Les gagnants de la crise

Alors que l’économie mondiale souffre d’anémie, certaines multinationales ont un teint radieux.

McDonald’s

Le Big Mac, mets officiel de la récession ? Les profits de la chaîne ont bondi de 80 % en 2008 — les gens voulant manger au plus bas prix possible. McDo vole même des clients à Starbucks en offrant, dans la moitié de ses restaurants américains, expressos, cappuccinos et mokas glacés… 25 % moins chers, bien sûr.

Wal-Mart

Le détaillant a fait de bonnes affaires pendant une période des Fêtes difficile. Ses clients ont dépensé en moyenne 15  % de plus que l’année précédente. Ils délaissent les autres grandes surfaces, réputées plus chères. Demandez à La Baie et Zellers, dont la maison mère vient de supprimer 1 000 emplois au Canada.

Apple

Le iPod — près de 23 millions d’exemplaires vendus depuis octobre — est devenu un objet courant, et le iPhone — plus de quatre millions de vendus — reste un objet de désir. Une bonne chose pour la société Apple, car les ventes de PC stagnent. Microsoft, qui vend moins d’unités de son système d’exploitation Vista, supprimera 5 000 postes dans les prochains mois.

Amazon.com

Son dernier bébé, le livre électronique Kindle, est plus populaire que jamais. On peut y télécharger des titres pour une fraction du prix en librairie — argument solide pour les lecteurs économes. Amazon.com se transforme peu à peu en un magasin Costco virtuel : des téléviseurs, des outils, même des céréales sont en vente dans le site.

Google

Chaque fois que l’on clique sur un lien publicitaire dans une page de résultats de recherche, Google fait de l’argent. Elle en a fait 18 % de plus au dernier trimestre de 2008 qu’au cours de la même période de l’année précédente. C’est exceptionnel : dans les « vieux » médias, comme les journaux et la télévision, les revenus publicitaires sont en baisse de 20 %.

Nintendo

Sa poule aux œufs d’or : la console Wii. L’entreprise japonaise en vend autant dans le monde que les Xbox 360 et PlayStation réunies. Le marché des jeux vidéo résiste à la crise. Ce n’est pas le cas des DVD, que l’on peut pirater plus facilement.