Les fables de l’économie : La laitière et le pot au lait

Robert Tessier et Michael Sabia comparaissent cet après-midi à l’Assemblée nationale à l’occasion de l’étude des crédits du ministère des Finances. Nous devrions donc en savoir plus sur l’orientation qu’entendent donner à la Caisse de dépôt le nouveau président du conseil et le nouveau PDG. Mais je parie qu’il sera surtout question du bilan de la précédente administration.

Radio-Canada dévoile que non seulement la Caisse a abondamment abusé des PCAA, mais qu’elle a acheté les plus risqués disponibles sur le marché. Je peux comprendre le scénario voulant que les gestionnaires de la Caisse accumulaient les PCAA sans que personne ne se donne la peine de calculer combien l’institution en avait au juste. Mais quand ils se ruent sur des titres dont les liquidités ne sont pas garanties, ce scénario devient dur à croire.

François Pouliot, sur le site du canal Argent, évoque quant à lui la possibilité que le placement de 2,4 milliards de dollars canadiens de la Caisse dans la British Airport Autority pourrait ne plus rien valoir.

La Caisse de dépôt n’a pas fini de faire parler d’elle. Henri-Paul Rousseau pensait que ses stratégies de placement innovantes feraient de la Caisse un exemple à suivre. Les résultats furent impressionnants pendant les premières années de son mandat. On ne parlait que de placements alternatifs et de produits dérivés et toutes ces choses merveilleuses qui donnaient l’illusion d’un grand savoir-faire et d’une grande richesse.

Il faudra encore du temps pour apprécier correctement et justement son bilan, mais il se pourrait que les frasques de l’ancien professeur deviennent les exemples de tout ce qu’il ne faut pas faire en finances…

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Justement….Henri-Paul pensait. Moi je pense qu’il a fait preuve d’ignorance, d’incompétence, de faiblesse analytique, de manque de vision, de manque de perception pour un organisme qui ne lui appartenait pas.
Puis ….comment se fait-il qu’après coup, Power Pol puisse engager un incompétent de la sorte….ça c’est la vrai question.
Tant qu’à Sabia l’ontarien, il a réservé sa première sortie (un dîner ) pour être présenté avant tout au Québec inc ou ce qui en reste chez Power Corporation.
Moi je n’ai plus de doute qui mène le Québec. C’est clair. Sauf que le monsieur n’est pas élu et s’il a tiré les mauvaises cordes ses affaires doivent être saisies en attendant un jugement du tribunal populaire.

Depuis que je suis étudiant au CEGEP que je m’intéresse à gestion des individus responsables d’organismes qui ne leur appartiennent pas. Cet intérêt a commencé avec les comités étudiants alors que je me retrouvais dans les assemblées générales spéciales. Certains voulaient la grève (souvent les dirigeants de l’association), d’autres ne la voulaient pas (les étudiants qui comme moi, voulaient en finir au plus vite avec les études).

Une fois sur le marché du travail, j’ai pu observer des façons de faire très similaires dans les associations professionnelles. Les mêmes méthodes sont utilisées dans l’appareil gouvernemental. La Caisse de dépôt ne semble pas déroger à la règle.

Ce que je trouve surprenant, c’est de voir comment une fois au pouvoir, certains individus en viennent à croire qu’ils détiennent une vérité. Surprenant de voir comment ils sont prêts à tout faire pour mettre en place que personne ne veut ou que personne ne croit pertinent. Mais comme ils sont au sommet du pouvoir, ils font ce qu’ils croient bon pour ceux qu’ils représentent.

C’est dommage, Monsieur Henri-Paul Rousseau semble avoir confirmé mes observations. Une fois au sommet, on tente par tous les moyens de camoufler nos erreurs. Lors de sa présentation à la Chambre de commerce de Montréal, tous les problèmes de la CDPQ étaient de la faute de la tempête parfaite.

En mars dernier, je publiais sur mon blogue, The Perfect Storm Analysis. Une analyse en bonne et due forme des jeux d’influence au sein des organisations.

http://g-m-l.blogspot.com/2009/03/cdpq-perfect-storm.html

Guy-Michel Lanthier, ing
Conférencier et consultant en leadership

« le placement de 2,4 milliards de dollars canadiens de la Caisse dans la British Airport Autority pourrait ne plus rien valoir. »

Ayoye! Ca c’est plus qu’un CHUM. C’est 3 autoroutes des Bleuets. C’est une CA-TAS-TRO-PHE!

Vous vous souvenez ce que disaient nos colonisés à l’unisson? Le Québec est trop p’tit. Faut penser Big. C’est la stratégie Big de nos Elvis qui nous pète dans la face. Je dis nous puisque c’est bien de notre argent dont il est question.

Hier, RC mentionnait qu’ils avaient mis 6 milliards dans du papier….SANS FOND!!! Incroyable. Tout ça pour aller chercher quelques dixièmes de plus de rendement. Dans quel but vous pensez? Dans le but d’aller chercher des bonis personnels. Le fond de l’histoire est là: l’intérêt personnel du staff qui a gamblé avec le fric de notre bas de laine. Or, deux mois après le scandale, on sait toujours rien sur ces bonis. Aux States, ça a pris 24 heures chez AIG.