Les 5 nouvelles de l’été… avant l’été

Je mets fin provisoirement avec cet article à mes commentaires sur l’actualité économique. Ces derniers mois ont été très occupés et je prends des vacances pour recharger les piles et bien me reposer. Je serai de retour en août. Je tiens à remercier les dizaines de milliers de personnes qui ont fréquenté ce blogue depuis son retour en novembre dernier.

L’actualité est imprévisible, mais les tendances de fond le sont moins. Aussi, je vous offre un dernier commentaire sur ce qui va se passer pendant mon absence. Voici donc les nouvelles de l’été, avant l’été.

1. La Grèce

La Grèce est encore une fois au bord du gouffre. Le plan d’aide de 100 milliards de dollars de l’an dernier et les mesures d’austérité imposées aux Grecs n’ont pas suffi. Pourquoi la situation de la Grèce est-elle si importante ? C’est qu’elle est à l’épicentre de la crise de l’endettement des États et de l’avenir de l’euro. La gestion et la résolution de la crise grecque vont donner le ton et la mesure de ce qui risque de se passer au cours des prochains mois et années sur tous les continents.

Les Européens seraient prêts à accorder un nouveau crédit d’une centaine de milliards d’euros pour éviter un défaut de paiement sur la dette grecque. En échange, les Grecs devront avaler de nouvelles mesures d’austérité totalisant 28 milliards d’euros sur cinq ans. Pourquoi faut-il éviter à tout prix un défaut de paiement ? Parce que les banques européennes sont particulièrement surexposées aux dettes souveraines. Si les États ne viennent pas en aide à la Grèce, ce sont les pays européens qui pourraient être appelés à venir en aide à leurs propres banques.

Par ailleurs, cette crise pousse les contradictions à leur paroxysme dans la zone euro. L’Allemagne et ses alliés nordiques souhaitent maintenir un euro fort alors que les pays plus vulnérables seraient favorables à une dévaluation. La Banque centrale européenne est jusqu’à maintenant intraitable et se range du côté des Allemands. La monnaie européenne a-t-elle un avenir ?

Cinq dates à retenir. D’ici le 28 juin, le parlement grec doit adopter le nouveau programme d’austérité. Le 3 juillet, les ministres des Finances de la zone euro se rencontrent sur le nouveau plan d’aide international.La Grèce doit rembourser pour 2,4 milliards d’euros de dettes le 15 juillet, pour 2 milliards d’euros le 22 juillet et pour 5,9 milliards le 20 août. En aura-t-elle les moyens ?

2. L’endettement et l’emploi aux États-Unis

Voilà l’autre grande composante de l’instabilité économique et financière internationale. Les États-Unis ont atteint à la mi-mai le plafond limite d’endettement de 14 300 milliards de dollars . Le Congrès est divisé sur la possibilité de hausser cette limite. Démocrates et républicains ne s’entendent pas sur cette question ni sur l’ampleur et la nature des coupures budgétaires. Les républicains disent que le pays va vers la faillite alors que les démocrates s’inquiètent de l’ampleur de coupures sévères sur une reprise économique poussive et un marché de l’emploi toujours déprimé.

L’économie américaine devra aller mieux si Barack Obama veut être réélu.

3. RIM et Nokia seront-ils achetés ?

Ce scénario relevait de la science-fiction il y a à peine 18 mois. Le Blackberry était le « téléphone intelligent » le plus populaire et Nokia détenait le tiers du marché mondial des téléphones mobiles.

Les deux fabricants se retrouvent dans une spirale qui menace leur existence. La chute dramatique de la valeur de leurs actions en fait des proies attirantes et abordables pour d’éventuels prédateurs. On pense que Dell pourrait être intéressée par RIM et s’investir enfin dans la téléphonie mobile. Une compagnie comme HTC ou Samsung pourrait être attirée par Nokia afin de devenir à son tour le géant mondial. Ou pourquoi pas Microsoft qui vient de signer un accord de partenariat avec le fabricant finlandais ?

4. Qui va mettre la main sur TMX ?

Les enchères ne sont pas terminées et la lutte est vive. D’un côté, un mariage de la Bourse torontoise (TMX) et de la Bourse de Londres pourrait donner une dimension plus internationale au marché canadien. De l’autre, les institutions financières regroupées au sein du groupe Maple préconisent une Bourse nationale forte. Je pense que les actionnaires ne considèreront pas seulement le montant de l’offre avant de décider à qui ils vendront leurs titres.

5. Routes, ponts et politiques

Les cônes oranges sont partout, les routes sont bloquées, le trafic détourné  et les ponts menacent de s’écrouler. Nos partis politiques québécois sont dans le même état ! D’où cette dernière interrogation avant de prendre le chemin des vacances : alors que les Québécois ne parlent que de l’état misérable de leur réseau routier, pourquoi les partis n’en ont que pour le jeu politicien ou le degré de pureté de la profession de foi souverainiste ?

 

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Les émirats arabes ne sont-ils pas ici pour investir? C’est peut-être notre bourse outre notre plan nord et surtout nos gaz de shistes qui ont motivée cette déléguation.

J’aimerais avancer quelques questions que se veulent complémentaires aux »questions de l’été » de M. Duhamel..
Est-ce que la Grece, et les autres »pigs » (selon un journaliste anglais). Portugal, Irlande,Espagne, en ayant des économies plus faibles et moins performants que celles de l’Allemagne et la France, sont t-ils-perdants ayant une unité monétaire commune ?
Est-ce que n’ayant pas le contrôle sur une argent nationale, il ne peuvent pas mener leurs économies sur leurs réalités à eux ?
Est-ce que les relocalisations des milliers des entreprises des USA, Canada et Europe en Chine, Inde ,Pakistan, Pologne, Rumanie, etc, n’ont pas aussi rélocalisés des millions des emplois ailleurs ?. Et des parties importants, vitaux même, de leurs économies ?.
En nous laissant chômage, des déficits, des dettes…et des ponts que nous tombent sur la tête ?.
Est-ce que le capitalisme mondial, sans frontières, sans idéologies, sans drapeau, sans nationalités et sans aucun limite, est en train de déplacer, pour une question de sous, la suprématie économique et militaire mondiale elle même, ?.
Est-ce que la mondialisation est en réalité la chinatitation, la tiermondialisation des conditions de travaille et de niveau de vie,et le déplacement des pouvoirs mondiaux vers l’Orient ?

Encore quelques questions sur l’économie :
Est-ce que des enquêtes journalistiques ou autres pourraient préciser des informations sur:
Combien des manufactures et compagnies ont déménagé des USA, Canada et pays d’Europe, vers d’autres pays, au cours des derniers 20 ans ?
Combien des emplois ont été perdus ?.
Combien d’argent en savoir faire, en connaissances technologiques, en expertises niveau universitaire,en résultats des recherches, ont amené avec eux ces entreprises que nous ont quitté,pour une question des coûts de production?
Combien d’argent en subventions directes et indirectes, et en abris fiscaux consenties par nous tous, ont amené avec eux les entreprises que nous ont quitté ?.
Combien de la capitalisation de ces entreprises que déménagent à l’étranger à été pris d’un partie du travail non payé à des travailleurs québécois et canadiens ?.
Est-ce que ces entreprises ont vraiment le droit de nous quitter, sans avoir retourné jusqu’au dernier sous de ce que ne les appartiennent vraiment pas, et que n’avaient vraiment pas le droit d’amener avec eux, ailleurs ?.
Est-ce que des situations comme celles-ci, en plus de la corruption que gonflent jusqu’au 40% les contrats gouvernementaux, et des abris et des paradis fiscaux aux milliardaires, n’expliquent pas, au moins en partie, les très inquiétantes nouvelles économiques de l’été de Pierre Duhamel ?.