Les retraites : le premier test du gouvernement Couillard

Quand il sera temps d’examiner de près les dépenses de l’État ou de réformer la fiscalité, les mêmes opposants reviendront avec les mêmes arguments et la même détermination pour préserver un statu quo qui les sert bien.

Photo: Clement Allard/La Presse Canadienne
Photo: Clement Allard/La Presse Canadienne

Blogue EconomieLe débat sur les régimes de retraite est important. C’est le premier grand chantier du nouveau gouvernement, et sa capacité de régler le problème pour de bon sera un bon indicateur de ce que l’on peut attendre de lui au cours des quatre prochaines années.

Quand il sera temps d’examiner de près les dépenses de l’État ou de réformer la fiscalité, les mêmes opposants reviendront avec les mêmes arguments et la même détermination pour préserver un statu quo qui les sert bien.

Le dossier des fonds de pension des employés municipaux est relativement simple quand on y pense : (1) la très grande majorité des régimes de retraite sont déficitaires ; (2) les déficits accumulés frôlent les 4 milliards de dollars ; (3) les déficits sont assumés à 100 % par les contribuables ; (4) les dépenses reliées aux régimes de retraite des villes ont augmenté de 95 % de 2007 à 2010 ; (5) l’endettement des villes du Québec dépasse les 22 milliards de dollars ; (6) les Québécois sont étranglés fiscalement.

Le gouvernement agit donc pour permettre à ces régimes d’être suffisamment financés tout en épargnant autant que possible les contribuables.

On pourrait débattre de certaines modalités, mais ce ne sont pas ces arguments que nous entendons. Il s’agit plutôt d’une charge à fond de train sur cette saugrenue idée de réformer ce qui ne marche plus et d’équilibrer le jeu entre les contribuables et les employés municipaux.

Premier argument : le déni.

Les villes et le gouvernement exagéreraient la situation. La situation est moins grave que ce que l’on croit. Les experts des gouvernements sont trop pessimistes, et nous en avons d’autres qui ne voient pas les choses de la même façon. Laissons faire, car il n’y a pas péril en la demeure.

C’est la même chanson qui est reprise quand il s’agit de s’opposer à toutes les restrictions budgétaires et de banaliser la taille et les dangers de la dette publique.

Deuxième argument : la guerre des chiffres. C’est une variable du déni qui a pour objet de semer le maximum de confusion. 

Des opposants au projet de loi 3 prétendent que non seulement le problème serait exagéré, mais qu’il se réglera de lui-même. À preuve, le déficit accumulé des fonds de pension des villes est passé de 5 milliards à moins de 4 milliards en 18 mois grâce aux rendements boursiers. Depuis 12 mois, l’indice de la Bourse de Toronto a en effet connu une croissance de 30 %.

Il faudrait quand même leur dire que de tels rendements sont exceptionnels et qu’il ne faudrait pas compter là-dessus, surtout après un cycle haussier de six ans. Je miserais davantage sur une bonne correction boursière que sur une autre hausse de même ampleur.

La question de fond est plutôt la suivante : les régimes sont-ils solvables même si le marché stagne ou recule ?

La guerre des chiffres est le moyen ultime de noyer le poisson. Attendez-vous à tout l’arsenal quand le gouvernement fera ses choix budgétaires.

Dans quelques mois, quand il s’agira de couper un programme ou un service à la population, on dira qu’il faudra plutôt en couper un autre. Quand ce sera au tour de cet autre programme, on rouspètera qu’il faudrait plutôt sabrer tel échelon bureaucratique.

«Une hérésie qui coûtera plus cher que les économies qu’on pense réaliser», nous répondront alors les personnes visées. Passons plutôt le bistouri dans les sociétés d’État. «Mais cela compromettra notre expansion et nos futurs profits si nécessaires à l’État», vont probablement nous répondre les principaux intéressés.

Les bonnes âmes suggèreront enfin de couper dans les aides aux entreprises. «Que non, cela va nous nuire face à nos rivaux qui offrent mer et monde aux entreprises qui investissent chez eux», nous répondront sans doute les milieux d’affaires…

C’est sans fin. On demande au gouvernement de mieux gérer, mais on perd connaissance dès qu’il veut bien administrer les fonds publics.

Troisième argument : ce sont des droits acquis. Le gouvernement bafoue donc nos droits en amendant les règles du jeu.

On pourrait argumenter sur la façon dont les employés municipaux ont arraché certaines de leurs conditions de travail. Disons sobrement que leur situation de monopole dans la délivrance de certains services (police, pompier, collecte des ordures…) leur donne d’emblée un grand pouvoir de négociation.

Je me pose deux questions toutes simples : est-ce que ces conditions de travail sont applicables de toute éternité, même si les conditions économiques et fiscales ont changé du tout au tout ? Si un employeur privé acculé à la faillite revoit certaines clauses de la convention de travail pour assurer l’existence de l’entreprise, pourquoi un employeur public n’en n’aurait-il pas le droit ?

Je suis aussi étonné qu’on assimile les «droit acquis» obtenus par la négociation d’un contrat de travail aux droits démocratiques qui s’appliquent à l’ensemble des citoyens. La liberté d’expression, voilà un droit démocratique. Une pension indexée, c’est un privilège accordé à certains groupes.

Quatrième argument : nos intérêts sont ceux de l’ensemble de la population. Les employés du secteur public au Québec se confondent avec l’État. Ce qui est bon pour eux est nécessairement bon pour l’État, et vice versa.

Le grand oublié de cette tautologie, c’est évidemment le contribuable, celui qui paie la facture.

Oui, il veut de bons services publics, mais il n’a pas les moyens de payer plus cher. Il doit faire publiquement ce qu’il a appris à faire en privé, c’est-à-dire vivre selon ses moyens. Ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

En regardant, lundi soir, le documentaire sur Lucien Bouchard, je me disais que l’ancien premier ministre avait été un pédagogue efficace dans tout le processus qui a conduit à l’élimination du déficit à la fin des années 1990. Je pense que le gouvernement actuel ne pourra pas engager les réformes des retraites, de la fiscalité et des programmes gouvernementaux sans un prodigieux effort de vulgarisation et de synthèse.

Il lui faudra du courage, mais surtout, beaucoup de talent de persuasion pour rendre notre fiscalité plus compétitive, notre État plus performant et corriger les aberrations des régimes de retraite du secteur public.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

33 commentaires
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Bonjour ,l’esprit de la loi 3 est de venir corriger les congees de cotisation que l’employeur (certaine ville) ont pris en ne respectant pas l’esprit du 100 % de capitalisation d’un regime de retraite car pour respecter le 100 % employeur doit avoir un coussin respectable de 2O% pour la fructuration a la hausse et a la baisse du marcher,alors les congees de cotisation doivent etre pris a 121 % pour etre logique avec le 100% de capitalisation ,alors le projet de loi 3 vient purifier les congees de cotisation pour le service passe ou l’employeur pour diverse raison a mis dans un fond a part un fond de stabilisation si le tout est fait alors il faut une consideration d’un defecit moindre mais il y a un mais, si cette argent a servi a acheter de imobilier,de l’equipement,ou de la reparation de l’infrastructures et que les sommes de stabilisation ne sont pu au rendez vous alors la problematique est plus grande et les emprunt devront suivre l’esprit de la loi de la capitalisation du 100% et sa ses un choix politique, avant de valider le projet de loi car la on parle epargne et quand on parle epargne il ne faut pas enlever epargne d’un contrat signe pour donner a pitou se qui appartient a minou au sens de la loi et changer la loi pour rendre legale une innegalite delinquante de la part de certaine ville pour radier la loi existante pour piger dans epargne du regime de retraite.ou pour ne pas rembourser les services du passe car le tout serais inconstitutionnelle et regarder la loi sur la faillite ou cette loi donne une ilogique du 100%pour un regime a prestation determine car un regime a pestation determine est une feducie insaissable d’apres le jugement Timinco qui fait une jurisprudence dans un jugement du juge Robert Mongeon.
Les question que le comite doit etre au courant est la maniere dans arriver a un bilan negatif pour en venir sur la loi sur la protection contre les creanciers et mettre dans la dette le fond de pension .
ex: une entreprise X ne fait pas les paiments et prend conge de cotisation dans ses usines de base , et achete une autre usine avec un fond pension semblable comment peut elle valider devant un juge d’etre proteger par la loi contre les creanciers alors que les fondement s de la loi du 100% de capitalisation n’est pas respecter dans ses deux usines de base voila de nombreuse hypothese et de point en !!!!!!! que les retraites se posent ainsi que de nombreux travailleurs sont dans incertitude de se cocktail de loi qui donne place a incertitude sur nos travailleurs et retaitees qui eu on payer et payer toute leur vie la loi sur la protection contre les creancier en matiere de faillite vient poteger l’epargne d’un employeur et de ses responsabiles envers epargne des travailleurs et des retraites qui eux ont paye jour apres jour,semaine apres semaine ,mois apres mois,annees apres annees,et de plus se sert de la loi pour negocier sans les droits du code du travail car cette loi est eniquitable dans le sens meme de l’esprit de l’ensemble des lois alors avant de valider la loi 3 il serait sage de regarder la loi sur la faillite qui donne toute la flexibilite pour l’employeur et ne pas faire la meme erreur avec la loi 3.
Bonne reflexion. Ecris avec un pointeur laser alors pas d’accent.

Monsieur Cote (sans accent), j’espère que vous ne travaillez pas dans un zoo parce que je serais très embêté de voir une affiche écrite par vous, nous signalant que « les lions sont laches ». Devrais-je me sentir en sécurité ou commencer à craindre le pire ?

Le français sans accent, c’est comme un joueur de hockey sans son bâton, c’est un manque de respect pour les lecteurs. Je ne vous vise pas personnellement, vous êtes nombreux à faire ce choix, mais quand le texte est long, ça devient pénible à lire et peut prêter à la confusion comme mon exemple ci-haut.

Bonsoir,je sais tres bien que vous avez raison mais quand le travail commence a 6:00 am alors il faut un reveil a 4:15 un cafe dans autos et la journee est parti je viens d’arriver et il 19:42 alors pour moi il est plus rapide de ecrire avec un pointeur lazer sur mon televiseur car ecris entre les commanditaires et je doit souper entre temp alors pour la politesse alors voila pourquoi je mentionne de avoir ecris avec un pointeur lazer voila mais il y a un mais et le sujet est tres important car la il sagit de l’epargne des travailleurs et des retraitees qui eux ont respectes les lois sur les regimes complementaires de retraites ils ne sont pas les delinquants dans cette affaires.HUM je note.

Je n’ai pas pris connaissance du jugement dont vous faites trait concernant la pension du juge Mongeon mais s’il s’agit d’une fiducie tel que vous le mentionné, le litige ne porte pas sur la pension mais bien sur le fait qu’ils s’agit d’une fiducie, laquelle est insaisissable.

Ce qui est invraisemblable dans tout ce fatras déficitaire, c’est la constance démontrée dans la prédiction de la catastrophe. Cela dure depuis au moins 1972 avec le «vivre selon ses moyens» de Raymond Garneau alors ministre des Finances. Cela fut suivi du «siffler la fin de la récréation» de Jacques Parizeau en 1977.

Puis revint Robert Bourassa avec mandat de «remettre de l’ordre» avec Gérard D. Lévesque (Bourassa était-il vraiment sérieux?) aux Finances en 1986 qui dit qu’il faut arrêter d’emprunter «pour payer l’épicerie».

La suite des choses étant plus proche dans nos mémoires, est-il utile d’en rappeler la chronologie avec, en filigrane cette fameuse peur de la «décote» par les charlatans des agences dites de «notation» dont l’aptitude à n’intervenir que quand le mal est fait, et encore, est aussi proverbiale que l’arrivée tout aussi tardive des «carabinieri» italiens?

Et pendant tout ce temps troublé par les déficits et la dette, on se lance dans toute espèce de dépense, de programme. de projet tout aussi coûteux et mal financés les uns que les autres. Un gel par çi; un autre gel par là; un petit milliard (qui monte à plus de deux) pour les garderies. Presque autant pour le congé parental et l’assurance médicaments ainsi que le machin dit «équité salariale». Et pour finir avec la procréation assistée tout azimut.

Et pourtant, les auteurs de tout cela sont exactement les mêmes gens qui «sifflaient la fin de la récréation», disaient cesser d’emprunter pour «l’épicerie», qui avaient une peur bleue de la «décote», etc.

Le philosophe Cioran avait-il raison quand il affirmait que le régime démocratique entraîne un «pullulement de fanfarons et de discutailleurs»? Des fois je dis qu’il n’avait peut-être pas tort ce bon Emil. Et vous?

Excellent e’ventail des arguments, bonne me’thodologie/cadre (framework) qui
pourrait s’appliquer ‘a l’anayse/la solution de d’autres probl’eme e’pineux.

Très bon article. Très bien structuré. J »accepte et j’adhère aux arguments à 100%. Félicitations à l’auteur

Et dire que ce brûlot partisan veut se faire passer pour une analyse…

C’est drôle lorsque M.René Levesque a coupé de 20% les enseignants et la fonction publique beaucoup de gens étaient d’accord et pourtant ces derniers aussi avaient un contrat signé. Qu’on invoque cette raison pour ne pas accepter l’offre du gouvernement actuel ne tient pas la route .Prenez votre pilule d’autres y ont déjà goûté à cette médecine ce n’est pas toujours au même à payer bande d’enfants gâtés..

Les syndicats capitalisent sur le marché boursier qui plus tôt que tard fera face à une correction majeure qui d’ailleurs pourrait voir son premier palier dès le mois d’octobre 2014. Tous les marchés sont surévalués et il est plus que probable que ce que nous avons vécu en 2007-8 ne soit qu’une répétition avant la générale qui s’en vient. De plus en plus d’analystes croient en fait que la correction est inévitable. Le taux de ceux-ci est passé de 15% à 25% en moins d’un trimestre et le taux de correction est passé de 15% à 30%. Les actions que les gouvernements ont fais ne furent qu’un coup d’épée dans l’eau et n’a fait qu’aggraver la situation pour calmer le jeu mais les dettes, elles, ne sont pas disparues par enchantement. Hors s’il faut greffer les taux du marché à la situation économique des fonds de pension, le trou béant se creusera de lui-même. Une période d’inflation est déjà en cours et elle ne s’arrêtera pas de si tôt avec conséquences que l’on connaît sur les dettes de tous les paliers de gouvernement. Les gouvernements du Québec ont suffisamment creuser leurs tombes mais la mentalité du “pas dans ma cour” doit cesser, le Québec n’a aucune marge de manoeuvre que sa marge de crédit. Si le personnel de l’état ne veut pas comprendre, il faudra bien qu’il parvienne à l’évidence.

Le rapport de M. D’amours, ce chère président chez Desjardins, qui dans sa carrière ventait le REER comme le meilleur moyen de mettre de l’Argent de côté. Plus tôt vous cotisez, en plus vous en aurez!

Aujourd’hui ce même monsieur, vient nous dire que les fonds de pension ne sont plus viable par leur instabilité……. Les fonds de pension sont comme des REER…..plus tôt vous cotisez plus vous en aurez..

La crise de 2008 est un sprint de 100 mètres, dans le marathon qu’est un fond de pension. Vouloir tout corriger et dominer dans les 100 premiers mètres…… vous faites fausse route.

Votre analyse de la situation m’apparait comme tout-à-fait pertinente, je n’ai rien à ajouter sur ce sujet et sommes toutes nous avons besoins de politiciens tout aussi lucides que Lucien Bouchard (un très bon documentaire soit dit en passant) 🙂

Excellente analyse de la problématique. Enfin il faut poser les balises de la discussion dans le bon contexte, c.-à-d.: LA CAPACITÉ DE PAYER DES CONTRIBUABLES et la durabilité des divers programmes, services et régimes. Moi je supporte l’action du gouvernement dans toute sa dimension à cet égard: LES REVENUS, tels qu’ils sont présentement, DOIVENT ÊTRE SUPÉRIEURS aux DÉPENSES afin que la dette accumulée se paye sans augmenter aucun impôt. SI en cours de route on écorche un couple de braillards hé bien TNAT PIS. AU pire si les syndicats veulent être désobéissants, hé bien QU’ON LES DÉCERTIFIE, tel l’a fait Ronald Reagan avec les ATC en 1980. Depuis aux USA ils n’ont plus de problèmes avec les syndicats rebelles et qui ne cherchent leur propre bienêtre aux dépens du client, du public. Nous verrons ici si le GOUVERNEMENT A DES COUILLES…. n’Est-ce pas M. COUILLard.

Prime de $200,000 $$$$$$$$$de BACON $$$$$$$$$$$dans mes poches pour une incitation a prendre plus plus de patients sans faire de recul sur les patients de base.
Cette incitation de $$$$$$$$ BACON $$$$$$$pourrait servir a elemine la taxe sante qui elle servait a justement a $$$$$$$$$$$ plus de BACON $$$$$$$ dans leurs poches.

Je ne commenterai pas toute votre « analyse » qui est conforme à votre pensée et qui n’en déroge pas d’un poil depuis que vous vous prononcez sur tout sujets et donc prévisible et répétitif. Ce qui peut se comprendre!
Mais…

Mais je vais souligner ici quelques points.

D’abord encore une fois, vous généralisez trop et voudriez comme le gouvernement que l’on ne parle pas de chiffres et de quoi d’autres?
Ça revient à dire de laisser n’importe qui dire n’importe quoi sur n’importe quoi et n’importe qui, de se contenter de se la fermer et de subir.
Vous dites qu’il n’y a pas d’arguments, alors que vous refuser ceux qui sont invoqués ou à l’avance ceux qui pourraient être invoqués entre autres si se sont des chiffres. Hors les chiffres utilisés par le gouvernement, en plus ne sont pas à date.
Comme d’habitude, fidèle à vous mêmes, vous voudriez que tous sans se poser de question et surtout sans argumenter alors que vous les accusez de ne pas produire d’arguments, adhèrent à vos paroles sans réserve et/ou aux paroles de ceux que vous défendez aussi sans réserve.
C’est pas sérieux!
C’est d’ailleurs toujours comme cela que je vous prend, comme quelqu’un qui n’est pas sérieux!

Ce n’est pas vrai que le déni est mûr à mûr et que personne ne veux reconnaître et s’attaquer à la problématique.

1- Mais pas dans sa globalité et pour tout le monde d’un bloc.
Les nuances vous connaissez? Depuis que je vous lis: pas beaucoup. pas trop!
2- Et tant qu’à moi, certainement pas en mettant de côté les coupables alors que ceux qui se sont montés un scénario prévisible et assuré par des signatures en feront les frais. (En passant je ne fais pas parti du groupe. Je ne recevrai pour le reste de mes jours, que le minimum pour vivre…et payé aussi par mes taxes et mes impôts, car j’en ai déjà payé beaucoup et je serai donc à la merci du bon vouloir de nos gouvernements!)

Toutes les dépenses encourues par tous et pour tous et pas juste par nos gouvernements finissent par être les frais de…tous ou presque.
On paye tous pour tout et tous.
Lâchez moi donc avec cet argument de cours d’école de première année.
Les déficits seront payés par tout les Québécois!
Qu’est-ce qui a de neuf la dedans?
Ce n’est pas exceptionnel et unique!

Pourquoi est-il plus important dans ce dossier que dans celui des milliards qui ne sont pas déclarés chaque année avant d’être détournés dans les paradis fiscaux et nous revenir diminué de 80-90%?
Les Québécois ont-ils les moyens de se payer les augmentations justifiées ou non, ce qui est discutable, accordées aux médecins par la clic de médecins qui étaient au gouvernement et qui y sont revenus encore en plus grand nombre?
Un individu qui n’a sa pension minimale, a-t-il les moyens de payer $30.00 pour 2 gouttes ophtalmiques à chaque fois qu’il rencontre son ophtalmologiste? Cette mesure accordé par un ministre médecin à un négociateur qui est aujourd’hui notre ministre de la santé. Une bouteille rapporte ainsi $1800. à son propriétaire ophtalmologiste. Pourquoi des mesures sans nuance, mur à mur, bêtement applicables pour tous?
Un autre argument qui ne tient pas la route, celui des moyens de payer de la population. Si non, il faudrait s’attaquer à tout le reste aussi!

Je m’arrête ici!
Je vous laisse à vos admirateurs et admiratrices qui restent bouché bée, en espérant qu’ils n’auront pas à consulter après l’avoir été trop longtemps! On a pas les moyens!

Ah SirDecelles, si vous n’existiez pas il faudrait vous inventer. Vous êtes le sel d’une conversation. Je reprendrez pas tous vos arguments, bien qu’ils ne soient pas très nombreux (je vous souligne que dire que les autres n’ont pas d’arguement n’est pas un argument). Vous écrivez : « Les déficits seront payés par tout les Québécois! » Faux, 40% des québécois ne paient pas d’impôts et un petit groupe paie une proportion très élevée de tous les impôts des particuliers. Donc pour le « tous », il faudra repasser.

Maintenant, les paradis fiscaux! Ah les paradis fiascaux, la tarte aux pommes de la gauche. Récupérons l’argent des paradis fiscaux et tous nos maux seront réglés. Au Québec, je crois que les sommes détournées vers ces paradis sont vraiment marginales et qu’elles ne nous donneront pas les milliards de dollars nécessaires et cela malgré vos prétentions. Mon arguments (pour vous aider à comprendre ce qu’est un argument). Au Québec, nous avons quatre ou cinq milliardaires, donc si on les saigne correctement et qu’on leur retire tous leurs avoirs, récupéra cinq ou six millards $. Le problème, l’année suivante on aura plus de milliardaire.

On vient de la voir la transaction de Burger King sur Tim Horton, le Canada est un paradis fisacal pour les entreprises, donc les paradis ne sont pas juste des îles paradisiaques.

1- Vous me citez: » « Les déficits seront payés par tout les Québécois! » Vous argumentez (mais pas moi ???):Faux, 40% des québécois ne paient pas d’impôts et un petit groupe paie une proportion très élevée de tous les impôts des particuliers. Donc pour le « tous », il faudra repasser. »
Pierre Duhamel que je cite: « (3) les déficits sont assumés à 100 % par les contribuables ; » par l’auteur.

Et tant qu’à moi, chacun paye selon des barèmes établis qui sont à revoir, mais qui même très imparfaitement imposent les individus selon leurs revenus…en théorie…
Et ainsi, ceux qui paient le plus en ont les moyens, en théorie.
Car dans la réalité, toutes proportions gardées, ceux qui paient le plus sont de la classe moyenne.
Les autres, beaucoup plus en moyen de payer plus, en considération de leurs revenus proportionnellement de ceux de la classe moyenne, et les encore plus riches, et les vrais de vrais que vous qualifiez de milliardaires, et toute la panoplie entre toutes ses classifications, par le biais de toutes sortes de déductions qui ne sont pas à la portée de la classe moyenne et des plus pauvres qui selon vous ne paient rien à la société, déductions légales, moins légales, non étiques ou carrément illégales.
a) Ceux qui ne paient rien directement le font tout de même indirectement en consommant ce qui est inévitable même pour les plus pauvres.
En payant des taxes, en payant pour des services qu’ils ne devraient pas avoir à payer, puisqu’ils devraient entre autres bénéficier de services gratuits en santé, alors que comme je l’ai souligné par exemple, ceux qui vont au bureau de l’ophtalmologiste doivent payer, pauvres ou multimillionnaires le même montant pour 2 gouttes pour les yeux soit: $30.00. Ils contribuent ainsi aux revenus des professionnels concernés.
Ils paient ainsi à la société ce qui selon moi ils ne devraient pas payer.
Je vous rappelle que les services de santé sont supposés selon le discours de tous les politiciens, premiers ministres et ministres de la santé de tous partis confondus, être gratuits et égaux pour tous et surtout ne pas « être à deux vitesses »!
Qu’en est-il pour les diabétiques riches, très riches ou très pauvres?
À ne pas confondre un bénéficiaire de l’aide sociale, qui peut obtenir certains services ou produits gratuitement et ceux qui travaillent au salaire minimum. Celui sur l’aide sociale demeure tout de même et malgré tout dans un état financier très précaire. Cependant, un diabétique au salaire minimum est en bien mauvaise posture financière, alors que de travailler au salaire minimum, il est déjà en mauvaise posture pour l’avenir et pour la retraite! Oui c’est vrai, qu’il devrait économiser 20% de son $10.00 l’heure pour les jours difficiles et un autre 20% pour sa retraite, avec le 60% qu’il paie pour son loyer…faudrait qu’il paie sa juste part pour les services qu’il utilise! Lui en reste-t-il pour le faire?
Tout le monde paie le même tarif pour l’électricité, se loger, une pomme, un litre d’essence et en payant les mêmes taxes, les contraventions, etc…
Toutes proportions gardées, celui au salaire minimum paie beaucoup plus pour son litre d’essence que le millionnaire!
Le millionnaire, malgré tout ce qu’il se paie, et ce qu’ils donnent à l’état, s’il est imposé à sa juste part et selon les règles, il lui reste encore beaucoup plus que tout être humain à besoin pour vivre confortablement pour le reste de ses jours.

Lors de la dernière crise financière fabriquée de toutes pièces pour en avoir encore plus et toujours plus, même ceux perdant des dizaines de millions, aucun ne se voyait dans une situation de précarité financière et malgré cela…les états ont trouvés des raisons et de l’argent pour les aider.
Tout ceci payé par tous. Ce qui représente des dizaines de milliards de pertes juste à la caisse de dépôts du Québec. La population c’est fait empiffrée de malbouffe intellectuelle de nos dirigeants et de ceux par qui le malheur est arrivé.
Et maintenant, ceux par qui le malheur encore une fois est arrivé, nos représentants qui ont signés des contrats et qui ont pris des congés de paiements, conseillés on non par leurs « spécialistes fiscaux (Qu’est-ce qu’un spécialiste?), disent que la population n’a pas les moyens de ramasser leurs pots cassés?
Pour accuser le coût des bévues des millionnaires et des milliardaires, la population avait les moyens? Où n’avait à cause d’eux et de leurs subalternes nos dirigeants, pas le choix des moyens?

b) Je ne fais pas de distinction entre un individu, un citoyen québécois, canadien ou une industrie, une compagnie, alors que tous ne paient pas leurs justes part à la société.
Votre exemple de BK et TH est d’ailleurs éloquent. Voilà une compagnie BK qui pour diminuer encore plus sa part payé à la société, qui aux états-unis selon les « spécialistes (qu’est-ce qu’un spécialiste???) » les vrais comme de ceux qui s’en inspirent à tord et à travers, les industries et compagnies paient moins de frais à l’état qu’ici, les « quitte » (il ne faut pas trop s’énerver le poils en dessous des bras: le siège social de la nouvelle entité) pour payer encore moins. Et voilà l’exemple parfait que « votre » idéologie et celle des « vôtres » nous mène, soit le chantage de millionnaires et de leurs entités à vouloir payer de moins en moins. Et c’est ce qui se produit. Mais lorsque des compagnies quittent les états-unis à cause de cette optique ça devient inquiétant.

c) Le Canada à bien des égards est effectivement un paradis fiscal notamment pour les minières. L’un des premiers d’ailleurs et Paul Martin, mais aussi avant lui des ministres des finances du Canada et même des premiers ministres ont créé et contribué à créé des entités protégées dans des îles reconnues pour être des paradis fiscaux alors qu’il n’y avait rien de tel avant, en plus de favoriser le transfert d’argent vers des paradis fiscaux dont ceux là.
Puisque vous rejetez du revers de la main le transfert d’argent de façon significative vers des paradis fiscaux et l’évasion fiscale, je ne perdrai pas mon temps à essayer de vous convaincre du contraire.
Cependant, lorsque vous déciderez d’enlever vos oeillères à ce sujet, en faisant une recherche sur internet je vous crois capable de constater l’ampleur de ce phénomène, ce qu’il nous coûte collectivement non seulement au Québec, au Canada mais à tout les terriens: des milliards de milliards de dollars depuis les débuts.
Voici tout de même quelques pistes au cas… Il y a plusieurs ouvrages sérieux qui décrit la situation, l’historique canadienne dont l’un spécifiquement sur le Canada s’intitulant: « Paradis fiscaux: la filière canadienne » d’Alain Deneault qui n’est pas considéré comme un homme de gauche, ni pour un 2 de pique. Il y a aussi un dossier de 90 minutes qui a été diffusé par France 2 et TV5 sur l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.
Si vous persistez à vouloir en faire qu’une partie d’une goutte d’eau et que d’un discours de gauche, même avec des chiffres qui parlent, ne perdez pas votre temps.
C’est vrai que ceux que vous défendez, les libéraux, le ministre Pierre Moreau et l’auteur de ce blogue, contrairement à leurs habitudes, ne veulent pas entendre parler de chiffres, enfin par ceux de leurs opposants, pas ceux des gauchistes de syndicalistes, mais ils font exceptions pour les leurs, ceux de droites. Ceux là sont bons et réalistes, justes et équitables!? Ça doit-être par inadvertance, sans y penser véritablement, par habitudes naturelles à cause qu’ils sont tous…droitiers… ?
Pour ne nommer que celles-là: Apple, Google, HP, Bombardier utilisent tous ce stratagème d’évasion fiscale.
Apple paient très peu d’impôts aux états-unis et encore moins au canada, 90% de ses revenus étant déclarés et détournés de mémoire dans deux entités européennes avant de revenir ainsi dilués vers le pays plus directement impliqué par ses ventes de produits.
Des entreprises bien québécoises dont celles de PKP, Jean Coutu etc… (une liste de plusieurs centaines de compagnies et d’individus) déclarent des revenus dans le Delaware…ce qui à leurs yeux et celles de nos premiers ministres (incluant une première) est tout-à-fait dans les règles, légales et normales.
Nous n’avons pas à ce qu’il semble des yeux qui voient et remarquent les mêmes normalités!
Contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas que quelques milliards à récupérer une fois et ce sera fini, mais à chaque année.
Au Québec, il n’est pas question de saigner à blanc les milliardaires, mais de leurs forcer la main ainsi qu’à leurs entités financières à déclarer les vrais chiffres au Québec et au Canada et d’agir en conséquence…c’est-à-dire de payer leur juste te part à la société.
Les banques qui encore et encore malgré tout les stratagèmes de détournements, déclarent des profits records et encore au dernier trimestre, continuent de demander toujours plus de frais. Malgré cela, toutes proportions gardées ils ne paient pas leurs juste part à la société canadienne et à la société québécoise.
Que font les lois de la concurrence que vous défendez? Les concurrents s’entendent entre eux!
Que font nos gouvernements? L’actuel, le Harper étant le pire de tout les temps. Il est à prévoir que ça ne s’améliorera pas bientôt!

Il n’y a pas de discours de gauche dans le mien, qu’une recherche de justice, d’équité et de gros bon sens!

Pourquoi une mère de famille mono-parentale, pour ne donner que cet exemple, qui subitement perd son emploi se voit saisir et gelé son compte en banque, qui n’a que très peu de toutes façons, par le ministère des finances pour défauts de paiements alors que le millionnaire (je le rappelle, individu ou compagnie) sera attendu, pourra négocier sa dette réelle et pourra même la faire diminuer?

2- En terminant, je répéterai ce que j’ai écrie plus haut:
Lors de la dernière crise financière fabriquée de toutes pièces pour en avoir encore plus et toujours plus, même ceux perdant des dizaines de millions, aucun ne se voyait dans une situation de précarité financière et malgré cela…les états ont trouvés des raisons et de l’argent pour les aider.
Tout ceci payé par tous. Ce qui représente des dizaines de milliards de pertes juste à la caisse de dépôts du Québec. La population c’est fait empiffrée de malbouffe intellectuelle de nos dirigeants et de ceux par qui le malheur est arrivé.
Et maintenant, ceux par qui le malheur encore une fois est arrivé, nos représentants qui ont signés des contrats et qui ont pris des congés de paiements, conseillés on non par leurs « spécialistes fiscaux (Qu’est-ce qu’un spécialiste?), disent que la population n’a pas les moyens de ramasser leurs pots cassés?
Pour accuser le coût des bévues des millionnaires et des milliardaires, la population avait les moyens?
Où n’avait à cause d’eux et de leurs subalternes nos dirigeants, pas le choix des moyens?

p.s.: Qu’est-ce qu’un spécialiste?
Un journaliste?
Un commentateur?
Qui a l’expérience dans ce cas-ci, du domaine financier?
De droite?
De gauche?
Neutre?
Neutre? Ça existe?
Qu’est-ce qu’un spécialiste, un vrai?

pourquoi quand ce nouveau gouvernement a t-il ajouter des personnes a gros salaire et avantages sociaux de plus , on voit ou il veulent prendre l,argent des personnes qui eux ont travailler et paye leur salaire et ce que eux vont demander en primes de separation et retraite

Est ce que vous approuvez les grosses augmentations de salaires que le parti libéral vient d’occroyer a plus de 70% des élus, sans meme se soucier si on avait les moyens de les payer. On nous a rempli les oreilles qu’on a pas d’argent on est dans le rouge, mais personne ne semble se préoccupr que c’est tous les québecois qui vont payer encore pour ça, mais ça les dérangent pas. Si on n’a pas les moyens de se payer un REER , on ne devrait pas plus avoir les moyens de payer des augmentations de salaires aux élus de plus de 20 a 30%, lorsque lors de négociations avec les fonctionnaire , le gouvbernement a de la difficulté a octroyer un mince 2%. Lee régime de retraite des députés ne s’établi pas sur 30 ou 35 ans de sevice , mais boien sur 2 mandats (soit environ8 ans) ert collecte la plein plein montant de sa retraite a vie. Pensez y donc si c’est logique…..

Voilà clairement étalée l’idéologie de droite qui omet volontairement de mentionner ce qui suit : 1) Les villes sous l’accord du gouvernement du Québec ont pris congé de leurs cotisations durant les années fastes où les régimes étaient biens capitalisés. 2) L’abolition totale ou partielle de l’indexation annuelle si maigre soit-elle que reçoit un retraité le mènera tôt ou tard sinon à la pauvreté, au mieux à la précarité. 3) Ce « grand ménage » ouvre la porte pour le gouvernement à s’attaquer au régimes de retraite des employés de l’État, aux travailleurs des universités, de la SAQ, etc , etc dans une perspective d’appauvrissement collectif. 4) Au niveau juridique, on abolit des contrats signés de bonne foi entre deux parties.
Qui nous dit qu’un jour quand le gouvernement se prétendra dans la dèche et qu’il ira piger dans les REER et les Celi des gens avant de leur verser les prestations de retraite de l’État.
Dommage que L’Actualité publie ce genre d’article qui, manifestement renforce la réputation de droite de ce magazine !!!

Vous me faites rire, vous ! Qui se préoccupe des gens sans régime de retraite ? Vous y avez songé ? La plupart des québécois n’en ont pas ! De plus, je suis parfaitement d’accord à ce que le gouvernement fasse « le ménage » dans tout ce qu’il considère comme au-delà de notre capacité de payer. L’austérité fera mal à court terme, mais elle « nous » évitera de poursuivre notre endettement et de le pelleter devant à nos générations futures !

Bon texte M Duhamel, comme toujours.

J’ajouterais que si les arguments sont importants ce qui compte vraiment c’est le rapport de force entre les composantes de la société québécoise.

Or ce rapport est en train de changer et c’est pour ça qu’on pourrait voir du changement. Un des changement importants est le fait que le marché s’apprête à punir sévèrement le Québec s’il ne change pas bientôt ses façons de faire, les agences de notations nous le disent et le redisent, mais il y a plus, la croissance anémique par exemple ou le marché de l’emploi qui en arrache sont des signes qui ne trompent pas.

Les choses ne peuvent plus continuer comme avant, c’est un beau sujet de discussion mais surtout une réalité économique. Quand on est face à un mur on a pas le choix de changer de direction.

Personnellement je pense qu’il est déjà très tard, le marché a déjà commencé à punir la belle province et ce n’est pas terminé. L’action du gouvernement pourrait aider (elle pourrait aussi nuire si on fait les mauvais choix), mais comme on dit « le mal est fait » et on va en baver c’est certain.

Dans la crise estudiantine du soi-disant Printemps-érable (printemps de quoi, en fait?), ce qui a manqué le plus, c’est la présence d’un premier ministre s’adressant aux québécois sur les ondes, nous expliquant pourquoi nous devions nous attendre à ce que les étudiants « fassent leur part ». Rien n’est venu, sauf quelques farces plates du premier ministre devant un parterre d’hommes d’affaires déjà conquis. Jean Charest a clairement failli à la tâche. Son silence était assourdissant.
Dans le cas des réformes annoncées par Philippe Couillard, son ministre des finances et le président du Conseil du trésor, il semble qu’il y aura bel et bien des efforts pédagogiques qui seront déployés. Mais cela requiert une stratégie de communication unique pour le gouvernement, qui doit commencer dès maintenant. Je soupçonne que c’est le cas, mais les études en cours (finances, programmes) ne sont pas prêtes. On semble donc vouloir « se faire la main » avec le débat sur les retraites des employés du secteur public avant d’aborder les grandes questions (taxes versus impôts, abandon de programmes, réformes fiscales, réforme de l’administration, participation du secteur privé, etc.) . Si c’est le cas, le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’imposer son règlement en matière de retraite, parce qu’il risque de saborder toute la démarche ultérieure. La population du Québec aura besoin, comme aujourd’hui sur les retraites, de longs efforts d’explication, qui vont bien au-delà des pétitions de principe du ministre Moreau ou des affirmations péremptoires du ministre Barrette.
Mais même si le gouvernement réalise avec succès cette première étape, je demeure pessimiste. La crise du printemps-érable nous a montré que notre « quatrième pouvoir », celui des médias, va, par souci « d’assurer un équilibre des voix dans le débat », prêcher sans cesse pour la recherche du « compromis », ou faire appel à des mécanismes d’arbitrage, ou prendre parti pour « le faible contre le fort » dans ces débats de fond . D’entrée de jeu, les dés sont pipés. Le journalisme d’information est devenu un activisme social, sous couvert d’objectivité. D’ailleurs les journalistes ne sont plus des reporters, mais des « chroniqueurs ». Le gouvernement aura contre lui non seulement tous les « citoyens soufrant de dépendance de l’État-Providence », baby boomers en ligne de front, mais les médias.

Voici quelques observations personnelles sur les assertions de Pierre Duhamel :

1- « C’est la même chanson qui est reprise quand il s’agit de s’opposer à toutes les restrictions budgétaires et de banaliser la taille et les dangers de la dette publique. » Pourtant … « Dette du Québec : rien ne justifie la panique. […] le poids de la dette dans l’économie n’a pas changé du tout depuis 11 ans. » (Pierre Fortin) Qu’a bien pu faire le Canada lorsque sa dette, après la Seconde Guerre mondiale, était à 110 % de son PIB et qu’à la fin des années 1970, elle était tombée à 20 % du PIB ? La réponse toute simple, rien. Est-ce que Pierre Duhamel serait devenu sourd aux appels du FMI et de l’OCDE de ralentir sur des mesures de consolidation budgétaire ? C’est quand même étonnant que les revenus en taxes et impôts en pourcentage du PIB sont sensiblement les mêmes que ceux de 1965.

2- « La question de fond est plutôt la suivante : les régimes sont-ils solvables même si le marché stagne ou recule » Les experts en régimes de retraite affirment que les cotisations ne servent qu’à financer le tiers des fonds, le reste est à la merci des marchés financiers. Si une correction boursière venait à se produire, ce ne sont pas les augmentations de cotisations prévues à la loi 3 qui corrigeraient la situation.

3- « On demande au gouvernement de mieux gérer, mais on perd connaissance dès qu’il veut bien administrer les fonds publics. » Justement, qu’est-ce que « bien administrer les fonds publics » ? Est-ce en reniant ses engagements ou en laissant de « bons citoyens corporatifs » comme Valeant jouer dans l’assiette au beurre sans faire sa part ?

4- « Disons sobrement que leur situation de monopole dans la délivrance de certains services (police, pompier, collecte des ordures…) leur donne d’emblée un grand pouvoir de négociation. » Je ne vois pas comment les services de pompier et de police qui ne sont pas des monopoles économiques auraient un si grand pouvoir de négociation, alors qu’ils n’ont aucun droit de grève et que s’il y a un différend durant les négociations, c’est un arbitre choisi sur une liste suggérée par le gouvernement qui réglera le litige. Les syndicats ne négocient pas avec des enfants d’école et ceux qui ne jurent que sur des histoires de fiers à bras en s’imaginant que les villes cèdent sous la peur, aiment entretenir des mythes. Chez moi, c’est un entrepreneur privé qui ramasse les ordures, lui aussi profite du « monopole ».

5- « Si un employeur privé acculé à la faillite revoit certaines clauses de la convention de travail pour assurer l’existence de l’entreprise, pourquoi un employeur public n’en n’aurait-il pas le droit ? » Ces propos laissent croire qu’un entrepreneur possède le droit de modifier seul une convention collective, parce qu’il est sur le point de faire faillite. Pour débuter, il faut qu’une clause prévoie la réouverture d’une convention, sinon il doit y avoir un accord avec le syndicat pour rouvrir la convention et débuter les négociations. Advenant le refus du syndicat, l’entreprise doit faire une demande à un tribunal pour forcer les négociations et au cas où il n’y aurait aucune entente, la convention demeure inchangée avec tous les problèmes qui suivraient évidemment. À ce que je sache les syndicats ne s’opposent à la négociation sur le futur des régimes de retraite, mais ils s’opposent à ce qu’on touche aux retraites passés qui sont des créances.

6- « La liberté d’expression, voilà un droit démocratique. Une pension indexée, c’est un privilège accordé à certains groupes. » Depuis quand recevoir un salaire est un privilège ? Les patrons de l’Actualité seront surpris de lire qu’ils accordent à Pierre Duhamel un privilège et que son salaire ne découle pas d’un droit. Une pension est un salaire reporté à plus tard par choix des deux parties en retour d’un service déjà rendu et l’indexation n’est qu’une mécanique pour préserver ce salaire reporté.

7- « Le grand oublié de cette tautologie, c’est évidemment le contribuable, celui qui paie la facture. » La facture qu’il paie est celui du service qu’il a reçu, point. Quand je fais mon marché chez mon épicier – où les employés sont
syndiqués – il ne me vient pas l’idée que je paie le salaire des employés et sans doute, leurs régimes de retraite, j’ai échangé une somme d’argent en retour de produits alimentaires sans plus. Alors, pourquoi ce raisonnement insensé lorsqu’il s’agit des services fournis par les employés de l’État ( y compris les municipalités) ? Payer des taxes et des impôts ne donnent pas un droit de propriété sur l’État (ou des municipalités).

Si j’appliquais ce raisonnement jusqu’à la limite de l’absurde, cela reviendrait à dire que je me paie mon propre salaire, puisqu’à chaque occasion où j’achète un bien ou un service, mon argent paie le salaire d’un employé qui lui aussi, achètera des biens et services avec mon argent qui sera versé en salaire à autre employé, qui lui-même achètera des biens et services avec encore mon argent et ainsi de suite, on comprend le principe. À la fin, cet argent finira bien par arriver dans mes poches pour un travail que j’aurai fourni.

C’est sans compter que les salariés des administrations publiques (Québec, fédéral, municipal), qui sont aussi des contribuables formant tout de même 36 % des travailleurs, « paient » – si on suit ce raisonnement – une deuxième fois leurs régimes de retraite et contribuent à leur propre salaire.

On voit que vous lisez McSween du Voir…

Un point: lorsque vous faites votre marché chez l’épicier, vous avec le CHOIX de l’épicier, des produits et aussi de la somme que vous dépenserez (incluant les pensions des employés) pour les services offerts par celui-ci.

PAS des services publics qui sont un monopole et dont les conditions de travail ne sont en aucun cas affectées par la norme de la compétition, surtout que les conditions en question ont été arrachées de façon discutable genre les week-ends rouges, les trouages de boyaux d’arrosage et autres sabotages, les défonçages de portes de l’hôtel de ville, les saccages de la propriété des villes et j’en passe.

Il est grand temps de remettre les pendules à l’heure et de redonner au citoyen-patron les pouvoirs qui lui reviennent de plein droit et de réduire les incroyables privilèges dont jouissent les syndicats.

McSween, un jeune d’ailleurs, pas juste du voir mais qu’RDI semble aussi apprécié. Ça doit-être parce qu’ils sont une gagne de séparatisses syndicaleux…
Ça vole pas haut sur les blogues!
C’est pourquoi je ne veux plus y perdre mon temps. Duhamel, François 1, Brasseur et qui d’autres…des bûcherons de la pensée. L’intelligence d’autant plus à l’ère de l’informatique démontre ses véritables capacités dans les nuances qu’elle perçoit dans chaque évènements, et dans les particularités qu’elle y reconnait.
Ça reflète bien de toutes façons la population et ses représentants. Comme si tout le monde mangeait que du Nutella à tout les repas, de la naissance à la mort.
Ça devient du prévisible, peu importe le sujet, on sait exactement à la signature les arguments qui seront présentés.
Sciences molles, séparatisses, syndicaleux, le salut n’est possible qu’avec le privé…on oublie de rajouter malgré ses magouilles et malversations…
bla, bla, bla, bla,bla,
never mind François 1!

Vous me semblez las, fatigué, découragé même.

Une vacance vous ferait le plus grand bien Sir.

Tiens…une idée comme ça: un voyage dans l’Ouest canadien serait une bien non? Vous pourriez remercier humblement les Albertains pour leur grande générosité à notre égard et leur demander de bien vouloir charitablement continuer de nous subventionner le temps que nous résoudions nos importants problèmes financiers, qui découlent directement de la gestion socialiste de notre province depuis 50 ans.

McSween sait raisonner, on ne peut pas dire autant de vous et en êtes-vous capable ? Même avec un choix ce raisonnement tient, ça ne vous permet pas de dire que vous payez les salaires des employés de l’État tout comme ceux de mon épicier.

Vos saccages remontent à combien d’années déjà ? Comme le disait un commentateur, il s’est conclu bien des conventions collectives depuis cette époque et pas seulement à Montréal. Si vous étiez négociateur patronal, seriez-vous prêt à accorder des clauses salariales généreuses pendant qu’on démolit vos biens mobiliers et immobiliers ? Le saccage peut se tolérer par le syndicat pour le maintien de la mobilisation de ses membres, mais ça rend la tâche difficile aux négociateurs syndicaux.

Nous avons eu un bel exemple de la « bonne foi » des syndicaleux il y a quelques semaines à l’hôtel de ville de Montréal. Ces gestes barbares ne sont en fait qu’une répétition exacte mais en « soft » de ceux posés lors des négociations précédentes et nous éclairent sur la façon dont ces syndicaleux ont arraché les conditions totalement inacceptables dont ils jouissent présentement et qui doivent être régularisées dans les plus brefs délais pour le bien-être de la population qui n’en peut plus de se faire vides les poches par des millionnaires (ça prend $1 Million PAR EMPLOYÉ pour leur garantir leurs pensions dorées!!!).

Que vaut une entente signée quand celle-ci est signée sous l’effet de l’intimidation et de la violence? Quand les paramètres sur lesquels elle repose ne reflètent pas la nouvelle réalité d’une plus grande longévité, de rendements boursiers décevants et de cycles économiques périlleux?

Sommes-nous condamnés à ce que les choses se détériorent davantage avant de corriger le tir ou pouvons-nous encore espérer que la démocratie serve de point d’appui pour ne pas plier devant le pouvoir coercitif et l’intimidation des groupes de privilégiés (et de leurs représentants) et la gourmandise des élus municipaux?

On persiste et signe, en attendant l’effondrement? On préfère des mises en demeure des firmes de notation qui obligeraient des coupures dans les prestations de retraite? On préfère des augmentations d’impôts et de taxes chez le travailleur actif, impuissant devant la menace, le chaos, les perturbations sociales, la grève?

Vous devriez choisir de meilleurs exemples que celui de la scène de l’hôtel de ville de Montréal. Il démontre justement le contraire de ce que vous affirmez. La réaction des élus a été de suspendre et de menacer de congédiements certains travailleurs syndiqués qui ont participé au « débordement » en plus de porter plainte pour des actions criminels. Comme exemple d’intimidation qui a réussi, c’est raté. Comme l’ont dit plusieurs analystes, ils se sont tirés dans les pieds, ce qui n’a pas aidé à rendre leur cause sympathique au ministre Moreau.

« ça prend $1 Million PAR EMPLOYÉ pour leur garantir leurs pensions dorées!!! » C’est le calcul d’un actuaire déconnecté qui n’a pas été corroboré par ses pairs et contredit dans un article de La Presse par le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec qui évalue le montant à 350 000 $ dans le cas d’un REER et à 250 000 $ pour un CELI.

« Quand les paramètres sur lesquels elle repose ne reflètent pas la nouvelle réalité d’une plus grande longévité, de rendements boursiers décevants et de cycles économiques périlleux? »
Et qui donc paiera pour les mauvaises décisions des dirigeants à la caisse de dépôts et de placements qui nous ont fait perdre 35,000,000,000.00$, pendant que Rousseau qui était à sa tête a démissionné et a obtenu en récompense un poste encore bien mieux rémunéré chez le roi Desmarais et des primes de séparations, sans avoir à répondre aux questions, sans avoir répondu aux questions, pour ne pas avoir à répondre aux questions?
Combien ça prend de millions pour faire 35 milliards?

Quand est-ce que vous déménagez chez les albertains qui sont à se laisser empoisonner par les pétrolières qui détruisent des espaces toujours plus grands à chaque année, plusieurs fois la grandeur de l’ile de Montréal, qui prendront des millions d’années à se refaire, qui bénéficient de subventions et de baisses de taxes, que nous Québécois payons aussi en partie avec nos taxes et impôts, avec nos achats de produits? Les généreux albertains qui s’enrichissent sans égards aux conséquences et aussi avec l’argent des Québécois!

Si vous avez besoin d’aide pour empaqueter vos boîtes et valises, je suis disponible François 1!