Les auberges de jeunesse ont la cote chez les voyageurs d’affaires

L’attention portée au service de restauration, le Wi-Fi gratuit et surtout le prix demandé pour une nuit compensent pour les petits inconvénients.

Une certaine frange de voyageurs d’affaires délaisse de plus en plus les grands hôtels, les bannières corporatives ou les établissements haut de gamme au profit des petites auberges à prix modique (hostels), y compris certaines auberges de jeunesse, rapporte le New York Times.

Traditionnellement fréquentées par les routards, les étudiants et les voyageurs fauchés, ces auberges ont petit à petit conquis les adultes, puis les familles. Mais ces dernières années, ce sont les voyageurs d’affaires (surtout ceux dans la vingtaine et dans la trentaine) qui y séjournent de plus en plus.

À titre d’exemple, les huit établissements de la chaîne Generator Hostels ont vu leur clientèle corporative grimper jusqu’à 20 % en semaine, surtout en basse saison. Il faut dire que si les établissements de cette bannière sont abordables, ils n’en demeurent pas moins confortables et pratiques, en plus d’être aménagés dans un cadre agréable, cool et au design recherché.

L'espace lounge du Generator de Berlin (quartier de Mitte) - Crédit: www.generatorhostels.com
L’espace lounge du Generator de Berlin (quartier de Mitte) – Crédit: www.generatorhostels.com

Et puis, l’attention portée au service de restauration, le Wi-Fi gratuit et surtout le prix demandé pour une nuit (27 euros pour une « chambre » privée) compensent pour les petits inconvénients – comme disposer d’une literie sommaire ou encore passer la nuit en dortoir, pour les ultra-économes, ce qui peut revenir jusqu’à 10 % du tarif d’une chambre de catégorie moyenne, dans les grandes villes d’Europe.

Plusieurs des clients d’affaires de ce type d’auberge finiront peut-être par fréquenter les Four Seasons, W et autres Peninsula de ce monde, mais pour l’heure, ils sont en début de carrière et n’ont pas de compte de dépenses à tout casser. Et c’est notamment sur ces prémisses qu’ont tablé les propriétaires d’auberges à prix modiques pour les attirer, ces dix dernières années: désormais, on estime que 10 % de la clientèle des hostels est formée de gens qui voyagent pour les fins de leur travail.

Il semble que le phénomène soit cependant davantage répandu en Europe, puisqu’en Amérique du Nord, les hôtels de catégories modeste à moyenne – de 1 à 3 étoiles – offrent plus souvent qu’autrement un bon rapport qualité-prix.

Une chambre standard de l'hôtel Fusion de Prague - Crédit: www.fusionhotels.com
Une chambre standard de l’hôtel Fusion de Prague – Crédit: www.fusionhotels.com

Selon un porte-parole du site HostelBookers, cette tendance ne se limite pas qu’aux Generator Hostels. Plusieurs petites auberges du même acabit offrent désormais des services qu’on ne retrouve traditionnellement pas dans leur catégorie d’hébergement: chambres privées avec salle de bain, piscine, salle de conférence, salle de gym…

Dans certains cas, les chambres comprennent même une télé à écran plat, un système de cinéma maison et une cuisinette, pour minimiser les frais de restauration. D’autres auberges de cette catégorie organisent également des tours guidés en ville ou des soirées thématiques.

Pour se démarquer, d’autres vont encore plus loin en jouant sur deux fronts: ils sont à la fois hôtels et hostels, comme c’est le cas du Fusion Hotel de Prague, qui propose du même souffle des dortoirs et des chambres hôtelières traditionnelles, un bar, un lounge et une salle de jeu, et où les clients se rencontrent parfois de façon informelle pour discuter affaires, entre deux parties de jeu vidéo…

Un dortoir de l'hôtel Fusion de Prague - Crédit:  www.fusionhotel.com
Un dortoir de l’hôtel Fusion de Prague – Crédit: www.fusionhotel.com

Pour en savoir plus, lisez l’article du New York Times en cliquant ici.

Pour me suivre sur Twitter, c’est par là.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie