Les États-Unis plus riches de 43% que le Québec? Arrêtons d’exagérer!

Le problème avec les chiffres rapportés par le groupe de HEC, c’est qu’ils ne sont pas les bons et contiennent deux erreurs fondamentales, dit l’économiste Pierre Fortin.

Photo: AFP/Getty Images
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Il y a trois ans, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, lançait que les Américains étaient 45 % plus riches que les Québécois. Ce dernier fondait son jugement en toute bonne foi sur une affirmation à cet effet du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal.

Depuis lors, plusieurs d’entre nous avons démontré que le chiffre de HEC repris par François Legault était erroné. Mais les affirmations erronées, surtout quand elles sont politiquement commodes, ont la vie dure. Mon confrère et ami du New York Times, Paul Krugman, dit qu’elles sont comme les coquerelles. On a beau les écraser dix fois, elles reviennent toujours.

Le groupe de HEC vient de récidiver dans un nouveau rapport intitulé Productivité et prospérité au Québec, Bilan 2013. Pour bien fixer les idées, la première colonne du tableau ci-dessous reproduit ses estimations du niveau de vie (ou pouvoir d’achat) en 2012: 44 428 dollars au Québec, 49 440 dollars en Ontario, 52 177 dollars dans l’ensemble du Canada et 63 414 dollars aux États-Unis en 2012. Le niveau de vie est mesuré ici par le revenu intérieur brut (PIB) par habitant de chaque région. Il s’agit partout de dollars canadiens.

À LIRE AUSSI: Pierre Duhamel: Performance économique du Québec — l’autre côté de la médaille

Juste à côté, pour plus de clarté, la deuxième colonne transforme ces chiffres en nombres indices dans la base Québec = 100. On y constate que, selon le groupe de HEC, les niveaux de vie de l’Ontario, du Canada et des États-Unis auraient dépassé celui du Québec de 12 %, 17 % et 43 %, respectivement. Dans le cas de la comparaison Québec-États-Unis, on n’est donc pas loin du pourcentage de 45 % utilisé par François Legault il y a trois ans.

Tableau. Niveau de vie (ou pouvoir d’achat) mesuré par le produit intérieur brut (PIB) par habitant au Québec, en Ontario, dans l’ensemble du Canada et aux États-Unis en 2012

Niveau de vie (CPPHEC)

Niveau de vie corrigé

Dollars canadiens

canadiens

Indice

Québec = 100

Dollars

canadiens

Indice

Québec = 100

Québec

44 428

100

44 428

100

Ontario

49 940

112

45 559

103

Canada

52 177

117

49 003

110

États-Unis

63 414

143

53 346

120

Le groupe de HEC calcule les PIB par habitant du Québec, de l’Ontario et du Canada directement à partir des statistiques officielles publiées par Statistique Canada. Pour les États-Unis, le calcul requiert une étape supplémentaire. Les données du ministère américain du Commerce enregistrent pour 2012 un PIB par habitant de 51 689 dollars américains. Pour arriver au chiffre de 63 414 dollars canadiens qui apparaît au bas de la première colonne du tableau, le groupe de HEC multiplie les 51 689 dollars américains par un facteur de 1,23 afin de convertir les dollars américains en dollars canadiens.

L’interprétation qui est donnée est qu’en 2012 cela aurait pris 63 414 dollars canadiens pour procurer globalement aux Canadiens le même pouvoir d’achat que les 51 689 dollars américains ont procuré aux Américains. Le taux de conversion de 1,23 dollar canadien pour 1 dollar américain qui est utilisé par le groupe de HEC est tiré du site de statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le problème avec les chiffres rapportés par le groupe de HEC, c’est qu’ils ne sont pas les bons. Ils contiennent deux erreurs fondamentales : 1) ils ne tiennent pas compte des différences de coût de la vie entre les provinces canadiennes, et 2) le taux de conversion utilisé, soit 1,23, surestime considérablement le montant requis en dollars canadiens pour acheter au Canada ce qui coûte 1 dollar américain aux États-Unis. Examinons ces deux erreurs de plus près.

La première est de supposer que le niveau moyen des prix des biens et des services achetés par les Canadiens est le même dans toutes les provinces. Or, les enquêtes de Statistique Canada sur les prix à la consommation confirment ce que nous savons tous d’expérience: le « coût de la vie » est plus bas au Québec qu’ailleurs au Canada. Ce qui coûte 115 dollars à Toronto coûte 100 dollars à Montréal.

Si on généralise cette sorte d’estimation à l’ensemble du Québec, de l’Ontario et du Canada et qu’on couvre les prix de tous les biens de consommation et d’investissement, et de tous les biens publics et privés, on trouve qu’en moyenne, en 2012, les coûts à l’achat étaient plus faibles de 8,8 % au Québec qu’en Ontario, et en général plus faible de 6,1 % au Québec que dans l’ensemble du Canada.

Il s’ensuit que les biens et les services qu’un montant de 49 940 dollars a permis d’acheter en Ontario en 2012 auraient coûté 8,8 % moins cher au Québec, soit 45 559 dollars. De même, les biens et les services qu’un montant de 52 177 dollars a permis d’acheter dans l’ensemble du Canada en 2012 auraient coûté 6,1 % moins cher au Québec, soit 49 003 dollars. En toute rigueur, ce sont ces deux chiffres corrigés pour tenir compte des écarts de coût de la vie entre le Québec et les autres provinces qui doivent être comparés au PIB par habitant de 44 428 dollars du Québec parce que ce sont eux qui mesurent les niveaux de vie de l’Ontario et du Canada en unités de pouvoir d’achat comparables à celles du Québec. Ils sont inscrits dans la troisième colonne du tableau.

La seconde erreur du groupe de HEC est que le taux de conversion de 1,23 dollar canadien pour 1 dollar américain qu’ils copient du site de l’OCDE n’est pas le bon. L’ancien sous-gouverneur de la Banque du Canada Pierre Duguay, le directeur de l’analyse économique de Statistique Canada John Baldwin, de même que plusieurs chercheurs américains et européens, ont tous souligné que le taux de conversion de l’OCDE ne pouvait logiquement être utilisé tel quel pour comparer les pouvoirs d’achat.

Le taux de l’OCDE compare les PIB des États-Unis et du Canada en les divisant non pas par les prix d’achat respectifs des deux pays, mais plutôt par leurs prix de vente respectifs (ou une combinaison hybride des deux). Or, les prix de vente et les prix d’achat ne sont pas la même chose, puisque les pays vendent ce qu’ils exportent, mais achètent ce qu’ils importent. Les prix de vente et les prix d’achat évoluent souvent de façon fort différente dans le temps.

Heureusement, Statistique Canada publie une estimation annuelle du taux de conversion qui évite ce piège et qui compare adéquatement les prix d’achat au Canada et aux États-Unis.

Pour 2012, le taux de conversion de Statistique Canada est de 1,10 dollar canadien pour 1 dollar américain. L’application de ce taux au PIB par habitant de 51 689 dollars américains enregistré aux États-Unis en 2012 indique qu’un montant de 56 801 dollars canadiens aurait procuré le même pouvoir d’achat à l’ensemble des Canadiens.

Au Québec, comme on a vu plus haut, ce panier de biens d’une valeur de 56 801 dollars canadiens aurait coûté 6,1 % moins cher, c’est-à-dire 53 346 dollars canadiens. C’est ce dernier montant qui mesure le vrai pouvoir d’achat des Américains exprimé en prix d’achat au Québec en 2012. Il est inscrit au bas de la troisième colonne du tableau.

Les résultats qui incorporent les deux types de corrections (coût de la vie et taux de conversion du pouvoir d’achat des dollars américains) sont présentés sous forme d’indices dans la quatrième colonne du tableau.

Lorsqu’on les compare aux indices de la deuxième colonne, l’évidence saute aux yeux : les écarts de niveau de vie dûment ajustés entre le Québec et ses partenaires d’Amérique du Nord (quatrième colonne) sont beaucoup moins prononcés que les écarts bruts non corrigés qui sont rapportés par le groupe de HEC (deuxième colonne). En 2012, le niveau de vie de l’Ontario n’était pas supérieur de 12 % à celui du Québec, mais bien de 3 % seulement. Et le niveau de vie des États-Unis ne dépassait pas celui du Québec de 43 %, mais de 20 %.

Cela ne signifie pas du tout que tout va parfaitement bien pour l’économie du Québec, loin de là. Mais deux conclusions s’imposent. Premièrement, le niveau de vie du Québec est du même ordre de grandeur que le niveau de vie de l’Ontario (et celui des cinq autres provinces non pétrolières du Canada, si on avait fait le calcul). Deuxièmement, le Québec, l’Ontario et ces autres provinces non pétrolières affichent collectivement un retard de niveau de vie de 15 % à 20 % par rapport aux États-Unis.

Cet écart de niveau de vie avec les États-Unis est réel et important, mais il concerne toutes les provinces non pétrolières, et pas seulement le Québec.

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38 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Après l’analyse de monsieur Pierre Fortin, à propos de l’étude « Productivité et prospérité au Québec, Bilan 2013 », j’ai le sourire large, puisqu’un savant commentateur disait de cette étude qu’elle était (mise au pluriel par l’auteur) « crédibles résultats d’analyses et d’études sérieuses accomplies par es (sic) équipes chevronnées et reconnues). Une équipe chevronnée, certes, mais pour le sérieux et la crédibilité, on repassera.

Allez voir la réponse de Monsieur Geloso sur ce même sujet à la deuxième page de ce même article.

Ça risque toutefois d’effacer ce si large sourire…

À la lecture du commentaire de Geloso, j’ai le sourire encore plus large, fendu jusqu’aux oreilles.

Geloso n’a pas démontré que Pierre Fortin se trompait, sa seule déclaration est de nous révéler de façon assez grossière, que le coût de la vie serait plus faible à cause de la « qualité » des logements et que certains services seraient à des prix artificiels mais pourtant réels. À le lire, on croirait que le logement n’est pas un bien qui participe au coût de la vie, tout comme l’électricité, l’éducation etc.

P.S. vous donnez maintenant de la crédibilité à un historien en économie, un gars de « sciences molles pas de math » ?

Ah…c’est vrai…vous êtes un nationaleux, donc peu disposé à lire et à comprendre l’Anglais.

Le logement est l’un des principaux symptômes ou éléments qui peuvent éclaircir un esprit particulièrement obtus sur la qualité de vie d’un endroit.

Je vais essayer de faire simple pour vous…pas facile mais…bon…: En gros, si le prix des maisons est élevé dans un certain endroit et si les gens acceptent de payer le prix nécessaire pour y habiter, c’est parce que c’est là que les gens veulent vivre! Et si ce même prix continue de demeurer élevé, c’est que les gens veulent continuer d’y vivre car ils s’y sentent bien et la qualité de vie y est pour quelque chose.

Ça va mieux maintenant?

Quelle trouvaille ! On voit que vous avez réfléchi longtemps pour me fournir ce commentaire. C’est tellement simple, que c’en est devenu simpliste.

On peut se demander pourquoi un groupe aussi prestigieux que les HEC contribue à diffuser ce genre de signaux négatifs mais erronés sur l’économie du Québec, j’ai personnellement peine à croire que les HEC n’était pas conscient que ce genre de correctifs sur les données brutes s’imposaient. Que les politiciens les reprennent sans les questionner lorsque ça fait leur affaire n’est pas plus édifiant.

Paul Krugman, c’est très drôle…

Moi je travaille maintenant aux USA et ce qu’il me reste dans mes poches par rapport au Québec c’est pas mal plus proche du 45% que du 20%.

Cas particulier qui n’a rien à voir avec un calcul qui tient compte de l’ensemble du pourvoir d’achat des personnes. Il n’est pas question de comparer les cas particulier.

Bien sûr c’est un cas particulier… C’est toujours un cas particulier. Malgré tout des millier de Québécois quittent le Québec tous les ans pour améliorer leur sort. Des millier de cas particuliers…

« …des millier de Québécois quittent le Québec tous les ans pour améliorer… »

En tous cas les quelques médecins qui quittent reviennent au Québec.

Moi j’ai travaillé en Inde, en Chine, en Floride, à Atlanta, en Allemagne, en Alberta et j’en oublie.

Me croyez-vous?

À beau mentir la petite droite qui vient de nulle part.

Bravo pour vous mais lorsque vous aurez payé les frais médicaux, les frais d’études universitaires, vos garderies , les autoroutes et le reste, votre 45 % aura sans doute fondu comme neige au soleil.

Désolé mais une fois que j’ai tout payé, mon revenu disponible est facilement 35% supérieur à ce qu’il était au Québec. J’ai quitté le Québec pour m’enrichir, pas l’inverse. Le bas cout de la vie au Québec c’est un mythe propagé par votre bonne gauche qui vous garde dans l’ignorance.

Encore la, ca rien a voir. On ne parle pas de revenu disponible mais de PIB par habitant (donc une moyenne), ajuste au cout de la vie. L’auteur ne souleve pas la question du taux d’imposition.

En passant, j’habite aux E-U depuis pres de 15 ans.

Au sujet du billet, les américains payent en tout et partout environ 5 000$ (cinq mille dollars) de plus que les Québécois pour leur système de santé pour vivre 3 années de moins et avoir une santé exécrable les dix dernières années de leur vie selon l’OCDE. C’est sans compter l’assurance auto, l’électricité etc.

Et encore, dans un pays plus inégalitaire, les moyennes dont vous parlez correspondent à des revenus plus loin au dessus de la médiane (donc moins ordinaires), ce qui fausse la comparaison. On peut comparer par médiane pour que les choses comparées soient plus typiques de chacun des pays ; mais on peut aussi faire des comparaisons utilisant à la fois des moyennes et du triage de salaires, comme quand JF Lisée affirmait que 99 % des Québécois sont plus riches que 99 % des Étasuniens, sous-entendant qu’on exclut le 1 % le plus riche de chaque pays juste pour voir de combien ça change la moyenne. C’est très instructif.

Est-ce que les services « gratuits » sont comptés dans le coût de la vie, par ceux qui calculent ces indices-là ? Ça coûte quand même quelque chose, d’une manière différente…

En complément, l’article de Sansfacon dans le Devoir

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/398957/les-secrets-du-succes

Et qu’est-ce qui explique le faible taux de productivité du Québec ?

On constate d’abord qu’au Canada, les provinces de tête sont celles qui possèdent d’importantes ressources pétrolières, dont l’extraction exige d’énormes investissements et relativement peu de main-d’oeuvre. Ce sont l’Alberta, la Saskatchewan… et Terre-Neuve, où le taux de chômage dépasse pourtant toujours les 12 %.

Mais il y a un autre facteur déterminant dont l’étude de HEC Montréal ne parle pas : la taille des sociétés. En effet, plus une entreprise est grande, plus elle investit dans la machinerie et la technologie et plus son chiffre d’affaires par heure travaillée est élevé.

C’est ainsi que deux études récentes de Statistique Canada nous apprennent que l’essentiel de l’écart de productivité qui sépare le Canada des États-Unis tient au fait que les sociétés américaines de plus de 500 employés ont été à l’origine de 54 % de la production de ce pays entre 2002 et 2008 comparativement à seulement 46 % pour l’ensemble des sociétés canadiennes de même taille.

Ce constat n’explique-t-il pas une partie de l’écart qui existe entre le Québec et l’Ontario, provinces dont le développement ne repose pas sur le pétrole ?

L’Ontario héberge la totalité des grands constructeurs d’automobiles, d’importants fabricants de médicaments génériques, d’équipements industriels et la plupart des sièges sociaux du commerce, des communications et de la finance. Autant de secteurs à forte valeur ajoutée contrôlés par un Canada anglais qui a fait de l’Ontario son centre économique et politique.

M. Fortin,

Arrêtez de radoter, cela fait plusieurs fois que Robert Gagné, moi-même, Martin Coiteux, Alain Paquet, Claude Montmarquette et d’autres économistes avons démonté la faillibilité logique et théorique de votre raisonnement quant au coût de la vie. Le coût de la vie est plus bas au Québec parce que le revenu est plus bas. La demande de logement, un résidu du revenu réel, explique 90% du bas coût de la vie au Québec. Et cette demande de logement est moins luxueuse, ce qui explique les différences (taille des logements, pièces, âge, statut de propriétaire, installations connexes). Le commentaire que je vous fais ici en est un de microéconomie élémentaire.

Voici d’ailleurs un résumé d’un argument maintes fois répeté et maintes fois ignoré parce que vous n’avez aucune réponse logique, théorique ou empirique de le supplanter.

Merci,

Vincent Geloso

How large is the cost of living gap between Quebec and Ontario?

The statistics presented with regards to the cost of living differences between Quebec and Ontario are not provincial averages. More often, they are differences between Montreal and Toronto, which we take to represent provincial differences. On average between 2000 and 2009, the gap between Montreal and Toronto stood at 13.4%.(1) The problem is that these are hardly representative of provincial averages. Once we try to account for the weights of other cities, the gap becomes much smaller. Martin Coiteux estimated that in 2009, the provincial differences stood at less than 6%.(2) Estimates of the “basic needs” poverty line which compares identical baskets of goods and services to insure a modest but decent standard of living compiled by Chris Sarlo is also a good approximation of the gap in prices. It shows that in 1988, that difference stood at 9.7% and that the entire difference was explained by cheaper housing since food and clothing were more expensive in Quebec than elsewhere.(3) So the gap between Ontario and Quebec is much smaller than we are led to believe.

Low housing costs are the result of differentials in quality

Most of the argument put forward by Migué rests on the price gap for housing in Quebec and Ontario. However, the problem is that the demand for housing is itself a function of real income. When one chooses a residence, one fixes a price for monthly payments that one believes is affordable. This threshold is drawn as a function of what one’s remaining income will buy in terms of food, clothing, transportation and other goods and services. If income across regions is different but all non-housing goods are equally priced, the cost of “average” housing will be different. However, these differences will be mostly explained by differences in the quality of housing. In short, higher income areas will require more expensive housing.(4)

“The virtual stagnation relative to Ontario is indicative of the lack of success of Quebec’s statist model to generate economic convergence. It mirrors the slow pace of productivity increases, which is offset by interprovincial transfers to Quebec.”

Once we disaggregate the data, we find that Quebec has prices similar to Ontario’s with regards to non-housing goods and services. In his article, Mr. Migué admits as much when he points out that 90% of the price gap between Montreal and Toronto is explained by housing costs. But a deeper look at the data is even more convincing; Quebecers pay a higher price in nominal terms for identical food baskets, gasoline (before taxes) and identical clothing items.(5) Given the much lower level of nominal wages in Quebec, this means that Quebecers actually have a higher cost of living than Ontarians since they must work longer hours for identical goods. Moreover, the price gap between Ontario and Quebec is heavily distorted by the effects of subsidized prices for services like electricity, daycare and university tuition. All of these items share equal weights in the calculation of the price indexes for Quebec and Ontario, but they are cheaper in Quebec because of a deliberate policy to artificially lower the prices of these services. However, these are offset by higher income taxes, corporate taxes and payroll taxes, which are not captured by the different price indexes.(6) This creates the illusion that prices are lower in Quebec when in fact they are not; they are merely paid in a different manner. So in reality, the totality of the cost of living difference stems from differences in the cost of housing.

So, what we spend on housing (and thus the average cost of housing) is determined by the real income left to Quebecers after all goods and services needed are paid for. Lower incomes mean lower housing costs because of lower quality housing. And when you look at the data on the quality of housing in Quebec, there is a considerable lag. The average number of rooms, bedrooms and bathrooms is lower in Quebec than in Ontario. The homeownership rate is 10 percentage points below that of Ontario even if the rate of owned houses with mortgages is equal in both provinces. Households in Quebec also enjoy fewer complementary housing goods like Internet connections, cable television, personal computers, microwaves, and dishwashers relative to similar households in Ontario.(7) Not only are Quebecers less prone to become homeowners; what they rent is of much lower quality than what Ontarians rent. A 2004 study published by Statistics Canada shows that rents in Montreal less often include running water, heating, electricity, parking spaces and appliances than Toronto rents.(8) If we were to assume that, exogenously and without any increases in income, Quebecers would change their housing quality preferences to match exactly that of the Ontarians, rents would increase dramatically and most of the price gap discussed by Mr. Migué would vanish.

http://www.quebecoislibre.org/14/140115-7.html

Il est inutile de vouloir les raisonner. Ils ont pris la décision il y a longtemps de couler avec leur modèle. La seul espoir est de quitter le Québec.

Et le taux de conversation à 1,23??? Alors que tout le monde se souvient de la piasse à la quasi parité avec le dollar en 2012

ça alors… Le 1.23 n’est ps utiliser pour cobersir des devises mais pour convertir le pouvoir d’achat. Come’on !

M. Vincent Geloso,

Les libertariens et le petite droite doivent pour protéger leur dogme, mentir, désinformer, tordre les faits.

Ils se foutent du peuple. Le plus important est de protéger leur croyance quitte à mentir.

Les libertariens n’ont aucune crédibilité face aux lecteurs instruits de ce blogue.

Le Québécois libre c’est de la bullchit foireuse.

Le niveau de vie des citoyens d’un pays dépend aussi de la répartition de la richesse. Par exemple, si 10% de la population s’accapare 50% du PIB, 90% de la population doit se partager le 50% qui reste. Mieux la richesse est répartie, plus de gens profitent d’un meilleur niveau de vie pour un PIB semblable. Au Québec, les 10% de la population les plus fortunés sont moins riches que les 10% les plus fortunés ontariens ou américains. Mais la masse des gens vit aussi bien ou mieux parce qu’elle a accès à plus de services gratuits et que le prix des loyers et de l’électricité sont moindres. Aussi, les riches travaillent moins d’heures par année au Québec. Ils gagnent moins mais ils travaillent moins. Ils ont plus le temps de jouir de la vie même si cela cause un PIB moindre. La qualité de vie ne se mesure pas simplement en divisant le PIB par le nombre d’habitants.

Aucun service, aucune infrastructure n’est gratuite, il doivent être payés à partir de la richesse globale. Si celle ci est moindre les services dérérieront. Si vous avez des yeux pour voir alors c’est ce que vous voyez présentement, et ce n’est qu’un début…

« Aussi, les riches travaillent moins d’heures par année au Québec. Ils gagnent moins mais ils travaillent moins. Ils ont plus le temps de jouir de la vie même si cela cause un PIB moindre. » (sic)

Et vous tenez ça d’où Monsieur Beaulne?

Pour en avoir connu quelques-uns, je peux vous certifier que vous faites fausse route et que nos « riches » triment aussi dur et font autant de sacrifices que les autres ailleurs dans le monde, cependant, l’État québécois leur extorque plus de LEUR argent que les autres.

Et vous tenez ça d’où Monsieur François premier?

J’ai une centaine de parents dans un état riche aux USA . Ils travaillent dans un secteur lucratif et je constate qu’ils ne sont pas plus riches que nous. S’ils sont plus riches que nous la différence n’est pas perceptible.

Des preuves et pas des liens d’un certain crétin qui est antagoniste aux faits et à la logique.

J’ai passé ma vie en entreprise (les miennes) et les gens qui travaillent de l’aube au crépuscule sont LES PLUS PAUVRES avec un salaire moyen. C’est la même chose pour la parenté aux USA. Les riches vont jouer au golf plusieurs fois par semaine et prennent des mois de vacances par année. C’est la même chose pour le Québec.

M. François même si vos interventions n’ont souvent aucun rapport avec les billets, vous travaillez très fort pour que la classe moyenne et les pauvres travaillent de plus en plus d’heures que leur patrons en salissant de vos désinformations le Québec et les Québécois.

Alors…ça vient cette vague d’immigration venant des USA vers le Québec, pseudo terre d’accueil des entreprises???

Vous écrivez n’importe quoi et toutes les évidences facilement accessibles démontrent sans équivoque la fausseté de vos propos.

« …toutes les évidences facilement accessibles démontrent sans équivoque la fausseté de vos propos. »

Ben montrez-les aux lecteurs si c’est tellement évident.

Allez op, cascade!

« …nos « riches » triment aussi dur et font autant de sacrifices que les autres ailleurs dans le monde,… »

« … cependant, l’État québécois leur extorque plus de LEUR argent que les autres. » (Francois 1 le 12 février 2014 à 9 h 16 min)

Absolument faux! C’est le contraire.

Comparaison des taux d’imposition d’entreprises effectifs – 2013 – Québec, Ontario et États américains.

Québec = 26,90% total provincial fédral
Ontario = 25,00% total provincial fédral
Caroline
Du Nord = 35,55% total état et fédral
Illinois = 37,47% total état et fédral
Massachussetts = 37,21% total état et fédral

« …il existe un taux différent pour les PME éligibles. Au Canada, ce taux est à 11% tandis qu’il est à 8 % au Québec, pour un taux maximal de 19%. »

(Source : Investissement Québec et calcul de l’IRIS pour l’ajustement à 2013.)

http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/les-taux-dimposition-des-entreprises-au-quebec
+++++++++++++

« L’impôt des entreprises moins élevé au Québec »

« Le taux d’imposition général des entreprises québécoise est de 29,9%, comparativement à 30,7% pour la moyenne canadienne, selon le rapport Renseignements fiscaux : Canada 2011 publié par la firme comptable PricewaterhouseCoopers (PWC). »
Les Affaires 19/08/2010

Tient donc, c’est moins cher sous le gouvernement Marois!!!

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/limpot-des-entreprises-moins-eleve-au-quebec/517431#.UpKEq0YexqA

C’est la quatrième fois que vous l’avez en pleine face depuis quelques semaine.

Dire un mensonge plusieurs fois ne le rend pas moins faux.

« Et VLAN! En pleine gueule. »

Tu est prétentieux.

Ton site de désinformation de menteries d’un crétin, ton gourou absolument sans envergure, les lecteurs n’en n’ont pas besoin.

Tu nies les statistiques canadiennes et québécoises ou bien les statistiques de l’Amérique du Nord, c’est-à-dire les trente glorieuses où les riches payaient 91 d’impôts aux USA. Enfin tu nies tous ce qui ne fait pas ton affaire, comme un libetarien ou dretteux profond.

Les entreprises québécoises et ontariennes payent le moins cher d’impôt en Amérique du Nord c’est-à-dire : 26,90% total provincial fédéral et

19% pour plusieurs petites PME.

Alors, c’est la cinquième fois que tu a ce fait en pleine face et tu le nie toujours.

C’est écrit dans l’histoire mon ti-pit et quand tu sera décédé ce sera toujours vrai.

100 fois contre une, les lecteurs vont se fier à Pierre Fortin DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, plutôt qu’à toi (instruction inconnue) pour la richesse et le niveau de vie des Américains versus les Québécois.

Ta crédibilité est à zéro.

Tu n’est pas sur la bonne patinoire.

« Parmi les 13 provinces et territoires, le Québec se classe au douzième rang, avec un revenu disponible des ménages de 26 347 $ par habitant. Seule l’Île-du-Prince-Édouard fait moins bonne figure avec un revenu disponible de 26 115 $ par habitant »

Source: Institut de la statistique du Québec

M Fortin je suis loin d’être convaincu par vos efforts pour minimiser le bilan du Québec.

La différence du coût de la vie entre le Québec s’explique en grande partie par les coûts de l’immobilier, pratiquement tout le reste est plus cher.

Même si le richesse est mieux distribué ici, ce qui tend (temporairement) à maquiller le problème, globalement nous sommes moins riches, beaucoup moins. Et cet écart risque de s’agrandir.

Bon les coûts immobiliers sont beaucoup moins cher et vous nous prédisez de puis six ans que la bulle immobilière va péter.

Faudrait vous faire un seul avis sur le sujet.

Il faudra obligatoirement encore augmenter les taxes pour payer l’orgie de dépenses de Marois, alors l’écart se creuse davantage au moment où j’écris cette phrase.

En effet, le problème de cette approche est que le niveau des prix régional est au moins en partie endogène à (« causé par ») la prospérité régionale, en plus des différences de qualité et des prix subventionnés au Québec. Par contre lorsque je regarde les détails de distribution du revenu, je pense que je comprends mieux pourquoi le québécois moyen ne se « retrouve » pas dans les discours du genre « le pouvoir d’achat est plus haut aux USA »…

1) Approx 70% de la population du Québec gagne moins de 50 000$/an, tout comme aux USA (plus ou moins); 2) Le différentiel de revenu par habitant provient surtout du 10% du haut aux USA. La personne moyenne qui fait 50k/an au Canada a approx 6000$ de moins « net » dans ses poches qu’aux USA (approx 500$/mois net de plus dans les poches aux USA); 3) SI le salarié à 50k aux USA a une assurance santé avec son employeur, il est probablement effectivement MIEUX (en pouvoir d’achat net total) qu’ici, mais s’il n’a pas d’assurance santé avec son employeur, il est probablement mieux au Québec. S’il a des enfants en bas âge, il est mieux au Québec pendant les années où il a des enfants (insérer ici un long débat sur « faire payer les autres » etc!); 4) Pour l’éducation universitaire, les « state university » US ont des frais de scolarité tout à fait accessibles, donc c’est approx kif-kif pour ça, disons. Il faudrait faire l’exercice plus rigoureusement, en prenant le revenu net après impôt d’un salarié typique des 4 premiers quintiles (et ne pas tenir compte du quintile le plus riche) et en comparant le « prix du panier moyen », mais je crois que ça donnerait pas mal ce portrait.

Le « niveau de vie » aux USA n’est donc pas « supérieur » tant que ça à celui du Québec pour 3/4 de la population, MAIS l’économie US est en effet une « machine à créer de la richesse » dans son ensemble, ce qui est moins le cas du Québec… est-ce vraiment important? Je ne sais pas… mais le différentiel de niveau de vie matériel effectif entre US et Québec est assez peu significatif pour une fraction majoritaire de la population. Je ne dis pas que c’est pire ou mieux, mais ça semble donner cette impression à la majorité, puisque la moyenne qu’est le PIB par habitant est déconnectée de ce que les gens ordinaires vivent au quotidien pour presque 75% des gens en termes de réalité de tous les jours au Québec et aux USA.

Monsieur Fortin, Jacques Parizeau aurait-il tort lui également???

http://www.lesaffaires.com/dossier/10-defis-10-pme/economie-jacques-parizeau-na-jamais-ete-aussi-inquiet/566138

Extrait:

«La seconde étude, celle des HEC, ne patauge pas dans les projections apocalyptiques. C’est un diagnostic sur l’état de l’économie du Québec. C’est dur, mais réaliste. Ce qui frappe le plus dans cette étude, c’est la lente et persistante détérioration de l’économie du Québec depuis dix ou douze ans», écrit-il. »

Fin de l’extrait.

Ça commence à faire beaucoup de monde dans l’champ non???