Les gens d’affaires et les affaires publiques

Nathalie Petrowski, dans le style nuancé et réfléchi qui la caractérise, invitait hier Gilbert Rozon « à se mêler de ses affaires ». Selon elle, les gens d’affaires n’ont rien à dire et aucune contribution à apporter aux discussions entourant le conflit étudiant. Elle louange le silence d’Alain Simard, du Festival de jazz et des Francofolies, et donne en exemple le PDG de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, qui n’a pas voulu commenter la crise.

Voilà un point de vue intéressant. Les chroniqueurs culturels comme elle, ses collègues chroniqueurs, qu’importe leur champ d’expertise, les artistes, les intellectuels, les professeurs, les syndicats, tous peuvent dire ce qui leur passe par la tête, sauf les patrons. Eux, ils devraient se mêler de leurs oignons.

Voilà une belle conception de la démocratie. Il y a 175 000 propriétaires d’entreprises au Québec, mais ils devraient se taire et laisser la parole à tous ceux qui les critiquent et leur attribuent tous les maux de la société. Droit d’émettre une opinion ? Ils n’y auraient pas droit. Droit de réplique ? Non plus. « Pas le droit de s’en mêler », nous dit cette éminente citoyenne.

C’est d’autant plus fâchant, que ce sont eux qui paient les pots cassés – au sens strict du terme – et qui voient l’achalandage diminuer dans leurs commerces du centre-ville. Un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante réalisé ces derniers jours auprès  de 1 207 propriétiares de PME du Québec indique que 11 % des répondants affirment avoir subi des pertes depuis le début du conflit. Ces pertes s’élèvent à 12 565 dollars en moyenne par entreprise touchée.

Je ne suis pas un fan de Formule Un et je trouve Bernie Ecclestone d’une gourmandise effrontée, mais je sais que des milliers de touristes étrangers se rendent à Montréal chaque année uniquement pour cette occasion et qu’ils y dépensent une fortune. La soirée d’inauguration du Grand Prix a beau être vu comme une manifestation scandaleuse d’opulence, mais elle a rapporté des centaines de milliers de dollars à deux hôpitaux montréalais.

En s’attaquant à la tenue d’une tel évènement, les manifestants font la preuve qu’ils ne comprennent rien à l’économie.

En interdisant aux gens d’affaires le droit de se prononcer sur les enjeux de l’heure, Nathalie Petrowski montre qu’elle ne comprend rien à leur rôle dans leur société et à leur contribution directe et indirecte à la qualité de vie de notre société.

 

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Nathalie Petrowski, c’est bien elle qui rigolait de James Cross et du pâté chinois que lui avait servi ses ravisseurs du FLQ, en compagnie de l’un de ces criminels sur les ondes de la radio ? Elle ne se gêne pas elle pour exercer une liberté totale d’expression mais n’a aucun respect pour la liberté des autres. Elle idolâtre des criminels et gagne sa vie en se moquant de leurs victimes. On peut être ou ne pas être d’accord avec Rozon mais son droit de s’exprimer est indéniable. Madame Petrowski devrait lire un peu, les chartes des droits pour commencer, autant la canadienne que la québécoise et les autres. Heureusement, ce n’est pas son cerveau tordu qui a force de loi au Québec.

Bof, c’est Nathalie Petrowski, un avatar de la pensée plateau, je suppose. Pour lire des choses intelligentes, il vaut mieux lire Lysiane Gagnon.

En fait, Mme Petrowski se fait la porte-parole des étudiants et autres gaugauches qui, tout en réclamant la gratuité scolaire, donc une subvention à 100 %, s’en prennent à Gilbert Rozon et autres entrepreneurs et artistes sous prétexte qu’ils sont subventionnés, à moins de 10 % faut-il le rappeler.

Tout le monde peut donner son point de vue. Tant que c’est fait dans le respect.

Mme. Petrowski devrait suivre cette règle d’or de la communication.

De toute façon, pour convaincre, il ne faut pas prendre l’adversaire de front, mais bien trouver des terrains d’entente. Une leçon oubliée par le gouvernement me semble-t-il, à moins que la crise soit provoquée à dessein par un gouvernement fatigué et usé…

Cette chère dame qui se fait porte parole d’un mouvement réclamant des subventions à tout va, et qui cherche à museler ceux qui les payent… Ou la définitions même du socialisme « MOI je sais, vous vous êtes des… »

Les patrons devraient se la fermer tant et aussi longtemps qu’ils ne paient pas leur part d’impôt et qu’ils prouvent qu’ils ne sont pas les corrupteurs dans ce régime pourri.

En particulier les « GROS » patrons parce que les petits eux, ils n’ont pas les moyens de se payer des comptables créatifs.

Étant à gauche des extrêmes droites de ce site, je dois avouer une certaine sympathie aux groupes étudiants qui revendiquent dans le respect des lois (aussi mal foutues puissent-elles être).

Par contre, j’ai aimé la manière de voir les choses de M Rozon. Il a le droit d’être en désaccord avec les étudiants et il s’exprime avec honnêteté, sans paternaliste et respect.

C’est ce qui manque du côté « patronal » depuis le début, de la segesse. Du grand Rozon!!!

Permettez-moi de reprendre part au débat. Sauf erreur de ma part, l’article de madame Petrowski est le suivant :

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/nathalie-petrowski/201206/07/01-4532508-juste-pour-sen-meler.php

Dans cette article la journaliste nous apprend, ce que j’ignorais (mille excuses), que monsieur Rozon est un adepte de Twitter, qu’il n’a pas écrit à date moins de 7719 « tweets » dont 7000 au cours de ces derniers mois, qu’il a pris publiquement des postions dans le conflit étudiant qui étaient très marquées. Ce qui était son droit.

Elle s’interroge quant au bien fondé de la réunion qu’il a eu avec les associations étudiantes, mais c’était aussi sont droit… Lorsque c’est un fait acquis que les associations étudiantes n’ont pas dans leur desseins de troubler le bon déroulement des festivals.

Madame Petrowski pense, si j’ai bien compris, que monsieur Rozon en fait beaucoup (pour ne pas dire un peu trop), que son action s’inscrit dans le domaine des relations publiques et non pas dans le but de soutenir la communauté d’affaire.

– Est-ce faux ?

En effet certains membres de la communauté d’affaire sont beaucoup plus posés. Elle prend pour exemple entre autre Michael Sabia ou encore les membres de la direction de Spectra. À-t-elle tort ? – Personnellement, j’aime mieux confier mes économies à Michael Sabia qu’à Gilbert Rozon et ce avec tout le respect qu’on lui doit !

Je ne compare pas les talents de gestionnaires de fonds de Michael Sabia et de Gilbert Rozon, c’est autre chose. Je me demande pourquoi il serait moins légitime pour un patron de choisir d’intervenir dans un débat public. Que Gilbert Rozon décide d’intervenir 7000 ou 10 000 fois, cela n’a aucune importance. Il n’y a pas de « quotas » et il ne devrait pas en avoir.

Le droit de parole, selon les rouge, tu y a le droit seulement si tu est te notre bords. martineau pas de notre bords, ya pas le droit, xavier dolan, notre bords, il y a droit. J. villeneuve, elitiste et plein au as, pas le droit. donc en gros si tes pas un rouge tu nest pas fin, tu est un rouge tu est un hero.

Pensez comme-moi ou taisez-vous à jamais -désolant – c’est un symbole éloquent du culte de la médiocrité, un des 3 cultes qui minent le Québec

@Davidt qui écrit`..qu’ils prouvent qu’ils ne sont pas les corrupteurs dans ce régime pourri.

M. Amir Kadhir parlait aujourd’hui de la présomption d’innocence auquelle a droit sa fille. Il a raison.

Personne n’a à prouver son innocence dans notre société. Il revient à la société de prouver la culpabulité d’un accusé.

Cela vous désole sûrement, mais peu de gens veulent vivre dans l’état totalitaire que vous désirez créer.

@olivier

Personne n’a empêché les menaces de mort contre GND.

Vous voyez, il y a des idiots de tous les côtés!

Très comiques nos dretteux et les corrompus du patronat. Rozon est un king malgré le type d’ennuis qu’il a eus avec la justice mais Khadir devrait être lyncher parce qu’il a tiré un soulier et qu’il s’est fait arrêter parce qu’il était assis bien tranqulle au milieu d’une manifestation. C’est bien pour dire.

Comme vous avez raison Monsieur Duhamel.

Combien de patrons et de syndiqués se taisent devant l’intimidation et la violence de la go-goche.

Voici un article, vous donne parfaitement raison, pondu par un courageux chroniqueur qui fait inconsciemment un parrallèle entre Rozon et Jacques Villeneuve qui a dû essuyer, depuis sa sortie, les habituelles menaces de MORT de la part de ceux qui se disent en faveur de plus de démocratie et de plus de liberté d’expression(!!!):

http://www.journaldemontreal.com/2012/06/08/lettre-a-jacques-villeneuve

EXTRAIT:

« Jacques, Jacques, Jacques… Mais qu’est-ce qui t’a pris, grands dieux, de dire le fond de ta pensée concernant le conflit étudiant ? Ne sais-tu pas que seuls les artistes qui portent le carré rouge ont le droit de parole ? Si tu étais un comique local et que tu trouvais que le Québec de Jean Charest ressemble au Chili de Pinochet ou à l’Inde sous Churchill, tu pourrais sans aucun problème exposer ta théorie sur les ondes de Radio-Canada. On boirait chacune de tes paroles et on applaudirait ton courage (car il en faut, du courage, pour appuyer les rouges dans une société aussi fasciste que le Québec !)… Mais tu n’es qu’un petit pilote de course qui a remporté le Grand Prix et le Indy 500 ! Qu’est-ce que les gens en ont à cirer de tes opinions ? »

@Christian Alain

Le problème avec Khadir, c’est que c’est un élu. Il fait partie de l’assemblée nationale, ce qui l’empêche de faire n’importe quoi.

@ Pierre Duhamel (# 14) :

Monsieur Rozon vérifie l’adage suivant lequel : « Peu importe qu’on parle de vous en bien ou en mal, dès lors qu’on parle de vous ! » Sur ce point toute mon estime va à Gilbert Rozon car pour moi c’est un expert dans l’art de la communication et qui plus est, il y parvient avec très peu de frais par la grâce de « Twitter » ; je pense qui plus est qu’il y a une certaine sincérité dans sa démarche ; si ce n’est que sa popularité circonstancielle indique aussi un certain malaise dans la société, puisque c’est selon moi en principe aux forces politiques de prendre les choses en main et d’apporter en diligence des solutions satisfaisantes qui plaisent à l’ensemble des partis.

Je partage néanmoins l’opinion de madame Petrowski quant au fait que la démarche de monsieur Rozon est premièrement du domaine des relations publiques et que sa démarche n’est ni politique, pas plus qu’elle n’est représentative de la communauté d’affaire qui préfère majoritairement plus de retenue et de discrétion.

@ Seb

Ayoye! Pas fort ton affaire. Ça empêche Khadir de faire n’importe quoi tu dis? Que dire des enveloppes brunes et toute la corruption du PLQ? Sans oublier les belles jobs dans le privé des ministres libéraux qui ont quitté? En plus dans le même domaine. C’est un peu plus que du n’importe quoi ça il me semble? Et que dire de ceux qui les appuient ces corrompus? La même race!

Je crois que M. Duhamel, vous ne comprenez pas grand chose au côté humain. Votre seul raison de vivre se limte comme à tous vos amis de la droite-corrompue, c’est-à-dire, le signe de piastre.

Je pense que les gens comme vous s’évertuent depuis le début du conflit à fabriquer l’opinion publique afin que la majorité de la population considère les intérêts de l’élite comme étant les siens. Mais les plus allumés voient clair dans ce petit jeux.

Nathalie Petrowski n’a rien compris et elle n’a pas sa place dans le discour public. Elle ne sait pas ce que c’est la démocratie et liberté d’expression alors elle devrait justement se taire et s’excuser.

Si le québec va si mal économiquement c’est peut-être justement car les propriétaires d’entreprises ne se font pas assez entendre. Ils ne prennent pas la place qu’ils devrait avoir dans une économie moderne.

Ils doivent se faire entendre pour remettre certaines personnes à leurs place.

Au Québec on bâillonne le milieu des affaires de deux façons:

1) On subventionne (on ne mord pas la mais qui nous nourrit)

2) Quand ça ne fonctionne pas on dénigre et on intimide.

Le tout bien assaisonné de radio et télé publique et/ou subventionnée…

Le résultat? On appelle ça la pensée unique.

Mon Dieu ! Les chefs d’entreprises pas écoutés ? On nous radote à l’année longue(par le biais des radios poubelles et du gouvernement) à quel point il est normal de subventionner les PME ou TGE,à quel point il faut les défiscaliser, parce que « vous comprenez bien, il faudrait pas ennuyer ces pauvres chefs d’entreprises à payer des taxes ou impôts comme la classe moyenne ! » Le déficit vient de là Mr Duhamel, des années de privatisations, de défiscalisation, de privilèges (niches fiscales : détaxation de l’essence, des locations des véhicules, des immobilités, etc.) donnés à des entreprises qui souvent licencient à tour de bras ou qui font appel aux gouvernements si des employés font grève pour voter des lois contre eux. Combien nous coûte déjà vos chers chefs d’entreprises ? Et combien/comment redistribuent-ils/participent-ils à la communauté qui les financent grassement ?
Nous sommes dans une société où on n’écoute qu’eux, les tenants de l’économie, les mercantilistes. Le reste ça attendra bien !

Non seulement les effets des manifestations se font sentir chez les gens d’affaires, et donc leurs concernent, mais leur expertise en négotiation et gestion pourront très bien ammener une meilleure résolution au conflit.

Pierre Bérubé,directeur du centre d’études sur la communication de risque et de crise explique pourquoi les manifestations nues peuvent nuire au message des étudiants ici: http://gadmouche.ca/madmen-manifestent.html

Voici juste un exemple ou les principes d’affaires pourraient aider les parties à développer une meilleure stratégie.

Pour ce qui est du «grand prix» il faudrait revoir vos jugements hâtifs…
La course F1 au Texas, permet aux gens des USA de pas avoir besoin de passeport en plus bien trop d’entre eux se sont fait lessivé par des banques sans scrupules qui ont elles été renflouées par leurs impôts et notre essence comme nos prix du transport aérien sont hors limite au Canada et surtout au Québec, 20c de plus le litre qu’en Ontario et 30c de plus que les USA…

Je l’ai toujours affirmé M. Duhamel:

Nul n’est besoin de censure car la bêtise humaine se dénonce par elle-même.

Vous avez entièrement raison M. Duhamel, M. Rozon a tout le droit d’émettre son opinion sur tout ce qui lui chante, comme tout le monde de ce vaste monde.

Je ne suis pas d’accord avec vous, et voici mon argument qui saura s’étayer sur un argumentaire autre que celui du droit à l’expression. Comme le disait Hannah Arendt penser est un exercice difficile, puisque nous devons sans cesse contourner nos « pensées congelées » c’est-à-dire ces pensées qui se répètent incessamment telles que celle de la liberté d’expression.

M. Rozon n’aurait pas dû s’immiscer dans le conflit étudiant, et ce, parce qu’il occupe une position dans notre société qui lui donne plusieurs droits dont la majeure partie nous est inaccessible en tant que citoyen. Cela étant dit, il faudrait nuancer l’argumentation de la liberté d’expression qui malheureusement se condamne en partie dans son spectre d’individualisme, conséquemment on omet l’effet et le pouvoir de certaines paroles qui ne sont possibles qu’à cause de la position sociale qu’occupe l’individu. Il m’appert donc, qu’une personnalité publique telle que M.Rozon qui a créé une des plus belles réussites du Québec soit le festival Juste pour Rire, possède des privilèges que nous n’avons pas tels que le pouvoir d’être écouté par plusieurs, le pouvoir d’achat plus grand, bref, comme je disais il a des « pouvoirs » plus grands que les miens, que les vôtres. Ces avantages, qui lui sont d’une certaine façon « dus », devraient être le corollaire d’un devoir à l’égard de la population; soit en la respectant que celle-ci aborde le carré vert, blanc, rouge, noir, jaune ou cols rouges, bleus …
Vous savez tous que le climat social est très polarisé, nous pourrions dire que c’est en quelque sorte une bonne chose afin que la société « pense autrement », qu’elle se façonne, mais certains individus aux positions sociales qui diffèrent de celle d’un citoyen telle celle de M.Rozon devraient incarner, dans une certaine mesure, le respect et la retenue.
Je crois donc qu’il est sain pour une société de se garder quelques figures qui incarnent la « neutralité » afin de maintenir la cohésion au sein de notre société. Après tout, quoi de plus « neutre » et rassembleur que le projet d’une vie de M.Rozon, soit l’humour?

Je regrette,on est pour ou contre la polution? Si les gens riches veulent donner à Ste-Justine ils peuvent le faire en tout temps mais ils le font pour le déduire de leur impot donc pas si généreux que ça.Esce qu’on pour ou contre toute cette pollution?Pour de l’argent?300,000 personnes ont marchés le jour de la terre il n’a pas très longtemps vous l’avez oublié?De la céhérence parfois c’est pas mauvais.

Quand nous aurons DÉTRUIT la planète l’argent ne servira à rien.

« 300,000 personnes ont marchés le jour de la terre il n’a pas très longtemps vous l’avez oublié »

que voulaient-ils, au juste? Plus de gouvernement? Moins de liberté?

On estime les retombées à 90 millions, dont 18 millions pour les gouvernements qui paient 15 millions à Bernie (dont la fortune est estimée à4 milliards). Bref, c’est loin d’être le Klondyke.
Le problème c’est que la F1 fait maintenant partie des meubles, comme le CH, la croix sur le Mont-Royal ou les smoked meat de chez Schwartz.
Le perdre n’aurait aucun impact économique mais ferait mal à l’image de Montréal et à l’ego des Montréalais hors-Plateau. Un peu comme le départ de Nordiques en 1995

@ davidt (# 8):

« Les patrons devraient se la fermer tant et aussi longtemps qu’ils ne paient pas leur part d’impôt » (sic!)

À ce compte là, presqu’aucun étudiant n’aurait dû avoir le droit de parole…