Les bonnes nouvelles du vendredi : l’emploi et Montréal

Au cours des 12 derniers mois, l’économie québécoise a ajouté 44 400 emplois, ce qui est davantage que l’Ontario (39 000).

Blogue EconomieCertains indicateurs économiques (PIB, investissements, consommation, construction résidentielle), de même que les restrictions budgétaires à Québec, auraient pu faire craindre le pire. Pourtant, les données sur le marché de l’emploi pour le mois de février sont étonnantes, même si elles illustrent aussi la fragilité de notre économie.

Il y avait donc, en février au Québec, 16 800 emplois de plus qu’en janvier. Cela fait suite à un mois de janvier où l’on avait ajouté 16 000 emplois.

Au cours des 12 derniers mois, l’économie québécoise a ajouté 44 400 emplois, ce qui est davantage que l’Ontario (39 000). Depuis mars 2014, c’est au Québec qu’on a créé 34 % des nouveaux emplois au Canada.

La bonne nouvelle, c’est que l’économie québécoise montre une résilience certaine, et il faut s’en réjouir. Depuis décembre, le taux d’emploi a bondi de 59,5 % à 60 %, ce qui est remarquable.

La mauvaise nouvelle, c’est que nous sommes les champions du travail à temps partiel. Plus des trois quarts des emplois ajoutés depuis un an sont à temps partiel.

La semaine dernière, un économiste de la Banque CIBC s’inquiétait de la détérioration de la qualité des emplois nouvellement créés au Canada, le nombre de travailleurs à temps partiel et de travailleurs autonomes ayant augmenté beaucoup plus rapidement que celui des emplois à temps plein.

Cette tendance est encore plus accentuée au Québec, et je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec les données ontariennes du mois de février.

En nombres absolus, le Québec a fait mieux, avec un ajout de 16 800 emplois, contre 13 800 en Ontario — ce qui est d’autant plus remarquable compte tenu de la taille des économies respectives. Cependant, l’Ontario a ajouté 60 200 emplois à temps plein et perdu 46 200 emplois à temps partiel. Un emploi à temps plein, c’est l’évidence, paie davantage et assure un meilleur niveau de vie.

Montréal

Quand on parle d’emplois et de dynamisme économique, on s’inquiète beaucoup de Montréal, qui ne joue pas pleinement son rôle de locomotive économique du Québec. Un colloque organisé vendredi par la Chambre de Commerce donne cependant espoir.

Avant tout, il y a la quantité de projets en cours qui marquent l’imagination. La Chambre de commerce recense 74 projets majeurs et chantiers dans la métropole, d’une valeur cumulative de 14 milliards de dollars.

Deux nouveaux projets structurants et emballants y ont été dévoilés. On construira d’abord un mégacentre de données au centre-ville de Montréal, un projet de 200 millions de dollars qui créera de 400 à 500 emplois. C’est le premier projet du genre à Montréal, et l’un des plus importants au monde, dans une grande ville.

L’autre projet est magnifique. L’Université McGill projette d’intégrer à son campus l’hôpital Royal Victoria, dont on n’aura plus besoin avec le nouveau Centre centre de santé McGill.

L’université créera un nouvel atrium, de nouveaux espaces verts à flanc de montagne et un nouvel accès au mont Royal, lequel s’intègrera à la promenade «Fleuve-Montagne», qui sera aménagée pour les fêtes du 375e anniversaire de la ville.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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8 commentaires
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— Quelques mots sur le projet de l’Université McGill. Absolument, le site est remarquable, exceptionnel, unique, la perspective depuis la Place Ville-Marie est unique au monde et nous pouvons concevoir et imaginer le cheminement superbe possible jusqu’au sommet du Mont-Royal et la terrasse du Chalet.

Reste à savoir encore ce que donneront les études de faisabilité et ce qu’il pourrait en coûter pour réaliser ce projet. Lorsque se présentera la question de le financer. L’histoire de Montréal est marquée de toutes sortes de projets merveilleux qui ont connu des succès et/ou des échecs divers.

Idéalement d’ailleurs, un tel projet devrait s’articuler avec la réhabilitation de l’Hôtel-Dieu et l’aménagement du cheminement de l’Avenue du Parc. Si le Royal-Vic est sous supervision de McGill, l’Hôtel-Dieu est sous supervision de l’Université de Montréal.

Hors jusqu’à présent, le milieu universitaire montréalais est surtout réputé pour cultiver les égos, rivaliser à n’importe quel prix, lorsqu’il n’est pas spécifiquement reconnu pour vraiment travailler ensembles. Encore bien des bonheurs en attente pour former ce Montréal 2.0.

En attendant, la priorité pour McGill, c’est de préserver diligemment l’intégrité des bâtiments anciens existants.

— Quelques mots de plus sur l’emploi. La création d’emplois à temps partiel ou l’accroissement des travailleurs indépendants n’est pas une mauvaise chose en soi. Il est très probable que la façon de travailler évolue au cours de ces prochaines décennies.

Les gens qui travaillent veulent plus de flexibilité et les entreprises ont besoin d’une certaine souplesse pour s’adapter aux conditions changeantes du marché. La possibilité d’autre part tant pour les employés que pour les employeurs de pouvoir essayer ; ce sont des éléments attractifs qui réduisent les risques en particulier dans les premiers temps.

La conception d’un réel partenariat employeur-employé pourrait préluder d’une nouvelle définition du travail dans un prochain redémarrage de l’économie. Ce qui compte c’est plutôt la pérennité du revenu et non le statut de l’employé proprement dit. D’où des ajustements.

En ce sens, le Québec est peut-être actuellement un peu aux avant-postes d’une tendance qui à l’avenir pourrait être plus généralisée. Sans pour autant nuire forcément au bienêtre des impétrants.

« Il y avait donc, en février au Québec, 16 800 emplois de plus qu’en janvier. Cela fait suite à un mois de janvier où l’on avait ajouté 16 000 emplois.

Au cours des 12 derniers mois, l’économie québécoise a ajouté 44 400 emplois, ce qui est davantage que l’Ontario (39 000). Depuis mars 2014, c’est au Québec qu’on a créé 34 % des nouveaux emplois au Canada.

La bonne nouvelle, c’est que l’économie québécoise montre une résilience certaine, et il faut s’en réjouir. Depuis décembre, le taux d’emploi a bondi de 59,5 % à 60 %, ce qui est remarquable. » (sic)

Toute une différence avec les scores minables du Parti Québécor et ce, en pleine « austérité » pour utiliser le terme démagogique et erroné des gauchistes.

Imaginez maintenant le monde meilleur auquel nous aurons tous droit lorsque l’objectif du déficit zéro sera atteint et que nous commencerons à rembourser notre dette allégeant ainsi de beaucoup le lourd tribut que nous passerons à nos enfants et que nous a légué les politiques gauchistes.

BRAVO à toute l’Équipe dynamique et vaillante Libérale!

Sus au Parti Québécor.

Définitivement rien à voir avec la chute du dollar canadien et l’explosion des exportations, non tout est grâce au parti libéral qui a 100% contrôle sur l’économie du Québec.

Nââooonnn…

Ne me dites pas que nous avons besoin d’exporter vers les gros méchants Anglais des USA ou du reste du Canada que nous nous plaisons à mépriser ici, au Québec, pou exister économiquement?

Quelle preuve ahurissante de l’absurdité de la position idéologique des séparatistes.

« Toute une différence avec les scores minables du Parti Québécor et ce, en pleine « austérité » pour utiliser le terme démagogique et erroné des gauchistes. »

Quelle différence?
Ça fait depuis 2003 que le parti Libéral est au pouvoir. Dont cette différence ne peut pas exister. Foutaise! Tu réécris l’histoire.

Quand le gouvernement du parti libéral a pris le pouvoir, Bouchard avait atteint l’ÉQUILIBRE budgétaire.

C’est le parti libéral qui depuis 2003 a mis le Québec dans le TROU les deux mains sur le volant.

Voilà la vérité.

« Dont cette différence ne peut pas exister. »

Correction:
Donc, cette différence ne peut pas exister.

Entretemps selon les derniers chiffres c’est encore le secteur public qui crée les emplois au Québec…

Ben non!!!

On VIT ici en pleine AUSTÉRITÉ draconienne et on assiste au DÉMANTÈLEMENT sauvage de L’ÉTAT QUÉBÉCOIS!!!

Comment peut-on, à la fois vivre le douloureux enfer décrit ci-haut ET employer PLUS de fonfons je vous le demande???

Irony off!