd’hui si Stephen Harper avait été premier ministre en 1993-2003 plutôt que Jean Chrétien. D’ailleurs Harper nous promet déjà que dès qu’il aura équilibré le budget il recommencera à dépenser sans compter. C’était le thème de sa campagne : lorsque nous aurons équilibré le budget, nous instaurerons des crédits pour le gymnase des adultes,pour les ci, les ça…

@ loraine King (# 32):

Michael Wilson du gouvernement Mulroney avait déjà fait la job de bras en commençant à nettoyer les saletés que les Libéraux avaient laissé derrière eux.

Chrétien et Martin ont profité des conjectures économiques favorables tout en surfant sur la vague Mulroney.

@ loraine King

Dans la période 1993-2003 Stephen Harper aurait fait la même job que Jean Chrétien. Le chef du NPD de l’épode, Audrey McLaughlin, aurait aussi fait la même job. Tous les politiciens auraient fait la même job.

Pourquoi ?

Parce quand il n’y a plus d’argent, t’es obligé de couper.

Un jour où l’autre, tous les gauchistes vont finir par devenir libertariens. Même s’ils ne le veulent pas !

@david

» Parce quand il n’y a plus d’argent, t’es obligé de couper. Un jour où l’autre, tous les gauchistes vont finir par devenir libertariens. Même s’ils ne le veulent pas ! »

Avec le modèle libertarien suédois de notre ami david (le pays dont le taux global de taxation est le plus élevé au monde) on peut dire qu’on a une bonne marge de manœuvre. Il s’agirait alors d’être cohérent et de permettre aux taxes d’augmenter. Mais il est évident que david ne serait pas d’accord parce qu’il ne veut pas que son modèle serve de modèle. Un modèle libertarien suédois qui serait en simple discussion aux USA et on verrait notre ami david déchirer sa chemise dans un bar à 10.

@ koldo (# 39):

« Avec le modèle libertarien suédois… » (sic)

Modèle LIBERTARIEN suédois(!)???

@francois1

Demande à ton ami david de t’expliquer.

Ton ami avait autrefois Singapour pour modèle et il a changé pour la Suède lorsque je lui ai mentionné que 86% des ménages à Singapour occupaient un loyer subventionné par l’état.

@ François 1

J’ai dit que le modèle suédois était plus libertrien que le Québec, mais Koldo a lu ce qu’il voulait lire.

@ koldo

Comme expliqué, la Suède arrive avant dernière dans les pays de l’OCDE pour la redistribution de la richesse (la Suisse est en dernier).

http://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/growing-unequal_9789264044197-en

C’est pourquoi les gens tolèrent les haut taux d’imposition et c’est pourquoi je les tolérerais moi aussi.

Je militerais pour une baisse, ce que le gouvernement suédois a fait durant la crise mais pour le Québec adopté la fiscalité suédoise serait un immense progrès.

@ David (# 38):

Ah…OK…je comprend.

De toute façon, je trouve que ce nouveau concept de « redistribution de la richesse » est une autre idée fixe que les gauchistes ont trouvé pour s’emparrer des richesses que les travailleurs créent sans faire les efforts requis.

Bref, c’est du VOL!

Nous payons déjà près de 54% d’impôts au Québec (nous sommes les champions en Amérique dans ce domaine ET les champions itou de la corruption étatique mais nos socialistes n’y voient aucun lien, bien évidemment!!!), sans parler des autres taxes de toutes sortes (TPS, TVQ, taxes scolaires, municipales et al. que nous devons subir mais nos gauchistes trouvent que ce n’est pas suffisant…

Je leur pose donc cette question: À quel pourcentage d’imposition étatique serez-vous satisfaits???

David, Dans la période 1993-2003 Stephen Harper réclamait les hypothèques sans aucune mise de fonds, ce qu’il mit en place dès son arrivée au pouvoir. Il voulait couper les revenus de l’état, comme le faisait GW Bush et les autres, avant d’équilibrer le budget. A noter que c’est sous un gouvernement libéral que les Canadiens ont connu la plus forte baisse des impôts de l’histoire du Canada, MAIS SEULEMENT APRES que le budget fut équilibré.

Et surtout, et c’est là que personne ne lit le document de Jocelyne Bourgon auquel je donnais un lien à François 1, Harper en 1993-2003 n’aurait pas su engager la fonction publique dans l’exercice de révision des programmes. Harper a toujours confronté la fonction publique et continue de le faire.

Harper n’a jamais eu comme objectif premier la saine gestion des fonds publics. Celui qui décrivait le Canada comme étant ‘a failed experiment’ a comme objectif pemier de façonner un nouveau Canada, que l’on ne reconnaîtra plus après son passage (ses propres paroles). Je le crois.

Les solutions de Harper consistent toujours à augmenter considérablement les dépenses, et sans contrôle. La réponse du PLC au gouvernement sur la redistribution des sièges aux communes le démontre admirablement bien.

Que promet Harper? Il a promit le retour de l’universalité de l’allocation familiale, et vous l’avez appuyé; il promet de nouvelles dépenses dès qu’il aura équilibré le budget – sa derniere campagne, donc c’est à dire, je vous promet de toujours dépenser plus d’argent…

Mais pour vous Harper se présente sous la bannière conservatrice, donc il dépenserait moins que les autres. Sans doute que vous achetez aussi un détergent parce que c’est celui qui vous promet du linge plus blanc que blanc. Vous ne pouvez voir l’homme tellement vous êtes éblouit par les mythes et la propagande.

» J’ai dit que le modèle suédois était plus libertarien que le Québec… » David

Content de savoir que pour être plus libertarien il faut …

1. Accroître le taux de syndicalisation de 40% (Québec)à 80%(Suède)

2. Instaurer la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat. En Suède, même les cours de macramé et de poterie sont gratuits.

3. Inclure les soins dentaires dans le régime public d’assurance santé (comme en Suède). Si on fait ça, je vote pour le ticket modérateur.

4. Augmenter la cotisation sociale des employeurs à $31.42 par $100 de salaire versé.

5. Octroyer à tous les travailleurs, une indemnité de maladie égale à 80% de son salaire

Et plus encore….

Si la Suède est plus libertarienne que le Québec, vous devriez publiciser la chose … ça aiderait à vendre vos sottises

http://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_suede.html

Faudra pas oublier non plus d’accroître le nombre de fonctionnaires pour qu’ils représentent 30% des emplois totaux.

@ koldo (# 41 & # 42):

Au sujet de la Suède:

http://www.iedm.org/fr/3123-imitons-la-suede

Extrait:

« Par exemple, on pourrait reproduire la manière dont fonctionne le marché du travail suédois. S’il est vrai que le taux de syndicalisation avoisine les 80%, il reste que les négociations salariales ont été radicalement décentralisées, si bien que 93% des travailleurs suédois couverts par une convention collective négocient maintenant leurs conditions de travail à l’échelle locale. Notons aussi que la rémunération des employés de l’État, jadis calculée selon l’ancienneté, est maintenant déterminée en fonction de leur rendement. Quant à la sécurité d’emploi, elle a carrément disparu. Mme Carbonneau souhaite qu’on imite la fiscalité suédoise, mais serait-elle disposée à appliquer leurs réformes relatives au marché du travail? »

Et VLAN!!!

Un autre exemple – les consultants de Harper à 90,000 $ par jour pour trouver des coupures…

Chrétien n’a jamais fait ça. Il avait la fonction publique, déjà payée, et il s’en est servi. De plus, il avait parachutté un expert en gestion publique, Marcel Massé, dans une circonscription de Gatineau et une fois élu il l’a nommé à des postes clés, dont président du comité pour la révision des programmes.

Nommez-moi un des consultants à 90,000 $ par jour qui a un meilleur cv que cet homme qu’on a eu pour moins cher que l’on paye Tony Clement:

http://www.clerk.gc.ca/fra/bio.asp?id=21

@ koldo

1-Les syndicat en Suède ont moins de pouvoir qu’au Québec, Ils ont simplement un rôle d’accompagnement. Par exemple le syndicat des plombier aura comme rôle de négocier un tarif d’électricité pour ses membres (car c’est privé l’électricité en Suède).

2-Tu veux la gratuité scolaire, parfait, alors mettons aussi en place un contingentement très sévère pour que seul les plus brillants puissent faire des études supérieur.

3-Tu veus des sopins dentaire gratuis. Good, mais en retour tu ouvre la portye aux hôpitaux et aux assurance privée (+400% cette année seulement).

4-Tu veux augmenter la cotisation syndicale. Super mais comme en Suède, la cotisation ne sera pas perçue à la source et le syndiqué aura le choix de ne pas payer pour les activité politique de son syndicat.

Et n’oublie pas.

Avec le modèle suédois on privatise l’électicité, les pensions, la santé, le transport en commun et on donne des vouchers en éducation.

Moi je n’ai aucun problème avec ça, ce sera un virage radical vers la droite pour le Québec.

Tu veux qu’on compare l’indice de liberté économique de la Suède et du Québec pour qu’on s’amuse un peu ?