Andy Transport – Une patronne qui a du cran

«  Contrer la hausse du prix de l’essence est l’un de nos plus gros défis  », dit la patronne des 190 chauffeurs et employés de bureau d’Andy Transport.

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Andreea Crisan marche d’un bon pas dans la cour de gravier où sont stationnées les 150 semi-remorques d’Andy Transport, en bordure d’un grand boulevard de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie. Les cailloux ne l’intimident pas, malgré ses talons aiguilles !

Chic dans sa robe de style rétro, la femme de 25 ans aux longs cheveux blonds et au teint diaphane est bien davantage que la fille du fondateur, Ilie Crisan, 46 ans. La patronne au quotidien des 190 chauffeurs et employés de bureau d’Andy Transport, c’est elle !

« Contrer la hausse du prix de l’essence est l’un de nos plus gros défis », dit-elle en montrant les dernières acquisitions de l’entreprise de transport par camion : deux tracteurs routiers, profilés pour être le plus écoénergétiques possible, avec jupes contre le vent et rétroviseurs aérodynamiques. Tout pour ne pas noyer les profits dans un plein d’essence.

Ilie Crisan, un immigrant roumain, a fondé Andy Transport en 2001 peu après son arrivée au Canada. Au début, il était sous-contractant pour un transporteur. En 2006, ce client, frappé par la hausse du dollar canadien et la perte d’un important contrat aux États-Unis, lui annonce qu’il doit mettre fin à leur entente. « Nous avions deux possibilités : faire faillite ou risquer davantage en nous lançant nous-mêmes », dit la jeune femme avec aplomb.

Andreea n’a que 15 ans quand son père choisit la deuxième option. Elle ne sait pas encore que neuf ans plus tard, diplôme de droit en poche, elle dirigera une entreprise dont le chiffre d’affaires doublera chaque année. « Tous les étés pendant mes études je venais travailler dans l’entreprise. La transition s’est faite naturellement, car j’ai grandi ici », dit-elle.

Pour expliquer l’incroyable croissance d’Andy Transport en si peu de temps, il suffit de préciser que l’entreprise livre, au Canada et aux États-Unis, de la marchandise non réfrigérée qui remplit les étagères de Dollarama, entre autres — au Canada seulement, Dollarama est le plus important exploitant de magasins à un dollar, avec près de 1 000 adresses.

Andreea Cisan insiste aussi sur la qualité du service à la clientèle et la fiabilité pour expliquer comment l’entreprise a réussi à survivre à la dernière récession, à la hausse du dollar canadien et aux règles douanières changeantes.

Elle aura cependant fort à faire au cours des prochaines années pour maintenir la croissance, puisqu’il y a une importante pénurie de chauffeurs de semi-remorques en Amérique du Nord. « Ce n’est pas un domaine sexy pour les jeunes. Nous embauchons surtout des nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à se trouver un emploi dans leur domaine d’études. »

La même route qu’avait prise son père, Ilie, avant de devenir entrepreneur…

Activité : Fait du transport de marchandises
Chiffre d’affaires en 2013 : entre 20 et 49,9 millions $
Nombre d’employés en 2013 : 190
Ventes hors du Canada en 2013 : 25 %
Croissance 2008-2013 : 366 %
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