Les retraites dorées de la fonction publique

Voici le sujet qui va empester le débat social pendant les prochaines décennies. Ce sera un débat acrimonieux et féroce. Je vous invite à lire le dossier que L’actualité publie ces jours-ci pour en mesurer l’ampleur.

À lire aussi : Régimes de retraite, le grand débat >>

Les enjeux de ce débat sont générationnels, sociologiques, économiques et politiques.

Le fardeau générationnel

Presque 2,5 millions de babyboomers, nés entre 1945 et 1964, quitteront d’ici 20 ans le groupe des 20 à 64 ans pour entrer dans celui des 65 ans et plus. Le problème, c’est que cette génération n’a pas fait beaucoup d’enfants. Il y a eu deux fois plus de naissances en 1959 qu’en 2000, 144 459 contre 72 010.

La part des 20-64 ans tombera conséquemment à 54 % de la population d’ici 2031 alors qu’elle est à plus de 62 % depuis 1986. Les plus de 65 ans passeront de 16 % de la population en 2011 à 26 % en 2031. La proportion n’était que de 6,8 % en 1971.

Cela veut dire, moins de personnes pour travailler, moins de croissance économique, moins de personnes pour payer des taxes et impôts, alors que la demande de soins sera grandissante.

Cela veut aussi dire moins de personnes pour cotiser aux fonds de pension publics et privés alors que les retraités seront de plus en plus nombreux et vivront de plus en plus longtemps.

Le prix de la joie de vivre

Près de 100 000 travailleurs de 50 ans et plus ont pris leur retraite en 2009 et 2010 au Québec. Le problème : les Québécois prennent leur retraite trop tôt.

Même si le Québec ne compte que pour 23,1 % de la population canadienne, environ 30 % des Canadiens qui ont pris leur retraite en 2009 ou 2010 vivent au Québec. 42 % des nouveaux retraités du Québec ont moins de 60 ans, comparativement à 27 % dans l’Ouest canadien et 32 % en Ontario.

De 15 à 64 ans, le taux d’activité des Québécois est tout à fait comparable à celui de l’Ontario ou encore à celui de la Suède à qui nous aimons tant nous comparer. En 2008, 90,6 % des Québécois âgés entre 15 et 54 ans étaient soit sur le marché du travail, soit à la recherche d’un emploi, contre 91,5 % des Ontariens et 93,1 % des Suédois.

Ce tableau réalisé par le fiscaliste Luc Godbout est fort éclairant.

À 55 ans, les hommes Québécois commencent à nettoyer leur bureau. Le taux d’activité baisse à 72,2 %, contre 77,6 % en Ontario et 86,7 % en Suède. Le même phénomène est observable chez les femmes alors le taux d’activité n’est que de 61,1 % au Québec, contre 68,7 % en Ontario et 80,6 % chez les Suédoises. Pendant que les Québécois prennent la vie du bon côté, les Suédois continuent de bosser, de renflouer leurs fonds de pension et leurs comptes d’épargne et maintiennent leur niveau de vie.

Entre 60 et 64 ans, l’écart est encore plus spectaculaire. Le taux d’activité des hommes Québécois n’est que de 45 %, contre 58,2 % pour les Ontariens et 67,7 % pour les Suédois. (34,7 %, 45 % et 58,6 % chez les femmes respectivement).

Cette ruée vers la retraite n’est pas accompagnée par une épargne exemplaire. En 2010, les Québécois épargnaient 3,7 % de leur revenu personnel disponible, ce qui est moins qu’en 2009 (3,9 %) et moins que la moyenne canadienne (5,2%)

La facture économique

La génération de l’après-guerre a pensé à ses vieux jours. Elle s’est dotée de magnifiques programmes sociaux et de bons régimes de retraite. La question qui se pose aujourd’hui c’est qui va les payer.

Le Québec se retrouve avec un niveau de dépenses publiques supérieur aux autres provinces canadiennes, une fiscalité plus lourde que les autres Canadiens et un endettement considérable, et ce, alors que le nombre de travailleurs potentiels (15-64 ans) baissera de 3 % d’ici 2030, une tendance inverse à celle de nos voisins ontariens et américains.

C’est aussi dans cette optique qu’il faut mesurer l’abîme que nous sommes en train de creuser.

Les obligations du gouvernement provincial envers ses employés atteignaient 75 milliards de dollars en 2011. Oui, il y a des actifs qui compensent et le gouvernement n’est pas complètement pris de cours. Ceci dit, le passif des régimes de retraite et des avantages futurs consentis par le gouvernement (la différence entre les obligations contractuelles et l’argent mis de côté) atteignait 29,1 milliards de dollars en 2011. Cette somme fait partie de la dette du Québec.

Quand les employés du secteur public disent qu’ils ont droit à une pleine pension parce qu’ils en ont payé la moitié grâce aux cotisations prélevées sur leur chèque de paye, ils oublient de mentionner que l’écart entre ce qui leur a été promis et ce qu’a rapporté l’argent qui a été mis de côté (le déficit actuariel) est entièrement à la charge des contribuables.

Il y a encore pire. Les chiffres fournis par les gouvernements devraient être les bons, mais il ne faut peut-être rien prendre pour acquis. Le déficit actuariel des régimes de pension du gouvernement fédéral serait de 227 milliards de dollars selon une récente étude de l’Institut C.D. Howe. Cela représente 80 milliards de dollars de plus que ce qui est inscrit aux Comptes publics. L’Institut explique qu’Ottawa a bâti ses chiffres à partir d’un rendement annuel prévu de 4,2 %, une projection jugée irréaliste dans les conditions actuelles du marché.

Le marché a joué de sales tours aux régimes de retraite. Les rendements boursiers sont inexistants et ceux des obligations extrêmement modestes. Le Journal de Québec établissait à 26 milliards de dollars les déficits actuariels de 1300 fonds du secteur public et privé québécois, un montant qui exclut plusieurs régimes, dont ceux du gouvernement du Québec. Pour renflouer ces régimes, les employeurs du secteur privé devraient rembourser 17 milliards de dollars. Plusieurs entreprises feraient faillite si elles y étaient obligées du jour au lendemain.

Au niveau canadien, on parle d’un déficit de provisionnement de plus de 350 milliards de dollars à la fin de 2008 pour les régimes privés de pension.

Dans le secteur municipal québécois, les villes feront payer 800 millions de dollars aux citoyens cette année pour renflouer les coffres de régime de retraite de leurs employés. C’est ce qui est nécessaire pour renflouer les régimes de retraite municipaux dont le déficit actuariel cumulé atteint 3 milliards de dollars. À la ville de Montréal, les sommes engagées pour renflouer les régimes de retraite de ses employés sont passées de 130 millions de dollars en 2005 à 609 millions de dollars cette année. C’est presque cinq fois plus en une très courte période de temps. Où et quand cela va-t-il s’arrêter ?

Toujours à Montréal, selon The Gazette, un policier prend sa retraite à 53 ans en moyenne et recevra 59 000 dollars par année jusqu’à la fin de ses jours alors qu’un pompier se retirera en moyenne à 52 ans, avec un revenu annuel de 53 000 dollars. Cette belle pension, elle a été payée dans une proportion de 70 % par les contribuables.

Si on continue à ce rythme, les villes du Québec n’auront plus les moyens d’offrir les services à la population et ne serviront qu’à récolter assez d’argent pour payer une belle retraite à leurs anciens employés.

La fracture politique

La catastrophe des régimes de retraite se traduit aussi par une dure injustice entre les travailleurs du secteur privé et ceux du secteur public.

Près de 80 % des employés du secteur public canadien ont un fonds de pension à prestations déterminées qui leur garantit un revenu représentant un pourcentage élevé de leur ancien revenu de travail. Ils ne sont que 17 % dans le secteur privé canadien (15 % au Québec semble-t-il) à avoir ce type de régime. Ces travailleurs devront néanmoins payer des impôts et taxes élevés aux deux niveaux de gouvernement et des impôts fonciers de plus en plus lourds pour assurer la pension de leurs amis, voisins et parents du secteur public.

Mais il y a encore plus navrant.

Je vous disais plus tôt que le Québec était le champion de la retraite en bas âge. C’est grâce à son secteur public que le Québec détient ce drôle de championnat.

57,2 % des employés du secteur public prennent leur retraite avant 60 ans, contre 30,7 % des employés du secteur privé ou des travailleurs autonomes. C’est presque une proportion de deux pour un.

Est-ce une caractéristique propre au secteur public en général ? Non, car seulement 37,9 % des employés du secteur public en Ontario prennent leur retraite avant 60 ans.

Résumons : le Québec compte proportionnellement  moins de jeunes et plus de vieux que ses voisins. Les régimes de retraite sont déficitaires et la facture sera de plus en plus lourde à porter pour les contribuables. Les Québécois restent moins longtemps que les autres sur le marché du travail et ce sont ceux qui n’ont pas – ou dans une faible proportion – un régime de retraite  qui doivent travailler plus longtemps, notamment pour payer les pensions de serviteurs de l’État qui arrêtent majoritairement de contribuer au marché du travail avant d’avoir atteint 60 ans.

Jean Tremblay, le maire de Saguenay, évalue bien le potentiel explosif du cocktail :

Ce qui va arriver, c’est que les gens qui n’ont aucune retraite vont payer, par leurs impôts, pour améliorer la retraite de ceux qui en ont déjà une. C’est un scandale et c’est là qu’on se dirige. On a vécu au-dessus de nos moyens. Les gens travaillent 25 ans et sont à la retraite pendant 30 ans. Ça n’a pas de bon sens ». (Agence QMI, 21 décembre)

P.S. Sur le même sujet et pour bien comprendre la différence entre les régimes à prestations déterminées et à cotisations déterminées, je vous invite à lire l’excellent blogue de Jérôme Lussier et la dernière chronique de Richard Martineau.

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Un des problèmes est aussi le fait que les gens plus âgés ont de la difficulté à se faire embaucher. Ma mère qui a 62 ans n’est même pas capable de travailler dans des garderies même si elle a travaillée dans des garderies dans les années 70, qu’elle a ouvert une des premières maison pour femmes, qu’elle a été intervenante en toxicomanie, qu’elle a enseigné l’anglais aux enfants Chine. Visiblement, c’est une femme dégourdie et intelligente qui aurait beaucoup a offrir sur le marché du travail (et elle veut travailler), mais il lui est souvent arrivé de mentir sur son âge dans l’espoir d’obtenir un emploi.

On connaît le sexisme, mais nous serons de plus en plus confronté au agisme. En espérant que cette situation change.

On fait dur même comparé à l’Ontario, un cancre que les agences de notation ont à l’œil. Imaginez!

Si vous comprenez un tant soit peu comment fonctionnent les marchés alors vous comprenez qu’on se dirige vers une crise économique majeure qui touchera tout le monde. Ce n’est pas juste l’état Québécois (et ses sacro-saints services) qui est menacé ici, c’est la société dans son ensemble. A quoi d’autre s’attendre dans une société où tant de gens, y compris les entreprises, dépendent de l’état?

En aucun cas l’économie Québécoise n’a les moyens de soutenir la tendance actuelle sans subir un appauvrissement graduel et probablement rapide. En conséquence les productifs (ie: ceux qui travaillent encore) seront incités à déménager et investir sous d’autres cieux à la place de se faire plumer ici, ce qui rendra le financement de la vie des non productifs encore plus impossible qu’il ne l’est déjà…

Les pension du secteur public sont en train de nous mettre en faillite, c’est vrai partout au Canada mais pire au Québec:

http://www.amazon.ca/Pension-Ponzi-Bankrupting-Education-Retirement/dp/1118098730

Il faudrait réagir avant qu’il ne soit trop tard (comme le font certains état américains, mais à l’horizon je ne voix pas l’ombre d’une réforme significative, pas une. Rien que des hausses de taxes qui ne feront qu’empirer les choses.

Le pire dans tout ça est que ceux qui souffriront le plus seront sans doute les plus humble, les malades.

Le modèle Québécois est à vomir.

Bonjour

Je connais plusieurs travailleurs qui critiquent les régimes de pension dont profitent certains employés alors qu’ils bénéficient eux-même d’un niveau vie dopé par le travail au noir.

Une bonne façon de financer les régimes de pensions serait selon moi de prioriser la lutte contre le travail au noir.

Des centaines de milliers de personnes ne paient qu’une fraction de leurs impôts parce qu’une portion importante de leurs revenus font partie de l’économie souterraine.

Le véritable drame selon moi n’est pas qu’un policier puisse prendre une retraite à 53 ans en moyenne. Le véritable drame c’est que le travail au noir soit devenu endémique au pays

Salutations

David Lefrançois
Montréal

J’ai pris ma retraite du GdC en 2009. J’ai commencé à travailler à 17 ans et élevé 3 enfants. Je crois que j’ai fait ma part pour l’impôt! Travailler au gouvernement toute sa vie ça demande souvent du courage, patience et volonté!.. Et pour la retraite il faut savoir que les employés du gouvernement en payent la moitié alors je trouve que c’est bien mérité!!

Tout à fait d’accord avec Constance Roy. Je viens tout juste de prendre ma retraite et j’ai 56 ans. J’ai travaillé au gouvernement depuis l’age de 17 ans. J’ai obtenu quelques mois de congé de maternité à l’occasion de la naissance de mes 2 enfants. Je n’ai jamais bénéficié de l’assurance-emploi, ni de la sécurité sociale. Je ne me sens aucunement coupable de bénéficier d’une bonne retraite. J’ai fait amplement ma part. Pour les détracteurs, il aurait fallu que vous fassiez de meilleurs choix de carrière ou que vous planifiiez votre fonds de retraite à partir de 17 ans peut-être!!!?!?!?

Pour Lorraine Bouvrette, au contraire de ce que vous décrivez, ceux qui ont tout de même bien planifié une retraite par du placement privé mais se sont heurté à un déficit dans leur planification de régime(au même titre que le déficit actuariel de votre propre régime) en raison des saubresauts des marchés boursiers n’auront malheureusement pas la chance que VOUS avez de pouvoir faire payer les autres pour ces ratées. Au contraire de ce que vous insinuez, le régime que vous avez aujourd’hui ne provient pas des choix et décisions que vous avez fait mais de la faiblesse et du manque de clairvoyance des gouvernements en vous octroyant de telles possibilités. Et que vous le vouliez ou non, la génération qui vous suit n’acceptera pas bien longtemps de payer la facture que vous leur refilez, pas plus que ceux qui devront travailler jusqu’à 65 malgré leur planification qui aurait du leur permettre de le faire à moins de 60 n’accepteront de VOUS payer une retraite a 55 ans durant les 30 prochaines années.

Je cherchais un emploi depuis 3 ans et je me suis découragée juste avant Noel car ça fait longtemps que je ne suis plus dans les statistiques du chômage. J’ai donc pris une retraite forcée….

Pour ceux qui se déculpabilise de prendre une retraite dorée bien méritée, j’aimerais rappeler ceci. Le monopole d’avoir commencé à travailler à 17 ans ne vous appartient pas. Des tas de travailleurs de cette époque ont fait la même chose mais doivent aujourd’hui accepter la précarité parce que leurs employeurs étaient de petites PME (97% des employeurs du QC) créateurs de richesses collectives et non des administrateurs de processus protégés par de puissants syndicats.

Que vous ayez mérité vos retraites ne fait aucun doute mais que vous ayez plus de droits que tous les autres travailleurs qui ont travaillé aussi religieusement que vous, ça c’est douteux.

Il s’agit ici de MOYENS ici. Et on ne les a pas. Un point c’est tout.

Ah! nous, terribles bébés-boumeurs profiteurs. Je n’aurais pas été capable de me tapir 25 ans dans une tour à faire le même travail. Les retraités de la fonction publique méritent de recevoir ce qu’ils ont payé. Moi, je le regrette. J’ai plus de 65 ans, je suis cultivée et je travaille dans un endroit qui me gruge. Ça exhale « l’egotrip », ça fait des contrats sous la table et ça écrit un code de valeurs. Je suis coincée. Pourquoi n’ai-je pas choisi la sécurité? Tout le monde devrait avoir droit à une pension décente. Il le faut. Pour être libre.

Le discours des boomers et privilégiés de l’état est toujours que vous avez « payé » pour ça! Mais c’est faux! Vous n’en avez pas mis assez, votre gouvernement n’a rien mis. Si j’avais mis la même chose que vous en REER, je pourrais prendre 2 ans de retraite maximum. Vous voulez une retraite éternelle qui vous a coûté presque rien? Inacceptable! Maintenant, ce sera un bon pourcentage de nos impôts qui vont aller pour compenser le manque à gagner de vos vies luxueuses de retraité, et il ne nous restera plus rien pour mettre dans nos REER à nous, car on va tout mettre pour vous. Ca va finir en guerre civile.

On pousse les gens à la retraite pour avoir leur job et après on s’offusque qu’ils le soit, je comprend pas, il y en a pour dire qu’il devraient plutôt aller tourner des boulettes dans les restos rapides.

Un tableau bien sombre que vous brossez là, M. Duhamel. Vous identifiez deux raisons pour expliquer pourquoi nous en sommes rendus là:

1- La démographie: On prend sa retraite plus tôt, et on vit plus vieux.

2- La quasi disparition des revenus provenant de placements boursiers.

Selon moi, il y a un troisième facteur en cause: Les congés de contributions. Alors que les fonds d’investissements étaient prospères, les gouvernements (fédéral, provincial, et municipal) se sont accordés des congés de contributions. Apparemment, les fonds de pension avaient des réserves « trop importantes ». Les employés, eux, n’ont jamais cessé de contribuer.

Les syndicats ont laissé faire, parce que l’employeur était censé combler un éventuel déficit. Maintenant que ce déficit apparaît, on tente de s’en dégager.

Il aurait été intéressant d’évaluer le « poids » en pourcentage de chacun de ces trois facteurs sur le déficit actuariel des fonds de retraite.

indépendamment des responsabilités de chacun, le problème que vous soulevez est bien réel. Dans un prochain billet, je vous propose d’ouvrir le débat sur les solutions qu’il conviendrait d’envisager.

La plupart des boomers ne sont pas en forme, fument ou on fumé longtemps. Ils ne sont pas de la génération qui s’entraînent et qui se mettent en forme parce qu’ils en savent les bienfaits. J’en vois la moitié mourir bien avant 70 ans. Ça sera ça de moins à faire vivre avec mes taxes. En passant, mon employeur actuel vient de reporter de 3 ans ma date de retraite dans la soixantaine. Heureusement que j’aime mon emploi…

@Frédéric Malenfant: Vous dites « …votre gouvernement n’a rien mis »

Je vous signale que le gouvernement, c’est vous et moi. Alors, si vous n’avez rien mis, qu’avez-vous à râler?

J’ai l’impression que la saison du « fonctionnaire bashing » est ouverte. Allez, défoulez-vous!

Mais après, on fait quoi?

«moins de personnes pour payer des taxes et impôts,»

attention, les « vieux » continuent à payer des taxes et des impots. Mois d’impots certes, mais pas moins de taxes. Ils continuent à mettre du gaz dans leur char et de l’électricité dans leur maison. Ils vont encore à la SAQ et au golf.

@Simon Gauthier:
« En passant, mon employeur actuel vient de reporter de 3 ans ma date de retraite dans la soixantaine. »

Si votre employeur peut changer votre date de retraite unilatéralement, méfiez-vous! Vous pourriez bien mourir à votre travail, à l’âge de 99 ans!

intéressant ce rapport que fous faites entre votre mieux-être et la disparition de la génération qui vous précède. Vous avez sans doute là un élément de la solution: l’euthanasie et le suicide assisté!

Encore une fois à tous les détracteurs, dommage pour ceux qui n’ont pas une retraite »dorée » comme vous dites, mais cela n’est pas une raison pour dénigrer ceux qui ont travaillé toute leur vie et ont obtenu l’avantage que vous n’avez pas. Vous favorisez le nivellement de la masse par le bas, mais si vous étiez à notre place, que voudriez-vous faire? On aime ou on n’aime pas, dépendant de quel côté de la clôture on se trouve!! Désolée mais c’est et ça sera toujours ainsi. En passant, je n’ai pas une retraite »dorée » mais »convenable », je suis moins riche qu’avant si cela peut mettre du baume sur votre blessure.

@Simon Gauthier, vous pouvez espérer, on va essayer de vous satisfaire en mourant le + vite possible 🙂 On parle même de légaliser l’euthanasie, cela devrait vous plaire. PS: n’oubliez pas de faire beaucoup d’enfants pour qu’ils puissent payer votre pension.

On a le dos large nous les boomers! Et en plus si on a le malheur d’avoir travaillé comme fonctionnaires… Travailler plus de 30 ans dans la même boîte en étant considéré comme un numéro, pas sûr que la nouvelle génération accepterait ça…Facile de critiquer! Alors pourquoi ces détracteurs n’ont-ils pas postulé un emploi dans la fonction publique? Pas assez BCBG je suppose!Pas assez de liberté!

Je suis issue de la fonction publique municipale et depuis 12 ans que je suis à la retraite, aucune indexation n’est venu modifier mon chèque,alors que les coûts augmentent partout. Oui je reçois un chèque de pension mais ce n’est pas ce qui me permet de rouler sur l’or… Alors la retraite dorée…il ne faut pas exagérer, ni généraliser. Toutes ces années je les ai travaillées, les échelons je les ai gravis un par un, jamais je n’ai retiré de l’assurance emploi.

Impossible à cette époque d’user nos culottes sur les bancs d’école jusqu’à 30 ans, impensable aussi de prendre un congé sabbatique pour aller explorer le monde sac au dos comme la nouvelle génération le fait, et ce: parce que nous nos parents qui n’étaient pas de la génération des boomers n’avaient pas les moyens de nous offrir autant et que souvent très tôt il fallait se trouver un emploi pour subvenir à nos besoins.

Je cite cette phrase du texte de M. Duhamel: »La catastrophe des régimes de retraite se traduit aussi par une dure injustice entre les travailleurs du secteur privé et ceux du secteur public » A ce que je sache la fonction publique était ouverte à tous! Oui c’est dommage pour ceux qui ont choisi un autre domaine d’emploi mais qu’on cesse de tout mettre sur le dos des fonctionnaires!

Haha c’est drôle de voir les commentaires des fonctionnaires sous ce billet qui se targuent de ne jamais avoir réclamé d’assurance-emploi! J’espère, vous avez une sécurité d’emploi blindée, c’est un avantage qu’on vous donne, faut fournir la médaille en plus?

Non mais ça va faire la guerre des générations! Un de mes enfants est fonctionnaire et l’autre a un poste élevé dans une compagnie privée. Enfants de la génération X qui ont étudié longtemps, ont roulé leurs bosses, ont eu des petits après 40 ans, après la maison, les deux autos, les grands voyages. On a commencé à payer des Rentes au Québec en 1969, les REER n’existaient pas avant 1982 et on s’en méfiait. On ignorait que les gouvernements gaspillaient l’avenir (avec des projets terribles comme Mirabel pour n’en citer qu’un seul) et les ordinateurs n’existaient pas. On a parlé d’équité salariale en 1979 mais la loi a été adoptée en… 2009. Les femmes ont lutté pour elles et pour vous, parce qu’à l’Expo 67, les policiers arrêtaient les femmes qui allaitaient sur un banc de parc, les embarquaient dans le panier à salade et on les accusait de grossière indécence. Nous vous avons élevés et encouragés à étudier, chance que nous n’avions pas eue, nous les filles. En passant, je suis pour l’euthanasie et le suicide assisté. Vous le serez peut-être vous aussi un jour. D’ici là, peut-on vivre en harmonie et respecter les autres quels qu’ils soient?

J’aimerais pouvoir dire que j’ai fais le tour du monde dans une année sabbatique avec mon sac à dos sur le dos de mes parents riches. C’est un cas sur combien ?
Garder mon cul sur les bancs d’école sans me dire qu’à la fin je n’aurais pas 30 000 $ de dette bien c’est impossible ça aussi. Je n’ai pas de parents riches qui me font vivre. Les emplois se font rares et les salaires minimums trop présents. Comment survivre au salaire minimum quand un appartement de loue à 700 $ si je calcul toutes mes dépenses bien il est évident que je suis dans le rouge continuellement. Dans votre temps les jobs étaient plus accessibles, une personne possédant un bac en avait une directement, même un secondaire 5 suffisait. De nos jours avec un secondaire 5, on ne fait rien. Peut être dans la construction, comment font les femmes qui font à peine 50 kilos ?
Je suis un numéro à l’université, non ce n’est pas vrai ça… j’ai 3 lettres aussi. Je préfère être traitée comme un numéro dans une entreprise que d’être traitée comme une merde (fréquent de nos jours)
Je suis un code, je suis une dette, je suis une étudiante qui n’a pas eu la chance d’avoir des parents qui me voulaient dentiste. Donc je fais avec et je m’endette dans le stress de la vie actuelle.
Je ne pense même pas à ma retraite mais la vôtre m’inquiète. C’est nous les sous payés, les sur chargés en frais scolaires par notre cher Charest (on l’adore lui) qui allons payer vos retraites. Ce sont infirmières qui sont présentement en train de faire leurs bac en soins infirmiers, parce que le DEC ce n’est pas assez de nos jours, c’est elle qui vont souffrir du fait qu’il y aura un engorgement dans les hôpitaux. La facture sera salée et c’est nous qui allons payer vos retraites avec nos salaires de crève faim. Il faut être juste dans la vie mais la vie est injuste.
Je me pré occupe de l’avenir de ma fille et j’espère ne pas répéter les erreurs égoïstes des baby-boomers avec des retraites dorés. Il est normal que je souhaite le mieux pour la future génération.
Qu’en est’ il avec vous ? Souhaitez vous vraiment le mieux pour notre génération ?

Curieusement les différents gouvernements qui se sont succédé à Québec ont tous sous-estimé le coût réel des fonds de pensions, y incluant le problème de la longévité et des faibles rendements d’aujourd’hui, et ont tous fournit des contributions insuffisantes pour faire face à ces coûts.

Et que dire de la désindexation des pensions que Jacques Parizeau a décrété unilatéralement en juillet 82, sans l’accord des syndicats concernés, ce qui fait que le pouvoir d’achat des retraités actuels et futurs est en pleine régression au fil des ans.

Il est pénible sinon totalement injuste de reprocher aux retraités et travailleurs des secteurs publics et parapublics du Québec de s’être voté des retraites dites dorées, et de profiter de la situation, alors que ces problèmes ne dépendent absolument pas d’eux.

Et que dire des pensions des fonctionnaires fédéraux , dont la pension est totalement indexée, et qui jouissent pour la plupart de régimes complémentaires de maladie, incluant les soins dentaires, et une assurance vie à vie, dont une grande partie des primes est payée par le fédéral…

Je sympathise entièrement avec les travailleurs et retraités du secteur privé, et je comprend mal que les différents gouvernements aient laissé aller les choses ainsi. Le cas de la WhiteBirch à Québec est un exemple éloquent de la voracité des dirigeants de ce secteurs et de la faiblesse sinon de la couardise de nos gouvernements.

Je comprend que nos sociétés évoluent dans un contexte très différents des années 70/80, mais ce n’est pas une raison pour mettre un terme à la culture de solidarité qui a toujours caractérisé les Québécois, au nom de l’accomplissement et de l’enrichissement individuel. L’état actuelle de la société américaine devrait nous faire réfléchir un peu plus en profondeur.

Perso j’en ai raz le bol de discuter avec les socialistes.

De toute façon c’est une perte de temps, le maintient ou pas du système en place n’est pas une question d’idéologie, de choix raisonné, c’est une question de rapport de force.

Peu importe qui du PLQ, PQ ou même la CAQ est au pouvoir, pour le moment la gauche est au pouvoir et contrôle pratiquement tout. C’est pourquoi ils tentent de remédier au problème avec des hausses de taxes. Si ça empire il pourront même vendre HQ pour payer leur belles retraites…

Ça va changer quand on vas frapper un mur économique et financier. Ça s’en vient.

@ David Lefrancois (# 3):

Vous avez raison mais vous devriez pousser votre raisonnement une coche plus loin, à savoir: POURQUOI certaines gens travaillent-elles au noir?

Je vous suggère cette répponse: Parce qu’elles considèrent qu’elles paient TROP d’impôts et qu’elles n’en ont PAS pour leur argent. Elles ont donc décidé de se retirer du système gauchiste québécois.

Bref, trop d’impôt tue l’impôt et de la façon dont nous sommes gouvernés au Québec aujourd’hui (augmentations de taxes tous azimuts), ce n’est pas près de changer. On peut d’ores et déjà prédire que PLUS de Québécois se retireront du système dans les prochaines années et iront joindre les travailleurs au noir.

@ Constance Roy (# 5) & @ Lorraine Bouvrette (# 6):

Attendez…j’essuie une larme.

Voilà…c’est fait!

Sérieusement « travailler » pour le gouvernement est un euphémisme. Une « joke »!

Si vous étiez si secouées et si tourmentées de « travailler » au gouvernement, eh bien, vous n’aviez qu’à démissionner et à joindre le privé. On vous aurait accueillies à bras ouverts!

MAIS, vous n’auriez probablement pas eu droit à la sécurité d’emploi mur-à-mur (certains fonctionnaires ont refusé une augmentation de 25% de leur salaire pour ne pas s’en déartir!!!) pendant tout le temps où vous avez « travaillé » comme ronds-de-cuir, vous n’auriez eu presque pas de congés de maladie, pas d’années sabatiques, pas de congé pour des parents malades, une charge de travail disons…normale, souvent pas de « coffee break », pas de cours sur « comment prendre sa pension », et tutti quanti

À vous lire, on se demande bien comment il se fait que des centaines (souvent des milliers!) de gens remplissent une application lorsqu’il y a UNE ouverture d’emploi au gouvernement. Sont-ils tous cons de penser qu’ils gagneraient le gros lot

NON…vous n’éveuvez personne ici Mesdames.

@ Constance Roy (# 5) & @ Lorraine Bouvrette (# 6):

Avec tout ça, j’ai ooublié de commenter sur un autre PRIVILÈGE qui vous avantage scandaleusement: votre retraite de fonctionnaires qui n’a aucune, mais alors AUCUNE mesure avec ce qui se passe dans la VRAIE vie!

Certains politiciens ont fait des promesses que nous n’avons plus les moyens de tenir, il serait alors convenable que, dans un élan d’affirmation de solidarité et d’esprit de corps envers vos concitoyens, que vous refusiez de continuer à bénéficier de cette arnaque et que vous acceptiez de réduire vos pensions à un niveau plus acceptable et ce, au profit des plus pauvres de notre société.

Pas beau ça?

Bravo Marie-Léonne Nolin !

N’essayez pas d’expliquer à un jeune de droite que lorsque le régime des rentes fut créé en 1968 la grande majorité des baby-boomers n’étaient même pas encore en âge de voter ou que lorsque le programme des REER fut créé en 1982 on était en pleine crise, d’une ampleur que ces jeunes imbus d’eux-mêmes sont incapables d’imaginer. Pour mémoire, les taux hypothécaires en 1982 frisaient le 18 %. Je doute que nos jeunes endoctrinés de droite aient suffisamment d’ouverture d’esprit pour comprendre ce que cela veut dire payer des taux hypothécaires de 18 % quand 12% de la population est en chômage et que l’inflation est de plus de 10 % par année. En plus, de leur donner un foyer, de les nourrir, de les éduquer il aurait fallu mettre plus dans nos REER avant même que le programme existe !

Plutôt que de s’abreuver de leurs bibles libertariennes et de nous faire la morale, ces jeunes devraient trouver des moyens de s’enrichir. L’économie actuelle est définitivement plus favorable à leur enrichissement que ne l’était celle des années de stagflation durant laquelle nous leur avons donné la vie.

Ils peuvent bien rire de nous en feignant de sécher une larme de crocodile mais le fait demeure qu’aujourd’hui au Canada le groupe qui connait la plus forte augmentation dans l’emploi, ce sont les femmes de plus de 55 ans.

http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2010/09/annual_page1_page2_page3.pdf

Nous continuerons de travailler pour nous enrichir ; ils continueront de lire leurs bibles libertariennes et de s’appauvrir tout en chialant.

Marie-Léonne est mon âme soeur.

@ Robert De Blois (# 24):

1- Les gouvernements qui se sont succédés n’ont PAS du tout sous-estimé le coût réel des fonds de pensions. Ils en ont été avertis il y a des lustres par les actuaires mais ils ont fait la sourde oreille trop empressés qu’ils étaient (et sont toujours!) à acheter des votes avec NOTRE argent. C’est pas vendeur pour un politicien d’augmenter des cotisations SAUF s’il n’a pas le choix comme c’est le cas présentement.

2- Ainsi donc, Jacques Parizeau aurait décrété unilatéralement en juillet 82, sans l’accord des syndicats la désindexation des pensions des syndiqués… Hon! S’il eusse fallu qu’il attende pour conclure un accord avec les syndicaleux sur ce sujet, on en serait encore aux discussions préliminaires. Parizeau était élupar la population et il a « mis ses culottes » et il n’avait aucune autorisation à demander quoique ce soit aux syndicats et en plus, il n’avait pas le choix. Le Québec se dirigeait dans l’mur!

3- La population québécoise en arrache pour remplir des promesses de politiciens qu’elle n’a plus les moyens de tenir et ce serait un beau geste de la part des syndicats de renoncer à ces privilèges et de faire ainsi une démonstration de cette belle solidarité envers leurs concitoyens avec laquelle ils nous cassent les oreilles depuis plus de 30 ans.

SO-SO-SO SOLIDARITÉ!!!

@Marie-Line (#22):
Je suis un de ces baby-boomer à la retraite dorée, qui vit dans un château en Provence. Enfin, c’est ainsi que l’on me perçoit.

Vous dites: « Dans votre temps les jobs étaient plus accessibles, une personne possédant un bac en avait une directement, même un secondaire 5 suffisait. De nos jours avec un secondaire 5, on ne fait rien. »

Je suis tout à fait d’accord avec vous. Effectivement, dans mon temps, en sortant de l’université, c’était les employeurs qui venaient nous chercher. Nul besoin de courir après eux. Aujourd’hui, la situation est tout autre. C’est désolant de voir des jeunes compétents et voulant qui n’arrivent pas à se dénicher un job décent. Avec la précarité des emplois, il est difficile de s’engager dans une hypothèque de 25-30 ans. Ce privilège est maintenant réservé à une minorité de privilégié.

Ceci étant dit, est-ce que cette situation est vraiment de ma faute?

« j’espère ne pas répéter les erreurs égoïstes des baby-boomers avec des retraites dorés. »

Il semble bien que oui!

C’est vrai que dans mon temps, nous avons bénéficié d’une période de prospérité (sauf l’année où j’ai dû payé dur 19 et trois-quart pour-cent sur mon hypothèque). Aurais-je dû insister pour être moins rémunéré ou exiger un fond de pension moins généreux?

Mais, qu’est-ce qui a changé entre hier et aujourd’hui?

Hier, il y avait de nombreuses industries offrant des dizaines de milliers d’emplois. Par exemple, au Québec, nous avions une forte industrie du textile. Même chose pour la chaussure. CCM fabriquait des vélos. Sher-Wood fabriquait des bâtons de hockey. etc…

Ce n’était pas le Pérou comme emplois, mais au moins, on avait la dignité de travailler, et on arrivait à se faire une vie!

Puis le sorcier de la mondialisation est arrivé. Il fallait accepter de délocaliser tous ces emplois en Chine. En contre-partie, de nouveaux emplois bien plus rémunérateurs seraient créés ici. N’était-ce pas merveilleux!

Effectivement, des emplois furent créés en aéronautique, en informatique, etc… Toutefois, il semble que chemin faisant, on ait oublié un grand nombre de personnes n’ayant pas les capacité de devenir astronautes.

Heureusement, nos gouvernements ont trouvé la recette miracle. On va réduire les impôts et les charges sur les entreprises au minimum. Ainsi, avec la nouvelle richesse maintenant disponible, ces entreprise vont créées des milliers, sinon, des millions d’emplois. N’est-ce pas merveilleux!

La sagesse populaire veut que le marasme d’aujourd’hui soit de la faute des fonctionnaires gras-dur aux retraites dorées et aux syndicats.

Mais, est-ce vraiment le cas?

Je suis consterné par vos considérations. Je dois vous dire que vous ne connaissez pas le sujet du tout.

Vous citez des chiffres à profusion mais vous ne connaissez pas les régimes de retraite de la fonction publique.

Ce que vous faites c’est de faire plaisir à la population et vous faites porter la responsabilité sur ceux qui ont contribué selon les règles établies et qui ont été forcés par les lois alors en vigueur. Nous n’avons pas eu le choix de contribuer à ces régimes.

C’est, semble t’il, la façon aujourd’hui de faire de l’actualité et de la petite politique.

Les gens seront charmés par vos propos même s’ils n’offrent pas de contre-partie.

J’ai renoncé à vous répondre en détails car vous êtes de ceux qui avez déjà décidé et tranché la question.

Je vous encourage à lire sur le plan international l’apport des retraité et leur contribution positive notamment sur le bénévolat qui au plan économique est considérable en plus des impôts qu’ils paient.

Vous ignorez tous les bandits en cravate qui pillent le système financier et qui par leur manque de morale sociale et de respect pour les communautés dévastent entre autre les régimes de retraite.

Vous ignorez également le fait que les pensions dans la fonction publiques ne sont pas indexés pour les années travaillées entre le 1er juillet 1982 au 30 décembre 1999.Vous ne connaissez pas également la situation des infirmières qui font partie du RREGOP et qui après 35 ans de service ne gagnent que plus ou moins 20,000.

Vous ne faites pas mention également de ce que les personnes de la fonction publique ont accomplies pendant leur année de travail,création du ministère de l’Éducation, Office des professions, RAMQ, le développement culturel.. ………..Bref, de tout leur apport à la société québécoise.

Vous ignorez également que les argents retirés de leurs salaires ont permis au gouvernement de financer la Caisse de Dépôt qui gère plutôt mal nos régimes. Pourquoi devrions-nous être responsables de leur manque de gestion? Sans oublier que le gouvernement se servait de ces argents pour se financer à court terme.

C’est plus facile de laisser croire que les fonctionnaires ont acquis une retraite au détriment des autres.

SVP un peu de respect, Cela ne ferait pas de tort.

Ce n’est pas parce que la population n’aime pas les fonctionnaires qu’ils faillent tirer dessus.

@GastondeGatineau – Ce que vous décrivez à Marie-Line c’est le marché de l’emploi qui fonctionne comme les autres marchés, selon l’offre et la demande. Etre diplômé d’une université en 1971 c’était une rareté. On était en demande. Il était impossible pour la majorité des jeunes de l’époque de faire des études universitaires. L’octroi de diplômes universitaires à un plus grand nombre a diminué leur valeur. Il demeure que certains diplômes ont une grande valeur. Si vous sortez de Wharton, vous avez un emploi garanti. D’autres diplômes sont sans valeur, mais ils coutent quand même très cher – ça c’est triste. Mais n’enseignent-on pas aux jeunes qu’il faut faire ce qu’on aime dans la vie ? N’est-ce pas de l’égoïsme ? Je travaille pour faire de l’argent. Point. Mes choix en éducation furent tous guidés par un seul but : faire de l’argent. Je n’ai jamais pensé que c’est le fun de travailler, au contraire, c’est difficile, souvent ennuyeux et routinier.

Les jeunes bénéficient d’une éducation pour laquelle ils ne payent pas le juste prix : leur éducation est aussi dorée que les régimes de pension des employés des gouvernements.

Quant à la mondialisation et au libre échange, l’émergence de la Chine comme puissance industrielle était inévitable. Ceux qui réclament une redistribution plus équitable de la richesse sur cette terre devraient s’en réjouir.

Encore un excellent billet, monsieur Duhamel.

Oui, il faudra abolir ces régimes de retraites à prestations déterminées, parce qu’ils sont tous insolvables dans un monde dans lequel 1 – les régimes à prestations déterminées escomptent des calculs actuariels de croissance des marchés de 8 %, des résultats qui ne sont pas manifestement pas au rendez-vous 2 – la courbe démographique dominante, les babyboomers, s’apprête à prendre sa retraite, ce qui signifie de fortes contractions sur toutes les classes d’actifs (car les babyboomers vont dépenser moins à la retraite que lorsqu’ils sont à la vie active), y compris et surtout le marché boursier 3 – les taux d’intérêt vont rester tout près de zéro parce que, évidemment, ils ne pourront plus être normalisés (5-6%). Le moment que les taux se normalisent à 5.5. % aux États-Unis, les intérêts sur la dette vont gruger 30% du budget annuel des États-Unis. Donc, game over. Point final.

Et c’est le même scénario au Canada: les taux d’intérêt ne pourront jamais être normalisés à nouveau car l’incroyable bulle immobilière va nous sauter en pleine face, créant une dépression du style Japon/USA. Et en l’absence de taux normalisés, aucun gestionnaire de fond ne peut faire le 8% nécessaire pour payer les obligations existantes. Donc, c’est aussi game over.

Conclusion: abolissons les régimes de retraite à prestation déterminées. Le plus tôt, le mieux. Cela permettra de mettre en place un système plus juste (régimes à cotisations déterminées) pour les générations suivantes.

En passant, je suis fonctionnaire au fédéral. Je milite donc pour la destruction de mon propre régime de retraite. Non, je ne suis pas fou, juste éclairé.

Voyez-vous, je me soucie du sort de mes enfants (qui n’existent même pas encore!), alors que je sais pertinemment que mon beau régime de retraite signifie un niveau de vie largement inférieur puisqu’ils devront un jour renflouer à coup de milliards un régime de retraite qui ne sera plus, évidemment, accessibles aux jeunes (les syndicats et la solidarité inter-générationnelle, vous avez déjà entendu parler?). Le régime à prestations déterminées, une grossière injustice sociale que nous devons abolir.

Je le répète, je suis fonctionnaire au fédéral.

Très intéressante cette polarisation entre «Baby-Boomers» et les autres, entre les fonctionnaires et les «autres». Ça ressemble en tout point à la stratégie des Conservateurs de créer des divisions et des conflits pour mieux «régner» en sabrant dans toutes sortes de choses (ils vont certainement s’attaquer aux pensions, ne vous en faites pas) mais en traitant leur base aux petits oignons – comme les grosses entreprises qui reçoivent en ce commencement d’année un baisse d’impôts qui équivaut à 4 milliards $ par année ou encore avec les dépenses militaires phénoménales, absolument inutile si un pays se veut pacifique.

Continuez comme ça, en jouant le jeu des néo-cons et en escamotant autant que possible la vérité, comme par exemple la crise économique causée justement par ces capitalistes qui s’enrichissent toujours sur le dos de la majorité de la population ou encore sur le dos des Chinois qui ont maintenant le monopole du secteur manufacturier qu’ils ont ravi au reste du monde… au grand dam de l’environnement car on ne fait plus rien de local et nos souliers voyagent 10 000 km avant d’arriver dans un magasin près de chez vous. Il n’y a plus d’emplois au Canada? Ah, ben, mosus!

Une chose qu’il ne faut pas oublier de dire, c’est que les gouvernements ont encouragé les fonctionnaires à prendre leur retraite très jeune, notamment dans le cadre de compressions d’emplois dans la fonction publique (la règle du 2 pour 1 par exemple). Personnellement, ma mère a pris sa retraite de l’enseignement dans la cinquantaine car elle était poussée à le faire et pouvait même perdre de l’argent si elle continuait. Alors même si elle aimait enseigner, elle a pris sa retraite.

De plus, nombre d’employés professionnels gagnent des salaires relativement faibles pour leur profession (du moins au provincial), ce qui ne les encouragent pas à rester au travail longtemps. J’en connais plusieurs qui prennent leur retraite pour aller travailler dans le privé, mais ce n’est pas trop problématique au niveau économique ou financier. Plusieurs restent au gouvernement pratiquement seulement à cause des régimes de pension et de la sécurité d’emploi, ce qui compensent les salaires inférieurs à ce qu’ils auraient dans le secteur privé pour un emploi similaire.

Je crois qu’il faut permettre une transition plus graduelle vers la retraite, qui permettrait aux individus de rester au travail plus longtemps, mais de manière moins intensive. Trop souvent, c’est tout blanc ou tout noir, soit tu continues de travailler 40 heures semaine, soit tu prends ta retraite, rien entre les deux. Combien de personnes aimeraient pouvoir faire des semaines de 3 ou 4 jours, ou prendre plus de vacances?

Je ne suis pas contre des réformes des systèmes de pension… ceci étant dit, je m’opposerai toujours à ce que ces réformes soient menées de près ou de loin par du monde comme les gens frustrés que nous pouvons lire dans ces commentaires. Des personnes qui n’ont aucun souci pour les retraités ou même la pérennité des finances publiques ou des systèmes de pension, mais qui veulent seulement s’en prendre à des gens qu’ils haïssent sans raison (les baby boomers, les syndiqués, etc…) et qui utilisent n’importe quel prétexte pour ce faire. La haine n’est jamais une bonne conseillère.

vos deux exemples de policiers et pompiers qui prennent leur retraite début 50aine sont pernicieux et non représentatif de la société, vous imaginez vous un pompier de 62 ans monter au 3e étage d’un édifice avec un boyau de 80 lbs? un policier de 63 ans avec tout ce que cela comporte de maux de dos et blessures accumulées au fil des ans, se rouler par terre avec un suspect agressif qui veut se battre? on demande à ces gens de mettre quotidiennement leur sécurité en jeu pour assurer la nôtre le moindre que l’on doive faire c’est leur donner une plein pension après 25 ans de service… malheureusement les ambulanciers n’ont pas ce « luxe » d’une pension après 25 ans de service, alors rendu dans la soixantaine (le peu qui s’y rendent), ils doivent devenir des abonnés régulier de la CSST (souvent jusqu’à un arrêt complet de travail de 63 à 65, ce qui coute probablement plus cher en CSST que de leur donner une pension)

Les syndicats ont négocié des conditions de travail insistant pour qu’y soient inclus des plans de retraite.

Ils ont de ce fait , déresponsabilisé les individus et ceux-ci se sont fiés à leur employeur pour prendre soin de leur avenir.

C’est à se demander aujourd’hui à qui cela a-t-il le plus profité quand on voit des employeurs maintenant renoncer à leurs engagements?

Comment en arrive-t-on aujourd’hui nous lancer avec une telle bombe sur la tête?

Y avait-il des actuaires compétents dans ce temps-là? Et les économistes, peut-on ajouter foi à leurs prédictions?

Je n’y comprends rien! J’ai mis de l’argent de côté en payant une propriété et en amassant des REER. Je ne comprends pas pourquoi ce doit être la génération suivante qui doive payer pour les pensions des fonctionnaires; ou est allé l’argent qu’on soustrayait de leur paie pour leur fonds de retraite.
Quelqu’un peut-il m’expliquer?

Je ne suis pas vraiment étonné que la chasse soit en train d’ouvrir. Haro sur les ex fonctionnaires, cette bande de gras dur qui se sont pogné le beigne toute leur vie dans la fonction publique, et qui vont maintenant sucer leurs bonbons toutes dépenses payées par les autres pendant mille ans…

Je suis un fonctionnaire à la retraite. J’ai travaillé près de 40 ans dans ma vie. Mais seulement 25 ans dans la fonction publique. Ce qui fait que je touche exactement 50% du salaire moyen des cinq dernières années quand j’étais actif, contrairement à ceux de mes collègues qui ont fait 35 ans et trouchent 70% de leur salaire.

Je ne touche ni 52 ni 59 000$ par année. Beaucoup moins que ça…

Je rappelle au passage que toutes les conventions collectives signées après 1982 se sont soldées par des augmentations allant de 0 à au maximum 2%, généralement sur 5 ans. Faque faites votre calcul.

je n’ai pas d’objection à ce que l’on coupe mon revenu de retraite pour le donner à Pierre Brasseur ou à François 1 qui sont très certainement bien plus méritants que moi.

Le seul problème c’est que si on coupe les retraite des retraités et que l’on continue de faire augmenter les taxes et impôts, éventuellement les gens dans ma situation qui sont déjà en processus d’appauvrissement (parce que mon revenu de retraite n’est pas indexé) il va falloir que je mange, que je me loge quelque part, que je m’habille, et que j’obtienne des soins de santé(éventuellement j’imagine). Et là je ne parle pas de loisir.

Mais si je n’ai plus de revenus, bien on demandera à Pierre Brasseur et à François 1 de payer pour moi…

À moins qu’entre temps on se soit décidé à adopter la méthode préconisée par Jean Michel Truong dans son livre très éclairant sur le futur, quand il et déterminé et planifié par des gens qui pensent comme nos amis (si l’on peut dire)Pierre Brasseur et François 1 entre autres, incluant le dretteux réac qui tient ce blogue Pierrre Duhamel lui-même.

je conseille à tous les casseux de sucre sur le dos des osties de fonctionnaires d’aller lire le synopsis du livre en question :
http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-318622

@Lauraine King

Je me souviens d’avoir eu une conversation dans une clinique avec une dame de 65 ans environ, qui me disait justement que nous les étudiants on étaient bien. Pardons! Elle est ou l’éducation doré? C’est la misère pour de vrai, nous ne sommes pas tous des enfants de médecins. Travailler au salaire minimum et payer des frais de cours qui en plus vont augmenter sous peu. Je ne parle pas du cegep qui ne coûte pas grand chose mais de l’université. Et puis sérieusement après ma maîtrise je m’exode ailleurs, je ne veux pas payer pour des retraites qui dépassent le salaire que je vais gagner. Nous sommes plusieurs étudiants qui allons le faire, vraiment beaucoup. Devoir reprendre les études à 30 ans pour avoir un job qui dépasse le salaire minimum en étant mère monoparentale. Un peu de sérieux et avouez que vous êtes bien mais ça ne durera pas malheureusement car il y aura exode des diplômés.

La polarisation n’est pas entre baby-boomers et les autres, elle est entre les travailleurs du secteur public et les autres. Ce n’est pas uns question de génération car bien des boomers n’ont pas de retraite ou si peu.

Il n’y a pas d’argument plus fort en faveur du privé et de la privatisation. Quand vous embauchez quelqu’un au public vous (le contribuable) vous engagez non seulement pour sa (confortable et bien souvent improductive) vie active mais aussi pour 30 années+ de retraite, la plupart du temps indexée.

La vitesse à laquelle l’économie Québécois flush des emplois indique qu’elle est proche de l’implosion.

Plus personne ne veut investir dans le Cuba du nord sauf pour les ressources, un secteur cyclique, ou sans être royalement graissé par l’état. Presque aucun investissement ne se fait au Québec dans un secteur de développement sans que l’état intervienne sous une forme ou un autre.

Et on est même pas encore tout à fait dans le ressac causé par l’endettement excessif des ménages. Encore moins celui aussi inévitable de l’endettement public…

Attachez vos tuques avec de la broche…

@Marquis

Très bon commentaire de votre part et félicitation pour votre lucidité.

Effectivement si votre situation personnelle est excellente (tant mieux pour vous, c’est un question économique pas personnelle) vous voyez très bien que le système actuel n’est pas viable et met en péril le bien-être des génération qui nous suivent.

@François 1er (no 21) et autres commentaires du même cru

Je tiens à vous préciser que votre réaction à mes commentaires réfléchies et fort raisonnables, alimentés par une expérience professionnelle remarquable ne m’ont pas impressionné. j’en retiens plutôt une superficialité exemplaire et une certaine fronde que bien des apprentis « drettistes » du Québec ont pris l’habitude d’utiliser pour exprimer leur vision obtue et réductrice des choses.

Comme ingénieur-administrateur retraité de longue date, et bénévole à mes heures auprès des aînés, j’ai appris à lire la réalité sociale avec beaucoup de prudence et à relativiser mes perceptions du moment. Nous vivons dans une réalité qui se complexifie de plus en plus, et les tenants de la droite à tout prix ont bien de la misère à exprimer une vision qui simplifie bien des choses, et sont trops souvent le reflet d’une souffrance sinon d’une idéologie confuse, plus qu’une vision claire des problèmes.

Au fait, il n’y a pas vraiment de retraites dorées dans la fonction publique du Québec, ou plutôt quelques pensions bien arrosées, qui concernent une certaine classe de dirigeant, comme les juges et les administrateurs de haut niveaux, alors que la très grande majorité des fonctionnaires à la retraite ont des pensions qui ne dépassent pas 30 000 $ selon les dernières données de la CARRA. De plus, la moyenne de ces pensions se situe plutôt aux alentours de 15 000 $, ce qui en dit long sur les cas marginaux de bien des fonctionnaires, surout des femmes, qui n’ont pu cumuler qu’un certain nombre d’années de service à cause de leurs occupations familiales ou autres. Et notons que ces pensions sont trop souvent peu ou pas indexées au coût de la vie.

Pour l’avenir, je vous encourage à chercher la vérité honnêtement, et non à charrier des conneries et autres désinformations qui ne servent finalement les intérêts de personne.

@ Robert de Blois #45
@ Pierre #36
Merci merci et merci pour la qualité de vos commentaires. C’est rafraîchissant comparé à ce qu’on lit sur ce blog.

IL y a des gens, ici, qui ont soit un agenda caché, soit un mandat bien payé ou bien sont très malheureux dans leur peau. Dans ce dernier cas, plutôt que de dénigrer tout ce qui se fait dans la société québécoise et si vous êtes le moindrement sérieux, déménagez au pc dans une province/pays qui correspondra le mieux à votre idéologie.

Les fonctionnaires sont effectivement une classe de privilégiés. Ils ont un bon salaire, une belle retraite, de belles conditions. Mais encore faut-il comparer les pommes avec les pommes. Si on compare un fonctionnaire à une serveuse au salaire minimum… quel scandale!!!

Mais si on compare les classes ayant la même formation du privé au public, c’est différent. En voyez-vous beaucoup de fonctionnaires à la retraite avec des Mercedes, BW, Volvo ou des gros pick-up?

Il faudrait peut-être en 2012 prendre comme résolution de s’entraider? Mais non, il y a plusieurs personnes qui auraient, semble-t’il, intérêt à ce que ça aille mal au Québec… Philosophie Drettiste, Conservatrice?

@ Marie-Line – je ne vis pas au Québec; si vous vous voulez partir après avoir obtenu votre diplôme ce n’est pas moi qui vous dira que c’est une mauvaise idée. Vous êtes libre et responsable de vos choix.

Je pensais justement à vous hier soir en écoutant l’émission The Agenda chez TV Ontario (en anglais). Quelle coincidence : le titre de l’émission était justement « Should Kids Really Follow Their Dreams » et portait sur la valeur sur le marché du travail des diplômes universitaires. Je n’ai pas prit de notes mais vers la fin on a cité des chiffres – sur l’ensemble des étudiants aptes à faire des études universitaires en Ontario, plus de soixante pourcent choisissent plutôt les collèges de formation professionnelle. On peut voir l’émission sur le site web de TVO.

Ce qui est triste c’est que l’on fasse croire à des gens qu’un diplôme universitaire leur garanti un emploi. Ce n’est pas vrai, ne l’a jamais été et ne le sera jamais. La seule chose que les études universitaires vous procurent ce sont des connaissances.

On ne peut choisir d’ignorer les faits qui ne font pas notre affaire : un étudiant canadien de premier cycle paie en moyenne 5 138$ en frais de scolarité alors qu’au Québec l’étudiant paie 2 415 $ – votre éducation québécoise est aussi dorée que les régimes de pension des fonctionnaires québécois.

http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100916/t100916a1-fra.htm

Ce n’est pas une question de génération, mais une question de logique mathématique.

Ceux qui entrent à la retraite dans la cinquantaine et qui larmoient sur leur sort me font bien rire.

Ils bénéficient d’une retraite publique dorée en n’ayant pas affecté plus de 5% de leur revenu annuel à leur régime de retraite pendant toute leur vie active (25 à 30 ans), et ils croient pouvoir bénéficier d’un revenu de retraite équivalent à 70% de leur salaire annuel pendant une période pouvant atteindre 40, 45 voir même 50 ans.

Vivre dans le déni et avoir des lunettes roses, c’est comme ça que j’aimerais être.

Leur argument massue est à l’effet qu’ils le méritent.

Si vous bénéficiez de tel régimes de retraite de Babel, c’est qu’ils vous ont été consentis par des politiciens qui n’avaient que pour vision d’avenir l’échéancier de la prochaine élection.

Je ne sais peut être pas grand chose dans la vie, mais je sais que la vie, elle, ne va pas au mérite…

Les oligarques libertariens qui dirigent le monde, ont fourré tout le monde, partout, de milliards et de milliards de dollars.
Juste au Québec, ici, on parle de 40 milliards de notre bas de laine pour retraités.
En plus, pour leur venir en aide, on leur emprunte des milliards pour les aider à se remettre sur pieds afin qu’ils puissent nous fourrer à nouveau.
Et tout ce que vous trouvez à dire,vous les journalistes, c’est de blâmer les victimes, nous, plutôt que ces oligarques dont vous êtes les mercenaires.

@ François 1

» Parce qu’elles considèrent qu’elles paient TROP d’impôts et qu’elles n’en ont PAS pour leur argent. »

Je ne suis pas souvent d’accord avec vous. Mais cette fois je vous donne raison. Les oligarques libertariens qui nous dirigent font un travail de cul et nous amènent directement à la faillite universelle.
En moyenne nous payons 43% de nos revenus en impôt.
La Suède, un des pays les plus compétitifs de la planète, a un PNB composé de 56% d’impôts. Voilà une preuve que le niveau d’imposition ne veut rien dire et que ce sont les usages et services publics issus de ces impôts qui comptent.
Les PPP pour eux sont des patentes à gosse qu’ils abhorrent au plus haut point. Ils participent à au moins 51% dans l’exploitation de leurs ressources naturelles pour en bien garder le contrôle et les profits.Mais voilà, vous ne sauriez approuver pareille recette pour le Québec: trop à gauche.
Il vaut beaucoup mieux croupir dans notre merde avec des gens de la « drette ».

Je suis enseignant et je vais prendre ma retraite l’an prochain après 35 ans de service et je n’ai pas à avoir honte de la pension que je recevrai et ce pour plusieurs raisons:

1. La pension que je recevrai n’est pas si « doré » que ça: elle n’est pas indexé au coût de la vie et elle sera amputé d’un montant équivalent au montant que je recevrai de la RRQ lorsque j’y aurai droit. Et pourtant J’ai cotisé au maximum pour les deux.

2. Pendant que je me tapais 2 ans de cegep et 3 ans d’Université en me privant et en m’endettant, plusieurs de mes connaissances qui étaient sur le marché du travail depuis la fin de leur secondaire s’enrichissait.

3. Quand j’ai commencé à travailler et pendant plusieurs années (voir des dizaines d’années) mon salaire était inférieur à celui des travailleurs de l’usine de papier d’en face qui n’avaient eu à faire ni cegep, ni université.

4. J’ai subi pendant plusieurs années des gels de salaire, des augmentations ridicules et une coupure de 20%. J’ai payé mes impôts pendant 35 ans sans bénéficier d’aucun abri fiscal. J’ai payé pour plusieurs programmes sociaux dont je n’ai jamais bénéficié.

5. J’ai fait confiance à mon gouvernement pour bien gérer mon fond de pension et le gouvernement m’a assuré qu’il faisait bien son travail et qu’il respecterait ses engagements. D’ailleurs, il ne se gênait pas pour augmenter ma cotisation quand il le jugeait nécessaire.

Je ne me plains pas mais j’estime avoir droit à ma pension et personne ne réussira à me convaincre du contraire!

Pierre Lemelin

Toute notre société est outragé par les conditions trop favorables de travail et de retraite de nos fonctionnaires. Ce n’est pas simplement de l’envie car je trouve que c’est de l’abus vis-à-vis les contribuables.

Ce n’est pas le très faible taux de rendement présent qu’il faut considérer…sur un plan actuariel, un individu seul ou avec son employeur doit épargner environ 10% de son salaire pour espérer obtenir une rente de 70% après 35 ans. Sur un même un plan mathématique soit celui des obligations d’épargne du Canada, il faut savoir que le rendement annuel moyen des derniers 35 ans a été de 8% avec des sommets de plus de 18% et qu’un dollar épargné annuellement vaudrait aujourd’hui avec les intérêts composés, une somme de $146. Le fonds de pension du baby-boomer retraité comme celui du babyboomer du secteur privé qui aurait épargné une somme moyenne de $2500 annuellement lequel montant fut aussi égalé par l’employeur disposerait aujourd’hui d’un fonds total de près de $750,000 et dans ce contexte historique de 8% ne constitue aucunement une retraite dorée. Sachons donc que les taux de rendement ne resteront pas toujours ce qu’ils sont aujourd’hui et qu’il faut présentement compenser ces écarts en épargnant la différence: cela devrait être facile considérant que les détracteurs de retraités n’ont pas à payer plus de 22% d’intérêts sur votre hypothèque et autre service de la dette. Ne blâmons pas ces retraités et prenons action.

Ce problème ajouté à la pauvreté et l’endettement du Québec font que le Québec sera comme la Grèce d’ici 10 à 15 ans.

La faillite m’apparait évidente à moyen terme s’il n’y a pas un gouvernement avec une colonne vertébrale pour prendre de sévères mesures.

Les prochaines décenies seront pénibles et je dirais au retraités de la fonction publique de ne pas se fier à 100% sur leur pension qui pourrait être coupé drastiquement.

Le fond de pension devrait être transférable de génération en génération. Comme ça on peut contribuer à enrichir nos descendants, en investissant dans un fond de pension plus subsantciel 10% d`s la première cenne gagnée (investie a chacun des conjoints quand on a un conjoint qui est absent du marché du travail) et investi par le gouvernement quand la personne est au chômage. Ne pas peleter par en avant.
Ceux qui peuvent devraient pouvoir constituer un fond familiale pour les études transférable aux générations futures mais utilisables pour les études.
En développant plus de programme coops avec stages rémunérés les jeunes auront plus de chance de terminer leurs études sans dettes et d’investir immédiatement dans un régime de pension.
@M.Lemelin vous n’êtes pas allé dans un camp de concentration mais aux études. Si on suit votre logique, la aidants naturels qui passe 24heures par jours 365jours par années devraient avoir droit à une pension etc etc.
Si l’état n’a plus les moyens de supporter ce genre de luxe qui sont considérés comme des droits et non des privilèges on devraient privatiser immédiatement les hopitaux, les écoles, tout les services gouvernementaux. Parce qu’actuellement les gens ne considèrent pas le gouvernement comme une entreprise qui doit faire ses frais pour offrir des privil`ges à ses employés mais ils le considèrent comme un puit sans fin qui doit mettre la priorité sur ses employés plutôt que sur les services qu’elle est suposé rendre à la population AVEC l’argent des citoyens.
Il n’est pas autosuffisant le syst`me d’éducation. Il faut lui demander de trouver d’autres sources de financement pour les généreux programmes qu’il donne à ses employés parce que les payeurs de taxes ne peuvent pas assumer ce que ces demandent.Vendons les écoles, les employés et les fonds de pension avec avant qu’il ne mettent le système en faillite. Une retraite bien mérité après 35ans de services. C’est pas mal plus facile et gratifiant d’étudier pendant 5ans que de travailler dans le fond d’une mine ou au smelteur. Vous avez été privilégié de pouvoir étudier et d’avoir eu ce emploi. Vous avez été bien traité et avez eu des privil`ges qu’on ne retrouvais pas dans la plupart des entreprises. Et vous n’êtes pas user par le travail. Jusqu’à quel âge peut-on enseigner? Le mot retraite il va falloir l’enlever du dictionnaire c’est une utopie.
On mettra supplément du revenu pour ceux qui ont besoin d’un supplément quand ils n’ont pas de travail, pas les moyens(salaire trop bas) ou pas la santé pour travailler.

En fait, l’article aurait dû s’intituler « Le problème avec les fonds de retraite à prestation déterminée ». C’est toujours populaire, pour ne pas dire populiste de frapper sur les fonctionnaires mais le problème des régimes de retraite à prestation déterminée est aussi présent dans le secteur privé : regardez le nombre de compagnies qui tentent de re-négocier leurs ententes avec les employés ou qui veulent carrément mettre de côté leurs obligations.

Pour en revenir aux fonctionnaires, si leurs conditions sont si belles, je me demande pourquoi le gouvernement a tant de mal à recruter des jeunes. On entend toujours dire que les fonctionnaires ont des conditions dorées mais les jeunes en général ne veulent pas y travailler. Il faut aussi dire, pour mettre les choses en perspectives, que les fonctionnaires au Québec ont des conditions beaucoup moins bonnes qu’au fédéral. Enfin, je me dis que si les conditions sont si bonnes dans la fonction publique, allez y travailler, vous en profiterez!

Tous les économistes disent depuis plusieurs années qu’il faut reviser et mettre à jour les modalités des régimes de retraite, mais rien ne bouge. Certains régimes sont nettement trop généreux, notamment dans le domaine municipal, mais la réforme tarde….et les déficits continuent de s’alourdir….

Les employés qui sont actuellement à la retraite ne sont aucunement responsables des déficits actuariels et de l’incompétence des gestionnaires, mais ils en subiront malheureusement les conséquences dans un avenir plus ou moins rapproché.

Tous ceux qui sont actuellement à la retraite et qui ont contribué à un régime de retraite dans le cadre de leur travail y ont pleinement droit selon les modalités prévues aux différents contrats de travail. Il est inutile de chialer là-dessus, car ça ne changera pas les choses.

Il serait cependant sage d’apporter certains ajustements aux lois existantes et aux régimes de retraite actuellement en vigueur de sorte que les gens ne soient pas indument pénalisés à l’avenir.

Il serait sage que les employés et employeurs contribuent de façon égale au régime de retraite et que le nombre d’années du salaire moyen sur lequel est calculé la pension passe de 5 à 10 ans pour rétablir un certain équilibre et éviter que les chouchous des 5 dernières années de contribution ne soient privilégiés à vie par un régime de retraite pour lequel ils n’auront pas réellement contribué équitablement.

Tous les déficits actuariels devraient être comblés dans les 3 prochaines années, sans quoi on ne fait que reporter le problème à plus tard. Ils devraient même être interdits par la loi.

Toutes les retraites hâtives devraient être lourdement pénalisées sauf pour raison médicale sérieuse et véritable ou dans le cas contraire, elles devraient être limitées à 25 ans, de façon à ne pas alourdir indûment les déficits actuariels…et pénaliser les autres pensionnés.

…Mais il prend beaucoup de volonté et de courage pour mettre en oeuvre des réformes qui bénéficieront à tous les travailleurs….

Qui se lèvera pour obliger ces réformes ????

Après-moi le déluge, vous avez ouvert le robinet et l’avez laissé coulé, vous avez les pied dedant et l’eau n’est pas chaude. Le planché est en train de moisir, vous aller le défoncer et personne ne peut vous retenir. Préparez-vous a vous accrocher, si vous sautez dans le vide, il n’y aura pas de filet pour vous retenir.
Changeons les lois permettons aux gens de gagner plus de revenus de travail pour ne pas être trop pénalisé de retirer une parti de leur pension. Peut importe les conditions négociées largent n’y est plus. Ça prend un plan B faudra faire avec. A prendre ou a laisser. Changer tout de suite l’universalité des programme et charger les coûts réels en subventionnant ceux qui n’ont vraiment pas les moyens. Mettre les autoroutes payantes il faut que ça s’autofinance. Si Montréal n’a pas bien fait son plan d’aménagement et a compté sur les autres gouvernements pour assumer la construction et l,entretien des routes c’est pas mon problème. Qu’ils prennent le métro. Les autoroutes ne sont pas des boulevards et doivent servir au transport interurbains et non au transport urbain.
Montréal a une vision très limité des plans d,aménagements toujours centriste en pelletant les factures aux autres gouvernements. Ils ont des taxes, et beaucoup d,aide gouvernemental en plus. Les autoroutes c’est pour le transport interrubain. Une ile une ville? Ça ferait long pointe claire anjou sans autoroute? Laval a des boulevard pour circuler dans la ville et des autoroutes les transports interrurbains.
Montréal ne veulent pas que les banlieues s’étendent jusqu’à Piedmond, ça coupe leurs budget pour le transport en commun. La réalité c’est que Montréal n’est pas la seule aglomération au Québec. La rive-nord comporte autant de population que Montréal, et la rive-sud pratiquement autant. Alors il va falloir avoir un plan d’aménagement des transports intégrés pour tout le Québec et pas seulement en heures de pointes aller-retour Montréal maisaussi dans et entre les régions.

J’ai 67 ans et je viens de prendre ma retraite … du gouvernement. Je travaille depuis l’âge de 19 ans, si vous faites le calcul, c’est 48 ans de travail, moins 7 ans à la maison pour élever des enfants, donc 41 ans de travail ! On repassera pour la retraite dorée, je retire moins de 10 000 $ par année. J’ai fait 20 ans dans la fonction publique et le reste dans le privé. Avec un salaire de secrétaire, je n’ai pas pu m’acheter beaucoup de REER. Par contre, j’ai contribué à rembourser les dettes d’études de mon conjoint de l’époque qui s’élevaient à près de 11 mille dollars pour 6 années d’université. Les frais d’université étaient à peu près les mêmes à l’époque qu’aujourd’hui et un étudiant qui arrivait de la campagne avec 100 $ dans les poches n’avait pas le choix de s’endetter. On calculait même les boîtes de gomme dans le budget. Et je me rappelle avoir été travailler avec des bas nylon troués parce que je n’avais pas les moyens de m’en payer des neufs avant la paie! J’ai connu l’hypothèque à 21,5 % et une baisse de salaire de 20% dans les années 80.J’ai commencé à travailler à 35 $/semaine, ce qui fait moins de 1$ l’heure! J’ai cotisé à la RRQ et à l’assurance chômage durant plus de 40 ans et je n’ai été en chômage que 8 mois!!! J’ai toujours travaillé fort sans compter mon temps, les gens de ma génération ont beaucoup donné.

La retraite dorée, c’est pas mon cas !J’oubliais, j’ai eu une permanence en 2004, à l’âge de 60 ans!!! S’il y avait des emplois à 3 jours/semaine, je travaillerais encore, je le rappelle à 67 ans. Ma petite pension, JE La MÉRITE!

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/fonction-publique/201201/06/01-4483586-la-cour-supreme-entendra-la-cause-le-9-fevrier.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_fonction-publique_86613_section_POS1

Quand l’employeur se permet de piger $28 milliards dans les surplus d’une Caisse de retraite, que fait-on quand la Caisse devient déficitaire en période moins prospère?

Réponse: On augmente les cotisation des employés.

J’ai pris ma retraite à 58 ans. Pendant 35 ans j’ai travaillé auprès des jeunes délinquants, des enfants abandonnés, des familles en difficulté. Au début, mon salaire était en deçà de la moyenne. En 1980, on a coupé mon salaire de 20%. Puis il est remonté dans la moyenne et lors des quinze dernières années, on a eu des conventions collectives décrétées. Je crois avoir aider la population et la société tout au long de ma carrière. Je n’ai pas une retraite dorée, mais méritée. Je ne roule pas sur l’or, mais la satisfaction du devoir accompli. Arrêtez de tous nous mettre dans le même bateau. Je travaillais 39 heures semaines dans des conditions difficiles. En 1974, il n’y avait pas de système dans les centres de réadaptation, pas de Loi de la protection de la jeunesse. Je me considère comme un bâtisseur, non comme un profiteur. Je n’ai volé personne…

@M.Guay
Moi je dis que vous méritez mieux. Comme vous l’affirmez vous même vous aimeriez pouvoir travailler3 jours semaine. Je dit qu’on doivent augmenter les salaire minimum pour que les gens aient les moyens de bien vivre s’ils travaillent.
Donc si vous pouviez travailler à bon salaire 2-3jours semaines et retirer une maigre parti de votre fonds sans être pénalisé. Vous pourirez au contraire continuer d’y investir et pouvoir espérer de meilleures conditions le jour ou vous ne serez vraiment plus capable de travailler.
La manière dont sont faites les lois actuelles envoie des gens à la retraite trop tôt alors qu’ils pourraient travailler à un rythme et des responsabilités différentes. Avoir de meilleures conditions de vie tout en contribuant au développement de la richesse. Ça serait mieux pour votre santé et votre style de vie, et mieux aussi du côté fiscal pour le niveau d’impôt des autres travailleurs. On ne peut pas travailler et assumer nos propres responsabilités avec une part de plus en plus grande d’impôt. Si on continue d’augmenter le taux d’impôt des travailleurs, ils vont aller travailler ailleurs ou diminuer le nombre de jour de travail. Tout le monde sera perdant vous la première, parce qu’il n’y aura plus les impôts suffisant pour rembourser la dette et payer les programmes sociaux comme la santé et l’éducation.

@M. Duhamel:

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur les fonds de retraite à cotisation déterminée?

Comme le nom le dit, les cotisations sont déterminées. Mais qu’en est-il des prestations de retraite?

1- Les prestations seront fixées au moment de la retraite, selon l’état du fond à ce moment là.

2-Les prestations varieront d’un mois à l’autre, selon l’évolution du fond.

3- Autre méthode (que je vous laisse définir)

4- La méthode choisie peut varier d’un fond à l’autre.

???

Merci.

Si on avait l’intelligence d’être pragmatiques, on inventerait des façons de vivre et de répartir la richesse qui réduiraient à néant l’angoisses du futur à haute dose que l’on vit présentement.

La solution existe, c’est le Revenu de base. Et il n’y a pas de parti politique qui a adopté une telle vision d’avenir: http://www.dailymotion.com/video/xgxhto_le-revenu-de-base-le-film_news

Et il n’y a personne qui est capable de montrer que c’est irréaliste ou irréalisable. Alors continuons de nous crêper le chignon et de s’accuser mutuellement de tous les maux.

Pour ceux qui veulent réfléchir il y en a ici j’en suis persuadé, allez et voyez ce document.

J’ai pris ma retraite à 61 ans après 40 ans de travail. J’ai donc payé pendant 40 ans pour me procurer une pension alors que les gouvernements qui étaient mes employeurs ne faisaient qu’une écriture aux livres sans jamais payer leur part.

J’ai également payé pendant 40 ans des cotisations à l’assurance emploi pour le bénéfice des autres, sachant que je n’y aurais jamais droit.

Mon fonds de pension à 65 ans a été amputé pour satisfaire les règles de la coordination avec la Régie des rentes du Québec laquelle j’ai payé également pendant 40 ans.

Je bénéficie d’une retraite dorée comme vous le dites. Les politiciens ont décrété, avec l’accord des syndicats en 1982 que les fonds de pension ne devaient plus être indexés; ce qui affecte la majeure parti de mon fonds de pension. Aujourd’hui l’inflation me rattrape.

Si vous voulez faire une bonne analyse de cette situation, faites-le en fonction des politiciens qui nous ont gouvernés.

Je connais plusieurs personnes qui travaillent pour des villes et elles ont la chance d’avoir un syndicat à qui la ville pour avoir la paix syndicale a donné des pensions de 70% et plus du plus haut salaire annuel…
A 52 ans on reçoit autant en net que si on était rester travailler, les frais de déplacement, les cotisations syndicales et autres comme la quotte part de la pension de l’employeur, une fois pensionné ne sont plus à payer…

En fait ces pensionnés reçoivent en poche autant après qu’avant la pension…
Donc une pension à 100% du salaire net….

La rente moyenne versée aux employés de l’État québécois était de 17 767$ en 2010, selon les données de la CARRA. Méchante retraite dorée!

Pour un salaire de 50 000$ dans la fonction publique québécoise, incluant la contribution de l’employeur à la retraite et les avantages sociaux, un employé syndiqué du privé recevra 56 900$.

Les employés de l’État québécois ont subi plusieurs gels de salaire imposés par décret (une mesure impossible dans le privé), d’où cet écart grandissant dans la rémunération. Pour 2010, 2011 et 2012, les hausses de salaire sont entre 0,5 et 1,0%, contre 2,5 à 3,0% dans le secteur privé.

Voilà que les employés de l’État sont attaqués sur le plan des retraites. C’était prévisible.

Pendant ce temps, les rendements anémiques offerts par le marché n’empêchent pas les banques et les financières d’afficher des profits records, et cette crise des régimes de retraite représente une manne en rendant les travailleurs dépendants des produits financiers qu’elles offrent. À preuve les publicités « pleine page » qui accompagnent, Ô hasard, ce dossier de l’Actualité.

On fait facilement le lien entre les salaires et avantages de ces employés de l’État, payés par les contribuables, mais qui paie les salaires et avantages, souvent supérieurs, des employés des banques, des financières, des compagnies pharmaceutiques, des travailleurs qui gagnent 90 000$ et plus avec un cours secondaire? Tout le monde, que ce soit comme client ou par les généreuses subventions de l’État…

Et qui paie pour l’impôt économisé sur les REER: tout le monde.

Mais pour une certaine droite, monter les travailleurs les uns contre les autres demeure un moyen efficace d’arriver à ses fins: le nivellement vers le bas.

Luc Martin

Monsieur Duhamel dit : « Cela veut dire, moins de personnes pour travailler, moins de croissance économique, moins de personnes pour payer des taxes et impôts, alors que la demande de soins sera grandissante.

Cela veut aussi dire moins de personnes pour cotiser aux fonds de pension publics et privés alors que les retraités seront de plus en plus nombreux et vivront de plus en plus longtemps. »

J’ai la chance de profiter d’une belle pension.À la retraite depuis 13 ans, je paie annuellement autour de 30 000$ d’impôt sur le revenu (fédéral et provincial réunis), je paie les taxes municipales et les taxes scolaires , et chaque fois que je sors faire des achats je paie les taxes de vente, comme sur l’électricité, les assurances, le téléphone etc.

Le retraité ne cesse pas d’être un contribuable ni un payeur de taxes. Il ne cesse pas de faire rouler l’économie, bien au contraire. Et s’il est vrai qu’une partie des retraites payées par le gouvernement québécois à ses employés est versée par l’ensemble de la population (les contribuables), je suis heureux de continuer à faire ma part à cet égard.

Encore des tentatives de nivellement vers le bas de la part des gouvernements. C’est au privé de rehausser ses régimes de retraites en cessant d’accumuler des millions sans aucune redistribution étique. Que la fonction publique prouve d’abord qu’elle est bonne gestionnaire et sans reproche de corruption. Après, si les fonds de pensions causent encore un problème, les syndicats mettrons alors de l’eau dans leur vin.

Je suis retraitée de l’enseignement ; je suis prête à 63 ans pour un retour au travail. Mais qu’on ne vienne pas me dire que je prends la place des jeunes. Ainsi je retrouverai un salaire supérieur largement à ma rente de retraite et en plus, j’éviterai le regard culpabilisant de ceux qui pensent que je profite d’une retraite dorée.

@ Robert De Blois (# 45):

Quels que soient les montants en jeu, les programmes de retraite des parasites-fonctionnaires sont DÉFÉCITAIRES! Vous comprenez ce que veut dire ce mot?

Dans un régime logique, les retraités devraient participer au redressement de la situation mais naôôôn! Pas avec nos ronds-de-cuir. On préfère arracher encore plus d’argent aux travailleurs du privé qui ont travaillé, EUX, et n’ont souvent PAS accès à des régimes de retraite, pour continuer à avantager honteusement ces favorisés.

Ça me répugne!

De plus, vous vivez dans le passé. On parle ici surtout des retraites à venir où les montants sont encore plus scandaleux!

Jean Charest est le premier baby-boomer à occuper le poste de premier ministre du Québec.

Stephen Harper est le premier baby-boomer à occuper le poste de premier ministre du Canada.

Je voulais le rappeler afin que l’on comprennne que dans le cas de la fonction publique ce ne sont pas les baby-boomers qui se sont données. Je ne connais pas la légalité de renverser les pensions déjà consenties, sans doute impossible.

Les programmes sociaux ont été pensés et mit sur place par la génération qui a précédée celle du baby-boom, celle qui fut adulte dans l’après-guerre, et proviennent surtout de l’ouest canadien. Oui, l’Alberta, seule province à avoir fait faillite, fut la province la plus socialiste dans la période l’après-guerre.

Dans le cas du privé, les baby-boomers ont défitivement été ceux qui ont détruit ces régimes de pension. Là-dessus je plaide coupable, ayant toujours travaillé dans le privé. La sécurité d’emploi a été découragée – on a passé un message clair aux employés: il ne faut plus penser qu’on peut faire carrière dans une seule entreprise, on a congédié des gens après 28 ans de bons services sans bonnes raisons, et dans toutes les grandes entreprise on a cessé d’offrir des régimes de pension aux nouveaux employés.

@François 1er:

Qu’est-ce qui vous serait suffisant afin de calmer votre sainte colère envers ces fonctionnaires à la retraite dorée?

1- Implanter le mode à cotisation déterminé pour tout nouvel employé entrant dans la fonction publique.

2- Par une loi spéciale, ajuster immédiatement à la baisse les prestations des retraités présents en fonction de la capitalisation actuelle du fond de retraite.

3- Par une loi spéciale, que l’employeur cesse immédiatement toute contribution on fond de retraite, et ajuste immédiatement les prestations des retraités en conséquence. Quant à la contribution des employés, libre à eux de les augmenter, les diminuer, ou les cesser complètement.

Ce n’est pas en réformant les pensions de ceux qui sont déjà à la retraite mais plutôt s’attaquer aux futurs pensionnés. Pourquoi? très simples; les salaires des hauts fonctionnaires et PDG de sociétés d’état n’ont jamais été aussi ridiculement élevés et il sera impossible de payer les pensions, primes et autres « bonis » qu’ils reçoivent ou recevront.
Il faut plafonner les pensions à un maximum peut importe le salaire reçu pendant les années de service. $100,000 par an pour les mieux payés seraient déjà un plus. De plus, il est clair que les cotisations doivent augmenter et que les salaires doivent être gelés. Comment peut-on donner plus de $400,000 par année, plus primes aux directeurs des services de santé? Les boomers ne sont pas le problème, c’est le niveau de vie actuel qui est ridicule.

Il semble qu’avoir des employés payé par l’état coute plus cher. Si on inciatait le développement de coopératives école, cliniques, hopitaux, saq, centrale marémotrices, mines, entreprises forestières, agricoles, d’aquacultur, résidences de personnes âgées, de soins spéciaux, de centre de jours etc etc etc
On pourrait succiter le développement de l’offre de services, diminuer le nombre de fonctionnaires, voir se développer de nouveaux services, probablement avoir accès plus facilement à des produits et services québécois. Les coopératives c’est une façon de s’assurer qu’ils restent la propriété des gens d’ici et améliorer la répartition de la richesse et le développement des économies régionales.

@ GastonDeGatineau (# 73):

1- Cesser immédiatement toute cotisation publique dans les fonds de retraite des ronds-de-cuir actuellement à l’emploi des gouvernements.
2- Remettre immédiatement aux gouvernements l’argent des contribuables qu’ils ont déjà investi dans les fonds de pension, ne retransférant aux bureaucrates que l’argent qu’ils y ont eux-mêmes investi plus les intérêts (voyez ici un élan de générosité de notre part). À eux de l’administrer eux-mêmes, comme tous le font.
3- Retirer les gouvernements de tout fonds de pension des fonctionnaires. Les syndicats pourraient s’en occuper non?
4- Pour les pensionnés, ajuster les sommes mensuelles en fonction des finances de l’État.

J’ ai travaillé comme ingénieur pour Nortel pendant 29 ans, oui nous avions un bon salaire, nous avons cotisés indirectement a notre fond de pension a prestations determinées en acceptant des augmentations de salaire inférieur à la moyenne pour

En 2001 on m’ a forcé a prendre ma retraite à l’ âge de 52 ans, malgré le fait que j’ étais ingénieur cela ne m’ ouvrait pas les portes pour autant et vu que ma specialité était dans les communications l’ explosion de la bulle technologique ne m’ a pas simplifé la tâche, alors je n’ ai accumulé que 29 ans d’ ancienneté.

Alors un bon jour Nortel a déclaré faillite ma retraite est sous payé de 50% ainsi que la perte de tous mes bénifices incluant la rente du survivant.

Je me vois avec une rente en bas de la moyenne avec aucun recours , tout ca pour dire que même instruit dans le privé tout peut survenir malgré ce que la majorité crois… pensons aux papetières, mines, tous acculé au pieds du mur, les fonctionnaires n’ ont et n’ aurons pas ces soucis.

Je fais partie des gens dont vous parlez et, comme vous les dites, j’ai payé toute ma vie des milliers de dollars pour mon fond de pension. Si j’avais placé, moi-même, cet argent et celui que mon employeur a déposé dans mon compte, j’aurais une retraite bien plus élevée, en tenant compte des taux d’intérêt élevés du passé, pendant mes 37 ans de service… On m’a imposé ce système sinon, je ne l’aurais pas choisi… En plus, on soustrait l’équivalent de la RRQ de ma pension (harmonisation lolll) pourtant, j’ai payé le maximum des deux… Dois-je me sentir coupable alors que toute ma vie, j’ai payé des impôts pour aider, entre autres, des gens qui ne travaillaient pas? Quand à ceux qui nous traitent de paresseux… J’espère qu’ils nont pas d’enfants qui nécessitent des profs (comme moi) et qu’ils ne seront jamais malades, car ils vont avoir besoin d’infirmières… Préjugés idiots!

La ville de Montréal, tout comme les autres employeurs de la fonction publique ont pendant toute ces années, mis de l’argent virtuel dans les fonds de retraite, décision totalement irresponsable. La corruption est présente depuis de nombreuses années et a couté des centaines de millions, voire des milliards aux contribuables. Les mauvaises décisions se sont accumulées au fil des années et aujourd’hui, on fait porter l’odieux sur les fonctionnaires. Je suis policier à Montréal et parce que nous avons obligé la Ville à payer sa part dans notre fond de pension, ce dernier est en bonne santé financière. Au cours des dernières années, la Ville a eu un demi milliard de congé de cotisation parce que nous avons eu une bonne gestion. Qu’a-t-elle fait de toute cet argent? Nous avons été responsables, que la Ville assume maintenant les conséquences de sa très mauvaise gestion, pas à nous de le faire.

Retraitée jeune et privilégiée, je vous l’accorde et j’en suis consciente. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que plusieurs comme moi, demeurent très actifs, souvent bénévolement, dans la vie communautaire et culturelle de nos communautés. Et cet apport est non négligeable même si difficilement comptabilisable et quantifiable!

Retraitée jeune et privilégiée, je vous l’accorde et j’en suis consciente. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que plusieurs comme moi, demeurent actifs dans la vie sociale, communautaire, culturelle et politique de notre communauté. Et cet apport, souvent bénévolement, n’est ni comptabilisable, ni quantifiable mais il est bel et bien là.

Il faut savoir ceci:
1.Une rente de retraite est un salaire différé. Le gouvernement n’a jamais versé sa part aux fonds de retraite.Il a donc emprunté à ses employés, d’où la dette d’aujourd’hui.
2.Les surplus ont servi à tout autre chose qu’à prévoir pour les années où les rendements sont moins élevés.
3.Les actuaires ont pris en compte les divers éléments pertinents dont l’âge moyen de vie, pour fixer le taux de cotisation.
4.Les retraités ont payé à l’avance pour leur rente de retraite actuelle tout comme les actifs le font actuellement.
Culpabiliser les retraités n’est absolument pas une solution.

Bel exemple d’argumentation fallacieuse à grands renforts de chiffres. Nulle part Pierre Duhamel ne mentionne ceux qui par leur action exacerbent la situation actuelle pour engranger des profits parfois mirobolants.
George Soros a beaucoup d’imitateurs.

Bien d’accord que la dette accumulée sera un enjeu de société particulièrement pour les jeunes déjà sur le marché du travail ou ceux qui y accéderont dans les prochaines années.

Par contre pour donner un portrait plus complet ou mesurer l’iniquité, s’il en est, entre les travailleurs du public et ceux du privé ou le fardeau imposé aux contribuables, il aurait aussi fallu apprécier la perte de «salaire» (au sens restreint du terme) que le salarié de l’État a pu subir au long de sa carrière, au profit de ces bénéfices liés à la retraite.

Le Conseil du Trésor et l’Institut de la statistique tiennent compte depuis de nombreuses années de la «rémunération globale» dont bénéficient les travailleurs au public, pour comparer leur situation avec celle du privé et fixer des augmentations qui ne soient pas un fardeau trop lourd pour les contribuables. C’est en prenant en compte ces différents avantages, compris dans la rémunération globale, que les gouvernements ont plusieurs fois motivé des gels ou de faibles augmentations du salaire (sens restreint) pour différentes catégories de professionnels par rapport à celles reçues par des groupes d’employés comparables au privé.

Au-delà de leurs propres cotisations à leurs fonds de pension, les travailleurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique ont donc déjà eux-mêmes «payé» autrement, durant plusieurs années, par leur plus bas «salaire», ce bénéfice lié à leur retraite.
Question de perspective peut-être, mais il paraitrait peu équitable de les priver maintenant de ces bénéfices de retraite. Faudrait-il sinon leur verser en échange les manques à gagner cumulés résultant de cette pratique de négociation ?

Le principal avantage des travailleurs publics n’est-il pas plutôt d’avoir été forcés à économiser en vue de leur retraite ?

(Avantage sûrement discutable : plusieurs travailleurs du public, particulièrement les jeunes, pourraient apprécier pouvoir prendre ces montants de cotisation pour plutôt amener leur famille en vacances, s’offrir d’autres biens durables (ex. maison) ou investir dans d’autres fonds, plus payants, que ceux choisis par une société d’État parfois mal inspirée …

Je suis retraité depuis l’âge de 52 ans et on me dit privilégié. J’admet la chose. Je faisais partie des employés de soutien administratif dans une commission scolaire.Je tiens à souligner que durant mon travail actif, de nombreux amis du privé souriaient avec condescendance quand ils comparaient leur salaire avec le mien. Ils faisaient du temps supplémentaire très souvent et leur train de vie me rendait perplexe. J’ai pensé souvent à quitter le bateau. Je devais obligatoirement contribuer au fonds de pension et c’est cette obligation qui m’a procuré la possibilité de ma présente vie. Pendant ce temps, ils faisaient des voyages et dépensaient sans penser à leur avenir et je crois que ça faisait bien l’affaire de la communauté pour faire rouler l’économie. Ne trouvez-vous pas que ça ressemble à la fable de » La cigale et de la fourmis »

Pensez vous toujours que je devrais me sentir coupable de profiter maintenant de la vie alors qu’ils en ont largement profité dans leur jeunesse.

Vous m’apprenez qu’un policier peut récolter 59,000 dollars de retraite annuelle à 53 ans!! Savez-vous qu’il me faudrait avoir économisé 1,5 million de dollars pour peut-être récolter 59 milles dollars en intérêt ou à la bourse?

Et si ce policier meurt à 85 ans, soit après 22 ans, il aura empoché près de 1,3 millions de dollars sans travailler.

Je n’arrive pas à comprendre qui sont ces gens qui ont négocié ces ententes. Cette générosité était-elle basée sur de la peur, de la pure spéculation ou de la simple rêverie? Il me semble qu’il fallait être très naif.

On ne peut pas financer une espèce de caste qui aurait simplement décidé de vivre à l’abris des tempêtes économiques et de la grande charrue du mondialisme.

Tout ça est revoir et vite. Et ce,sans venir en chercher davantage dans nos poches et sans remâcher la sacro-sainte notion de « droits acquis ».

On n’est plus à cette heure là et la donne a changé.

Il est vrai qu’il y a certains excès dans ces régimes de retraite. Mais il ne faudrait pas oublier que depuis de très nombreuses années les salaires bruts dans la fonction publique et parapublique ont diminué par rapport à ceux du secteur privé au point où beaucoup de jeunes aujourd’hui délaissent le secteur public pour le privé qu’ils trouvent plus payants. Par exemple dans le secteur de l’enseignement les conditions salariales des professeurs se sont beaucoup dégradées depuis les années 80 et la seule consolation que pouvaient avoir les employés, c’était de se dire que ce que leur retraite serait au moins assurée…

Je suis conscient que je reçois une très bonne pension, mais j’y ai contribuer. On s’acharne encore sur la classe moyenne et moyenne +, regardez les contrats d’embauche de nos directeurs de si et ça. Nos présidents de si et ça. Leurs salaires, dépenses de tout genre et un fond de pension très élevé après quatre ou cinq ans de supposé travail et tout cela payé par les méchants pensionnés. Nos politiciens qui eux, contribuent très peu à leur beau petit magot après 6 ans. Qui paie pour le manque à gagner, les méchants pensionnés. Pensons à nos directeurs, de tous genres, santé, économie, train , hydro et j’en passe. Toutes ces agences, sont supportés par qui…. Maudit lâchez-nous et regardez les arbres qui sont dans la fôret.

LA FUITE DE NOS CAPITAUX VERS LA FLORIDE

N’oublions pas que ces retraités font rouler leur argent dans l’économie locale du Québec.

Supposons qu’on fait disparaître ces retraités.

Alors on fait aussi disparaître des milliers d’emplois de caissiers, d’ouvriers, etc, etc.

Tant que l’argent des retraités retourne dans l’économie du Québec on crée de l’emploi ici.

Le vrai problème c’est la fuite des capitaux vers la Floride. Il y a des milliers de ces retraités qui partent pour le sud durant l’hiver.

Et ça c’est une catastrophe pour notre économie. On se fait voler notre argent. Des centaines de millions qui roulent ailleurs…

Comment stopper cette hémorragie ? Peut-être une taxe spéciale à la frontière, sur les billets d’avion et les agences de voyage.

Bref faire en sorte que le coût d’un voyage dans le sud revienne beaucoup plus cher que rester chez soi au Québec.

Il faut faire en sorte que l’argent des retraités retourne dans l’économie du Québec et crée de l’emploi ici.

=

Je vois que M. Duhamel croit au résultat de l’institut C!D.Howe qui n’est pas complète et biaisé car il ne prend pas en consideration le rendements de 14.4% de 2011.. Ils oubli aussi les 30 milliards que le FED a volé dans leur fond de pension. Faut regarder les deux côté de la médailles avant de donner une opinion.

Si les gens vivaient selon leurs moyens, la question des retraites ne se poserait même pas. La plupart des gens qui ont de bons revenus de retraite ne sont pas criblés de dettes, non seulement parce qu’ils ont de bons revenus, mais plus scolarisés, il savent compter et n’achètent pas tout à crédit. Ils ont fait des sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’université et continuent de contribuer à la société aujourd’hui.

Les régimes de retraite des employés du gouvernement du Québec sont prévus par lois, ce qui veut dire que ce sont les députés qui en ont voté les modalités et les changements au cours des années, en tenant compte des recommandations des actuaires du gouvernement.

Depuis 1973, le gouvernement pouvait, selon la loi, capitaliser sa part mais a tardé à ce faire en utilisant l’argent à d’autres fins au cours des décennies. Il a commencé à capitaliser il y a plus d’une décennie mais la bourse a joué des tours à tous.

Les employés ont respecté leurs obligations en la matière, notamment en payant leur part, il revient maintenant au gouvernement d’assumer les siennes à titre d’employeur. Et quand on écrit aujourd’hui qu’il y a injustice face aux autres contribuables, il faut savoir que cela fait plus de 50 ans que la part du gouvernement est assumé à même les taxes. lorsqu’il doit assumer sa contribution annuelle non capitalisée pour les rentes, …comme c’est le cas pour les salaires…

Enfin, ces milliards dus (voir chronique) totalisent également les sommes dues à l’égard des milliers de jeunes qui sont récemment entrés en fonction au sein de la fonction publique. Eux aussi, en tant que payeur de taxes, vont en bénéficier dans 30-35 ans.

On pourrait se questionner davantage sur: pourquoi les retraites anticipées sont plus présentes au Québec? La charge de travail et l’ambiance de travail dans la fonction publique québecoise sont, de mon avis, devenues tellement lourdes que la rétention des futurs retraités devient impossible. Plusieurs terminent leur carrière en arrêt pour épuisement et, pourtant, une fois à la retraite, deviennent sous-traitant ou encore optent pour un nouvel emploi??? L’employeur qu’est le gvt qc préfère encore bénéficier à court terme des économies réalisées en rationalisant sur le plan des ressources humaines plutôt qu’en y investissant en vue d’une vision long terme permettant la rétention de sa main-d’œuvre d’expérience.

Comment se fait-il que tant de gens « tapent » sur le retraités, les malades agés et les vieillards en général, sans avoir le moindre remord… Ces gens-là vous ont mis au monde, vous ont nourris, vous ont élevés (peut-être trop gatés) et ont payé tout et même plus que ce qu’ils recoivent aujourd’hui. Ils ont travaillé durement pour créer le Québec et le Canada d’aujourd’hui. Personne ne parle, sans honte, des milliers de jeunes ( une minorité, heureusement) qui refusent de travailler (on doit importer de la main d’oeuvre agricole chaque année) et se plaignent du système tout en se promenant couverts des milliers de dollars de tatouages ou de « percieng » sur le compte de vos taxes; en manifestant violement contre la police ou en exigeant des piqueries gratis… À l’époque de la jeunesse des retraités d’aujourd’hui, tous les travaux, même les plus durs étaient faits par des gens d’ici… qui ne dépendaient pas du BS… Mais cela, il ne faut pas le dire, c’est censuré, ce n’est pas politiquement correct… C’est plus facile de taper sur les auteurs de la Révolution tranquille…

Oui il faut revoir les régimes de prestations déterminés, mais il ne faut pas les abolirs. L’erreur est il faut revoir les calculs actuariels, arrêter de bonifier les régimes avec les plus values du marché, ne pas autorisé les congés de cotisation tant pour les employeurs et les employés. Quand l’on dit que les gens quitte à 55 ans il faut se poser la question, plusieurs entreprises poussent les employés vers la retraite afin de les réembauchés à contrat donc des coûts moindre. Quand l’on dit une retraite dorée pour la fonction publique, que dire de nos députés qui reçoivent une pension après 6 ans de service. Nos sénateurs qui reçoivent des sommes faramineuses. Que dire des dirigeants d’entreprise à capital d’action qui se paye des salaires qui dépassent de 45 fois le salaire moyen de leurs employés. Que dire d’un député démissionnaire qui quitte volontairement la vie politique et qui reçoit un an de salaire. Qu’elle entreprise paye un employé qui décide de quitté par lui-même. Nous avons un bon débat de société à faire car les combats qui ont été fait dans les années 70 pour avoir de l’équité et d’améliorer de qualité de vie de la classe moyenne et se donné un filet social est sur le point d’être rupturé. Donc les gens vont s’appauvrir et des situations de révoltes des gens (Occupons Montréal) vont se répéter. Quand tu ne peut pas combler tes besoins primaires, notre société est malade.

Il ne faudrait pas oublier que même à la retraite les gens continuent de payer des impôts sur chaque chèque de pension qu’ils reçoivent. On dirait à entendre certaines personnes que le chèque arrive et que rien n’est prélevé sur ce chèque. On prend plaisir à tout passer sur le dos des fonctionnaires et on oublie que ces gens ont travaillé plusieurs années avant d’arriver à cette retraite qu’on dit « dorée » et que durant toutes ces années on a déduit de leur paye de bons montants pour la RRQ – l’assurance-chômage et autres… C’est toujours comme cela lorsque les Gouvernements (et les Villes) n’arrivent plus, on tape sur la tête des fonctionnaires en disant que c’est leur faute et on oublie trop souvent les folles dépenses que ces mêmes gouvernements font.

LA RETRAITE DORÉE POUR TOUS

Cet article pourrait vouloir dire que tous ceux qui vivent directement ou indirectement du secteur public et para public (municipal, provincial, fédéral), c’est-à-dire :

banquiers
entrepreneurs et leurs employés
fonctionnaires
travailleurs autonomes
assistés sociaux
chômeurs,
etc, etc,

…DEVRAIENT TOUS AVOIR LA MÊME PENSION À LA RETRAITE

…humm…

ON OUBLIE SOUVENT QUE CES JEUNES RETRAITÉS(ES) ENTREPRENNENT UNE NOUVELLE CARRIÈRE ET PAYE ENCORE DES IMPÔTS.

Le social a 6 raisons d’avoir mal.
-Pourquoi est-ce que les gens laissent leur travail si tôt? Qu’elle est l’atmosphère de travail qui prévôts? Les gens de la santé sont-ils obligés de faire du temps supplémentaire dans les autres provinces? Au Québec le milieu de travail est un milieu de confrontation. Se sentir bien au travail ou avoir hâte de terminer la journée.
-Les gens âgés sont-ils les bienvenus? Avoir besoin des gens âgés au travail versus être obligés de les employer. Le cas par cas ou un travail adapté est quasi impossible à cause des conventions et des descriptions de tâches.
-Pourquoi des déficits actuariels? Par le passé les gestionnaires (le patronat) s’en ont mis plein les poches en prélevant les surplus. J’ai eu connaissance qu’un régime avait fait du 27% dans les années 90. Où sont allés les surplus? Qu’ils commencent par rembourser ce qu’ils ont pris dans les régimes de retraites. Des placements sains pour une caisse saine. Ce ne sont pas tous les régimes qui ont eu des placements dans le papier commercial. Pourquoi faire payer les contribuables ou punir les travailleurs pour leur soif de toujours plus.
-Sa nous amène à : Qui gèrent l’argent des régimes de retraites? Je me rappelle d’un individu qui a reçu un énorme bonus, alors que sous sa gouverne il y avait eu un record de perte à la caisse. Une nouvelle approche est de mise dans la gestion de l’argent. Que les régimes soient gérés par les deux, le patronat et les travailleurs, que les deux encaissent les profits comme les déficits. Le patronat ne voulait pas partager la gestion lorsqu’il y avait des surplus années après années. Mais maintenant qu’ils sont dans la boue jusqu’au cou, ils n’en veulent plus.
-Des secteurs limites : La construction par exemple qui est interdite aux travailleurs qui perdent leur emploi par la fermeture de la grande entreprise. Pourquoi l’obligation d’être syndiqué pour travailler dans ce secteur? Un grutier, un opérateur de chargeuse, un électricien, un plombier, un menuisier, tous ces gens sont aussi compétents que n’importe lequel des travailleurs syndiqués de la construction. Mais aucun de ces travailleurs n’a pas le droit de postuler sur un chantier de construction. Et gare au contracteur qui oserait en embaucher un. Tous ces travailleurs qui ont été victimes de fermeture d’usine doivent se contenter d’un emploi moins bien payé. C’est comme ça que nous les encourageons à demeurer au travail. Belle mentalité.
-Les élus! Ils nous montrent l’exemple à suivre. Après 6 ans ils ont droits à 25 000$ dès l’âge de 55 ans. Ils reçoivent 140 000$ en démissionnant. Les sénateurs ont une pension de plus de 55 000$ à vie. Le ménage commence par le haut. L’exemple aussi vient d’en haut.

Comme vous dites les retraites dorées dela Fonction Publique, ne l’ont pas volés, ils ont travaillé, n’ont rien demander à personne, en ce temps là on payait nos garderies, on avait 6.00 par mois d’allocation familiale, on n’avait pas d’assurance Parental et en plus du Bien être social il n’y en avait pas à la poche, en plus les études c’est nous qui payait, moi mon père n’avait pas de sous donc j’ai commencé à travailler à 15 ans pour payer mes études, le gouvernement ne nous payait absolument rien, aujourd’hui c’est juste s’il ne paie pas la commande. Donc si on revenait dans notre temps peut-être que les gens auraient plus de sous, mais ce serait plus valorisant. je ne comprends pas, je suis frustrée seulement de voir tous l’argent que les gens reçoivent, ce n’est pas logique dans le fond c’est le gouvernement qui les faits vivre ( et en plus c’est moi qui paie ) donc arrêter de chialer le ventre plein, ce qu’on a on l’a travaillé et sans rien demander à personne, aujourd’hui j’aurais honte à votre place c’était mon opinion.

Aux opposants de M. Duhamel :

– La dette du Québec est d’abord une dette DÉMOGRAPHIQUE.

– Beaucoup de personnes prendront leur retraite, et très peu seront au travail pour payer les dettes laissées en héritage.

– Il manque de monde pour payer la facture, et ce, peu importe le montant de la facture.

Vous semblez oublier que les gens ont contribué à leur fond de retraite: les employés n’ont pas le choix d’économiser alors que bien des gens décident de tout depenser sans contribuer a leur REER. En plus les salaires du public sont moins élevés que dans le privé à cause de la contribution de l’employeur. Je suis travailleuse autonome, pas de fond de pension alors ce n’est pas un parti pris. J’ai plus de problème à accepter que les gens prennent leur retraite et soient engagés rapidement comme consultant par leur ex -employeur a gros prix et qu’ils cumulent les 2 pension et salaire: tu prends ta retraite ou tu la prends pas.

En plus des commentaires de ci-haut,il faut souligner que ce qui va endetter les prochaines générations:congé de maternité, retrait préventif quasi-automatique, conciliation travail-famille, exemptions fiscales très généreuses pour les familles, allocation aux enfants pour activités 500$
idem pour les activités sportives,garderies à 7$ alors que le gouv. n’exerce aucun contrôle des coûts. Multiplication des structures adm. pour la gestion de ces programmes CPEet assoc. de toutes sortes avec des admin.qui n’ont de compte à rendre à personne. Et je pourrais continuer ….

En réponse à Madame Demers, je dirai que rien ne sert de détourner le sujet de l’heure sur les pension vers les autres grâces du système québecois (garderies, frais de scolarité, bien-être social etc.) Plutôt il faut admettre que nos administrateurs publics ont failli à la tâche en signant des conventions collectives aux avantages démesurés. Pour en avoir une idée juste, considérons que le pompier qui se retraite à 52 ans, il aura travaillé au maximum 30 ans et il est fort possible d’avoir à lui payer 30 années de retraite soit 1 année de retraite pour 1 année de travail. Mais ça ne s’arrête pas là; sa conjointe devrait lui survivre d’au moins 5 ans de plus suivant les tables d’espérance de vie. Ainsi, les paiements de retraite se poursuivront même une fois le pompier décédé. Pire, il n’est pas impossible que la conjointe soit de 5 à 10 ans plus jeune que le retraité original. Dans un tel cas la durée totale des paiements de retraite excèdera de beaucoup le nombre d’année travaillées par le pompier. Ajoutons que les sommes contribuées par nos fonctionnaires ont été faite au fil des années au moment où le salaire était beaucoup moindre que la moyenne des cinq dernières années, base sur laquelle la pension est calculée. Ce dernier point équivaut à un rendement sur les sommes déposées qu’aucun régime privé n’a jamais obtenu. Au final, c’est bien évident que Pierre va payer la pension de Paul. Si Pierre a cotisé toutes sa vie le maximum permis à chacune des années dans son RER, il aura eu à assumer les risques des marchés, contrairement aux trop généreux régimes gouvernementaux où seul l’employeur assume les déficits actuariels. Malgré tout Pierre n’aura jamais une pension équivalente à celle de Paul. La Grèce nous a donné un bel exemple à ne pas suivre. Pourtant il y a encore un trop grand nombre de québecois qui ne saisissent pas le message et pensent que le Québec est une ile riche où l’argent tombe des arbres. Le Québec est déjà la province la plus taxée du G7 (pas surprenant elle est la plus fonctionnarisée) et conséquemment ne dispose d’aucune marge de manoeuvre. Conclusion d’ici 5 ans nous serons nous aussi en faillite, comme le sont déjà un certain nombre d’états américains.

J’ai 65 ans et je viens de prendre ma retraite. Vous dites que j’ai profité des avantages sociaux.

J’ai payé mes études secondaires et collégiales, au 4500$ en moyenne par année. À l’université, je déboursais 8500$ en frais, pas pour vivre, mais comme frais universitaire. J’ai sorti avec une dette 50,000$ en dollars d’aujourd’hui. Aujourd’hui, les étudiants crient au meutre parce qu’ils vont avoir une dette de 20 à 25,000$ à la fin de leurs études, c’est la fin du monde. Je n’ai pas eu droit aux garderies à 7$, ni aux congés parentaux. J’ai connu la gratuité des soins médicaux qu’à l’âge de 25 ans. Je n’ai pas tellement profité des avantages sociaux comme vous le dites. Je suis en t_________.

J’ai été fonctionnaire une partie de ma carrière. J’avais un fond de pension à prestation déterminée, j’ai voulu rouler les montants de ce fond dans un REER, les prétendus fonctionnaires gestionnaires n’ont jamais voulu me l’accorder. Ne venez surtout pas chialer sur les régimes à prestation déterminée. Si on m’avait donné ces montants, j’aurais géré ces montants et surtout j’aurais une meilleur retraite.

Vous me faites ch__r avec vos rengaines sur les retraites dorées.

Vous ne parlez jamais des CEO et des VP qui se dotent dans plusieurs entreprises à des régimes de retraite à PRESTATION DÉTERMINÉE, perstation annuelle avoisinnant le million et plus. Si vous taisez ces faits, c’est que vous approuvez ces régimes pour eux seulement, mais pas pour le populo.

Votre discours me dégoûte. Je n’ai rien volé à personne et surtout, surtout, j’ai largement contribué financièrement à la société. J’aimerais quand vous parlez de dettes de la province, dites-moi à combien se comptabilisent la dette de l’Hydro et celles des infrastrures comme les routes, les viaducs, les côûts de l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux, etc versus la dette totale.

Après vous me direz si l’endettement d’Hydro Québec est acceptable en fonction de ses rendements et ses revenus comme un vrai économiste saurait le faire. En somme comme on fait pour une entreprise. Autrement dit, veuillez mettre tous les faits qui ont un impact sur la fiscalité bout à bout pour qu’on ait une idée claire des faits.

Aux fonctionnaires qui se targuent de ‘mériter’ leur fonds de pension, sachez que les travailleurs méritent aussi une pension de qualité.
Le problème est qu’actuellement les travailleurs participent au financement du fonds de pension des fonctionnaires mais qu’ils ne participent pas aux bénéfices. C’est un financement à circuit ouvert, mais les prestations sont versées en circuit fermé(uniquement aux fonctionnaires).
Il est immoral que les fonctionnaires se fassent payer des régimes de retraite par des gens qui n’en ont pas.
Pour corriger la situation on pourrait exiger des fonctionnaires qu’ils participent au financement des fond de pension des travailleurs. S’ils ne veulent pas, alors pourquoi les travailleurs continuerait de payer payer pour celui des fonctionnaires ?
Les fonctionnaires payent moins de 50% de leur pension. Les travailleurs doivent financer 100% de leur pension PLUS 50% de la pension des fonctionnaires.
Comble de l’insolence, les travailleurs ne peuvent déduire dans leur rapport d’impot les
sommes versées dans le fonds de pension des fonctionnaires.
Les fonctionnaires qui ne comprennent pas le problème des retraite, ne méritent pas leur salaire. Ceux qui comprennent le problème mais qui ne veulent pas le régler sont immoraux et ne méritent pas de profiter de la générosité des travailleurs.
Finalement que peut-on espérer d’une fonction publique qui ne se gêne pas pour pigrasser et mettre en faillite l’avenir de leurs enfants et petits enfants ?

J’ai travaillé 33 ans pour le gouvernement fédéral avant de prendre ma retraite à 58 ans en 2006. J’étais à Anciens Combattants Canada et suite à une réorganisation du travail (clientèle plus jeune et DÉLAISSEMENT des personnes âgées après une formation en gérontologie), j’ai laissé savoir à mes employeurs que j’étais intéressé à travailler à mi-temps (poste partagé, etc.). Mais je me suis rendu compte que ce qui importait le plus pour le gouvernement, c’était de diminuer sa masse salariale et d’embaucher des plus jeunes qui leur coûtent moins cher (à court terme du moins). L’expérience et la « mémoire corporative » ne valait rien pour eux, et on n’avait pensé à aucune solution de rechange pour palier à cette saignée. Il faudrait cesser de sans cesse blâmer les travailleurs quand les gouvernements ont toujours tout fait pour ériger des « ponts d’or » afin d’alléger leurs ressources humaines…

(Suite…) Votre homonyme, Éric celui-là, tenant d’une droite musclée et représentative des radios-poubelles de la Capitale, jette sans cesse son dévolu sur les fonctionnaires qui sont trop nombreux et dont-on devrait réduire drastiquement la taille et la représentation syndicale, s’insurgera ensuite contre le nombre de retraités dont on doit assumer collectivement la mise au rancart. On est fait à un bout ou l’autre du tuyau.. En tant que baby-boomer, je devrais peut-être m’excuser auprès de la génération X d’être né à cette époque, d’avoir existé, et pour certains d’entre eux, d’avoir mis au monde des jeunes aussi ignorants de l’histoire et avec aussi peu de perspective. Heureusement que ces détracteurs ne représentent pas la majorité de notre jeunesse.

@ Jean Bédard

Je suis un travailleur autonome. Ma retraite est basée sur l’argent que j’ai mis de coté au lieu de la dépenser. Mes revenus de retraite ne sont pas affectés par le taux de natalité ou la génération auquel j’appartiens parce que mes revenus ne sont pas payés par les autres; ils proviennent de mon propre argent mis de coté au fil des années. Si la bourse crashe, je devrai ajuster mon niveau de vie car mes revenus vont baisser. Ce ne sont pas les fonctionnaires qui vont renflouer mon fonds de pension.
Vous ne semblez pas comprendre que ce que les travailleurs contestent ce n’est pas vos revenus de retraite. Accordez-vous le fonds de pension le plus chromé qui soit, mais financez-le vous même.
Si la bourse crashe, ne demandez pas aux travailleurs qui ont limité leur consommation pour profiter d’une retraite décente de compenser pour que vous puissiez profiter de votre niveau de vie actuel.
Les fonctionnaires doivent augmenter leur part de cotisation pour leur propre retraite ou participer au financenent des fonds de pension des travailleurs.
Toute autre solution est injuste et immorale

PS pour ce qui est des ‘ radios poubelles de la capitale ‘ telle que vous les appelez, il n’y a qu’une seule ‘radio-poubelle’ à Québec et c’est Radio-Canada. D’ailleurs par respect pour cette dernière, l’Office de la Langue Francaise préconise l’emploi de Radio-ordure plutot que radio-poubelle

@Gilles St Hilaire,
Vous devriez savoir, M. St-Hilaire, que si les régimes de retraite des fonctionnaires fédéraux sont si « chromés », comme vous le dites, c’est que les salaires sont bas. D’ailleurs, dans l’ouest du pays, une job de fonctionnaire c’est très méprisé. Alors « on le paye », notre fonds de retraite, et avant de cracher sur les fonctionnaires responsables de tous vos maux, ce n’est pas notre faute si vos syndicats n’ont pas réussi à négocier de meilleurs fonds de retraite. Dans plusieurs compagnies, les jeunes travailleurs poussent leur syndicat à de meilleurs salaires, quitte à rogner sur le fond de retraite. Alors avant de parler à travers votre « casque » et de vanter la mentalité fasciste des radios « ordures », comme vous dites, ravalez votre bave et informez-vous.

Vous avez raison de penser que le délicat sujet des régimes de retraite retiendra l’attention de bien des penseurs au cours de 2012 et des prochaines années. Ce sujet doit néanmoins s’inscrire dans une perspective plus élargie que celle de la limiter à dénoncer les biens nantis des régimes par rapport à ceux qui n’en ont pas bénéficié et à verser dans la démagogie et soulever les passions en faisant valoir que ce sont ces derniers qui devront en assumer les frais.

Est-il nécessaire de rappeler que les régimes de retraite du personnel de la fonction publique et para-publique font parti des conditions de travail et sont pris en compte quand vient le temps de préciser leur valeur par rapport au traitement global? Est-il nécessaire de rappeler que les employés du gouvernement du Québec sont appelés à cotiser pour 50% à la constitution de leur régime de retraite? Quant au gouvernement, bien qu’il ait commencé à capitaliser sa portion, c’est dans le versement de la prestation mensuelle aux retraités qu’il situe son obligation.

Jusqu’aux dernières années, ce sujet ne faisait pas la manchette. Le rendement des placements dépassait les besoins, la population active s’avérait nettement suffisante compte tenu du nombre restreint de retraités. La situation a bien hélas changé. Les rendements ne sont plus à la hauteur des attentes, le nombre de retraités s’accroît, le gouvernement préconise de diminuer le nombre de ses ressources. Dans un tel contexte un régime de retraite dit à prestations déterminées garantissant le versement de la prestation ne peut que soulever des questions pour ne pas dire des passions. Il est clair que cette formule comporte des risques pour ceux qui doivent en assumer le coût. Il est plausible de penser que des modifications s’avéreront possiblement nécessaires si la situation économique se maintient. Ce questionnement doit être posé comme déjà dit dans une perspective plus élargie. Pour n’en citer que quelques volets, l’ampleur de la dette publique et son remboursement, le nombre et la qualité de services attendus de l’État, la juste contribution des citoyens aux dépenses de l’État (le travail au noir comme échappatoire), les impacts de la mondialisation et ses effets d’entraînement ne sont que quelques exemples.

Force est de reconnaître qu’au Québec, on s’attend à tout de l’État sans pour autant en accepter la contrainte de contribution. Est-il requis de rappeler l’accueil incendiaire des vues de Lucien Bouchard pour un « Québec lucide ».

Entre temps, il ne faudrait pas oublier que ces personnes dont on dénonce le bien nantissement ont oeuvré avec dévouement et compétence au service de leurs concitoyens, demeurent des contribuables à part entière subventionnant indirectement par leurs impôts certainement une partie de leurs prestations de retraite et ne méritent pas la culpabilité dont on semble vouloir les accabler.

Réflexion oui, mais avec une approche globale, raisonnée et raisonnable.

@ Jean Bédard

Merci pour vos arguments ‘intelligents’. Je doute que vous méritiez votre paye.
J’aimerais que vous ayez un peu plus de respect envers ceux qui payent votre salaire.
Si vous n’avez pas eu assez de dignité pour vous occuper de votre avenir par vous-meme, vous n’avez que vous-meme à blamer.
Continuer de demander à votre syndicat de penser à votre place. Je doute qu’il finance votre fonds de pension.
Le peu d’impot que vous payez ne suffit meme pas à payer votre salaire. C’est meme un placement: pour chaque dollar que vous donnez en impot au gouvernement, celui-ci vous en redonne 4 !!!
Faisons un deal: contribuez à mon fonds de pension et je contribuerez au votre.
Entre-temps ne jouez pas avec l’avenir de mes enfants et petits enfants !!
J’en ai déjà terminé avec vous. Next !

@ aux autres

Selon l’institut de la statistique, le salaire des fonct. municipaux est le plus élevé. Suivent celui des fonct. fédéraux puis provinciaux.
Lorsqu’on inclus les vacances (4 semaines des le début) les maladies, la productivité plus faible, la sécurité d’emploi (évalué à 25% du salaire), le fonds de pension etc. les fonctionnaires sont payés en moyenne près de 40 % de plus que les travailleurs.
De plus le nombre de fonctionnaires ne cessent d’augmenter, formant une belle pyramide. Ils sont donc suffisamment nombreux pour se payer entre eux de belles conditions de travail, à l’abri de l’économie réelle, comme si les récessions n’existaient pas.
Les fonctionnaires, tous comme la police, les chauffeurs d’autobus, les juges et les politiciens contribuent à leur fonds de pension.
Le problème est qu’il ne contribue pas suffisamment.
Ils n’ont qu’à augmenter leur contribution; ce qui devrait etre facile puisque tout cet argent leur sera retourné plus tard. Pour eux, c’est comme mettre de l’argent à la banque. S’ils ne veulent pas contribuer à leur propre retraite, pourquoi les travailleurs auraient-ils à le faire pour eux

L’autre solution serait d’instaurer une taxe spéciale pour les fonctionnaires, qui serviraient à payer la retraite des travailleurs. Elles pourraient aussi servir à assurer la sécurité d’emploi à tous les travailleurs.
On pourrait appeler cette taxe la T P S soit la Taxe de Partage et de Solidarité

Je trouve cet article particuliérement navrant. Nous nageons en pleine démagogie. C’est la mode de s’en prendre aux régimes de retraite des employés de l’état. Personnellement, je travaille dans un hôpital depuis 12 ans et mon salaire est bien moins élevé que celui que je pourrai obtenir dans le privé pour un poste équivalent. C’est par conviction que j’ai choisi cet emploi et non pour les fonds de pension. À ceux qui pleurent contre les RREGOP je dirais de venir travailler dans le public ! Nous n’arrivons même pas à embaucher, non pas qu’il n’y ait pas de postes d’ouverts mais bien parce que nous ne trouvons pas de candidats intéressés ! Alors, grands penseurs et chialeurs du privé, lâchez vos bons salaires et venez travailler à rabais pour l’état, Vous aurez droit à un bon fonds de pension (s’il reste de l’argent d’ici là)

Les retraites du secteur public sont alléchantes, mas il ne faut pas pour autant tirer sur ceux qui en bénéficient. Les règles du jeu ont été établies par le gouvernement et les syndicats.

Rappelons la gaffe du gouvernement et des syndicats qui, en 1997, ont mis des milliers de gens à la retaite à cause de surplus dans les régimes de pension. Quelle erreur. Il aurait meieux fallu garder ces gens au travail et accumuler des réserves en plus de garder au sein de al fonction publique une expérience et une compétence essentielles.

à peu près àla même époque, le gouvernement a baissé les cotisations des employés.

Ne tirez pas sur les employés de la fonction publqiue, tirez sur les gestionnaires,a ctuaires qui ont gaffé royalement.

J’ai payé mes études en totalité, du secondaire à la fin de l’université et j’ai financé celles des plaignards d’hier et d’aujourd’hui, à la hauteur de 400,000$ en dollars d’aujourd’hui avec mes taxes scolaires et mes impôts. Des plaignards qui se lamentent quand ils ont une dette de 20,000$ à la fin de leurs études.

Je paye avec mes impôts des garderies à 7$, des garderies auxquelles dans mon temps, je n’avais pas droit. Des garderies à 7$ qu’on finance à la hauteur de 3 milliards par année. Je finance tes garderies à 7$ le plaignard.

Vos enfants ont des frais dentaires gratuits en bas âge. Pour nous cela n’existait pas, ni pour moi et ni pour mes enfants. Mais avec mes impôts, je finance les frais de vos enfants.

En passant, j’ai été travailleur autonome durant 25 ans. C’est drôle les plaignards ne regardent pas ce que le système leur a donné, surtout ils omettent d’en parler.

Quel pitrerie! Quel pitié! Nous on ne s’est jamais plaint et on n’a pas chialé parce qu’on a payé une pension à nos parents, jamais en 100 ans.

La vérité est que beaucoup d’étudiants sont dans la misère. Une garderie à 7$ quand on a le salaire minimum c’est déjà trop cher. Je ne veux pas étaler mon budget ici mais il est de l’ordre de la haute pauvreté. Pour vous rassurer, je paye les soins dentaires de ma fille de 10 ans et c’est très cher, j’ose même pas imaginer un traitement de canal ou une dent cassé (on arrache pas le choix $$$ zero! ce n’est pas couvert)
Je veux bien admettre que vous n’avez pas tous des retraites dorées, mais admettez quand même que le futur est chaotique côté emploi pour nous. Vous ne vous en inquiétez pas ? Vous vous foutez à ce point de des générations futur ?

Bonjour, c’est malheureusement moi qui fais mon propre fond de pension…..en 2008 mes valeurs boursières se sont effondré de 25%.
Cela a pris 2 ans pour retrouver ce que j’ai perdu. Maintenant j’ai encore subi une perte de 20% cette année.

Est-ce que le Gouvernement pourra m’aider et mettre de l’argent dans mon fond de pension. Justice pour tous.

C’a m’enrâge tout cela est-ce que un Robin des bois pourrait revenir et voler les riches qui s’organisent en eux afin de donner aux gens de la classe moyenne qui paye pour tout les incompétence de gestion de notre province et de notre Pays.

Il ne faut pas seulement dénoncer il faut bouger c’est honteux.
Nous la population (démocratie) exigeons un nettoyage et une saine gestion pour le peuple et nos enfants à venir.

Voir Grand Dossier Spécial Retraite de L’actualité Février 2012 Sujet: ‘La guerre des retraites est commencé’.
Je félicite Annick Poitras pour ce spécial retraite du mois Fév. 2012, il faut absolument faire un débat public général concernant les retraites des fontionnaires de tous les paliers gouvernementaux (Fédéral,Provincial,Villes, Comm. Scolaires et autres). Il ne faut surtout pas continuer à prendre dans les poches des contribuables, qui, en majorité, n’ont aucune protection financière pour leur retraite afin de donner l’argent aux retraités des secteurs publics. Je pense que ce serait carrément du vol organisé à grande échelle envers les contribuables qui ont déjà de la misère à rejoindrent les deux bouts.

avant de parler a travers votre chapeau contre ceux qui ont travaillé toute leur vie pour une pension décente
Regardez donc le nombre de tricheurs qui travaillent au Noir sans payer d’impôt, on ne peut même pas les compter. C’est tellement courant que c’est rendu banal?? Faudrait regarder aux bons endroits.

Votre raisonnement omet une seule chose M. Duhaime. Les rendements boursiers fluctuent dans le temps et votre analyse n’en tient pas compte. Vous devriez savoir que sur le long terme (pas 3 ans, ni 5, mais sur 20 ans, 30 ans) les rendements boursiers ont toujours été au rendez-vous. Affirmer comme vous le faite qu’un rendement de 4,5% prévu par les actuaires du régime de pension de la sécurité de la vieillesse est utopique, ce n’est pas sérieux. Oui nous traversons une période difficile en bourse depuis 2008, mais ce n’est pas l’apocalypse et nos régimes de pension publics ou privés ne devraient pas être abolis.

Ce qu’il faut faire à mon avis c’est engranger les surplus les bonnes années pour compenser les mauvaises, plutôt que prendre des congés de cotisation ou bonifier les régimes. Ensuite, il faut s’assurer que dans les cas d’insolvabilité des régimes, les deux parties, employeur et employés soient obligés de recapitaliser le régime, soit en haussant leur cotisation, soit en modifiant les bénéfices du régimes. Plusieurs avenues sont possible avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Quant à l’équité intergénérationnelle, faudrait aussi mettre dans la balance, le poids sur les finances publiques de la politique nataliste du Québec: congés parentaux, garderies à 7$, etc. Dans une société, comme en matière d’assurances, la masse paie pour le petit nombre qui reçoit. C’est une façon de répartir les coûts exhorbitants d’une mesure sociale (ou d’un sinistre pour les assurances) sur l’ensemble des participants-payeurs.

Brailler sur les bénéfices des autres, comme les pensions ou les garderies à 7$, c’est comme se plaindre de devoir payer des assurances alors qu’on a pas eu de sinistre. La seule chose utile de questionner, c’est comment financer adéquatement ces programmes ou ses primes d’assurances.

Le problème est-il grave ou non ? Le fait qu’il y ait plus plus de pensionné à la ville de montréal ou chez hydro-québec que d’enployé actif nous oblige à constater qu’il y a un déséquilibre. Que les rendements soient au rendez-vous ou non y change peu de chose si ce déséquilibre doit durer 10 ou 20 ans.

Retraités comme travailleurs, tous devront passer à la caisse.
Pardont pas tous. Il y a l’évasion fiscale légale ou pas.

Je trouve immoral que le gouvernement continu a donner des pensions mur à mur aux fonctionnaires qui ont des conditions hors normes.

Ca parait que l’on est dans un pays chrétien. On leur donne une belle job avec un beau salaire et en plus une belle pension pour nous écoeuré pendant 25-30 ans.

Pendant ce temps on s’apauvrit continuellement.

Si le gouvernement était sérieux et équitable, il annulerait les pensions de RRQ et Canadienne à ceux qui possèdent des pensions du gouvernement et de compagnies et redistribuerait les sommes économisées au 65% de la population qui ne possède pas de fonds de pension de leur employeur.

Le gouvernement ne veut pas changer les règles du jeu pour les policiers (qui les protègent) et pour les fonctionnaires (qui font les sales jobs de bras des élus).

Pendant ce temps les élus fédéraux prennent leur pension après 2 termes (8 ans) et encaissent pendant 30 ans une pension indexé.

Je ne crois pas que l’on va voir un gouvernement qui va prendre soin de la populaition,

On peut toujours rêver.

Y-a-t-il une diférence entre celui qui travaille au noir et ne paie pas sa juste part d’impot et celui qui n’a pratiquement jamais contribué a son fond de pension et recoit une pleine pension indexée a partir de prélevement fait sur les impots des travailleurs journaliers qui eux n’ont pas les moyens de se payer un fond de pension ?

Bonjour,

Vous citez en exemple les pompiers et les policiers qui prennent leur retraite jeune. Voudrait-on réellement dans notre société d’un pompier ou d’un policier qui n’est plus en mesure de faire un travail exigeant physiquement? Ils prennent leur retraite plus jeune car ils n’ont pas le choix. Prenez le cas des enseignants….je n’ai pas de statistiques à l’appui de mes dires, mais le régime prévoit qu’on ne peut recevoir une pleine pension avant 60 ans ET 35 ans de service…ce qui est comparable aux régimes privés.

Très bon article par contre et très éclairant.

Et que dire des retraites très très dorées de nos petits soldats de plombs de l’armée canadienne? Bizarre tout de même que personne de la droite n’en parle. C’est ben pour dire!

Il ne faut pas oublier que les fonctionnaires ont été obligée de donner une partie de leur salaire à partir de 1960 pour leur fond de retraite. Si ils avaient été libres de cotiser un grand nombre aurait préféré gérer eux memes leur fond de retraite.

Moi j’ai 59 ans pis j’ai pas de fond de pension. Pis je gagne ma vie du mieux que je peux comme bien d’autres de mon âge… mais cela n’est pas documenté. Je suis supposé être un baby boommer et je n’en suis pas un, dans la définition qu’on en fait. Le baby-boom est arrivé après la 2e guerre mondiale qui s’est terminée en 1945… Comment des personnes intelligentes peuvent-elles suggérer que ce phénomène puisse s’étaler jusque dans les années 60 ??? C’est facile de mettre sur le dos d’une pseudo-génération, tous les problèmes que l’on voit présentement. J’en suis outré parce que je fais partie de la population qui s’appauvrit avec les années qui passent et je ne peux envisager de prendre une retraite quelle qu’elle soit. Si, et je dis bien si, nous devons marqué le baby-boom d’un nombre d’années, vérifiez vos statistiques de natalités parce que cela s’est arrêté au début des années cinquante. La production d’enfants a chuté à ce moment-là. Dans ma famille propre, c’est d’une évidence spectaculaire; des familles de 14, 11, 9 enfants, nous sommes passés, dans les années cinquante, à des grosses familles de 4 enfants, de trois et même de 1 enfant. Alors, cessez cette exagération au niveau de cette « supposée » génération sur laquelle on fait pleuvoir une tonne de responsabilités… Un baby-boom qui dure 20 ans, c’est exagéré… 10 ans, c’est déjà beaucoup, compte tenu que le phénomène du renouvellement des générations n’a pas été élucidé. C’est bien facile de rendre responsable toute une tranche de la population des maux de ce que l’on vit présentement. Il y a des gouvernements irresponsables qui sont bien plus en relation avec cette déchéance du système dans lequel l’on vit. Des gouvernements corrompus, comme nous pensions que ça n’existait plus. Le un pour cent qui monopolise les richesses de ce monde… Facile de détourner l’attention de la masse populaire vers une génération que l’on stigmatise à outrance… Facile de détourner l’attention de la corruption d’un gouvernement vers des jeunes étudiants qui sont en quête d’un nouveau projet de société… Réveillez-vous pendant qu’il est encore temps en face d’un pouvoir de gouvernance et d’information complètement tordu, qui ne mène nulle part… sinon que dans des exagérations mensongères. Le pouvoir sur notre planète a très très peu évolué et a toujours cherché à contrôler la population en la projetant dans l’errance stupide des divagations de propos mensongers, trompeurs.

Née en 1961, je me considère de la génération X comme vécu. Arrivée à la queue des baby boomers, je n’en ai pas eu les avantages. Encore qu’on en peut considérer toute une génération sur le même plan socio-économique.
Si ici je m’exprime au je, c,est pour humaniser la discussion au delà d’un combat de chiffres. Ce « je« révèle des situations vécues de très nombreuses personnes de mon groupe d’âge.
Scolarisée j’ai dû pourtant me contenter jusqu’à la trentaine avancée d’emplois contractuels pas loin du salaire minimum. Crise économique oblige et emplois déjà occupés par la génération précédente. Pris entre deux générations. Celle qui suit de très près a pu bénéficier de garderie à bas prix et de congés parentaux. Aucune possibilité dans ces conditions d’accumuler des épargnes pour ma retraite. J’ai réussi à obtenir un poste dans le réseau de santé à mes 40 ans. J,en ai 51 ans et je me sens poussée vers l,extérieur par la génération qui suit. Pour bénéficier d’une retraite plus confortable, il me faudrait travailler jusqu’à 75 ans. Ou du moins 65 ans. Pour des raisons de santé, problèmes dû en partie à mes déjà 35 ans de boulot souvent très exigeant et épuisant, j’arrive à peine m’imaginer travailler encore 9 ans pour atteindre mes 60 ans. Alors la retraite à 66 ans du fédéral, (encore une fois la limite de ceux qui ne seront pas pénalisés est juste avant moi), ça passe pas. Ce fonds de retraite que je vais retirer, comme tous les autres, j’y ai contribué à même des prélèvement sur mon salaire. Alors ne venez pas me faire sentir coupable le jour où je pourrai en bénéficier à ma retraite. Ne venez pas me dire non plus que la génération qui suit aura à payer pour moi pour une retraite dorée et que eux, les pauvres n’auront rien. Si je réussi à prendre ma retraite à 60 ans, j’aurais un fonds de pension privé très mince et j’aurai contribué pendant 43 ans à la caisse public. Je pense avoir mérité cette retraite et l’avoir largement payé, de bien des façons. Et nous sommes nombreuses dans cette situation.