Les jeunes et la prospérité

Prospérité. Voilà un mot difficile à cerner, faisait remarquer Marc Dutil, PDG du Groupe Canam, au congrès de l’Association des économistes québécois (ASDEQ) qui se tient jeudi et vendredi à Montréal sur ce même thème.

Pour tenter de définir les multiples facettes de la prospérité, l’ASDEQ a commandé un sondage à Léger Marketing. Pour 37 % des 1001 répondants, une société prospère est une société où l’emploi abonde et dans laquelle les salaires sont convenables. 23 % des répondants ont plutôt insisté sur la croissance économique. Personnellement, je ne vois pas de contradiction entre les deux réponses, l’un permettant l’autre… et vice versa.

Le décalage entre les jeunes et les autres Québécois est considérable. 32 % des répondants âgés entre 18 et 24 ans associent la prospérité à la capacité d’offrir les services publics essentiels gratuitement, contre 17 % pour le reste des personnes interviewées.

Qui peut le mieux contribuer à la prospérité du Québec ? Nous, répondent 37 % des Québécois. C’est un résultat qui me fait très plaisir parce qu’il montre la responsabilité de chacun d’entre nous. 29 % disent l’entreprise privée et 27 % l’État. Chez les jeunes, 38 % croient que l’État rend riche.

Comment l’État peut contribuer à la prospérité ? 59 % des répondant pensent que c’est en gérant bien les fonds publics et la proportion atteint les deux tiers des répondants de plus de 45 ans. Chez les jeunes, à peine 51 % sont de cet avis.

Qu’attend-on des entreprises privées ? 27 % des répondants disent qu’elles doivent créer des emplois de bonne qualité et 24 % qu’elles doivent investir davantage pour être plus productives. 30 % de nos jeunes considèrent que leur principal rôle c’est de payer plus d’impôts ! Le cinquième des Québécois est de cet avis.

Presque la moitié des Québécois croient que les citoyens pourraient mieux contribuer à créer un Québec plus prospère en encourageant les entreprises québécoises. Pour 36 % des jeunes Québécois, c’est en s’impliquant dans la vie communautaire et politique.

Quel est l’enjeu le plus important pour l’atteinte de la prospérité au Québec ? Pour 59 % des Québécois, la santé des finances publiques s’impose. Pour 55 % des jeunes Québécois de 18 à 24 ans, c’est l’accessibilité des services publics.

Il en a peut-être toujours été ainsi, mais plusieurs jeunes définissent la prospérité par la gratuité des services publics, ne se soucient guère de l’état des finances publiques, font de l’État le moteur de la prospérité et voient les entreprises essentiellement comme des payeurs d’impôts.

Je devine que j’ai beaucoup de jeunes parmi mes lecteurs.

 

 

 

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En même temps, les jeunes sont ceux qui paient et payeront pour les plus vieux. On retarde l’âge de la retraite pour tout le monde sauf les 54 ans et plus. Ces jeunes ne peuvent même pas espérer avoir de telles conditions lorsqu’ils arriveront à la retraite mais devront payer toute leur vie pour celle des plus vieux…

La Question est de savoir qui paye?
Et l’état c’est qui?
Nous, les payeurs de taxes. Les gens qui travaillent…

Ceci est peut-être une « lapalissade » mais le fait est bien qu’une société prospère donne un État prospère en sorte que cet État prospère peut accorder plus de services à ses concitoyens incluant une certaine quantité de gratuités.

Ce qui définit un État prospère, c’est la richesse de ses habitants. De sorte que les habitants riches et prospères ont moins besoin d’avoir recours aux aides publiques, en sorte toujours que la direction d’un pays, soutenue d’une administration efficace quoique restreinte, peut assumer pleinement sont rôle de protecteur du citoyen, pour venir en aide aux plus faibles de la société qui seront dans une société prospère en nombre restreint.

D’ailleurs dans une communauté prospère, la faiblesse et la vulnérabilité dans presque tous les cas sont des étapes transitoires. On accompagne alors positivement ces personnes pendant l’entre deux, plutôt que de les laisser pour compte.

Ce qui donc importe en priorité, c’est de créer les conditions qui mènent une société évoluée sur le chemin de la prospérité. Dans une association humaine qui évolue, on comprend que le savoir, la connaissance sont des moteurs qui vont propulser la communauté dans cette voie. Aussi n’est-il pas de contradiction pour un jeune épris de savoir, d’estimer que l’évolution naturelle pour l’acquisition qualitative et non restrictive des connaissances, c’est : la gratuité.

Si nous sommes bien conscient que la société québécoise est riche sur le papier lorsqu’elle n’est pas prospère jusqu’à ce jour dans les faits. On comprend bien que la gratuité de l’éducation demeure pour l’instant une forme paradigmatique vers laquelle on devrait tendre quoiqu’elle ne soit pas atteignable immédiatement.

Une société évoluée est nécessairement prospère. Elle adoptera entre autre pour s’autogérer des règles inspirées par la science, entre autre la cybernétique en particulier. Ce modus vivendi ne laisse aucune place pour les favoritismes de toutes sortes, le mensonge et l’iniquité. Les pays qui se seront engagés dans cette voie seront non seulement prospères, ils jouiront qui plus est de ce bénéfice incommensurable qu’est la paix.

‘L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.’ -Bastiat

Est-ce qu’on peu parler de autre chose que l’argent? Qu’est-ce que la prospérité?

L’argent sert à s’échanger des biens et services.

En avoir trop c’est comme le cholestérol, c’est pas bon pour le cœur. Et les gens deviennent sans cœur.

Il faut un équilibre dans toute chose. Et vous comme bien des amoureux de l’argent souffré de carence en ce qui concerne équité. Le monde se doit d’être équitable en vers tous.

Les services de l’état qui nous sont offert via l’impôt est une source de prospérité si les services sont offerts à moindre coût. Je n’ai jamais compris en quoi il était préférable de payer, disons, une prime d’assurance santé de 25% de notre salaire et un régime fiscal de 35% de nos revenus plutôt qu’un impôt incluant les soins de santé de 55%.

Mais de façon générale les jeunes d’aujourd’hui sont la première génération à vivre les problèmes de la mondialisation et de la domination économique de la spéculation financière depuis leur naissance. Cette domination a été rendu possible grâce à l’abdication par l’état de ses pouvoirs de contrôle de l’économie. Il est donc naturel que les générations montantes voient dans le pouvoir souverain de l’état une source de prospérité des masses que la dérèglementation a redirigé vers les actionnaires et les spéculateurs. Je pense que nous n’avons pas fini de voir l’ordre économique mondial actuel contesté par ceux qui aujourd’hui sont jeunes.

Je pense que la prospérité passe notamment par un nécessaire équilibre entre État et secteur privé. Plutôt que d’essayer de polariser le débat à savoir par lequel des deux passe la prospérité, je crois qu’il faut s’ouvrir les yeux et regarder ailleurs dans le monde. La dernière crise économique (celle de 2008) nous donne une leçon intéressante que plusieurs spécialistes commencent à mieux comprendre : les pays qui se sortent le mieux de la crise sont ceux qui avaient réussi à maintenir un équilibre entre la place de l’État et celle du secteur privé.

Créer de la « richesse » c’est bien beau mais si on ne peut la redistribuer équitablement entre les membres de la société, ça ne sert que les intérêts de quelques-uns. C’est l’État qui a un rôle de redistribution à jouer. Si on attend après le secteur privé pour le faire, ça n’arrivera jamais. Regardez aux États-Unis, l’écart se creuse depuis des décennies entre les plus riches et les plus pauvres. Il ne faut pas démoniser le secteur privé, mais il faut l’encadrer. Si le secteur rpivé avait été mieux encadré aux États-Unis en 2008, la crise n’aurait sans doute jamais vu le jour.

@ mathieu (# 6):

« Cette domination a été rendu possible grâce à l’abdication par l’état de ses pouvoirs de contrôle de l’économie. » (sic)

ABDICATION de l’État???

Mais où vivez-vous donc? Sur Jupiter?

L’État n’a JAMAIS été aussi omniprésent, oppressif et dominateur qu’aujourd’hui! C’est tout juste si il ne nous descend pas le zipper lorsque l’on va aux toilettes. Le gouvernemaman nous tient la main du berceau à la tombe (et même après!!!).

Le tyrannie étatique est justement LA raison principale, et de LOIN, de la situation précaire dans laquelle ptauge le Québec présentement.

Z’êtes complètement déconnecté… Probablement issu des Sciences po. de l’UQUAM!

C’est pas en réduisant les impôts que l’État sera en mesure d’augmenter sa capacité à offrir les services publics essentiels.

La capacité de l’État résulte de son assiette fiscale.

Mais il ne faut pas se leurrer, comme le dit si bien la maxime latine: «there is no such thing as a free lunch!»

Alors ce qui me fait dire: j’aime payer des impôts, car j’aime m’offrir la civilisation.

Mais pour d’autres, c’est une tout autre maxime latine qui fait foi de tout: «you deserve what you get!»

Ce qui me fait dire que les mots: altruisme, compassion et empathie ne fait pas partie du dictionnaire des libertariens et autres orthodoxes du capitalisme primaire.

Je ne trouve pas qu’il y ait une différence significative entre les jeunes et le reste de la population. Surtout que habituellement les opinions changent selon le contexte, un payeur d’impôt a un contexte différent d’un étudiant.

Que peut-on attendre de plus d’un peuple sans éducation économique?

On est la seule province à avoir abolie les cours d’économie au secondaire. L’éducation publique est faite pour endoctriner les jeunes à se trouver de bonnes jobs avec une paye régulière, pas pour éduquer les gens à devenir indépendant financièrement.
Travailler et consommer!!

@David

« « Dans ce monde, il existe des institutions tyranniques, ce sont les grandes entreprises. C’est ce qu’il y a de plus proche des institutions totalitaires. Elles n’ont, pour ainsi dire, aucun compte à rendre au public, à la société ; elles agissent à la manière de prédateurs dont d’autres entreprises seraient les proies. Pour s’en défendre, les populations ne disposent que d’un seul instrument : l’Etat. Or ce n’est pas un bouclier très efficace, car il est, en général, étroitement lié aux prédateurs.»
Noam Chomski (cité par Pierre Reid)

Je ne sais as si on peut appeler ça le printemps québécois mais chose certaine ce n’est pas la saison des libertariens. En fait, on se rend compte que ce n’est vraiment pas la peine de s’inquiéter de l’idéologie farfelue de ces illuminés.

@ SensCommunRugueux (# 9):

Plus l’État grossit et moins il y a de LIBERTÉS!

Pour offrir ses « services », l’État a besoin d’avoir le monopole de ces services, or, qui dit monopole dit gaspillage éhonté, contrôle des prix à des niveaux faramineux, paresse et indolence des employés sans compétition et tutti quanti (voir les ex-régimes communistes). Par exemple, notre Hydro-Québec vient tout juste de donner $80 Millions en bonis à ses employés et ce, même si les profits de ce MONOPOLE n’ont jamais été aussi bas depuis les 5 dernières années. Ça en dit long sur la probité des services publics…

Jamais une telle débauche ne serait arrivée s’il y avait une saine compétition. Idem pour la SAQ qui nous VOLE littéralement depuis des dizaines d’années!

J’ai déjà expliqué que dans un système libertarien, les gens donneraient DIRECTEMENT leur argent aux nécessiteux (100% d’efficacité!!!), sans passer par un troupeau de fon-fons ultra-syndiqués qui volent littéralement la moitié des sommes consenties en salaires, bonis, avantages scandaleux et fonds de pension obcènes.

L’impôt, c’est du VOL!

Définir ce qu’est une relation saine entre l’État et le secteur privé est complexe et crucial.

Stimuler le secteur privé et encourager l’innovation ne peut se faire qu’au sein d’une culture politique vivante et décomplexée. Toutefois, il faut éviter de complexer pour autant l’initiative privée comme libertarienne ou apolitique. Les deux secteurs devraient être en mesure de se communiquer franchement leurs besoins, et pour se faire, le Québec doit effectivement arriver à s’entendre sur ses propres désirs et ses propres besoins en tant qu’entité politique…

« ‘L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.’ -Bastiat » (David)

La plus grande fiction jamais vue, celle des dernières années, est le libertanisme des libertariens, sophisme spectaculaire du siècle, du jamais vu comme illusion.

Les libertariens en nous chantant Frédéric Bastia, politicien polémiste, né il y A 200 ans et Adam Smith philosophe né il y A DEUX CENT QUATRE VINGT ANS veulent nous ramener en arrière, l’époque avant la révolution industrielle. Des exemples qui datent d’avant l’indépendance des États unis d’Amérique.

@Francois1

« J’ai déjà expliqué que dans un système libertarien, les gens donneraient DIRECTEMENT leur argent aux nécessiteux (100% d’efficacité!!!) »

Et pourquoi ne le font-ils pas maintenant rien ne les empêche pourtant?? Ah oui, j’oubliais, la recherche du profit maximum. L’État a une mission de redistribution de la richesses. J’aime mieux me farie « voler » par la SAQ qui remet tous ces profits au gouvernement que par des entreprises privées comme les pétrolières qui ne paient à peu près pas d’impôts.

Pour ce qui est des primes chez Hydro, je suis toujours stupéfait que ça choque autant des gens qui sont clairement à droite. Vous savez pourquoi on donne ce genre de primes?? Parce que depuis les années 90, un courant appelé le Nouveau Management Public, prône la mise en place des pratiques qui ont cours dans le secteur privé au secteur public! C’est un courant de pensée clairement de droite qui croit qu’en appliquant au secteur public les mêmes pratiques que dans le secteur privé, on aura une prestation de services plus efficaces. Si vous êtes compte, addressez-vous à la droite qui prône ce genre de pensée depuis un bon 20 ans!!

L’État québecois le premier responsable de ma prospérité? Je me méfie de cette mentalité dans une société dans laquelle beaucoup trop d’entre nous se défilent déjà de nos devoirs de citoyen diligent… Pour l’instant, que chaque individu exerce son droit de vote à chaque élection, milite auprés de ses élus, s’implique pleinement dans sa communauté..

Pour plus du tiers des jeunes, la prospérité, c’est en s’impliquant dans la vie communautaire et politique!!

Pour eux, des gens comme Conrad Black, qui, sitôt sorti de prison est acueilli à bras ouverts par le Canada, des gens comme le président de SNC-Lavalin qui se donne 5 millions pour avoir détruit la réputation de l’entreprise qu’il dirige, ou comme Accurso, qui fait fortune en syphonnant l’argent public et en corrompant les dirigeants politiques, pour eux, ces gens-là n’ont rien à voir avec la prospérité. Tout au contraire!

Je crois que ces jeunes savent mieux que quiconque – mieux que les vieux en tout cas – les dangers qui guettent leur époque.

La culture politique, l’actualité et les messages qui filtrent mieux sur les réseaux sociaux que dans les médias de masse, sont en train de faire de ces rapaces du 1%, des personnages identifiés , connus, antipathiques, piteux, et ennemis publics. En tout cas, rien qui ressemble à des héros et à des modèles à suivre.

Koldo: Oui et ouf!!

Il est frappant d’ailleurs de constater comment la mode des blogues libertariens a été rattrapée par celle des réseaux sociaux, qui sont utilisés bien davantage pour véhiculer des messages solidaires et réellement à contre-courant des médias de masse (c’est à dire, pas une gauche statu-quoiste, mais une qui revendique et qui dénonce).

@ Guy Masson (# 15):

« Et pourquoi ne le font-ils pas maintenant rien ne les empêche pourtant?? » (sic)

FAUX!

Les contribuables québécois sont déjà LES PLUS TAXÉS EN AMÉRIQUE et se font VOLER leur argent par l’État obèse, tentaculaire et opressif.

Le peu que l’État despote leur laisse leur sert à manger et survivre.

Dans un système libertarien, l’État aurait repris des proportions humaines et les LIBERTÉS individuelles seraient redonnées aux citoyens.

Comment pouvez-vous être contre la LIBERTÉ???

@ Guy Masson (# 15):

« Vous savez pourquoi on donne ce genre de primes?? Parce que depuis les années 90, un courant appelé le Nouveau Management Public, prône la mise en place des pratiques qui ont cours dans le secteur privé au secteur public! »

FAUX!

Hydro-Québec est un MONOPOLE étatique. Pas l’enttreprise privée!

Si une entreprise privée gérerait ses opérations comme Hydro-Québec le fait, elle aurait depuis longtemps disparu. Mais pas Hydro-Québec car cette entreprise jouit d’un monopole protégé par l’État obèse, tentaculaire et opressif.

Il faut PRIVATISER Hydro-québec et ça presse!

@ François 1 (#12)

La hauteur de vos préjugés sont à la mesure de votre capacité d’analyse et de synthèse.

@François 1

La crise financière, j’imagine, est l’œuvre de l’interventionnisme de l’état? Il est vrai que l’économie basé sur la spéculation est apparue quand le gouvernement est intervenu pour le rendre possible. Peut-être, pensez-vous, que la réalité économique qui nous affecte est une réalité locale. Le fait est que depuis l’avènement de la mondialisation les principaux bénéficiaires des améliorations de leurs revenus ont étés les corporations et ceux qui ont des revenus autre de d’emploi. Les individus ont vu leurs revenus réels stagner, on nous a dit que ce n’était pas grave de ne pas avoir de meilleurs salaires puisque nous allions être gagnant en améliorant les rendements des options car cela amélioreraient nos pension, puis au final les régimes de pensions sont déficitaires. La dérive structurelle de l’économie mondiale à été rendue possible que grâce à l’abdication par les états de leur pouvoirs de régulations. Malgré que vous vous sentiez oppressé par la place que l’état occupe dans l’économie réel, moi je parle de l’économie financière mondialisé qui ne repose en grande partie sur la spéculation et la délocalisation. Aussi je ne sais pas si vous avez entendu parler des prix de transfert qui permet aux entreprises de délocaliser leurs revenus dans des paradis fiscaux? cette pratique permet de mettre à profit la vétusté des lois fiscale (qu’aucun état a entrepris de corriger, que je sache) et qui rend encore plus injuste la répartition des revenus au bénéfice des corporations. Peut-être que vivre sur Jupiter permet de voir la situation globalement et que de vivre sur terre face au sol rend la perspective plus limitée.

@ mathieu (# 21):

Le « crise » actuelle est en effet la résultante des diverses interventions étatiques faites depuis les dernières 50 années. N’importe quel économiste sérieux vous le confirmera et le sujet a été débattu urbi et orbi.

La spéculation est un phénomène économique qui met en relief les forces ou les faiblesses des économies (ou industries) qui en sont les sujets et elle se fait au risque et péril de ceux qui l’exercent. Vous voulez spéculer (risquer VOTRE argent?) sur les mines? Libre à vous. Je n’y vois aucun inconvénient. Vous pouvez y agner mais aussi y perdre.

La mondialisation de l’économie a été d’un grand secours à toutes les économies. Plusieurs pays pauvres se sont sortis en grande partie de leur misère grâce à elle et les pays plus évolués ont maintenant accès à des produits de bonne qualité à des prix compétitifs ce qui permet à leurs « pauvres » de mieux vivre. Vive les Walmart de cette terre.

Pour ce qui est des entreprises qui délocalisent leurs usines et leurs profits, tant que le tout est fait dans la légalité, c’est OK. Les actionnaires de ces sociétés (dont la Caisse de Dépôt qui gère NOS fonds de pension!) en sont les premiers bénéficiaires. D’ailleurs, rien, absolument RIEN ne vous empêche d’acheter ne serait-ce qu’une seule de leurs actions et d’aller leur faire une crise de gauchiste à l’une de leurs réunions annuelles. C’est pas cher payé pour se défouler…

Que voudriez-vous? Que tous les états ferment leurs frontières aux autres pays? Je vous souligne que le Québec, l’un des grands EXPORTATEURS du Canada en serait la première victime. Et en plus, on mangerait du navet « québécois » à longueur d’année…

Pour ce qui est de la répartition des revenus, elle nous vivons dans l’une des sociétés les plus égalitaires de la planète où les travailleurs et les besogneux se font voler LEUR argent au profit des parasites et des paresseux. C’est le nivellement pas le bas dans toute sa splendeur qui fait que l’État québécois doit subventionner ses « entreprises » PLUS que TOUTES les autres provinces canadiennes RÉUNIES!!!

Vous voulez créer plus de lois contraignantes? Étouffer encore plus l’entrepreneurship (nous sommes parmi ceux qui créent le MOINS d’entreprises en Amérique!)? Allez-y et vous devrez en contre-partie être encore plus généreux (avec l’argent des travailleurs…) envers les sociétés qui s’entêteront à demeurer ici car le Québec ne vit pas en vase clos. Il fait partie de la Terre. Pas de Jupiter comme vous semblez le penser…

@Francois 1er

Voila une réponse plus interessant que les précédents billets, vous vous donnez au moins la peine de justifier vos opinions. Nous partageons plusieurs constats mais nous n’en tirons pas les mêmes conclusions.

Par exemple la spéculation est, en effet, un risque sur son propre argent mais quand des fonds hyper riches spéculent ils peuvent, par leurs puissance, déstabiliser des secteurs entiers de l’économie, ils peuvent aussi engendrer des famines et autre calamités. Alors non je ne pense pas que ce soit souhaitable que la spéculation soit un fondement de l’économie mondialisé, une composante oui, un fondement non.

Je n’ai rien contre la mondialisation en soit. J’en ai contre le fait que les corporations engagent des salariés à prix dérisoire pour nous revendre la marchandise à prix élevés. J’en ai aussi contre le dumping environnemental que pratiquent certaines corporations. Ils vont produire les biens dans des pays pauvres, crée des désastres environnementaux pour ensuite nous vendre les biens à un prix juste assez bas pour tuer l’industrie locale. Les corporations se comportent comme des prédateurs en voulant, dans les fait, devenir des monopoles. Ce qu’il y a de commun à ces exemples, c’est la marge bénéficiaire qui est à l’avantage exclusif des actionnaires, ou dans certains cas, de la trésorerie des corporations.

A propos de la répartition des revenus, j’aimerais qu’on nous parle de la répartition de la richesse. On nous parle de la répartition des revenu d’emploi mais les gains en capital, par exemple, n’en font pas parti. J’aimerais bien voir le niveau d’égalitarisme que révélerait l’inclusion de toutes les sources de revenus de l’ensemble de la population.

Quand vous dites: « Pour ce qui est des entreprises qui délocalisent leurs usines et leurs profits, tant que le tout est fait dans la légalité, c’est OK, » vous dites la même chose que moi, si c’est légal de ne pas payer d’impôt en délocalisant les profits c’est parce que l’état à abdiqué son pouvoir de taxation ou refuse d’adapter les lois à la réalité économique actuelle. Vous semblez d’accord, je suis en désaccord avec cette politique.

Je suis contente de savoir que les jeunes ont cette opinion. J’ai hâte de les voir au pouvoir. J’entrevois une meilleure société avec eux que celle que je connais en ce moment.

On est pas sorti du bois les amis.

Entre la paranoïa de l’idolâtrie généralisée de l’État et celle de la croyance aveugle en un Libre Marché dont la démesure n’aura de limite qu’à l’assèchement définitif des ressources naturelles, il y a une zone moins polarisée qui s’enrichit des perspectives et des expériences passées pour se donner des objectifs éthiques et réalisables.

Il va falloir arrêter de jouer à Gauche Vs. Droite, Rouge vs. Bleu comme par une nostalgie puérile de la rivalité Nordique vs. Canadien. Il ne s’agit de pourcentages mais d’êtres humains. Les désirs entrepreneuriaux sont plus que légitimes, ils sont louables et souhaitables. La solidarité aussi, et cette solidarité peut aussi faire levier pour botter le cul des gens et ouvrir leurs perspectives vers l’avenir.

À voir les réactions sur la crise étudiante la maturité politique du Québec – si elle existe – est étouffée par un bruit de fond abrutissant. Le mimétisme irréfléchi des modèles anglo-saxons ne sont pas une solution aux scléroses du keynésianisme tel qu’appliqué aujourd’hui…

Vite le retour des cours d’économie au secondaire! Et pourquoi pas rendre un cours obligatoire au CEGEP aussi? Beaucoup de jeunes (mais aussi beaucoup de gens en général) ne comprennent rien à l’économie et ça ne les intérese pas. Pourtant, ça me paraît tellement important de comprendre les bases et les impacts de certaines décisions sur la prospérité du Québec. Les résultats de ce sondage ne me rassurent pas du tout…