Les fables de l’économie (2) : La grenouille qui…

Non seulement Fiat veut avaler Chrysler, mais elle a aussi de l’appétit pour les activités de GM en Europe. Neuvième constructeur mondial, la société italienne accèderait ainsi au deuxième rang, derrière Toyota et à la même hauteur que Volkswagen.

Il faut sans doute applaudir l’audace et l’ambition des Italiens, mais à leur place je serais plus prudent. Le redressement de Chrysler constitue un exercice périlleux qui demandera beaucoup de travail et de chance. Comment les patrons de Fiat trouveront-ils le temps et les énergies pour intégrer sur deux continents deux immenses joueurs dans un marché si difficile ? De plus, les mariages entre fabricants automobiles n’ont pas une belle histoire et les patrons qui s’estiment capables de diriger deux ou trois grandes entreprises à la fois devraient consulter leur psychologue.

Les entreprises qui chancellent ou qui meurent sont souvent celles qui ont vu trop grand. La plupart des fois, elles cèdent, écrasées par un trop lourd endettement. D’autres fois, elles deviennent trop complexes à gérer, avec le même résultat en bout de piste.

J’ai eu l’occasion de rouler en Fiat au cours des dernières semaines. Nous avions loué une Punto, un petit bijou que j’achèterais volontiers si ce modèle était disponible au Canada. Fiat est redevenu un constructeur intéressant et pertinent. Ses dirigeants risquent de tout bousiller.

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C’est clair qu’il y a des risques, mais attention cette fois il ne s’agit pas de « leveraged buyouts » où les entreprises résultantes devaient porter elle même le poids de la dette ayant servi à les acheter…

Il y a des moments dans la vie où il faut voir grand et faire preuve d’audace. Le moment me semble bien choisi car l’investissement n’aura jamais été si peu couteux. Ça me fait penser à l’achat de Wachovia par Wells-Fargo, un geste audacieux qui pourrait rapporter gros dans le futur.

Ce que je comprends c’est qu’aux USA Fiat achète pour une bouchée de pain un accès privilégié à l’immense marché nord-américain via un réseau de concessionnaires bien établi.

En Europe Fiat veut acheter des parts de marché,encore là probablement pour une pitance…

Tout ça semble logique, cette entreprise dispose d’un marché local limité sans doute destiné à décroitre, pour grandir elle a besoin de s’internationaliser. C’est ce qu’elle fait et il me semble qu’il n’y aura jamais de meilleure opportunité qu’en ce moment alors que certains compétiteurs sont désespérés, prêts à se vendre juste pour survivre et les gouvernements ont le portefeuille grand ouvert…

La semaine dernière les publications spécialisées dans le marché de l’automobile eu Europe ont dit que Fiat avait l’un des produits les moins fiables du marché.

La même semaine, Standard & Poor’s a décoté Fiat sur la base qu’elle serait incapable de rembourser ses créances échue dans les 12 prochains moins.

Et dire que pour Obama la survie de Chrysler passe par Fiat…

@M.lemay,
Ce genre d’histoire on en voit régulièrement. Mais c’est de la foutaise. Aucune machine ne peut produire plus d’énergie en sortie qu’elle en absorbe en entrée. Comme le disent les physiciens dans le reportage, si cette machine fonctionne comme l’enventeur le prétend, il faudra réécrire les lois de la physique. Ce n’est pas demain la vieille qu’on va voir cette machine sur le marché.

Gagnon nous dit: « La semaine dernière les publications spécialisées dans le marché de l’automobile eu Europe ont dit que Fiat avait l’un des produits les moins fiables du marché. »

En plus de ne pas citer ses sources (puisque ses sources sont habituellement contestables et contestées, il a décidé de laisser faire), Gagnon n’est pas cohérent avec sa pensée. Depuis quand la qualité d’un produit est-elle un argument pour les libertariens ? Selon les lois (TOUTE PUISSANTE) du marché, le manque de qualité du produit n’est-elle pas un frein à sa vente et à la réussite commerciale de l,entreprise vendeuse ? Dans ce contexte, si les produits Fiat sont aussi pourris que raconte Gagnon, comment se fait-il que LE MARCHÉ TOUT PUISSANT permette que cette société soit en santé au point de pouvoir « assurer la survie de Chrysler » et de vouloir acquérir Opel ? Est-ce la loi du marché qui est déficiente ou Gagnon ?

Pensez vous que FIAT prend des risques ???? Avec un partenaire financier important qui, si je ne m’abuse, n’est autre que Monsieur Kadafi, « président propriétaire » de la Lybie ??? Je pense au contraire qu’il doit sourire en s’octroyant une entreprise américaine en déconfiture…

Je me souviens que GM s’est débarrassé de ses part dans Fiat il y a quelques années à peine car cette compagnie était lourdement endetté. Sa restructuration n’avait pas donné les effets escomptés. De plus, il est vrai que les produits Fiat ne sont pas des exemples de fiabilité. Fiat est une énorme compagnie, qui ne fabrique pas que des voitures (à moins que la division automobile se soit dissocié du reste, comme Volvo…). Alors, je me demande bien comment elle peut se permettre ce plan agressif ?

@ Koldo

Pourquoi tu dénigre les loi du marché?? Qui a écrit la loi de l’offre et la demande?

C’est une loi observable pauvre idiot, il n’y a pas de « tout puissant » ou non, c’est le résultat de l’interaction et de l’échange entre individu, basé sur la confiance…. T’a rien de mieux pour bitcher?

M. Francis Nadeau

C’est GM qui voulait étouffer Fiat pour éliminer un compétiteur.

« En effet, dès sa rupture avec l’américain General Motors fin 2004, le groupe Fiat a très rapidement retrouvé la santé financière. »

Malheureusement le tout s’est retourné contre GM.

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Alors Kevin, si Fiat a le vent dans les voiles, ce doit être parce que les gens lui font confiance pour être en interaction avec.

Ce qui est honteux pour les libertariens c’est que l’Europe socialiste selon eux, mange un gros capitaliste de l’Amérique capitaliste mal géré, supposément selon eux automatiquement bien géré parce que c’est capitaliste.

Ce que les libertariens ignorent totalement, c’est que l’union fait la force, et ça c’est socialiste, une loi de la nature.

L’humain est un être social et les libertariens ne le prennent pas.

« … les patrons qui s’estiment capables de diriger deux ou trois grandes entreprises à la fois devraient consulter leur psychologue. » (P. Duhamel)

Non, M. Duhamel, ils n’ont qu’à les faire diriger.

Ils ne leur restent qu’à trouver les dirigeants, ce qu’il faut faire de toute manière.

Les dirigeants de GM et Chrysler ont dévoré l’entreprise pour avoir des revenus. Sans vision pour l’avenir, Ils se sont mangé un bras pour avoir des revenus.

Pas sûrs que ces futurs dirigeants seront américains. Ils sont allés à la mauvaise école.

Kevin,

Je posais la question » Est-ce la loi du marché qui est déficiente ou Gagnon ? »

Alors pourquoi me demandes-tu: « Pourquoi tu dénigre les loi du marché? »

Puisque je suis là, tu te rappelleras sans doute que gagnon disais que son modèle était Singapour et la Suède et que je lui disais qu’il était en train de déguiser sa pensée ? je lui disais également que son modèle était plutôt la Somalie. Et bien, il semble que je ne sois pas le seul à pense ainsi: http://www.youtube.com/watch?v=7QDv4sYwjO0