Les femmes ont-elles peur du risque ?

Selon Desjardins, l’excès de prudence des femmes par rapport à leurs placements pourrait empêcher celles-ci de profiter de leur retraite convenablement.

Photo: Elena Eliachevitch/Flickr
Photo: Elena Eliachevitch/Flickr

C’est le temps des REER. Si vous êtes comme moi, à la dernière minute, et n’avez pas encore cotisé, sachez qu’il ne vous reste que quelques jours pour pouvoir profiter d’un crédit d’impôt pour 2013…

Voilà pour le message d’intérêt général.

Cette période est aussi l’occasion de refaire le point sur vos placements et sur votre profil d’investisseur. Êtes-vous dynamique, audacieux, prudent, modéré ? Vous savez, ces petits profils que les banques dressent pour évaluer notre tolérance au risque et mieux cibler les types de placement qui nous conviennent ?

Pour ma part, constatant le peu de rendement que me procure ce profil de prudente que je traîne depuis des années, j’ai décidé de faire le saut : désormais je serai audacieuse, du moins pour une partie de mes placements.

Selon un récent sondage réalisé par Desjardins Gestion de patrimoine, je fais ainsi partie d’un très faible pourcentage (7 %) d’épargnantes au Québec à avoir un profil d’investisseur dynamique ou audacieux. La majorité des femmes (61 %) auraient plutôt tendance à adopter un profil prudent ou modéré, contre 46 % des hommes. Ces derniers sont plus nombreux (19 %) à se qualifier dans la catégorie des dynamiques ou audacieux.

Selon Desjardins, cet excès de prudence des femmes pourrait empêcher celles-ci de profiter de leur retraite convenablement. Pire, compte tenu de leur espérance de vie supérieure aux hommes, elles pourraient épuiser toutes leurs économies avant la fin de leur vie !

Ce sondage vient corroborer celui que publie chaque année TD Waterhouse sur les femmes et le placement. En 2012, une Québécoise sur deux disait avoir une faible tolérance au risque.

Par ailleurs, les femmes seraient en même temps moins émotives quand elles investissent. Dans une proportion de 66 %, elles sont moins enclines à changer leur stratégie quand les marchés sont plus volatiles.

Mais n’est-ce pas là plutôt un manque d’intérêt des femmes par rapport à leurs finances personnelles ? Le même sondage de TD révèle que seulement 30 % des femmes s’occupent de la gestion des placements dans le couple.

Chose certaine, les femmes ne recueillent en ce moment qu’une fraction des bénéfices de leurs placements. Elles auraient avantage à s’y intéresser plus et à risquer un peu plus…

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2 commentaires
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En toué cas, la Marois, elle, elle n’a pas peur de ça, le risque!!!

Faut dire que c’est pas son argent mais celle des autres Québécois…

Ce n’est peut-être pas si mauvais que cela, la prudence en matiêre de comportement à la Bourse… Créer de la richesse par l’investissement dans de bonnes entreprises créatrices d’emploi LOCALE et DURABLE c’est beaucoup plus difficile que de SPÉCULER sur la volatilité créée par des crises économiques de plus en plus fréquentes…

Aujourd’hui, il semble plus interressant, pour des financiers sans scrupules, de PRENDRE la richesse des investisseurs moins informés que de créer de la richesse pour l’ensemble d’une société donnée. ( Mondialisation oblige )