Les immigrants chômeurs

Dans un texte publié hier dans La Presse, les économistes Pierre Fortin et Marc Van Audenrode font remarquer combien le taux de chômage des immigrants est substantiellement plus élevé au Québec qu’ailleurs au Canada.

Pour les immigrants récents qui font partie des minorités visibles, l’écart est de 16 points entre ces derniers et les « natifs » alors qu’il n’est que de 6 % en Ontario. L’écart est également substantiel pour les immigrants récents de race blanche.

Ces chiffres sont troublants. Les écarts sont trop importants pour les expliquer par le plus grand dynamisme de l’économie ontarienne. Du reste, cela est de moins en moins vrai alors que l’Ontario subit de plein fouet la crise dans l’industrie de l’automobile. Est-ce parce que l’Ontario accueille de « meilleurs » immigrants ? Je croyais que le Québec avait un avantage compétitif sur les autres provinces puisqu’il choisit lui-même la majeure partie des immigrants qui désirent s’y établir.

Est-ce à cause des politiques de regroupement familial qui amènent ici des immigrants moins qualifiés ? Cela pourrait expliquer en partie le taux de chômage plus élevé chez les immigrants (ce qui est normal), mais cela n’explique absolument pas pourquoi ces gens-là sont plus susceptibles d’être embauchés dans les autres provinces, et moins au Québec.

Les deux économistes n’ont pas de réponses aux questions qu’ils soulèvent. Je crains pour ma part qu’une réponse à ces questions nous amène sur un terrain peu édifiant et dont nous ne pourrions pas être très fiers.

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Ca fait des années que je me tue à le dire: la nouvelle immigration n’enrichit pas le Québec (ni le Canada); elle l’appauvrit. Jadis l’immigrant mettait 10 ans à gagner autant qu’un Canadien. Il en met maintenant 20.
Pareilles données devraient entrainer un changement radical de nos politiques d’immigration. Pourtant il n’en est rien. Au contraire on a AUGMENTÉ nos cotas! Il rentre plus d’immigrants en un an au Québec que dans toute l’histoire de la Nouvelle-France! On s’en va dans le mur.
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Bravo en passant à votre boss pour son édito sur les « médecins » immigrants. Ca fait longtemps que je dis ça!

http://www.lactualite.com/article.jsp?content=20080516_142018_3120

M. Noel: prenez une respiration et relisez le texte de M. Duhamel tranquillement. Le problème, selon toute vraisemblance, ce n’est pas les immigrants, c’est l’accueil et l’intégration qu’on leur fait au Québec versus dans le reste du Canada ! Pas édifiant pour nous en effet !

jacques noel, la question posée est pourquoi l’immigration n’enrichit pas le Québec alors que la situation est différente ailleurs.

Moi j’ai la même opinion que freidman la dessus: welfare state et immigration sont incompatibles.

« Pour les immigrants récents qui font partie des minorités visibles, l’écart est de 16 points entre ces derniers et les « natifs » alors qu’il n’est que de 6 % en Ontario. L’écart est également substantiel pour les immigrants récents de race blanche »

Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves, ils savent très bien qu’en Ontario la principale communauté visible est chinoise alors qu’au Québec elle est noire (haitienne et jamaicaine).

Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves. Ils savent très bien qu’en Ontario les immigrants n’ont qu’une langue à apprendre alors qu’au Québec ils en ont deux.

Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves. Ils savent très bien qu’en Ontario il y a plus de manifactures ce qui permet aux nouveaux immigrants de mettre un premier pied dans le marché du travail.

Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves, ils savent très bien que le Québec reçoit, toute proportion gardée, plus de « réfugiés » que l’Ontario et que cette population en arrachent un maudit coup parce que peu ou pas formée.

Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves. Ils savent très bien que les immigrants sélectionnés qui en arrachent au Québec n’y restent pas: ils vont dans le ROC ou rentrent chez eux alors que les réfugiés et les parainnés collent icite.

Bref, Fortin et Van Audenrode ont caché le fond de l’histoire.

jacques noel,

J’aimerais voir tes chiffres sur l’immigration non sélectionne au Québec et en Ontario.

J’aimerais aussi voir tes chiffres sur les communautés culturelles d’immigrants en Ontario et au Québec. Moi j’ai plus l’impression qu’en Ontario c’est indien et pakistanais (les chinois c’est au BC) et qu’ai Québec c’est le Maghreb.

Poser la question est y répondre: « Fortin et Van Audenrode ne sont pas des caves. Ils savent très bien que les immigrants sélectionnés qui en arrachent au Québec n’y restent pas: ils vont dans le ROC ou rentrent chez eux »
Comme dit si bien le blogueur « nous amène sur un terrain peu édifiant et dont nous ne pourrions pas être très fiers. »
Au Québec, on à un problème et on fait tout pour pas y faire face. Combien d’immigrants de qualités, éduqués, francophones sont retournés chez eux déçus. Soit par les conditions d’emplois (diplômes non reconnus) ou pire pour ceux qui ont des enfants, la qualité abominable de l’enseignement. Combien de fois que j’ai lu, ou entendu à la télévision les plaintes d’immigrants déçus. J’ai même vu, une émission en France ou le sujet était la « Fausse représentation qui était faite par la Maison du Québec pour attirer des immigrants ». C’était assez gênant.
Le gouvernement veut des immigrants, mais les employeurs, les corporations et la population en général n’en veulent pas… That is the problem!

M. Duhamel-

L’article en question ne fait que poser des questions, sans apporter le moindre element de reponse, hormis des insinuations injurieuses envers les quebecois que recycleront avec joie les francophobes qui dominent l’elite mediatique anglo-canadienne. Et le fait que les auteurs qualifient les immigrants arabes au Quebec de « majoritairement francophones » montre une ignorance tellement totale de la realite (les immigrants arabes au Quebec proviennent en effet majoritairement de pays ou le francais jouit d’un statut *officiel ou privilegie*, ce qui n’implique *nullement* que tous les immigrants, ou meme une majorite des immigrants, provenant desdits pays le maitrisent…). Je pense que toute future etude a la recherche d’explications devrait etre menee par des chercheurs competents. Il me semble evident que le nombre important d’immigrants (surtout provenant de pays anglophones) qui ne parlent pas le francais et ne comptent nullement l’apprendre doit jouer un role important dans l’ecart Quebec-Ontario.

La plupart des immigrants Maghrebins de 40-50 ans qui sont arrives au Quebec dans les annees 80-90 possedent un francais ecrit et parle superieur au Quebecois moyens. Ils possedent aussi en moyenne plus de diplome, et leur »bacc » est l’equivalent du bacc francais avec en plus des cours d’arabe. Appelons les choses comme elles sont c’est du racisme, et ca ne se limite pas a la langue puisque meme les Francais, Belges, Suisses et compagnie passent par des galeres equivalentes.

Ce n’est pas etre francophobe que de voir la realite en face. Le francais apres 2-3 ans sans emploi abondone, et retourne en France ou va en Ontario. L’algerien moyen au contraire est bien bien moins enclin a retourner en Algerie pour des raisons evidentes. Il est possible pour lui d’aller en Ontario si il maitrise la langue, sinon il devient chauffeur de taxi a Montreal.

Bravo au Quebecois francophone de souche qui reconnaisse le probleme en face. Bravo M. Duhamel de le mentionner. Ca va finir par passer et etre accepter, meme si les verites sont choquantes. Le mal est fait, et nous devons tous y travailler pour le regler.

Petite histoire comparative, j’en ai plusieurs, mais je vous en donne une.

Un algerien, qui a un MBA d’une Universite Californienne de 1978 tout comme la Marois, a la difference que la Marois ne baragouine qu’un anglais limite et qu’elle a obtenu son diplome de la grande HEC des annees 70. A noter que le monsieur est aussi diplome d’economie, et de droit, en plus de posseder une autre maitrise, et de parler 4 langues.

Deviner combien de fois il a envoyer son CV en 5 ans ? 4500 fois. Il a meme accepter de travailler dans une banque comme simple caissier. Deviner la reponse ? Non….

Alors il serait temps que le grand peuple Quebecois admettent ce que tout le monde voient.

Traiter les autre de francophobes anglophones ne reglent rien et ne changent pas les chiffres.

J’ai oublier de mentionner que jamais dans les statistiques ont nous dit le nombre de personne qui quittent le Quebec pour des raisons economiques. Les medias parlent toujours des 45 000 qui rentrent, mais pas de ceux qui sortent. Apparement 50% des Francais de France quittent le Quebec. C’est enorme. Changer de pays demande une forte volonte et beaucoup de sacrifice, donc on ne peut pas blamer ces gens de manquer de volonte.

Bonne soiree.

A Adnane (commentaire #9)-

Vous parlez des immigrants de 40-50 ans arrives au cours des annees 80-90 du Maghreb, mais les plus jeunes, surtout les nombreux refugies venus d’Algerie a la fin des annees 90, sont en moyenne moins instruits. Les anecdotes ne sont pas une preuve, et le mepris dont vous faites preuve envers votre terre d’accueil et ses ecoles (dans ce cas-ci le HEC) explique peut-etre vos difficultes d’integration (et en passant, ayant moi-meme enseigne dans une universite aux Etats-Unis, je vous assure que les universites quebecoises, en moyenne, sont nettement superieures aux americaines).

Plus largement, le probleme est que le Quebec a une culture propre qui ne jouit d’aucun prestige appreciable hors de ses frontieres, ce qui complique les choses: l’immigrant qui s’installe aux Etats-Unis (ou au Canada anglais) s’installe dans un milieu dont la culture est la plus prestigieuse de la planete: les immigrants qui s’installent en France ou en Grande-Bretagne proviennent majoritairement d’anciennes colonies et IPSO FACTO connaissent le plus souvent tres bien la culture du pays d’accueil: a defaut de quoi celle-ci est tres prestigieuse a leurs yeux. Mais l’immigrant francophone qui s’installe au Quebec croit trop souvent arriver dans une espece de France d’outre-mer et est souvent deconcerte par la realite d’une societe de langue francaise qui ressemble peu a la France (en fait, s’il fallait comparer le Quebec a un pays d’Europe, je pense que l’Irlande nous ressemble bien plus que la France).

Pour ce qui est de vos accusations de racisme…dites-moi, si le Quebec est raciste, daigneriez-vous m’expliquer pourquoi Montreal a un pourcentage de marriages mixtes (interraciaux) legerement superieur a la moyenne canadienne, qui elle-meme est bien superieure a la moyenne americaine?

@ Etienne

Bonjour,
Merci de votre reponse. Je ne cherche pas a offense qui que soit, mais j’ai pense a ce que j’ai ecrit et je pense pouvoir le defendre. Je n’ai pas de mepris envers ma societe d’accueil, et je ne sais pas sur quelle base vous affirmez que j’ai des problemes d’integration car je n’en ai pas. Je suis Canadien et Quebecois, et ceci est mon pays tout comme le votre. Je suis ici depuis mes 3 ans cher Monsieur.

Il est vrai que bon nombre de refugies sont arrives au Quebec a la fin des annees 90, et que ces derniers ne sont pas necessairement les plus instruits, meme si parmi ces refugies ont comptes bon nombres de journalistes et d’ecrivains. Est-ce que vous connaissez le ratio d’immigrant algeriens qui sont arrives en tant que refugies et ceux qui ont ete tout simplement choisis par le Quebec ? Considerant le tres faible nombre de refugies tout pays confondus qui arrivent au Quebec, en comparaison des immigrants que le Quebec choisis, laissez moi doutez que les refugies expliquent ce pourcentage de chomage alarmant et indigne.

Par ailleurs, personnelement, je ne connais qu’un seul refugie algerien. Les autres que je connais, ont suivis les procedures habituelles.

Une anecdote n’est pas une preuve, j’en suis conscient, mais je ne cherchai qu’a donner un exemple de ce qui peut etre aberrant aux yeux des immigrants (Des anecdotes j’en ai d’autres..coincidences malencontreuses quand toutes les statistiques disent ce que bon nombre d’immigrant vivent ?).

Par ailleurs vous donnez une anecdote vous aussi pour pour dire qu’en moyenne les Universites americaines sont moins bonnes que les Quebecoises. Vous ouvrez un debat qui est si large et si complexe que ca ne veut rien dire. Quand j’entend la Marois etre incapable de s’exprimer en anglais de maniere minimale, et defendre un projet de loi, sachant qu’elle a tenu tous les ministeres les plus importants, laissez moi doutez de la qualites de la formation (MBA) qu’elle a recu. LE HEC des annees 70 n’est pas celui d’aujourd;hui j’en conviens, mais l’Universite que je parle n’est pas une Universite moyenne, elle excelle en science naturel et sociale. De toute maniere ca n’explique pas les 4500 envoi de CV. et le refus d’engager cette personne pour des petits boulots comme caissier.

Je pourrai surement discuter avec vous longtemps sur votre deuxieme paragraphes sur la culture, mais je me limiterai a un point. Vous en savez quoi de la perception des immigrants quant a la culture d’ici ? Une etude, une experience, une anecdote ? Par ailleurs l’argument que vous donnez est typiquement lance par bon nombre de souvrainiste (je ne vous prete aucune allegance politique), lorsque viens le temps d’expliquer la specificite du Quebec. La premiere chose qui integre un immigrant c’est l’emploi. Il n’y a pas de contact serieux avec la culture d’accueil sans emploi, car bien souvent celui qui n’a pas d’emploi va se refermer sur sa communaute. Ce n’est pas une simple question de langue non plus, puisque les Maghrebins en general possedent un francais plus que respectable. C’est a la societe d’accueil de permettre a une personne de trouver un emploi a ses competences et ensuite viendra le contact avec la culture. Vous mettez le chariots avant les boeufs.

Donc vous dites :
»..l’immigrant francophone qui s’installe au Quebec croit trop souvent arriver dans une espece de France d’outre-mer et est souvent deconcerte par la realite d’une societe de langue francaise qui ressemble peu a la France ». Etant moi meme enfant d’immigrant je peux vous dire que dans notre famille c’est faux. Je voyage souvent, et la perception principale du Quebec ce n’est pas celle que vous croyez avec la France, mais plus comme une Amerique francophone. Une Amerique de toutes les possibiltes et de tous les espoirs. Chose que je refute allegrement.

Quant a votre statistiques sur les mariages mixtes, je trouve tout cela bien jolie (vous le tirez d’ou en passant, j’aimerai bien y lire la methodologie), mais ca ne vaut pas un faible taux de chomage. Le mariage c’est bien, mais un emploi offre une liberte que la mariage ne donne pas. Est-ce que le Quebec est raciste ? C’est une question qui devrait etre poser differement. Est-ce que le racisme a l’embauche semble etre plus present au Quebec qu’ailleurs au Canada ? La reponse est simplement oui.

Je vous invite a contacter une association Maghrebine quelconque, et de vous rendre a une soiree culturelle. Vous conviendrez alors que leur francais est plus qu’acceptable.

cordialement,

@Adnane-

Je vous remercie de votre reponse. En tant que fils d’immigres je me flatte de voir la situation sociale des immigrants au Quebec « des deux cotes de la medaille », si je puis dire, et force m’est de constater que, si on la compare a celle des immigrants en Ontario ou aux Etats-Unis (que je connais de premiere main, y ayant moi-meme ete un « immigrant » dans les deux cas), l’attitude de l’immigrant moyen au Quebec (fut-il francophone) est *beaucoup* plus hautaine et dedaigneuse sur le plan socio-culturel (en raison du manque de prestige de la culture quebecoise auquel je faisais allusion dans mon message anterieur): je connais personnellement des francais qui ont vecu des decennies durant au Quebec et qui font toujours preuve d’une ignorance phenomenale pour ce qui est de la culture et de la politique quebecoises. Ailleurs en Amerique du Nord ce genre d’individu est rarissime. Qui plus est, vous paraissez vous-meme souffrir d’une attitude semblable, en ce que vous semblez penser que c’est l’emploi qui mene a l’integration sociale: je dirais que c’est davantage le contraire qui est vrai.

Sans doute ne trouverez-vous pas mes arguments convaincants: je suis d’accord pour dire que le probleme merite qu’on en etudie de pres les causes: mais la tendance qu’ont trop de personne (dont vous) a prendre pour acquis que la faute est exclusivement celle des quebecois d’origine m’irrite enormement: on semble jeter par-dessus bord le bon vieux principe IN DUBIO PRO REO.

Pour ce qui est du mauvais anglais de Pauline Marois, on l’a severement critique la-dessus, *justement* parce qu’elle n’est aucunement representative de la moyenne des politiciens quebecois (et il ne manque pas de politiciens ignorants ailleurs, vous en conviendrez!).

Quant a ma statistique sur les mariages mixtes, elle provient d’une recente etude de Statistiques Canada.

@Étienne
plus hautaine et dedaigneuse sur le plan socio-culturel (en raison du manque de prestige de la culture quebecoise auquel je faisais allusion dans mon message anterieur): je connais personnellement des francais qui ont vecu des decennies durant au Quebec et qui font toujours preuve d’une ignorance phenomenale pour ce qui est de la culture et de la politique quebecoises. »
Dites moi alors pourquoi ces mêmes immigrants dans un pays d’une autre langue s’intègrent plus facilement? Le problème est il de la part des immigrants? Ou comme le dit si bien Adnane, le problème est ici et qu’on refuse, comme vous, de le reconnaître. Je ne dit pas que les Québécois sont racistes, mais ils sont un peu, beaucoup? xénophobe, peut être? L’étranger les « dérangent », et les Français, eh bien, ce sont des « maudits
Français »!
Mon père, Français, à pris 12 ans pour réussir à trouver un emploi à la hauteur de ses connaissances, en attendant il a été déménageur, plombier avant de pouvoir faire son métier. Autre chose de bizarre, il a visité le Québec de long en large pendant 5 ans, et la journée qu’il a eu sa citoyenneté Canadienne (on est en 1956) il a commencé à prendre ses vacances et ses weekends aux States…malgré le fait qu’il n’a jamais réussit à parler Anglais. Mais au USA, il se faisait moins remettre à sa place, à cause de son « accent », de ses opinions etc. Cherchez l’erreur!
Étienne, vous êtes effectivement de ceux qui ne veulent absolument pas voir qu’il y a un problème au Québec. Dommage, parce que votre projet, n’aboutiras jamais si vous ne réussissez pas à recevoir et GARDER des immigrants francophones.

@captjack-

Je n’ai jamais nie l’existence d’un probleme au Quebec: ce que je nie, c’est que ce soit necessairement la faute des quebecois de souche: et dans la mesure ou vous n’apportez aucune preuve (les anecdotes ne prouvent rien) montrant que tel serait le cas, je ne vois pas pourquoi je devrais changer d’avis. Il me semble que votre propre empressement a voir en ce probleme la preuve de la « xenophobie » des « gros mechants quebecois » exemplifie parfaitement ces attitudes hautaines et dedaigneuses dont je parlais…

@Etienne
Alors si je suis l’exemple de ces attitudes hautaines et dédaigneuses (je vois pas ou est le dédain…enfin, c’est vous qui le dites) mais vous, vous êtes l’exemple parfait, du Québécois qui refusent de voir la poutre qu’il a dans son oeil. En plus, si il y a quelqu’un de hautain, c’est vous quand du revers de la main vous balayez l’exemple de mon propre père, qui soit dit en passant, 5 ans après son arrivé était prêt à retourner en France avec ses 5 enfants. Mais pour vous c’est pas important que les immigrants quittent, après tout ce n’est que des importés…Qu’ils retournent chez eux! (Phrase qu’on entend TRÈS souvent ici)
Présentement, la télé (Québécoise) passe des courts rappels de grands Québécois…entre autres j’écoutais l’histoire de Pollack de Québec. La aussi, je suppose, que pour vous le racisme ambiant ne devait qu’être une « vue de l’esprit » et rien de concret.
Avec votre aveuglement et celui de nombreux autres Québécois, les immigrants continueront à venir au Québec…et déguerpir.
Ce n’est pas grave, après vous pourrez toujours vous lamenter sur la baisse du français et évidemment ce seras la faute des « autres ». Adnane à parfaitement raison.

@Captjack-

Si par « aveuglement » vous entendez le fait de ne pas croire en vos affirmations sans fondement, je plaide coupable. Je l’ai deja ecrit, les anecdotes ne valent rien. Et a part vos anecdotes vous ne presentez AUCUNE preuve selon laquelle les quebecois seraient plus racistes qu’autrui. Le fait qu’Adnane partage vos propres prejuges ne change rien au fait que lesdits prejuges sont sans fondement empirique. Je me demande si votre empressement a accuser les quebecois de racisme ne serait pas une forme de projection…

Je viens par ce message vous féliciter de votre blog et participer au débat sur le travail des immigrants au Québec. Je suis un immigrant et très éduqué (Maîtrise en Finance et en Mathématiques des Universités françaises) et je suis de race noire originaire d’Afrique. Je suis arrivé au Québec en 2006 fuyant la discrimination de l’emploi en France en tant que résident permanent. J’ai obtenu toutes mes équivalences au Québec et j’ai fait une maîtrise en actuariat à l’Université Laval. Donc, le stéréotype d’immigré non diplômé ne parlant pas le français véhiculé dans les médias québécois est faux et ne s’applique pas à moi. Mais, hélas, il est très difficile de trouver un emploi au Québec. J’ai fait plusieurs entrevues dans des institutions québécoises (Banques, Caisse de Dépôt,…) mais, j’ai été toujours éliminé. La réalité est que mon nom et prénom ne sonnent pas typiquement africain et j’ai toujours la chance de franchir la première étape: la convocation à l’entrevue (il est à noter que j’ai des diplômes dans des filieres recherchées: Maths, Finance et acturiat). Hélas, la seconde étape reste sans suite (pas d’embauche). Dès que le recruteur ou la recruteuse me rencontre, il me dit que c’était pour un premier contact et dès qu’il y aura un poste, il me rappelera. Qu’appelez-vous ces genres de comportement? Je vous laisse déviné. Quant aux sociétés de recrutement tels que ADECCO et RANDSTAD, elles proposent les emplois moins rénumérés (et moins attrayants) aux immigrés et ceux mieux rénumérés (et plus attrayants) aux québécois et québécoises. Très déçu de la province du Québec, j’ai immigré à Alberta. Actuellement, je travaille comme ouvrier dans une usine (mieux rénuméré qu’au Québec) dans une ville en approfondissant mon anglais. Voyant la situation des immigrés dans cette province (Alberta) et rencontrant des immigrés venant d’autres provinces (Ontario,…), tous sont unanimes sur la perte du temps des immigrés au Québec. Non seulement, tu t’appauvris et de plus, les québécois et québécoises te feront comprendre que tu viens d’ailleurs. Ils empruntent la fameuse phrase du président Sarkozy (France): » La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » donc « Le Québec, tu l’aimes ou tu la quittes. ».
C’était un peu mon témoignage vrai et réel. J’ai immigré au Québec avec tous mes savoir et savoir-faire croyant bien fait mais, je suis totalement découragé. Je tente ma chance à Alberta mais il me faut encore franchir la barrière linguistique. Je pense réussir puisque j’ai un niveau intermédiaire en anglais et en étant plongé dans le mieux anglophone, je me donnes 3 mois pour être bilingue (au moins, avoir le niveau avancé). Bref, avec des maîtrises et des PhD, on se retrouve au Canada surtout au Québec avec le statut d’ouvrier d’usines.

L’immigration au Canada surtout au Québec est une illusion, en particulier pour les personnes originaires d’Afrique.

Merci.

En passant, pour qu’il y ait des mariages mixtes, il faut qu’il y ait une ouverture des deux côtés. Or, le Québec reçoit beaucoup moins d’Indiens, notamment de sikhs, que les autres provinces. Dans cette culture, par exemple, les mariages arrangés sont la norme et les parents vont très souvent chercher des femmes et des maris à leurs enfants en Inde. Bref, la provenance des immigrants à une grande incidence sur le nombre de mariage mixte, alors que ce ne devrait pas être le cas pour l’employabilité puisque plus de la moitié des immigrants ont été sélectionnés pour leur diplômes et que plus souvent qu’autrement, ce sont les immigrants les plus diplômés qui peinent à trouver du travail. Si les québécois devaient faire autant d’efforts que les immigrants pour obtenir ne serait-ce qu’une entrevue, moi je vous garanti que le nombre de personnes sur le bs quadruplerait en quelque mois. La réalité, c’est qu’un québécois blasé et incompétent a plus de chance de trouver du travail ici qu’un immigrant ambitieux, compétent et super motivé!

Je connais un couple arrivé d’Algérie en 2001 et voici le résultat en 2009:
La femme, maîtrise en génie informatique à l’UQAM
L’homme, maîtrise en génie Civil à la Polytech (Mtrl)….
Les deux dans le BS malgrés des tentatives avortées….
Je connais des québecois étudiants sans diplome avec un contrat de travail à la CSDM et moi avec 20 ans derriére et un permis du mels et je traine mes 40 d’1 école à l’autre, finalement le Mr Bouchar a raison de parler de la coquille….

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